Immobilier ancien : où vont les prix ?

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La crise, quelle crise ? Le marché de l'immobilier ne fléchit pas malgré le contexte économique très perturbé par l'épidémie de Covid-19. Les Français se ruent sur la pierre, comme en témoigne le chiffre record de transactions sur un an. La morphologie du marché a évolué cependant à la faveur d’un changement de comportement des acheteurs. S'endetter pour acquérir un bien immobilier se fait à moindre coût grâce aux taux d'intérêts au plancher, mais les prix s'emballent, avec une envolée plus nette pour les maisons. Ceux qui parient sur une baisse pour devenir propriétaires en seront pour leurs frais.

Plus d'un million de ventes en un an

Selon la dernière note de conjoncture des Notaires de France, le marché immobilier ancien a totalisé 1 130 000 transactions sur un an à fin mai 2021, du jamais vu depuis 2000. Ce volume record traduit l'exceptionnel dynamisme de l'activité immobilière, même s'il comptabilise le report des ventes qui n'ont pas pu être finalisées durant le premier confinement du printemps 2020.

L'année 2020 avait enregistré également plus d'un million de ventes immobilières, 1 024 000 pour être exact, illustrant une tendance qui n'a cessé de se confirmer au fil des mois. La crise sanitaire profite au marché immobilier, mais le tableau s'est quelque peu modifié, car les attentes des Français en matière d'habitat ont évolué en raison des contraintes opérées par les divers confinements et le bouleversement de l'organisation du travail.

Un engouement pour les maisons

Ces changements de comportement des acheteurs se déchiffrent à deux niveaux :

  • un attrait pour les villes petites et moyennes
  • un appétit nouveau pour les maisons anciennes.

La tendance s'est d'abord observée pour les maisons autour de Paris. Les Parisiens se sont jetés sur les biens situés dans les petites communes des départements limitrophes. Les données des Notaires confirment un mouvement similaire des autres grandes métropoles au profit des villes moyennes dès le deuxième semestre 2020.

Pour échapper aux prix souvent rédhibitoires des grandes zones urbaines, les acheteurs partent s'installer dans les petites communes, à l'instar des Lyonnais qui ont ciblé en priorité les bourgs de moins de 3 500 habitants situés en périphérie de la cité des Gones et dans les départements voisins (Ain, Isère, Loire). Même constat à Toulouse où les habitants délaissent la zone intra-muros, ainsi que la métropole, pour chercher une meilleure qualité de vie dans les communes rurales périphériques. En 2020, le nombre de personnes ayant quitté leur département a progressé de 13%.

Pour illustrer cette inclination et cette volonté de verdure, les Notaires emploient une expression antonymique : déconnexion connectée ! C'est bien l'essor du télétravail qui permet cet échappatoire vers les zones rurales sans trop s'éloigner des plaisirs et des commodités de la grande cité. La situation actuelle révèle "l'attrait vers un besoin renforcé d'espace, notamment des résidents des grandes métropoles", une appétence qui n'est pas nouvelle mais qui prend de l'ampleur avec la crise sanitaire.

Des prix toujours orientés à la hausse

Cette vague immobilière a bien évidemment une incidence sur les prix. En un an, la valeur des maisons anciennes a gagné 8,9%, et celle des appartements 5,5%. Ces chiffres se basent sur les avant-contrats avec une projection à fin août 2021. Les Notaires constatent toutefois un ralentissement de la hausse des prix par rapport à 2020. Au T1 2021, la progression des prix des logements anciens est estimée à 1,4% par rapport au  T4 2020, contre +2,4% au trimestre précédent. 

Sur un an, la hausse décélère, passant de +6,4% à +5,9%, en raison principalement du ralentissement opéré sur le marché des appartements. En revanche, les maisons continuent de voir leurs prix grimper à un rythme similaire, à +6,6% sur un an contre +6,5% au T4 2020.

L'arrivée de citadins des grandes métropoles sur les marchés limitrophes et ruraux est préjudiciable aux locaux, qui peinent à acheter ou qui n'en ont plus les moyens. Dans plusieurs zones, les prix des maisons ont bondi de 10% et plus sur un an, comme autour de Brest, d’Amiens, de Chartres, de Poitiers, de Montpellier et de Metz, et jusqu'à 17,3% en Corse-du-Sud.

Boom de l'immobilier grâce aux taux d'emprunt

Cet engouement des Français pour la pierre trouve aussi son explication dans les conditions d'emprunt. Jamais s'endetter pour acheter un bien immobilier n'a été aussi peu cher. Selon les données de l'Observatoire Crédit Logement, le taux d'intérêt moyen toutes durées confondues s'est établi à 1,05% en juin dernier, soit le record absolu depuis 1964, date des premières statistiques. Sur la maturité de 20 ans, les banques ont octroyé des crédits à l'habitat au taux moyen de 0,98%, soit 23 points de base en moins qu'en juillet 2020.

La mise en œuvre des nouvelles règles d'octroi depuis janvier 2020, amendées en janvier 2021, oblige les banques à soutenir le dynamisme de l'activité en tirant les taux vers le bas. La double limitation du taux d'endettement à 35% des revenus nets et de la durée de remboursement à 25 ans (27 ans pour un achat dans le neuf) a toutefois davantage recentré la production de crédits vers les clientèles les plus aisées et celles dotées d'un apport personnel suffisant (au moins 10% du montant de l'opération).

Les Notaires estiment qu'une raisonnable hausse des taux n'entacherait pas le moral des Français et ne modifierait nullement, de manière importante, leur effort de trésorerie pour devenir propriétaires. Les ménages français, champions de l'épargne depuis le début de la crise sanitaire, sont désormais plus enclins à orienter leurs dépenses vers leur bien-être. La pierre n'est plus seulement un investissement ou la constitution d'un patrimoine, mais le moyen d'améliorer son cadre de vie.

Et après ?

Les Notaires se sont également penchés sur l'évolution des prix depuis 15 ans en France et dans l'Union Européenne. Alors que la période 2007-2009 est marquée par la crise des subprimes venue des USA, les prix ont davantage reculé en 2009 en France et en Espagne qu’ailleurs (-6% et -7% respectivement). En Allemagne et en Suède, ils ont même progressé à la marge. Mais notre pays s'est repris plus rapidement avec une hausse de 5% sur un an dès 2010.

Entre 2005 et 2020, les prix immobiliers ont gagné 46% sur l'ensemble des pays de l'UE, contre 38% en France. Le bond est spectaculaire pour l'Allemagne (+66%) et pour la Suède (+135%).

S'il ne fait pas bon être acheteur en Allemagne ou en Suède, nonobstant le pouvoir d'achat immobilier dans ces deux pays, le chiffre suivant risque de doucher les ardeurs des Français. Un récent rapport de l'OCDE indique qu'en France l'inflation réelle sur les prix des logements est de +90% entre 2000 et 2020.  En 20 ans, les prix ont quasiment doublé !

Les Français semblent avoir intégré que les prix immobiliers ne baisseront jamais, ce qui les encourage à devenir acquéreurs en vue d'une plus-value à la revente qu'ils estiment certaine. Le niveau historiquement bas des taux d'intérêts facilite, il est vrai, le passage à l'acte, mais il convient d'ajouter que les maigres rendements de l'assurance vie ces dernières années et la volatilité des placements boursiers poussent à l'achat immobilier, un investissement qui se déprécie rarement.

Résultat, la demande excède l'offre dans certaines zones, en particulier en Bretagne Sud où "les biens à la vente se sont raréfiés" d'après les Notaires, et les prix prennent de la hauteur dans des proportions inassumables pour les plus modestes. Certains spécialistes parlent de "fracture immobilière" : d'un côté, ceux qui peuvent acheter malgré des prix élevés voire exorbitants, de l'autre, ceux qui restent sur la touche, car disposant d'un apport insuffisant et de revenus trop justes. L'éternelle dualité entre une France de propriétaires et une France de locataires qui mérite de repenser les dispositifs d'aide à l'accession. En attendant, les prix sont sous pression, et vont le rester tant que le pays ne construira pas de logements accessibles aux ménages qui vivent dans les zones tendues.

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Choix mutuelle santé senior : les 3 garanties à vérifier en priorité

Arriver à la retraite bouleverse bien des équilibres, y compris celui de la complémentaire santé. La perte de la mutuelle d'entreprise oblige à souscrire un contrat individuel, souvent à un moment où les besoins de soins augmentent et où le budget se resserre. De nombreux seniors se retrouvent ainsi trop couverts sur certains postes et insuffisamment protégés sur d'autres, faute d'avoir su quels critères examiner en premier. Voici les 3 garanties véritablement décisives, celles qui font la différence entre un contrat adapté et une dépense inutile. 1. Les soins optiques et dentaires : le poste le plus coûteux après 60 ans Les dépenses optiques et dentaires représentent, pour une grande majorité de retraités, la première source de reste à charge après les affections longue durée. Difficile d’échapper à ces coûts : plus de 90 % des adultes de plus de 65 ans ont besoin de verres correcteurs et plus de la moitié à partir de cet âge portent une prothèse dentaire amovible. Comprendre comment fonctionne ces 2 postes est donc une priorité absolue avant de signer quoi que ce soit. Optique : gare aux plafonds annuels trop bas Avec l'avancée en âge, la correction visuelle évolue souvent plus fréquemment. Un contrat proposant un plafond optique de 100 € par an peut sembler suffisant sur le papier, mais il ne couvre en réalité qu'une fraction d'une paire de lunettes à verres progressifs, dont le coût dépasse régulièrement 400 à 600 €.  Voici les points clés à vérifier : Le plafond de remboursement par équipement (monture + verres séparément ou en forfait global) La fréquence d'accès : les contrats de mutuelle responsable sont obligés de limiter le renouvellement tous les 2 ans, sauf évolution de la correction. La prise en charge des verres progressifs et des lentilles de contact, souvent différenciée des verres simples. Important : le dispositif reste à charge zéro en optique vous permet d’accéder à ces lunettes (verres + monture) sans devoir débourser un centime après intervention de la Sécu et de la mutuelle responsable. Dentaire : prioriser les prothèses et les implants La réforme 100 % Santé en dentaire a supprimé les restes à charge sur un panier de prothèses dentaires, mais certains équipements haut de gamme et surtout les implants restent hors de ce dispositif.  Or, après 60 ans, les besoins en prothèses augmentent sensiblement. Avant de choisir, examinez : Le taux de prise en charge des prothèses hors nomenclature (en pourcentage de la base de remboursement Sécurité sociale ou en forfait annuel) L'existence d'un plafond dentaire global : s'il est mutualisé avec l'optique, l'un des deux postes risque d'être épuisé avant l'autre. La couverture des implants : tous les contrats ne les remboursent pas, et les plafonds varient de 0 à plus de 1 000 € par implant. Bon à savoir : un contrat dit responsable, le standard proposé par la quasi-totalité des mutuelles, couvre obligatoirement le reste à charge sur les soins du panier 100 % Santé. La différence entre les offres se joue donc exclusivement sur les soins hors panier. 2. L'hospitalisation : ne pas sous-estimer les frais annexes La fréquence des hospitalisations augmente avec l'âge. Si la Sécurité sociale prend en charge l'essentiel des frais médicaux en établissement, elle laisse subsister plusieurs types de dépenses qui peuvent rapidement peser sur un budget de retraité. Le forfait hospitalier journalier et le ticket modérateur Le forfait hospitalier journalier, fixé à 20 € en établissement de médecine-chirurgie-obstétrique et à 15 € en psychiatrie, n'est pas remboursé par l'Assurance maladie. Sur un séjour de 10 jours, cela représente 200 € à la charge du patient. Une mutuelle senior responsable couvre ce forfait intégralement, sans limitation de durée.  Vérifiez également : La prise en charge du ticket modérateur (la part non remboursée par la Sécu sur les actes hospitaliers, sur la base du tarif de convention) La participation forfaitaire de 2 € par acte médical, qui s'accumule lors des séjours prolongés : cette dépense reste à votre charge, la mutuelle responsable n'ayant pas le droit de la rembourser. Chambre particulière et dépassements d'honoraires en secteur 2 ou 3 Le choix d'une chambre individuelle est quasi systématique dans les établissements privés et de plus en plus courant dans le public. Son coût, non remboursé par la Sécurité sociale, oscille entre 45 et 90 € par nuit selon les établissements. De même, les spécialistes de secteur 2 comme les chirurgiens, a fortiori ceux du secteur 3, pratiquent librement leurs honoraires, avec des dépassements pouvant atteindre plusieurs centaines d'euros par acte.  Lors de la comparaison : Vérifiez si la chambre particulière est remboursée en forfait ou en pourcentage, et plafonnez votre recherche aux contrats couvrant au moins 50 € par nuit. Renseignez-vous sur le réseau de partenaires de la mutuelle : certains établissements en réseau pratiquent le tiers payant intégral et des tarifs maîtrisés. Lisez attentivement les conditions de prise en charge des dépassements d'honoraires : les libellés « 150 % de la base de remboursement » peuvent sembler équivalents mais produire des résultats très différents selon la base retenue. 3. Les aides auditives : une garantie souvent négligée aux conséquences majeures La perte auditive touche environ 37 % des personnes de plus de 65 ans et plus de la moitié après 75 ans. Pourtant, la garantie aide auditive reste l'une des plus mal calibrées dans les contrats entrée de gamme. Depuis la réforme 100 % Santé de 2021, un panier d'appareils auditifs est accessible sans reste à charge, mais ses performances acoustiques restent en deçà des appareils de classe 2, qui constituent le standard pour une correction auditive de qualité. Appareils de classe 1 ou classe 2 : comprendre l'enjeu financier Les aides auditives sont réparties en 2 classes depuis 2021 : Classe 1 (sans reste à charge) : appareils remboursés intégralement dans la limite du tarif de responsabilité (950 € par appareil), avec des fonctionnalités de base. Adapté aux presbyacousies légères. Classe 2 (à prix libres) : appareils avec davantage de canaux de traitement, de programmes et d'options de connectivité. Remboursement par la Sécu à 60 % sur un tarif de base de 400 € par oreille. Le reste à charge peut représenter plusieurs centaines d'euros si le contrat est insuffisant. Un contrat senior de qualité doit viser une prise en charge totale, soit 1 900 € pour un appareillage bilatéral. Ce qu'il faut vérifier dans les conditions générales Les contrats présentent parfois des formulations trompeuses sur ce poste. Avant de signer, assurez-vous de vérifier : Le plafond par appareil et par an ou par période (certains remboursements s'entendent pour deux ans, d'autres par exercice civil). La couverture des accessoires : piles, embouts, télécommandes et adaptateurs ne sont pas systématiquement inclus hors panier de classe 1. L'existence d'un délai de carence : rares mais présents sur certains contrats individuels, les délais de carence peuvent aller jusqu'à six mois sur ce poste. La présence d'un réseau d'audioprothésistes agréés offrant des tarifs négociés, ce qui peut significativement réduire le reste à charge réel. Comment comparer efficacement les offres de mutuelle santé  Une fois ces 3 garanties clairement identifiées, la comparaison des offres devient beaucoup plus ciblée. Quelques conseils pratiques pour aller plus loin : Utilisez un comparateur en ligne spécialisé mutuelle senior pour obtenir plusieurs devis à niveaux de garanties équivalents et comparer le rapport couverture/cotisation. Demandez le tableau des garanties détaillé plutôt que la simple fiche produit : les plafonds précis, les bases de remboursement et les exclusions y figurent. Anticipez l'évolution de vos besoins en optant pour un contrat modulable, dont vous pourrez renforcer certains postes sans repartir d'un contrat vierge. Renseignez-vous sur la politique de revalorisation des cotisations : une mutuelle peu chère à 65 ans peut devenir très onéreuse à 75 ans si les hausses annuelles sont importantes. Choisir une mutuelle santé senior efficace ne se réduit pas à comparer les prix. C'est avant tout une question de couverture ciblée : optique-dentaire pour éviter les restes à charge du quotidien, hospitalisation pour se prémunir contre les gros aléas, et aide auditive pour ne pas sacrifier sa qualité de vie faute d'un remboursement adapté. Ces 3 piliers posés, vous disposez d'une grille de lecture solide pour identifier l'offre qui correspond réellement à votre situation.

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Changer d'assurance emprunteur en 2026 : est-ce gratuit ?

Depuis l'entrée en vigueur de la loi Lemoine, les emprunteurs peuvent changer d'assurance de prêt immobilier à tout moment, sans attendre la date anniversaire de leur contrat. Cette liberté permet de réaliser d'importantes économies tout en bénéficiant de garanties adaptées à son profil. Mais une question revient fréquemment : le changement d'assurance emprunteur est-il réellement gratuit ? Entre les frais de résiliation et les coûts administratifs, il est parfois difficile de s'y retrouver. Voici tout ce qu'il faut savoir avant de substituer votre assurance de prêt. Peut-on changer d'assurance emprunteur gratuitement ? Oui. Le changement d'assurance emprunteur est gratuit, en 2026, comme il l’a toujours été. La possibilité de changer d’assurance de prêt immobilier est réglementée depuis 2014 (loi Hamon pour le changement durant la première année), complétée en 2018 par l’amendement Bourquin sur la substitution infra-annuelle. La suppression des contraintes temporelles arrive avec la loi Lemoine de 2022, qui permet de substituer l’assurance en cours à tout moment, sans délai de préavis ni respect obligatoire de la date d’anniversaire, par une offre librement choisie. La démarche est sans frais, mais conditionnée à certaines obligations (lire plus bas). La banque ne peut pas facturer : des frais de résiliation  des frais de dossier  des pénalités liées au changement d'assurance  des frais d'étude du nouveau contrat. Le principe est simple : l'établissement prêteur ne peut pas faire payer à l'emprunteur l'exercice de son droit à la substitution d'assurance. Cette mesure vise à renforcer la concurrence entre les assureurs et à permettre aux particuliers de diminuer le coût global de leur crédit immobilier. La banque peut-elle refuser le changement ? Oui, mais uniquement dans un cas précis : lorsque le nouveau contrat ne présente pas une équivalence du niveau de garanties. Cette notion implique que les garanties proposées par le nouvel assureur couvrent au minimum les mêmes risques que celles exigées lors de la signature du prêt. En revanche, la banque ne peut pas refuser une demande : parce que le contrat est moins cher  parce qu'il provient d'un assureur concurrent  parce que vous avez déjà changé d'assurance une première fois. Quels frais peuvent malgré tout être supportés par l'emprunteur lors d’un changement d’assurance de prêt ? Pourtant, à la question “combien ça coûte de changer d’assurance de prêt immobilier ?”, la réponse est nuancée. Même si le changement en lui-même est gratuit, le processus administratif peut générer un coût indirect. Le coût de la nouvelle assurance Le nouveau contrat reste bien entendu payant puisqu'il remplace l'ancien. Toutefois, dans la majorité des cas, son tarif est inférieur à celui proposé par la banque. Changer pour un contrat plus compétitif est l’objectif de la démarche. Les économies peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros sur la durée du crédit, notamment pour : les jeunes emprunteurs  les non-fumeurs  les personnes sans antécédent de santé  les profils exerçant une profession peu risquée. Consultez notre baromètre du pouvoir d’achat immobilier de juillet 2026 pour constater le gain potentiel à changer d’assurance emprunteur dans le mois qui suit la signature de l’offre de prêt. Les examens médicaux éventuels Selon votre âge, le capital restant assuré et votre état de santé, le nouvel assureur peut demander des formalités médicales : questionnaire de santé (lorsqu'il est autorisé)  prise de sang  test cotinine urinaire si vous fumez examens complémentaires (ECG, test d’effort, imagerie médicale) compte rendu médical. Ces examens sont généralement pris en charge par l'assureur lorsqu'ils sont exigés dans le cadre de la souscription.  Important : depuis 2022, le questionnaire de santé est supprimé pour les parts assurées jusqu’à 200 000 € et remboursées avant le 60ème anniversaire de l’emprunteur. En revanche, 2 types de frais restent à votre charge selon les conditions prévues par le contrat :  les frais de dossier du nouvel assureur : entre 0 € et 20 € les frais d’adhésion : en moyenne 5 € par an. Quelles sont les conditions pour changer d'assurance de prêt ? Le changement d'assurance est encadré par plusieurs règles. Respecter l'équivalence des garanties Il s'agit de la condition cardinale pour que la banque accepte la nouvelle assurance. Celle-ci doit offrir un niveau de protection comparable à celui exigé par la banque lors de la mise en place du crédit. Les garanties d’assurance de prêt couvrent : le décès  la perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA)  l'incapacité temporaire totale de travail (ITT)  l'invalidité permanente totale (IPT)  l'invalidité permanente partielle (IPP), lorsqu'elle est exigée. La banque vous remet une fiche standardisée d’information en assurance de prêt qui détaille la couverture minimale exigée pour octroyer le financement. Ce document vous permet de vérifier l’équivalence de garanties entre 2 contrats. Respecter la procédure de substitution Pour remplacer votre assurance, il convient de : demander un devis auprès d'un nouvel assureur ; vérifier l'équivalence des garanties ; transmettre le contrat à la banque ; attendre l'accord de l'établissement prêteur ; signer l'avenant au contrat de prêt. Une fois la substitution acceptée, l'ancienne assurance est résiliée sans frais. La banque dispose d’un délai légal de 10 jours ouvrés pour vous transmettre sa décision et rédiger gratuitement l’avenant au contrat de prêt. Tout refus doit être motivé par écrit de manière exhaustive pour vous permettre de rectifier le tir et de présenter une nouvelle offre conforme. Pourquoi changer d'assurance emprunteur en 2026 ? Au-delà de la gratuité de la démarche, plusieurs raisons peuvent justifier un changement de contrat. Réduire le coût total du crédit L'assurance emprunteur représente une part importante du coût d'un prêt immobilier, en moyenne entre 20 % et 40 % selon le niveau des taux d’emprunt. En optant pour la délégation d'assurance de prêt , vous pouvez : diminuer vos cotisations mensuelles  réduire le coût total de l'assurance et du crédit améliorer votre reste à vivre. Pour certains profils, les économies dépassent 10 000 €, voire davantage sur un emprunt de longue durée. Obtenir de meilleures garanties L’aspect financier ne fait pas tout. Le contrat le moins cher n'est pas toujours le plus intéressant. L’important est d’être couvert en fonction de votre profil d’emprunteur. Un changement d'assurance peut permettre de bénéficier : d'une meilleure définition des garanties  de franchises plus courtes de la suppression de certaines exclusions de garanties, notamment sur les maladies non objectivables (problèmes de dos et troubles psychiques)  d'indemnisations plus favorables  d'une couverture mieux adaptée à votre profession. Adapter son contrat à l'évolution de sa situation La vie d’un crédit immobilier n’est pas un long fleuve tranquille. Votre situation personnelle peut évoluer au fil du remboursement du prêt. Par exemple : vous avez arrêté de fumer ; vous avez changé de profession ; votre état de santé s'est amélioré ; vous souhaitez modifier la quotité assurée entre co-emprunteurs. Ces changements peuvent rendre un nouveau contrat plus avantageux. Comment maximiser les économies lors d'un changement d'assurance ? Avant de signer un nouveau contrat, il est conseillé de comparer plusieurs offres d’assurance de prêt. Ne vous limitez pas au montant de la cotisation. Vérifiez les critères suivants : les garanties incluses  les exclusions  les délais de franchise  les délais de carence  le mode d'indemnisation  la limite d'âge des garanties  le coût total de l'assurance via le Taux Annuel Effectif Assurance (TAEA). Une comparaison complète permet d'éviter les mauvaises surprises tout en conservant un niveau de protection élevé. Pensez à vous faire accompagner par un courtier en assurance de prêt pour bien appréhender l’étendue des garanties et sélectionner la formule qui répond parfaitement à vos besoins. Changer d'assurance emprunteur est une démarche gratuite. Cette possibilité constitue un excellent levier pour réduire le coût de son crédit immobilier, tout en profitant d'une couverture plus adaptée à ses besoins. Avant de vous engager, prenez le temps de comparer plusieurs devis et d'analyser les garanties proposées. Au-delà du prix, la qualité de la protection reste un critère essentiel pour sécuriser votre projet immobilier pendant toute la durée du prêt.