Assurance prêt immobilier : la banque peut-elle m'imposer son contrat ?

Un homme tient son téléphone de la main droite, regarde l'objectif d'un air choqué

Les taux d'intérêts sont à leur plus bas niveau historique, une situation qui facilite l'emprunt immobilier au plus grand nombre mais pénalise les marges des banques. Pour se rémunérer, les établissements de crédit misent sur d'autres produits annexes, tels que l'assurance emprunteur, gros pourvoyeur de profits, et  l'assurance habitation. Dans un cas comme dans l'autre, la réglementation vous laisse libre de choisir le contrat, peu importe l'insistance de la banque. Sur le terrain, c'est un peu plus compliqué.

Crédit immobilier : un produit peu rémunérateur

Les taux d'intérêts des crédits immobiliers ont de nouveau baissé en septembre, établissant un ultime record à 1,05% toutes durées confondues (hors assurance et coût des sûretés). Actuellement, les candidats à l'emprunt peuvent s'endetter sous la barre symbolique de 1% sur la maturité classique de 20 ans. Jamais le crédit à l'habitat n'a été aussi peu cher, ce qui contribue à la dynamique du marché et au volume historique du nombre de transactions (autour de 1,5 million sur un an, neuf et ancien cumulés).

Favorable pour les emprunteurs, la période l'est moins pour les établissements prêteurs qui doivent trouver d'autres sources de rémunération que les seuls taux d'intérêts. Le crédit immobilier n'est pas constitué uniquement du taux nominal, son coût agrège toutes les autres dépenses exigées par la banque pour accorder le financement :

  • frais de dossier
  • frais d'ouverture et de tenue de compte
  • frais d'expertise du bien immobilier
  • garantie (hypothèque, privilège du prêteur de deniers, caution)
  • assurance de prêt.

Tous ces frais additionnés vont permettre de calculer le TAEG (Taux Annuel Effectif Global), le taux indicateur du coût final de l'emprunt immobilier, et seule variable permettant de comparer les offres de prêt. Les frais de courtage sont eux aussi partie intégrante du TAEG si l’intermédiaire parvient à conclure l’affaire. Le TAEG doit rester sous le seuil de l'usure applicable sur la durée concernée.

Crédit immobilier : une affaire de négociation ??

Dans un prêt immobilier, tout se négocie... ou presque. Du taux d'intérêts à l'assurance emprunteur, vous avez théoriquement la possibilité de discuter avec la banque afin d'obtenir les meilleures conditions, si toutefois vous possédez le savoir nécessaire en matière de montage financier. Le conseiller bancaire va jouer de son autorité professionnelle pour imposer des produits et services, se justifiant par un caractère obligatoire qu'ils n'ont pas.

Vous n'aurez généralement pas le choix de la garantie. Selon la situation, la caution sera préférée à une garantie hypothécaire. C'est d'ailleurs l'option la plus largement usitée, les sociétés de cautionnement étant filiales ou partenaires des établissements de crédit. On reste dans le giron bancaire. Les frais de dossier sont inévitables et difficilement négociables compte tenu de la faiblesse des taux d'emprunt, idem pour les frais de tenue de compte et le coût de l'évaluation du bien qui sont des sommes forfaitaires et qui ont finalement peu d'impact sur le coût global du crédit.

Il en va tout autrement de l'assurance emprunteur, deuxième poste de coût après les intérêts. La banque va user de son pouvoir pour vous imposer sa formule interne, car le produit lui apporte jusqu'à 70% de marge. Difficile pour elle de se passer de cette juteuse source de profits qui peut pourtant être librement choisie par le client.

La réglementation vous autorise à souscrire une assurance externe à la banque prêteuse dès lors qu'elle présente des garanties au moins équivalentes à celles du contrat groupe. On ne va pas se mentir, mettre en place un contrat alternatif au moment de la demande de prêt est chose malaisée, preuve en est le taux de captation des banques : 87% des assurances emprunteur sont des contrats bancaires. Avec l'accompagnement d'un courtier indépendant comme Magnolia.fr, vous optimisez vos chances de souscrire un contrat délégué, conçu sur-mesure et au tarif le plus juste.

Pressés par le temps pour conclure la transaction et souvent influencés par la banque, bon nombre d'emprunteurs cèdent et souscrivent le contrat d'assurance interne, quitte à payer jusqu'à quatre fois plus cher. Pas de panique ! Le changement d'assurance en cours de prêt est autorisé grâce à la loi Hamon et à l'amendement Bourquin.

La banque ne va pas se contenter de l'assurance de prêt. Elle va également chercher à placer son assurance habitation, produit naturellement lié de toute propriété immobilière.

Assurance habitation : produit accessoire non obligatoire

Rappelons en préambule que l'assurance habitation n'est pas obligatoire pour les propriétaires, qu'ils soient occupants ou non, mais vivement recommandée pour couvrir tout type de sinistre et éviter d'éventuels litiges avec des tiers. L'assurance habitation fait partie des assurances indispensables de la vie quotidienne comme la mutuelle ou l'assurance auto qui est, pour sa part, légalement obligatoire sur le volet responsabilité civile. L’assurance habitation permet de protéger le patrimoine familial en couvrant les dommages aux biens, garantit la responsabilité civile de l'assuré et des membres du foyer en cas de dommages aux tiers.

Autant de caractéristiques que la banque va s'empresser de mettre en avant auprès de tout client emprunteur immobilier. En tant qu'entreprise commerciale, elle est dans son bon droit de proposer son assurance habitation. Elle ne l'est plus si elle cherche à l'imposer pour octroyer le crédit. 

Il en est de l'assurance emprunteur comme de l'assurance habitation : elles ne sont pas obligatoires pour obtenir un financement immobilier. 

S'il paraît illusoire de décrocher un prêt sans assurance emprunteur en raison de la protection indispensable et essentielle qu'elle confère à la banque et à l'assuré emprunteur, l'assurance habitation est un simple accessoire qui ne peut en aucun cas conditionner l'octroi du prêt.

Là encore, le discours influent de la banque a raison de l'emprunteur qui souscrit à l'assurance habitation pour accélérer sa demande de prêt. Si tel est votre cas, vous pouvez résilier le contrat après la première échéance, à tout moment et sans frais, conformément à la loi Hamon. Il appartient au nouvel assureur de gérer toutes les démarches administratives liées au changement pour éviter toute rupture de couverture.

Coûts annexes d'un crédit immobilier : que dit la loi ?

Sachez enfin que le coût de l'assurance habitation devra être inclus dans le calcul du TAEG si elle est imposée par la banque pour l'octroi du prêt. Du point de vue réglementaire (articles L.311-1, R.313-1-0-3 et R.314-4 du Code de la consommation), toutes les dépenses nécessaires pour obtenir le crédit ou pour l'obtenir aux conditions annoncées doivent être comprises dans le TAEG, notamment les primes d'assurance. Il existe une abondante jurisprudence sur les éléments devant entrer ou non dans le calcul du TAEG.

Une récente décision de la Cour de cassation indique par exemple que le nantissement d'une assurance vie exigée en garantie du prêt doit faire partie des frais indirects pris en compte dans le TAEG. Il en est de même des frais de souscription de parts sociales dès lors qu'ils subordonnent l'octroi du prêt, également des primes de l'assurance habitation si la souscription est une condition de formation du contrat de prêt.

Tous les frais qui conditionnent le prêt doivent donc être intégrés dans le TAEG. Cela vaut pour l'assurance emprunteur que certaines banques n'hésitaient pas, encore récemment, à exclure pour contenir le TAEG sous le taux d'usure. C'est désormais interdit en vertu des nouvelles règles d'octroi.

Si l'on se réfère à la directive européenne, qui est obligatoirement transposée dans le droit français, "Le coût total du crédit pour le consommateur devrait inclure tous les coûts que le consommateur doit payer au titre du contrat de crédit et qui sont connus du prêteur. Il devrait, par conséquent, inclure les intérêts, les commissions, les taxes, les frais des intermédiaires de crédit, les frais d’expertise du bien à hypothéquer et tous les autres frais, à l’exception des frais de notaire, nécessaires pour obtenir le crédit, par exemple une assurance vie, ou pour l’obtenir aux conditions annoncées, par exemple une assurance incendie".

En pratique, la banque va rarement inclure les primes de l'assurance habitation dans le coût du crédit immobilier pour la bonne et simple raison qu'elles vont alourdir le TAEG, dans des proportions toutefois minimes. N'oublions pas la condition sine qua non : rester en-deçà du taux de l'usure.

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Changement d’assurance emprunteur : faire des économies tout en améliorant les garanties en 2026

Longtemps considérée comme une simple formalité bancaire, l'assurance emprunteur s'est imposée comme l'un des postes de dépense les plus scrutés par les ménages français. Et pour cause : son impact financier sur la durée totale d'un crédit immobilier peut dépasser plusieurs dizaines de milliers d'euros. En 2026, dans un contexte où chaque euro compte, savoir comment changer d'assurance emprunteur pour faire des économies sans perdre en protection est devenu un réflexe indispensable pour tout acheteur ou propriétaire averti. Ce que pèse vraiment l'assurance emprunteur dans votre budget Lorsqu'un ménage contracte un prêt immobilier, l'assurance emprunteur est systématiquement exigée par les établissements bancaires, même si la loi ne la rend pas formellement obligatoire. Cette couverture protège à la fois la banque et l'emprunteur contre les aléas de la vie : Décès : le capital restant dû est remboursé à la banque, selon la quotité assurée. 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Des réformes qui ont ouvert la voie aux économies en assurance emprunteur Le marché de l'assurance emprunteur a été profondément reconfiguré par les réformes réglementaires des dernières années. Avant ces changements, les banques imposaient quasi systématiquement leurs contrats groupe, toujours standardisés, calibrés pour des profils moyens, et peu compétitifs sur le plan tarifaire. Depuis 2010, les droits des emprunteurs ont considérablement évolué : Libre choix dès la souscription : tout emprunteur peut opter pour une assurance externe sans être contraint d'accepter le contrat de sa banque (loi Lagarde). Résiliation à tout moment : il est possible de changer d'assurance emprunteur sans pénalités ni frais, quelle que soit la date (loi Lemoine de 2022). Délais encadrés : les banques sont tenues de répondre aux demandes de substitution dans des délais réglementés, soit 10 jours ouvrés. Obligation de motivation : tout refus de substitution doit être justifié par une absence d'équivalence de garanties, et non par une préférence commerciale. En 2026, ces règles sont mieux respectées qu'auparavant, sous l'effet d'un contrôle accru des autorités de tutelle. Récemment, 4 banques ont été sanctionnées par la DGCCRF (répression des fraudes) pour avoir pratiqué des retards inacceptables dans le traitement des substitutions en assurance de prêt. Malgré ce droit au changement, une large partie des emprunteurs ne franchit pas le pas, par manque d'information ou par crainte d'une démarche perçue comme complexe, alors que les procédures se sont considérablement simplifiées. Combien peut-on réellement économiser en changeant d'assurance emprunteur ? C'est la question centrale, et les chiffres parlent d'eux-mêmes. Les assurances individuelles souscrites auprès d'assureurs indépendants sont jusqu’à 4 fois moins chères que les offres bancaires, et elles calculent souvent leurs primes sur le capital restant dû plutôt que sur le capital initial emprunté. Ce mode de calcul, plus avantageux, entraîne une diminution progressive des cotisations au fil du remboursement. Les profils qui ont le plus à gagner d'un changement d'assurance emprunteur sont notamment : Les jeunes emprunteurs (moins de 40 ans), pour qui le risque statistique est faible Les non-fumeurs, qui bénéficient de tarifs préférentiels chez la plupart des assureurs alternatifs Les cadres et professions libérales exerçant des métiers sans risques particuliers Les emprunteurs en bonne santé, sans antécédents médicaux significatifs Concrètement, sur un crédit de 200 000 euros sur 20 ans, un emprunteur de 35 ans pourrait économiser entre 5 000 et 15 000 euros en optant pour une délégation d'assurance bien choisie.  Ces estimations varient selon le profil, le niveau de garanties retenu et les conditions du contrat initial, mais elles illustrent l'ampleur des gains que beaucoup de propriétaires laissent aujourd'hui sur la table. À l'inverse, certains profils doivent aborder ce changement avec plus de prudence : Les emprunteurs présentant des risques aggravés de santé Les professions exposées à des risques particuliers Les emprunteurs proches de la fin de prêt, pour qui le gain potentiel est plus limité Le seul arbitrage utile est de questionner régulièrement votre contrat et de le comparer aux offres d’assurance emprunteur du moment. Garanties d’assurance emprunteur : ne pas sacrifier la protection sur l'autel du prix Réduire le coût de son assurance emprunteur ne doit pas se faire au détriment de la qualité de la couverture. Avant toute comparaison tarifaire, plusieurs paramètres doivent être examinés avec attention : Les délais de carence : période suivant la souscription pendant laquelle certaines garanties ne s'appliquent pas encore Les franchises : nombre de jours d'arrêt au-delà desquels l'indemnisation débute (entre 15 et 180 jours, choix parfois possible) Les exclusions de garanties : certains métiers à risques, pratiques sportives ou pathologies peuvent être exclus, le rachat d’exclusion moyennant une surprime d’assurance emprunteur étant possible dans certains cas Les limites d'âge : au-delà d'un certain âge, certaines garanties cessent d'être actives La quotité assurée : en cas d'emprunt à deux, la répartition de la couverture entre co-emprunteurs doit être adaptée à la situation réelle de chaque foyer. Un contrat moins cher peut s'avérer nettement moins protecteur si ces paramètres sont ignorés.  En 2026, les professionnels du secteur insistent sur un point : la comparaison doit porter sur l'équivalence objective des garanties, et non uniquement sur le tarif affiché. Comme indiqué plus haut, la substitution n'est validée par la banque que sur la parité des garanties entre les 2 contrats. De manière implicite, cela vous permet de rehausser votre protection tout en maîtrisant le coût. Les bons réflexes pour optimiser son assurance emprunteur en 2026 Face à la diversité des offres, plusieurs pratiques permettent de maximiser ses chances d'économies tout en maintenant un niveau de protection adapté : Utiliser un comparateur en ligne pour visualiser rapidement les écarts de prix entre les principaux acteurs du marché. Faire appel à un courtier spécialisé en assurance emprunteur pour sécuriser l'équivalence de garanties, accompagner les démarches de substitution et éviter les refus bancaires. Réévaluer son contrat régulièrement, notamment en cas de changement de situation personnelle (arrêt du tabac, amélioration de l'état de santé, changement de profession). Agir tôt dans la vie du prêt pour maximiser les économies, le gain étant proportionnel au capital restant dû. Vérifier la réponse de la banque dans les délais légaux et, en cas de refus injustifié, se faire accompagner pour contester la décision (Médiateur de l’Assurance). En 2026, alors que les taux d'intérêt se stabilisent et que l'accès au crédit reste sélectif, le changement d'assurance emprunteur s'affirme comme l'un des rares leviers d'optimisation accessibles sans renégocier son prêt. Pour des milliers de ménages français, cette démarche représente une opportunité concrète d'alléger significativement leur budget sur le long terme. Comparer les offres, analyser les garanties, agir au bon moment : ces 3 réflexes transforment l'assurance emprunteur d'une contrainte bancaire en véritable outil de gestion financière, et potentiellement en plusieurs milliers d'euros d'économies à la clé. Consultez notre baromètre du pouvoir d’achat immobilier de janvier 2026 pour constater, chiffres à l’appui, l’intérêt de changer d’assurance emprunteur le plus tôt possible après la signature de l’offre de prêt.

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Assurances : comment faire le tri pour dépenser moins en 2026 ?

Les dépenses liées aux assurances représentent une part importante du budget des ménages. Entre l’assurance habitation, l’assurance auto, la complémentaire santé, l'assurance emprunteur si vous remboursez un crédit immobilier ou encore les garanties associées aux achats d’équipements, les contrats s’accumulent rapidement. Chaque année, les Français consacrent en moyenne près de 3 000 euros par an à leurs assurances, soit grosso modo 2 Smic mensuels nets. Face à ce montant conséquent, il devient essentiel de s’interroger sur l’utilité réelle de chaque contrat, d’identifier les garanties inutiles et de comparer les offres disponibles sur le marché. Un budget assurance élevé qui mérite réflexion Les assurances représentent une charge financière importante pour de nombreux foyers. Ce montant global élevé de 3 000 euros tous contrats confondus inclut les assurances obligatoires comme l’assurance habitation et l’assurance auto, mais aussi des garanties facultatives parfois souscrites sans réelle analyse des besoins. Vérifier l’adéquation entre prix et garanties Avant de penser à réduire ses cotisations, il est indispensable de lire attentivement les conditions générales de chaque contrat, d’examiner les plafonds d’indemnisation et de poser des questions précises à son assureur avant toute modification de police d’assurance. En effet, une baisse importante du tarif peut cacher une diminution du niveau de protection, ce qui n’est pas souhaitable. Certaines garanties essentielles peuvent être exclues ou insuffisantes, comme la couverture des objets de valeur, le bris de glace ou certaines indemnisations spécifiques. Adapter ses contrats à l’évolution de sa situation Les besoins en assurance évoluent avec le temps. Un changement de logement, de situation familiale ou de véhicule peut rendre certaines garanties obsolètes ou déficientes. Réévaluer régulièrement ses contrats permet d’éviter de payer pour des protections inutiles ou inadaptées. C’est là qu’interviennent les comparateurs d’assurance, des outils gratuits qui proposent de mettre en concurrence les meilleures offres du moment, et qui vous aident à identifier celle qui répond à vos besoins et à votre budget. Faut-il rester fidèle à son assureur ? C’est souvent le dilemme : est-ce préférable de rester fidèle à mon assureur ou d’aller voir ailleurs ? La fidélité ne paie pas en assurance car elle ne garantit pas toujours les meilleurs tarifs. Les offres commerciales sont souvent plus avantageuses pour les nouveaux clients que pour les assurés de longue date. Comparer les offres régulièrement Pensez à comparer vos différents contrats tous les ans ou tous les 2 ans. Cette démarche doit être réalisée à garanties équivalentes afin d’éviter de choisir une offre moins chère mais moins protectrice. La comparaison doit se faire sur une base objective. Les comparaisons permettent également de mieux négocier son contrat actuel en s’appuyant sur les prix pratiqués par la concurrence. Résilier plus facilement son contrat Aujourd’hui, la résiliation des contrats d’assurance est simplifiée. Après la première année de souscription, il est possible de changer d’assureur à tout moment. Dans de nombreux cas, le nouvel assureur prend en charge les démarches administratives.  La résiliation infra-annuelle en mutuelle santé vous permet de dénoncer votre contrat à tout moment après 12 mois révolus, et d’opter pour une offre mieux adaptée et moins chère pour économiser jusqu’à 300 € sur l’année. Une règle reste essentielle : il ne faut jamais résilier un contrat avant l’entrée en vigueur du nouveau afin d’éviter toute interruption de couverture. Grâce à un courtier en assurance, vous réussirez la concordance des temps entre les 2 contrats. Le cas particulier de l’assurance emprunteur Si vous remboursez un crédit immobilier, celui-ci est couvert par une assurance emprunteur. Cette protection indispensable en cas d’aléas de la vie (décès, invalidité et incapacité de travail) représente entre 20% et 40% du coût de votre emprunt, soit la deuxième dépense après les intérêts. Savez-vous que l’assurance de prêt immobilier est non seulement négociable mais résiliable à tout moment, sans engagement de souscription, contrairement aux autres assurances citées plus haut ?  Grâce à la loi Lemoine, vous pouvez changer d’assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, sans délai de préavis ni motif à fournir. Votre seule obligation est de respecter l’équivalence de niveau de garanties entre les 2 contrats. Un courtier en assurance emprunteur peut vous aider à sélectionner le contrat qui correspond à votre situation, également s’occuper de toutes les démarches administratives à votre place. La substitution d'un contrat bancaire par une offre alternative peut vous faire économiser des centaines voire des milliers d'euros sur la durée restante de remboursement. À couverture équivalente, une assurance externe coûte jusqu'à 4 fois moins cher que la proposition du prêteur. Les assurances obligatoires à conserver Toutes les assurances ne peuvent pas être supprimées. Certaines sont imposées par la loi ou par la situation professionnelle. Toutefois, elles se négocient et peuvent être substituées à tout moment après une année de souscription. Assurance habitation et assurance auto L’assurance habitation est obligatoire pour tout locataire et fortement recommandée pour les propriétaires. Elle protège contre les principaux sinistres du quotidien et inclut généralement la responsabilité civile. L’assurance automobile est également indispensable pour tout véhicule en circulation, même pour une utilisation occasionnelle ou si l’engin reste au garage. Mutuelle d’entreprise et cas de dispense Les salariés du secteur privé (depuis janvier 2016) et de la fonction publique d’État (depuis janvier 2026) doivent adhérer à une mutuelle d’entreprise financée en partie par leur employeur. Toutefois, certaines situations autorisent la dispense et permettent d’éviter une double cotisation, notamment lorsqu’il est possible d’être rattaché à la complémentaire santé du conjoint en tant qu’ayant droit. Les assurances en doublon : une source d’économies importante De nombreux consommateurs paient plusieurs fois pour des garanties similaires sans en avoir conscience. Identifier ces doublons constitue l’un des moyens les plus efficaces de réduire ses dépenses. Garanties déjà incluses dans d’autres contrats La garantie légale protège les produits neufs pendant 2 ans contre les défauts. Dans ce contexte, certaines assurances proposées lors de l’achat d’un équipement ou appareil sont superflues. Certaines cartes bancaires incluent également des protections pour les achats, les voyages ou les locations de voiture, ce qui rend inutile la souscription de garanties supplémentaires. Assurance scolaire et responsabilité civile L’assurance scolaire constitue un autre exemple fréquent de doublon. La responsabilité civile incluse dans de nombreux contrats d’assurance habitation couvre déjà les dommages causés par les enfants. Les assurances proposées en magasin Lors de l’achat d’un appareil portable (téléphone, tablette, ordinateur), des assurances complémentaires sont systématiquement proposées. Pourtant, ces contrats comportent généralement de nombreuses exclusions (vol sans violence ni effraction, perte, casse résultant d’un défaut d’entretien) et une franchise élevée, et présentent un intérêt limité voire nul si vous disposez de garanties dans vos assurances (MRH) ou cartes bancaires. Les comparateurs d’assurances pour faire jouer la concurrence Les comparateurs en ligne permettent d’obtenir rapidement une vision globale des offres disponibles sur le marché. Ils facilitent la comparaison des tarifs, des garanties et des niveaux de couverture. Ces outils renforcent la transparence et encouragent la concurrence entre assureurs. Ils peuvent aider les consommateurs à identifier les contrats les plus adaptés à leur profil et à réaliser des économies substantielles. Toutefois, il reste essentiel d’examiner attentivement les conditions proposées, notamment les franchises, les exclusions et les plafonds d’indemnisation. Comment optimiser efficacement ses assurances ? Pour réduire ses dépenses sans compromettre sa protection, plusieurs bonnes pratiques peuvent être mises en place : analyser ses contrats chaque année comparer les offres du marché régulièrement supprimer les garanties inutiles vérifier les protections déjà incluses dans d’autres contrats ajuster les franchises selon ses besoins négocier les tarifs avec son assureur. Une gestion proactive de ses assurances permet de maîtriser son budget tout en conservant une couverture adaptée. Réduire le coût de ses assurances ne signifie pas diminuer sa protection, mais plutôt payer le juste prix pour des garanties réellement utiles. En examinant régulièrement ses contrats, en identifiant les doublons et en mettant les assureurs en concurrence, il est possible d’alléger significativement ses dépenses. Dans un contexte de hausse des charges contraintes, mieux gérer ses assurances constitue un levier d’économies durable et accessible à tous.