Immobilier ancien : où vont les prix ?

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La crise, quelle crise ? Le marché de l'immobilier ne fléchit pas malgré le contexte économique très perturbé par l'épidémie de Covid-19. Les Français se ruent sur la pierre, comme en témoigne le chiffre record de transactions sur un an. La morphologie du marché a évolué cependant à la faveur d’un changement de comportement des acheteurs. S'endetter pour acquérir un bien immobilier se fait à moindre coût grâce aux taux d'intérêts au plancher, mais les prix s'emballent, avec une envolée plus nette pour les maisons. Ceux qui parient sur une baisse pour devenir propriétaires en seront pour leurs frais.

Plus d'un million de ventes en un an

Selon la dernière note de conjoncture des Notaires de France, le marché immobilier ancien a totalisé 1 130 000 transactions sur un an à fin mai 2021, du jamais vu depuis 2000. Ce volume record traduit l'exceptionnel dynamisme de l'activité immobilière, même s'il comptabilise le report des ventes qui n'ont pas pu être finalisées durant le premier confinement du printemps 2020.

L'année 2020 avait enregistré également plus d'un million de ventes immobilières, 1 024 000 pour être exact, illustrant une tendance qui n'a cessé de se confirmer au fil des mois. La crise sanitaire profite au marché immobilier, mais le tableau s'est quelque peu modifié, car les attentes des Français en matière d'habitat ont évolué en raison des contraintes opérées par les divers confinements et le bouleversement de l'organisation du travail.

Un engouement pour les maisons

Ces changements de comportement des acheteurs se déchiffrent à deux niveaux :

  • un attrait pour les villes petites et moyennes
  • un appétit nouveau pour les maisons anciennes.

La tendance s'est d'abord observée pour les maisons autour de Paris. Les Parisiens se sont jetés sur les biens situés dans les petites communes des départements limitrophes. Les données des Notaires confirment un mouvement similaire des autres grandes métropoles au profit des villes moyennes dès le deuxième semestre 2020.

Pour échapper aux prix souvent rédhibitoires des grandes zones urbaines, les acheteurs partent s'installer dans les petites communes, à l'instar des Lyonnais qui ont ciblé en priorité les bourgs de moins de 3 500 habitants situés en périphérie de la cité des Gones et dans les départements voisins (Ain, Isère, Loire). Même constat à Toulouse où les habitants délaissent la zone intra-muros, ainsi que la métropole, pour chercher une meilleure qualité de vie dans les communes rurales périphériques. En 2020, le nombre de personnes ayant quitté leur département a progressé de 13%.

Pour illustrer cette inclination et cette volonté de verdure, les Notaires emploient une expression antonymique : déconnexion connectée ! C'est bien l'essor du télétravail qui permet cet échappatoire vers les zones rurales sans trop s'éloigner des plaisirs et des commodités de la grande cité. La situation actuelle révèle "l'attrait vers un besoin renforcé d'espace, notamment des résidents des grandes métropoles", une appétence qui n'est pas nouvelle mais qui prend de l'ampleur avec la crise sanitaire.

Des prix toujours orientés à la hausse

Cette vague immobilière a bien évidemment une incidence sur les prix. En un an, la valeur des maisons anciennes a gagné 8,9%, et celle des appartements 5,5%. Ces chiffres se basent sur les avant-contrats avec une projection à fin août 2021. Les Notaires constatent toutefois un ralentissement de la hausse des prix par rapport à 2020. Au T1 2021, la progression des prix des logements anciens est estimée à 1,4% par rapport au  T4 2020, contre +2,4% au trimestre précédent. 

Sur un an, la hausse décélère, passant de +6,4% à +5,9%, en raison principalement du ralentissement opéré sur le marché des appartements. En revanche, les maisons continuent de voir leurs prix grimper à un rythme similaire, à +6,6% sur un an contre +6,5% au T4 2020.

L'arrivée de citadins des grandes métropoles sur les marchés limitrophes et ruraux est préjudiciable aux locaux, qui peinent à acheter ou qui n'en ont plus les moyens. Dans plusieurs zones, les prix des maisons ont bondi de 10% et plus sur un an, comme autour de Brest, d’Amiens, de Chartres, de Poitiers, de Montpellier et de Metz, et jusqu'à 17,3% en Corse-du-Sud.

Boom de l'immobilier grâce aux taux d'emprunt

Cet engouement des Français pour la pierre trouve aussi son explication dans les conditions d'emprunt. Jamais s'endetter pour acheter un bien immobilier n'a été aussi peu cher. Selon les données de l'Observatoire Crédit Logement, le taux d'intérêt moyen toutes durées confondues s'est établi à 1,05% en juin dernier, soit le record absolu depuis 1964, date des premières statistiques. Sur la maturité de 20 ans, les banques ont octroyé des crédits à l'habitat au taux moyen de 0,98%, soit 23 points de base en moins qu'en juillet 2020.

La mise en œuvre des nouvelles règles d'octroi depuis janvier 2020, amendées en janvier 2021, oblige les banques à soutenir le dynamisme de l'activité en tirant les taux vers le bas. La double limitation du taux d'endettement à 35% des revenus nets et de la durée de remboursement à 25 ans (27 ans pour un achat dans le neuf) a toutefois davantage recentré la production de crédits vers les clientèles les plus aisées et celles dotées d'un apport personnel suffisant (au moins 10% du montant de l'opération).

Les Notaires estiment qu'une raisonnable hausse des taux n'entacherait pas le moral des Français et ne modifierait nullement, de manière importante, leur effort de trésorerie pour devenir propriétaires. Les ménages français, champions de l'épargne depuis le début de la crise sanitaire, sont désormais plus enclins à orienter leurs dépenses vers leur bien-être. La pierre n'est plus seulement un investissement ou la constitution d'un patrimoine, mais le moyen d'améliorer son cadre de vie.

Et après ?

Les Notaires se sont également penchés sur l'évolution des prix depuis 15 ans en France et dans l'Union Européenne. Alors que la période 2007-2009 est marquée par la crise des subprimes venue des USA, les prix ont davantage reculé en 2009 en France et en Espagne qu’ailleurs (-6% et -7% respectivement). En Allemagne et en Suède, ils ont même progressé à la marge. Mais notre pays s'est repris plus rapidement avec une hausse de 5% sur un an dès 2010.

Entre 2005 et 2020, les prix immobiliers ont gagné 46% sur l'ensemble des pays de l'UE, contre 38% en France. Le bond est spectaculaire pour l'Allemagne (+66%) et pour la Suède (+135%).

S'il ne fait pas bon être acheteur en Allemagne ou en Suède, nonobstant le pouvoir d'achat immobilier dans ces deux pays, le chiffre suivant risque de doucher les ardeurs des Français. Un récent rapport de l'OCDE indique qu'en France l'inflation réelle sur les prix des logements est de +90% entre 2000 et 2020.  En 20 ans, les prix ont quasiment doublé !

Les Français semblent avoir intégré que les prix immobiliers ne baisseront jamais, ce qui les encourage à devenir acquéreurs en vue d'une plus-value à la revente qu'ils estiment certaine. Le niveau historiquement bas des taux d'intérêts facilite, il est vrai, le passage à l'acte, mais il convient d'ajouter que les maigres rendements de l'assurance vie ces dernières années et la volatilité des placements boursiers poussent à l'achat immobilier, un investissement qui se déprécie rarement.

Résultat, la demande excède l'offre dans certaines zones, en particulier en Bretagne Sud où "les biens à la vente se sont raréfiés" d'après les Notaires, et les prix prennent de la hauteur dans des proportions inassumables pour les plus modestes. Certains spécialistes parlent de "fracture immobilière" : d'un côté, ceux qui peuvent acheter malgré des prix élevés voire exorbitants, de l'autre, ceux qui restent sur la touche, car disposant d'un apport insuffisant et de revenus trop justes. L'éternelle dualité entre une France de propriétaires et une France de locataires qui mérite de repenser les dispositifs d'aide à l'accession. En attendant, les prix sont sous pression, et vont le rester tant que le pays ne construira pas de logements accessibles aux ménages qui vivent dans les zones tendues.

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Remboursement des médicaments : ce qui a changé depuis le 1er septembre 2026

Depuis le 1er septembre 2026, les règles applicables au remboursement de certains médicaments évoluent. Elles concernent le tiers payant en pharmacie : dans certaines situations, le patient qui refuse un médicament équivalent proposé par le pharmacien doit régler son traitement au comptoir avant de demander son remboursement à la Sécu et à sa mutuelle. Cette restriction existe déjà pour les médicaments génériques. Le dispositif s'étend désormais aux catégories de médicaments dites hybrides et biosimilaires. Le choix effectué au moment de la délivrance peut donc avoir une incidence sur l'avance de frais et, dans certains cas, sur le montant effectivement remboursé. Le tiers payant peut être supprimé en cas de refus de substitution Jusqu’à présent, pour bénéficier du tiers payant sur vos médicaments prescrits, il faut accepter la version générique proposée par le pharmacien en substitution du princeps. Le refus d’un médicament générique minimise le remboursement de la Sécu et de votre mutuelle santé.  Si vous refusez la substitution par un médicament moins cher sans justification médicale reconnue, le pharmacien n’applique pas le tiers payant. Vous devez alors payer le prix du médicament sur place, puis transmettre les informations nécessaires à l'Assurance maladie pour obtenir le remboursement, qui se fera sur la base du prix du générique. Les médicaments génériques ne sont pas les seuls concernés Depuis le 1er septembre, la règle du tiers payant en pharmacie s'applique aux autres familles de médicaments, les biosimilaires et les hybrides :  les médicaments hybrides : médicaments qui contiennent le même principe actif qu'un médicament de référence, mais qui s'en distinguent par des modifications. ; les médicaments biosimilaires : ce sont des copies de médicaments biologiques (issus de cellules vivantes, comme les hormones ou les anticorps monoclonaux). 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Le remboursement de l'Assurance maladie est déterminé à partir du prix de référence retenu pour le groupe de médicaments, et non à partir du prix de la boîte effectivement achetée. Dans certains cas, l’Assurance maladie retient le prix le plus cher du médicament hybride ou biosimilaire comme base de remboursement. Si vous refusez la substitution, l'écart entre le prix payé et la base de remboursement reste à votre charge, totalement ou partiellement selon votre situation et votre complémentaire santé. Exemple de remboursement avec une boîte de médicaments à 25 € Prenons l'exemple d'un médicament de référence vendu 25 €, alors qu'un médicament équivalent moins cher est disponible au prix de 22 €. Vous refusez la substitution proposée par le pharmacien sans justification médicale. Dans cette situation, vous pouvez devoir payer les 25 € au comptoir. Le remboursement sera ensuite calculé sur la base retenue par l'Assurance maladie, soit ici 22 €. Si le médicament est remboursé au taux de 65 %, le calcul théorique est le suivant : Éléments Montant Prix de la boîte achetée 25 € Base de remboursement  22 € Part Assurance Maladie à 65 % 14,30 € Franchise médicale -1 € Remboursement AM après franchise 13,30 € Ticket modérateur sur la base de 22 € 7,70 € Remboursement par la mutuelle 7,70 € Total remboursé 21 € Reste à charge 4 € Même avec une complémentaire santé prenant en charge le ticket modérateur, la différence entre le prix payé et la base de remboursement reste à la charge du patient. Dans notre exemple, les 3 € correspondant à l'écart entre les deux médicaments ne sont pas pris en charge par la mutuelle responsable. S'ajoute la franchise médicale de 1 €, soit un reste à charge total de 4 €. Exception en cas de justification médicale Vous n’êtes pas obligé d'accepter systématiquement une substitution lorsqu'une raison médicale s'y oppose. Le médecin peut, dans certaines situations, préciser sur l'ordonnance que le médicament prescrit n’est pas substituable. Cette mention “non substituable” doit être justifiée par un des 3 acronymes réglementaires :  MTE (Médicament à Marge Thérapeutique Étroite) : la dose efficace du traitement est très proche de la dose toxique. Le moindre changement peut modifier l'effet chez le patient stabilisé (comme pour certains antiépileptiques ou la lévothyroxine). EFG pour les enfants de moins de 6 ans pour qui il n’existe aucun générique sous une forme adaptée (sirop, gouttes) CIF (Contre-Indication Formelle) : le patient présente une allergie avérée à un excipient présent dans le générique, mais absent dans le médicament de marque. Si vous rencontrez des difficultés avec un médicament équivalent ou si votre état de santé nécessite précisément le traitement prescrit, mieux vaut en discuter avec votre médecin traitant avant de vous rendre à la pharmacie. La justification médicale doit être établie dans le cadre de la prescription. Le pharmacien applique ensuite les règles de substitution correspondant à l'ordonnance. Points à retenir sur la réforme du remboursement des médicaments  Depuis le 1er septembre 2026, le choix entre le médicament prescrit et un équivalent peut avoir des conséquences sur la prise en charge. Le dispositif concerne les médicaments génériques et désormais les médicaments hybrides et les biosimilaires. Le refus injustifié d'une substitution entraîne la suppression du tiers payant. Le patient doit avancer le prix de sa boîte. Dans certaines situations, le remboursement est calculé sur une base de référence et non sur le prix réellement payé. La complémentaire santé dite responsable ne prend pas en charge la différence entre le prix d'achat et cette base. Une justification médicale portée sur l'ordonnance permet de refuser la substitution lorsque les conditions réglementaires sont réunies. Avant de refuser un médicament équivalent, il est donc utile de demander au pharmacien quelle sera la base de remboursement et quel montant vous devrez avancer. En cas de problème médical lié à la substitution, le médecin reste l'interlocuteur à privilégier pour adapter la prescription.

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Crédit immobilier fin 2026 : taux d’endettement et durée d’emprunt maintenus par le HCSF

À l’occasion de la réunion du 15 septembre dernier, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) a décidé de garder inchangées les normes d’octroi des crédits immobiliers aux particuliers. Ces contraintes sur le taux d’endettement et la durée de remboursement continuent de structurer l’accès au financement, alors que les banques restent attentives au risque de crédit et à l’évolution des taux. Pour les emprunteurs, comprendre ces règles est donc essentiel pour évaluer leur capacité d’emprunt et préparer un dossier solide. Les normes du HCSF : rien ne bouge pour la fin 2026 Le HCSF fixe le cadre macroprudentiel applicable aux banques afin de limiter les risques liés à un endettement excessif des ménages. Les règles actuelles du HCSF reposent principalement sur 2 critères : le taux d’effort et la durée du prêt immobilier. Cette norme reste juridiquement contraignante en cette fin 2026 et ne change pas d’un iota. Un taux d’effort plafonné à 35 % Le taux d’endettement correspond au poids des charges d'emprunt dans les revenus du ménage. Il ne doit pas dépasser 35 % des revenus nets, assurance emprunteur comprise. Dans le calcul peuvent notamment entrer : les mensualités du nouveau crédit immobilier  les échéances des crédits déjà souscrits  certaines charges de remboursement récurrentes  les primes d’assurance emprunteur. Exemple : avec 4 000 € de revenus mensuels, une charge de crédit de 1 200 € représente un taux d’effort de 30 %. Le ménage reste donc sous le plafond réglementaire de 35 %. À l’inverse, une charge mensuelle de 1 500 € correspond à 37,5 %. Le dossier dépasse alors le seuil et doit, pour être accepté, entrer dans la marge de flexibilité autorisée à la banque (lire plus bas).  Une durée de remboursement limitée à 25 ans La deuxième règle concerne la maturité du crédit. La durée d’un prêt immobilier ne doit pas dépasser 25 ans. Certains projets peuvent toutefois bénéficier d'une période de différé d'amortissement permettant d'aller jusqu'à 27 ans, lorsque l'entrée dans le logement intervient après le début du financement (achat en VEFA, achat dans l’ancien avec travaux de rénovation). Cette limite vise notamment à éviter que l’allongement excessif de la durée ne serve à réduire artificiellement la mensualité tout en augmentant fortement le coût total du crédit. Les banques disposent toujours d’une marge de flexibilité Le maintien des normes du HCSF ne signifie pas que tous les dossiers dépassant 35 % sont automatiquement refusés. Les établissements bancaires disposent d'une marge de flexibilité pouvant atteindre 20 % de leur production trimestrielle de nouveaux crédits immobiliers. Cette possibilité permet aux banques de financer certains profils qui ne respectent pas strictement les critères. Une flexibilité principalement destinée à la résidence principale La réglementation encadre toutefois l'utilisation de cette enveloppe. Au moins 70 % de la flexibilité maximale doit être consacrée aux acquéreurs de leur résidence principale et au moins 30 % aux primo-accédants. La marge restante peut être utilisée plus librement par les établissements, notamment pour les investissements locatifs. Pour un emprunteur, cette dérogation n'est donc pas un droit automatique. La banque conserve son pouvoir d'appréciation et peut décider de ne pas financer un dossier dépassant les normes. Le reste à vivre reste déterminant pour la banque Le respect du taux d'effort ne constitue pas le seul élément analysé lors d'une demande de prêt immobilier. Les établissements examinent également la situation financière globale du ménage. Le reste à vivre correspond à la somme disponible après paiement des principales charges. Il permet à la banque d'apprécier la capacité du foyer à assumer ses dépenses courantes après le remboursement du crédit. Un ménage avec des revenus élevés peut ainsi présenter un taux d'effort proche de la limite tout en conservant un reste à vivre important. À l'inverse, un foyer aux revenus plus modestes peut faire l'objet d'une analyse plus prudente, même avec un taux d'endettement inférieur à 35 %. Les éléments examinés dans un dossier La banque peut notamment prendre en compte : la stabilité des revenus  la nature du contrat de travail  l'ancienneté professionnelle  l'épargne disponible  l'apport personnel  les crédits déjà en cours  les charges récurrentes  le montant du reste à vivre  la composition du foyer  la régularité des mouvements bancaires. Le taux d’effort de 35 % constitue donc une norme essentielle, mais il ne garantit pas l'obtention du financement. Le ministère de l'Économie rappelle d'ailleurs qu'une banque reste libre d'accorder ou non un crédit, même lorsque le dossier respecte les seuils réglementaires. Crédit immobilier fin 2026 : les banques restent prudentes Les données disponibles montrent que les normes HCSF continuent de jouer leur rôle dans les conditions d'octroi. En 2025, la part des crédits dépassant 35 % de taux d'effort s'est établie à 16,2 %, tandis que la part des prêts dont la durée initiale dépassait 25 ans était de 7 %. Selon le HCSF, l'utilisation de la marge de flexibilité progresse, avec un taux de 18,2 % au deuxième trimestre 2026 contre 16 % un an auparavant.. Cette situation intervient alors que les banques demeurent attentives au risque associé aux nouveaux financements. Une enquête publiée par la Banque de France en juillet 2026 faisait état d'un durcissement net des critères d'octroi des prêts au logement, notamment en raison d'une moindre tolérance au risque. Un contexte à surveiller pour les emprunteurs Pour les candidats à l'achat immobilier en fin 2026, plusieurs paramètres restent donc importants : le niveau des taux d'intérêt  la capacité d'emprunt  le taux d'effort  le reste à vivre  le montant de l'apport  la stabilité professionnelle  le coût de l'assurance emprunteur. Sur ce dernier point, comparer les contrats d’assurance de prêt peut contribuer à réduire le coût global du financement sans modifier le montant emprunté. Que retenir des règles d'emprunt fin 2026 ? Les normes d'accès au crédit immobilier ne connaissent pas de changement à l'approche de la fin 2026. La réglementation continue de reposer sur un taux d'effort maximal de 35 %, une durée de référence de 25 ans et une marge de flexibilité limitée pour les banques. Pour maximiser ses chances d'obtenir un financement, l'emprunteur a donc intérêt à présenter un dossier cohérent, avec des revenus réguliers, une gestion bancaire saine et, lorsque cela est possible, un apport personnel significatif. La comparaison ne doit pas non plus se limiter au taux du prêt. Assurance emprunteur, frais annexes, garanties et coût total du crédit peuvent également peser significativement sur le budget immobilier. Le modèle français reste par ailleurs largement fondé sur les prêts à taux fixe : selon la Banque de France, ils représentent environ 99 % de la production et de l'encours de crédits immobiliers.

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Assurance de prêt : peut-on faire confiance à l'IA pour choisir son contrat en 2026 ?

Cela peut être tentant de confier le choix de son assurance de prêt à une intelligence artificielle, mais sans aucune vérification humaine, la démarche est risquée. Ces outils rendent de vrais services pour défricher un dossier complexe, mais ils ne remplacent ni l'expertise réglementaire ni la responsabilité d'un professionnel. Magnolia vous explique ce qu'il faut savoir avant de faire confiance à une IA pour choisir votre contrat d’assurance emprunteur. Ce que l'IA sait réellement bien faire Bien utilisée, une IA générative peut faciliter les premières étapes de votre recherche d'assurance emprunteur. Rendre le jargon technique accessible Les conditions générales d'un contrat d'assurance de prêt regorgent de termes techniques (quotité, carence, franchise, PTIA, ITT...) difficiles à appréhender pour une personne qui n’est pas de la profession. Une IA peut reformuler ces notions en langage courant, ce qui aide à mieux cerner l'objet d'une clause avant d'interroger un professionnel. Dégrossir la comparaison entre plusieurs devis Face à plusieurs propositions, l'IA peut extraire et synthétiser les grandes lignes de chaque devis :  taux d’assurance de prêt  montant des cotisations niveau de garanties annoncé.  Cela permet de gagner du temps sur un premier tri, avant l'analyse approfondie. Repérer les garanties essentielles et facultatives Un outil d'IA peut identifier dans un document les rubriques relatives aux garanties d’assurance de prêt  :  décès  perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA) incapacité temporaire de travail (ITT) invalidité permanente totale ou partielle (IPT ou IPP) perte d’emploi et signaler leur présence ou leur absence dans un contrat. Les limites de l’IA et les risques à connaître avant de choisir son assurance emprunteur Les garanties d’assurance emprunteur peuvent s’accompagner de limites importantes, qui interdisent de s'en remettre uniquement à l'IA pour un choix aussi déterminant. Un taux d'erreur qui reste élevé Plusieurs études récentes montrent qu'une intelligence artificielle commet encore des erreurs ou omet des éléments déterminants dans l'analyse de contrats d'assurance, notamment sur les exclusions de garantie ou les délais de carence et de franchise. Une lecture automatisée ne dispense donc jamais d'une vérification attentive du contrat lui-même. Aucune obligation légale de conseil Contrairement à un courtier en assurance de prêt, une IA n'engage aucune responsabilité professionnelle, aucun devoir de conseil et d’information. Elle ne peut pas être tenue pour responsable d'une garantie mal adaptée à votre profil, et n'a aucune obligation légale de vous orienter vers le contrat le mieux adapté à votre situation. Un enjeu réel de confidentialité des données Choisir une assurance emprunteur implique de partager des informations médicales et financières sensibles. Les transmettre à une IA grand public expose ces données à des conditions de traitement pour le moins floues, sans garantie équivalente au secret professionnel encadrant les métiers du conseil. IA ou courtier en ligne pour son assurance de prêt : comparatif rapide Critère Intelligence artificielle Courtier en ligne Disponibilité Accessible à tout moment, réponse immédiate Accessible à tout moment, possibilité d’être contacté par un conseiller  Vulgarisation du jargon Efficace pour une première approche Explications adaptées à votre situation précise Fiabilité sur les garanties Variable, erreurs et omissions possibles Vérification contractuelle rigoureuse Responsabilité juridique Aucune Engagée, devoir de conseil réglementé Confidentialité des données Risque si informations médicales partagées sur outil public Cadre professionnel et secret encadré Négociation tarifaire Impossible Possible auprès des assureurs Bonnes pratiques pour utiliser l'IA sans prendre de risque pour trouver son assurance  Cadrer son usage : utilisez l'IA comme un outil pédagogique pour comprendre votre contrat ou préparer vos questions avant un rendez-vous téléphonique ou en agence. Protéger vos données : ne renseignez jamais d'informations médicales ou financières précises dans un outil d'IA grand public. Croiser les sources : comparez systématiquement les réponses obtenues avec le contrat réel et ses conditions générales. Magnolia vous permet de recevoir gratuitement des devis en ligne adaptés à votre situation. Valider avec un professionnel : faites confirmer votre choix final par un courtier en assurance de prêt ou un conseiller réglementé, seul habilité à engager sa responsabilité. Ce qui vaut pour l’assurance emprunteur vaut pour les autres assurances (mutuelle santé, habitation, auto, etc.). Signalons que certaines compagnies d'assurance comme la Maif ont intégré une application dans ChatGPT (le plus populaire des outils IA), mais se refusent pour l'heure à aller jusqu'à la distribution de produits d'assurance. L'outil sert uniquement de prévention des risques, éventuellement d'estimation tarifaire, et renvoie l'usager vers un appel téléphonique par un conseiller.  Une récente étude d’Accenture indique que 46 % des assurés interrogés font confiance à l’IA pour mettre en avant la qualité des offres d’assurance. On est loin du consensus sur cet outil. Pour le moment. Si la comparaison des offres via l'IA intéresse les particuliers, ces derniers sont réticents à passer à l'étape de la souscription et du paiement depuis l'IA. Reprenons à notre compte la phrase de Yann Le Cun (ex-directeur scientifique chez Meta) : “L’IA est un outil pour augmenter nos capacités, pas pour nous remplacer.” FAQ Une IA peut-elle remplacer un courtier en assurance emprunteur ? Non. Une IA peut aider à comprendre un contrat ou à préparer une comparaison, mais elle n'a ni la responsabilité professionnelle ni l'obligation de conseil qui incombent à un courtier ou un conseiller réglementé. Est-il prudent de partager ses données de santé avec une IA pour comparer des assurances ? Non, il est déconseillé de transmettre des informations médicales ou financières sensibles à un outil d'IA grand public, faute de garanties suffisantes sur la confidentialité de ces données. Dans quel cas l'IA est-elle utile pour choisir son assurance de prêt ? Elle est surtout utile en amont : décrypter le vocabulaire technique, dégrossir la comparaison entre plusieurs devis ou préparer les questions à poser à un professionnel avant de finaliser un choix.