Comment emprunter quand on a eu un Covid long ?

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Souscrire une assurance de prêt immobilier pour emprunter quand on a des problèmes de santé est un véritable parcours du combattant, notamment en cas de Covid long, pathologie que même les autorités de santé peinent à définir, et qui touche aujourd'hui des milliers de personnes. Comment les assureurs appréhendent cette problématique ? Peut-on emprunter avec un Covid long ?

Définition du Covid long

Le Covid long est la forme longue de l'infection au virus Covid-19, épidémie qui sévit depuis plus de deux ans en France et dans le monde. Dès lors qu'une personne infectée ressent toujours les symptômes initiaux ou qu'elle a développé d'autres symptômes survenus secondairement trois mois après avoir été touchée, les médecins considèrent qu'elle souffre de Covid long.

Le ministère de la Santé estime qu'environ 700 000 personnes seraient concernées par les formes longues du Covid-19, formes au pluriel car cette pathologie, qui ressemble plutôt à un syndrome post-infectieux, présente une multitude de symptômes qui peuvent s'apparenter à d'autres maladies. Voici une liste non exhaustive* des symptômes post-Covid qui indiquent une forme longue :

  • fatigue intense,
  • malaises post effort,
  • troubles cognitifs (concentration, mémoire, manque de mot) et sensoriels (bourdonnements d’oreille, vertiges),
  • maux de tête,
  • difficultés respiratoires,
  • douleurs et oppressions thoraciques,
  • palpitations,
  • troubles dysautonomiques,
  • troubles de l’odorat et du goût,
  • maux de gorge et toux,
  • sueurs,
  • douleurs musculo-tendineuses,
  • sensations anormales de type de brûlures ou picotements,
  • troubles digestifs (anorexie, douleurs abdominales, diarrhée),
  • manifestations cutanées (prurit, urticaire),
  • chute des cheveux,
  • troubles du sommeil,
  • irritabilité,
  • anxiété et humeur dépressive.

On voit ici toute la difficulté à poser un diagnostic de Covid long en raison des différentes manifestations physiologiques et/ou psychologiques qui peuvent s'additionner ou apparaître de manière isolée. Le gouvernement a engagé un plan spécifique de 30 millions d'euros étalés sur trois ans pour encadrer et mieux connaître le Covid long, axé sur la formation des médecins, la structuration du parcours de soins des malades et la recherche médicale.

Selon les estimations du ministère de la Santé, sur les 700 000 patients présentant une forme longue du Covid-19, 10% seraient sérieusement affectés et nécessiteraient une prise en charge spécifique dans une structure dédiée. D'après l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), 25% des personnes infectées par le Covid-19 sont toujours souffrantes plus d'un mois après et au moins une personne sur dix présente des symptômes persistants après douze semaines. Pour 10% d'entre elles, la vie personnelle et professionnelle est suffisamment affectée pour entraîner une situation de précarité.

Comment est pris en charge un Covid long par la Sécu ?

Pour l'heure, l'Assurance Maladie n'a pas inscrit les formes longues du Covid sur la liste des ALD 30 (Affections de Longue Durée), liste fixée par décret de 30 maladies dont la gravité et/ou le caractère chronique nécessite un traitement prolongé et particulièrement coûteux, comme certains cancers, le diabète, la mucoviscidose, le VIH ou encore la sclérose en plaques. Les maladies de cette liste sont dites exonérantes, c'est-à-dire prises en charge à 100% sur la base de remboursement de la Sécu (sauf participations forfaitaires).

Il existe des ALD hors liste (ALD 31) qui concernent d'autres pathologies évoluant sur une durée prévisible supérieure à 6 mois, dont le traitement est particulièrement coûteux. La prise en charge à 100% comprend obligatoirement un traitement médicamenteux ou un appareillage, et 2 critères parmi les 4 suivants doivent être réunis :

  • hospitalisation à venir
  • actes médicaux répétés
  • actes biologiques répétés
  • soins paramédicaux fréquents et réguliers.

En cas de cumul de plusieurs affections entraînant un état pathologique invalidant nécessitant un traitement d'une durée supérieure à 6 mois et particulièrement coûteux, on parle d'ALD 32, affection elle aussi exonérante.

L'ultime catégorie d'ALD est dite non exonérante et concerne les affections nécessitant une interruption de travail ou des soins d'une durée prévisible supérieure à 6 mois, sans ouvrir droit à la suppression du ticket modérateur. Les soins sont remboursés aux taux habituels et le patient peut bénéficier d'une prise en charge des transports en lien avec sa maladie.

Les personnes qui développent un Covid long sont le plus souvent des patients ayant été hospitalisés pour une forme grave et peuvent relever de l'une des ces listes en fonction des symptômes qu'elles présentent et de la durée de l'affection. Depuis le début de la pandémie, les autorités de santé chiffrent à près de 4 000 le nombre de patients admis en ALD hors liste (ALD 31 ou 32) ayant été admis sur la liste ALD 30.

Les formes longues du Covid-19 sont principalement dues au variant Delta, le variant Omicron étant plus contagieux mais moins virulent. Ce variant étant aujourd'hui dominant, il est prévisible que les formes graves, tout comme les formes longues de la maladie, disparaissent au fil du temps.

Assurance de prêt en cas de Covid long

Emprunter avec un Covid long s'avère compliqué en raison de la complexité pour les assureurs d'appréhender correctement la maladie, qui n'est pas nommée dans le questionnaire de santé. Les personnes touchées doivent déclarer les arrêts de travail quelle que soit leur durée, ainsi que les traitements en cours, autant d'éléments discriminants qui entraînent des exclusions de garantie ou des surprimes, voire un refus d'assurance. 

En cas d'exclusion sur la garantie ITT (Incapacité Temporaire de Travail), rares sont les banques à accorder le financement, car cette garantie, qui entre jeu en cas d'arrêt de travail pour maladie ou accident, prend en charge une partie des mensualités de crédit.

Selon la nature des symptômes du Covid long, il est possible de racheter les exclusions de garanties. Les troubles psychiques ou psychiatriques, comme l'anxiété, ainsi que les affections dorso-vertébrales et la fatigue intense sont considérés par les assureurs comme des maladies non objectivables (MNO), et peuvent être couvertes au titre des garanties incapacité et invalidité moyennant une surprime. Cette option est souvent conditionnée à un nombre minimum de jours d'hospitalisation.

Si la personne souffrant d'un Covid long est déclarée en ALD, elle relève de la convention Aeras (s'Assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé), dispositif qui facilite l'accès à l'assurance et au crédit (consommation, immobilier et professionnel) aux candidats qui ne peuvent être couverts aux conditions standard pour cause de graves problèmes de santé. Les surprimes sont plafonnées pour les pathologies listées sur la grille de référence, pour les autres, les banques et les assureurs facturent librement. Ajoutons que pour être éligible à la convention Aeras il faut cumuler deux conditions :

  • emprunter moins de 320 000€
  • rembourser le crédit avant le 70ème anniversaire.

La solution pour ces profils à risques dont les personnes avec un Covid long est d'attendre l'entrée en application de la loi Lemoine le 1er juin prochain. Cette réforme de l'assurance emprunteur supprime la sélection médicale pour tous les nouveaux candidats à l'emprunt immobilier sous réserve que la somme assurée n'excède pas 200 000€ et qu'elle soit remboursée avant 60 ans. Plus de questionnaire de santé à remplir, ce qui signifie un accès sans entrave au crédit et à l'assurance nonobstant les problèmes de santé qu'on incarne.

*source Capital

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Baromètre du pouvoir d'achat immobilier octobre 2026 : gagnez des mètres carrés en changeant d'assurance emprunteur

Pour garantir votre prêt immobilier, vous devez souscrire une assurance emprunteur. La réglementation vous autorise à choisir librement le contrat et à en changer à tout moment. Magnolia.fr calcule chaque trimestre le nombre de mètres carrés supplémentaires que vous pouvez acquérir dans les 20 plus grandes métropoles françaises en changeant d’assurance de prêt. La délégation d’assurance emprunteur reste le seul levier d’économies pour faire baisser significativement son taux annuel effectif global (TAEG) et rester sous l’usure. Assurance bancaire contre assurance déléguée Nous proposons 3 profils d’emprunteurs, et calculons pour chacun le nombre de mètres carrés additionnels qu’il est possible d'acquérir en substituant l’assurance bancaire par une assurance individuelle concurrente. Profil 1 : vous êtes primo-accédant, âgé entre 25 et 35 ans ; vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,60% (taux pour un bon dossier au 5 octobre 2026) ;  l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), soit un coût de 13 600€ ; chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,09%, soit le taux moyen observé pour les dossiers de mêmes profils traités jusqu'en septembre 2026. Le coût de l’assurance est de 3 600€. Vous réalisez une économie de 10 000€ en optant pour une assurance déléguée. Profil 2 :   vous avez entre 25 et 35 ans et empruntez à 2 en tant que primo-accédants ; vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,60% (taux pour un bon dossier au 5 octobre 2026) ;  l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen) sur chaque tête, soit un coût de 27 200€ ; votre Taux Annuel Effectif Global ou TAEG s’affiche à 4,77% (hors frais de dossier et frais de garantie). chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,08% sur chaque tête, soit le taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en septembre 2026. Le coût de l’assurance est de 6 400€. Votre TAEG tombe à 3,93% hors frais de garantie et autres dépenses annexes. Vous réalisez une économie de 20 800€ en optant pour une assurance déléguée. Profil 3 : vous avez entre 35 et 45 ans. vous empruntez à deux la somme de 400 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,60% (taux pour un bon dossier au 5 octobre 2026) ; l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), avec quotité d'assurance de prêt à 100% sur chaque tête, soit un coût total de 54 400€ ; votre TAEG s’affiche à 4,77%, hors frais de garantie (hypothèque ou caution). Notons que le taux d'usure au 4ème trimestre 2026 est de 5,40 % pour les durées de 20 ans et plus. chez le comparateur Magnolia.fr, l’assurance est proposée au taux de 0,17% (taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en septembre 2026). Chacun est assuré à hauteur de 100% du montant emprunté, le coût total de l’assurance est de 27 200€. Si on applique une quotité d’assurance à 50% sur chaque tête, le coût de l’assurance descend à 13 600€. Vous économisez 27 200€ avec une quotité à 100% sur chaque tête ou 40 800€ avec une quotité à 50/50. Le TAEG tombe respectivement à 4,22% ou 3,94%, vous laissant un espace plus que suffisant pour intégrer les frais annexes (garantie, frais de dossier, etc.). Combien de mètres carrés supplémentaires ces 3 profils peuvent gagner en octobre 2026 grâce à la délégation d’assurance de prêt immobilier ? Villes Prix moyen m2 appartement*   Nb de m2 supplémentaires avec 10 000€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 1   Nb de m2    supplémentaires avec 20 800€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 2   Nb de m2  supplémentaires avec 40 800€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 3   Saint-Étienne   1 230 € 8,13 m2 16,91 m2 33,17 m2 Le Havre 1 893 € 5,28 m2 10,98 m2 21,55 m2 Nîmes 2 377 € 4,20 m2 8,75 m2 17,16 m2 Dijon 2 795 € 3,57 m2 7,44 m2 14,59 m2 Reims 2 687 € 3,72 m2 7,74 m2 15,18 m2 Grenoble 2 501 € 3,99 m2 8,31 m2 16,31 m2 Toulon 3 171 € 3,15 m2 6,56 m2 12,86 m2 Angers 3 174 € 3,15 m2 6,55 m2 12,85 m2 Lille 3 409 € 2,93 m2 6,10 m2 11,96 m2 Montpellier 3 412 € 2,93 m2 6,09 m2 11,95 m2 Toulouse 3 565 € 2,80 m2 5,83 m2 11,44 m2 Marseille 3 605 € 2,77 m2 5,77 m2 11,31 m2 Nantes 3 371 € 2,96 m2 6,17 m2 12,10 m2 Villeurbanne 3 707 € 2,69 m2 5,61 m2 11,00 m2 Strasbourg 3 740 € 2,67 m2 5,56 m2 11,52 m2 Rennes 4 015 € 2,49 m2 5,18 m2 10,16 m2 Bordeaux 4 448 € 2,24 m2 4,67 m2 9,17 m2 Nice 5 245 € 1,90 m2 3,96 m2 7,77 m2 Lyon 4 714 € 2,12 m2 4,41 m2 8,65 m2 Paris 9 630 € 1,03 m2 2,15 m2 4,23 m2 Prix estimés Meilleurs Agents au 1er octobre 2026 (prix en net vendeur) Les économies calculées sont les économies maximales potentielles si le changement d’assurance intervient dans le mois de la signature de l’offre de prêt. L’état du marché immobilier ancien en octobre 2026 En ce début octobre 2026, le marché immobilier français voit ses prix baisser pendant que les taux d'emprunt remontent (lire plus bas). Cette situation modifie le pouvoir d'achat des acheteurs. Les prix de l’immobilier ancien reculent de 1 % au cours du deuxième trimestre. Comparativement à 2022, la chute atteint -6,2 %, mais elle est nettement plus marquée dans les grandes villes comme à Paris (-11%), Lyon (-16%) ou Nantes (-18%). Précisons toutefois que les prix avaient flambé de 34 % entre 2015 et 2022. L’écart entre la valeur financière d’un bien et sa valeur réelle était alors excessif. Les conséquences pour l'acheteur se logent à 3 niveaux :   hausse des taux qui annule la baisse des prix ; bonne opportunité pour négocier les biens ; attention accrue au budget global du prêt. Pour de nombreux observateurs, on est, certes, sur un ajustement à la baisse, mais sans une correction nette qui aurait pu compenser la hausse des taux. Conditions d’emprunt en octobre 2026 Taux en hausse en octobre Les taux moyens constatés en octobre 2026 sont les suivants (hors assurance de prêt et coût des sûretés) : 15 ans : 3,50 %  20 ans : 3,60 %  25 ans : 3,70 % Pour décrocher les conditions les plus avantageuses, la qualité du dossier reste déterminante : un apport personnel couvrant plus que les frais de notaire et une situation financière stable (emploi en CDI avec ancienneté, épargne de précaution, pas de découvert bancaire) sont des prérequis pour convaincre le banquier.  Beaucoup pronostiquent des taux bruts à 4 % pour la toute fin de l'année 2026. Progression du taux d’usure au T4 Les taux d’usure du dernier trimestre 2026 progressent de manière significative. Pour rappel, le taux d’usure correspond au taux annuel effectif global (TAEG) maximal que les banques peuvent appliquer.  Ce plafond agrège tous les frais liés à l’obtention du crédit : le taux d'intérêt, l'assurance emprunteur, les frais de dossier et la garantie (hypothèque ou caution). Les plafonds applicables au T4 2026 sont les suivants : 4,09 % pour les prêts à taux fixe de moins de 10 ans  4,68 % pour les prêts à taux fixe de 10 à moins de 20 ans  5,40 % pour les crédits à taux fixe de 20 ans et plus  5,52 % pour les prêts à taux variable  6,49 % pour les prêts relais. Cette hausse pourrait avoir des conséquences paradoxales :  elle illustre la remontée des taux durant le trimestre précédent ; elle peut débloquer des dossiers qui étaient auparavant à la marge ; elle est figée pour 3 mois, avec le risque d’un effet ciseau si les taux continuent d’augmenter d’ici la fin de l’année. Retrouvez toutes les infos pour emprunter en octobre 2026. Combien de mètres carrés en changeant d’assurance emprunteur en octobre 2026 ? L’assurance emprunteur accompagne la quasi-totalité des projets de financement immobilier. Elle sécurise le remboursement du crédit pour l’emprunteur comme pour la banque lorsque certains événements surviennent (décès, invalidité ou incapacité de travail). Cette protection a toutefois un impact sur le budget consacré au prêt, puisque son coût s’ajoute aux mensualités de crédit. Pour réduire cette dépense, tous les emprunteurs disposent aujourd’hui d’une opportunité particulièrement intéressante : changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment.  Grâce à loi Lemoine de 2022, tout emprunteur peut désormais remettre en question son contrat sans attendre une échéance annuelle. Concrètement, il est possible de : substituer l’assurance de prêt immobilier à tout moment, dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt et pendant toute la durée du remboursement ; résilier son contrat sans frais. Cette faculté permet de rechercher un contrat plus compétitif et, dans de nombreux cas, de dégager plusieurs milliers d’euros d’économies. Plus tôt vous substituez l’assurance bancaire, plus important sera le gain potentiel. Attention : pour que le changement d’assurance emprunteur soit accepté, le nouveau contrat doit respecter l’équivalence des garanties exigée par l’établissement prêteur. En réduisant le coût de l'assurance, vous abaissez votre TAEG et vous augmentez votre pouvoir d'achat immobilier. Les économies envisageables à Paris sont minimes étant donné la cherté de l’immobilier. Ailleurs, où le coût du mètre carré est entre 2 et 8 fois moins cher, la délégation d’assurance de prêt vous permet de financer des mètres carrés supplémentaires : Profil 1 : entre  2,12 m2 (Nice) et 8,13 m2 (Saint-Étienne) Profil 2 : entre 2,15 m2 (Paris) et 16,91 m2 (Saint-Étienne) Profil 3 : entre 4,23 m2 (Paris) et 33,17 m2 (Saint-Étienne) Pour rappel, la taille moyenne d'une salle de bain est d'environ 8 ou 9m2, et celle d'un studio entre 15 et 21m2. Les avantages de changer d'assurance emprunteur en octobre 2026 Optimiser son assurance de prêt immobilier permet de bénéficier de plusieurs avantages concrets : Réduire le coût total du crédit immobilier  Conserver un niveau de garanties adapté et équivalent aux exigences de la banque  Mettre les assureurs en concurrence afin d’obtenir des conditions plus avantageuses  Préserver ou augmenter son pouvoir d’achat immobilier  Disposer d’un budget supplémentaire pour envisager un logement plus grand, mieux situé ou correspondant davantage à ses attentes. L’assurance emprunteur : une dépense à intégrer dans le coût du crédit Au moment de calculer le budget d’un achat immobilier, il est important de prendre en compte le coût de l’assurance de prêt. Cette dépense peut peser de manière significative sur le coût global du financement. Selon le profil de l’emprunteur et les caractéristiques du crédit, elle peut représenter jusqu’à 40 % du coût total du financement. Le montant de la cotisation dépend du profil assuré, des garanties souscrites et des caractéristiques du prêt. Certains emprunteurs peuvent se voir appliquer des tarifs plus élevés en raison de leur situation personnelle ou professionnelle. C’est notamment le cas : des seniors ; des personnes exerçant des professions à risques ; des pratiquants de sports dangereux ; des emprunteurs présentant des risques aggravés de santé. Pour tous les emprunteurs, et en particulier pour ces profils à risques, comparer les contrats et leurs conditions de couverture représente un enjeu financier important. Avec la délégation d’assurance, vous disposez d’un levier pour maîtriser le coût de l’assurance tout en conservant les garanties nécessaires au financement. Avec la loi Lemoine, une deuxième chance vous est donnée d’abaisser le coût global de votre crédit, et vous pouvez le faire en cours de prêt à tout moment.

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Crédit immobilier octobre 2026 : toutes les infos pour emprunter

Le marché du crédit immobilier aborde le mois d’octobre 2026 dans un contexte moins favorable qu’au début de l’année. Les taux d’intérêt sont repartis à la hausse ces dernières semaines, comme en témoignent les nouveaux taux d’usure, en progression eux aussi. Pour les candidats à l’emprunt, le coût global du financement via le TAEG doit donc être étudié avec attention, l’assurance emprunteur étant un élément déterminant pour faire des économies. Taux d’intérêt en hausse en octobre 2026 Les taux de prêt immobilier ont recommencé à augmenter depuis la rentrée. Selon les données communiquées par différents courtiers, les barèmes se situent désormais autour de 3,60 % sur 20 ans en de début octobre 2026, contre 3,50 % début septembre (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). Cette évolution s’explique notamment par la remontée des coûts de financement des banques. Le niveau de l’OAT 10 ans, référence importante pour le marché obligataire français, exerce également une pression sur les taux des crédits immobiliers. Début septembre, son rendement avait dépassé 4 %, et il est désormais autour de 4,70 %, ce qui se répercute progressivement sur les conditions d’emprunt proposées aux particuliers. Quels taux de crédit immobilier en octobre ? Les taux varient selon la durée du prêt, mais aussi selon le profil de l'emprunteur. Les revenus, l’apport personnel, la stabilité professionnelle, le taux d’endettement et la qualité globale du dossier influencent la proposition bancaire. À titre indicatif et selon les prêteurs, les taux moyens observés début octobre 2026 se situent autour de : Durée du prêt Taux moyen 15 ans entre 3,30 % et 3,50 % 20 ans entre 3,50 % et 3,60 % 25 ans entre 3,60 % et 3,70 % Ces chiffres peuvent évoluer selon les banques et les profils. Les taux affichés sont exprimés hors assurance emprunteur et hors frais annexes. Les meilleurs dossiers peuvent bénéficier de taux décotés de 20 à 30 points.  Pour un emprunteur, comparer uniquement le taux nominal ne suffit donc pas. Il faut également regarder le coût total du crédit grâce au TAEG (Taux Annuel Effectif Global), car il agrège tous les frais liés à l’obtention du financement. Taux d’usure : nouveaux plafonds à partir du 1er octobre 2026  Le taux d’usure correspond au TAEG maximal auquel un crédit peut être accordé. Il est fixé chaque trimestre par la Banque de France sur la base des TAEG moyens accordés le trimestre passé.  Il ne se limite pas au taux d’intérêt proposé par la banque : le calcul du TAEG prend en compte les intérêts, certains frais obligatoires (frais de dossier) et le coût de l’assurance emprunteur. À compter du 1er octobre 2026, les nouveaux plafonds remontent significativement : Type de prêt immobilier Taux d’usure au 1er octobre 2026  Taux fixe inférieur à 10 ans 4,09 % Taux fixe de 10 ans à moins de 20 ans 4,68 % Taux fixe de 20 ans et plus 5,40 % Prêt relais 6,49 % Taux variable 5,52 % Pour un emprunt sur 20 ans ou davantage, le taux d’usure passe ainsi de 5,29 % à 5,40 %, soit une hausse de 0,11 point. Sur une durée comprise entre 10 et moins de 20 ans, il progresse de 4,57 % à 4,68 %. De l’importance du taux d’usure  Le relèvement du plafond peut permettre à certains dossiers auparavant bloqués de redevenir finançables. Mais cette marge supplémentaire reste limitée alors que les taux d’emprunt remontent et risquent de continuer leur progression en lien avec la dégradation des conditions de financement des banques.  On parle alors de l’effet ciseau quand existe un décalage pénalisant entre la hausse rapide des taux d'intérêt pratiqués par les banques et la stagnation temporaire du taux d'usure. Certains emprunteurs peuvent être recalés même s’ils sont solvables. L’assurance emprunteur joue ici un rôle déterminant. Pour certains profils, notamment lorsque l’assurance est plus coûteuse en raison de risques spécifiques (santé, âge, profession), elle peut augmenter suffisamment le TAEG pour dépasser le taux d’usure. Assurance emprunteur : un élément essentiel dans le coût du crédit L’assurance emprunteur protège la banque contre certains risques susceptibles d’empêcher le remboursement du prêt (décès, perte totale et irréversible d’autonomie, invalidité et  incapacité temporaire de travail). Son coût est intégré au calcul du TAEG lorsqu’elle est exigée pour obtenir le crédit. Et elle l’est systématiquement, quand bien même aucune loi n’impose sa souscription. Elle peut donc avoir une incidence directe sur le respect du taux d’usure. Peut-on choisir son assurance de prêt ? La banque propose son assurance groupe, mais vous avez le droit de choisir un contrat auprès d’un autre assureur, à condition que les garanties proposées soient équivalentes à celles exigées par la banque. Depuis la loi Lemoine, l’assurance emprunteur d’un crédit immobilier peut par ailleurs être changée à tout moment, sous réserve du respect de l’équivalence des garanties. Comparer les contrats d’assurance permet de rechercher une couverture adaptée et, selon votre profil, de réduire le coût global du financement. Les contrats bancaires étant jusqu’à 4 fois plus chers que les offres alternatives, vous pouvez économiser des centaines voire des milliers d’euros sur la durée de remboursement. Et quand le taux d’emprunt est élevé, ce gain peut aussi permettre d’échapper au couperet de l’usure.  La suppression du questionnaire de santé La loi Lemoine prévoit également une suppression du questionnaire médical en assurance de prêt immobilier, lorsque la part assurée par personne ne dépasse pas 200 000 euros et que le remboursement du crédit intervient avant le 60e anniversaire de l’assuré.  Si vous êtes jeune et que votre état de santé peut compromettre l’obtention du financement, l’accès à l’assurance emprunteur sans sélection médicale est votre sésame. Dans les autres situations, l’assureur demande des informations médicales et éventuellement des examens complémentaires. Comment préparer son projet immobilier en octobre 2026 ? Dans un contexte de remontée des taux, préparer soigneusement son dossier reste essentiel. Avant de solliciter plusieurs banques, il est utile de : déterminer précisément sa capacité d’emprunt ; conserver un apport personnel suffisant ; limiter voire solder les crédits à la consommation et autres charges ; comparer les taux proposés sur plusieurs durées ; examiner le TAEG et pas seulement le taux nominal ; comparer le coût de l’assurance emprunteur ; vérifier le niveau de garanties demandé par la banque ; anticiper les éventuelles formalités médicales ; étudier les possibilités de délégation d’assurance via un comparateur indépendant.

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Fraude massive à l’optique en 2026 : des mutuelles lésées de dizaines de millions d'euros

Une importante affaire de fraude dans le secteur de l’optique vient de mettre en lumière les failles dont peuvent être victimes les complémentaires santé. En 2026, des dizaines de professionnels et de structures de santé sont poursuivis dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons d’escroquerie et de blanchiment en bande organisée. Le préjudice identifié atteint environ 36 millions d’euros depuis 2023, principalement au détriment des organismes complémentaires d’assurance maladie (Ocam). L’affaire a notamment été révélée grâce aux dispositifs de détection mis en place par Malakoff Humanis, qui avait repéré des comportements inhabituels dans certaines demandes de remboursement. Une fraude à l’optique évaluée à 36 millions d’euros L’enquête menée sous l’autorité du parquet de Paris concerne des opticiens, ophtalmologues et responsables de centres de santé. Des perquisitions ont été réalisées entre janvier et juillet 2026 dans différents établissements parisiens, mettant au jour un véritable pacte frauduleux. Au total, les investigations portent sur : 22 professionnels ou responsables de santé ; 15 structures, principalement des centres de santé ; des faits présumés d’escroquerie et de blanchiment en bande organisée ; un préjudice estimé à environ 12 millions d’euros par an depuis 2023. Les premières alertes seraient venues de 2 organismes complémentaires, après la détection d'anomalies dans les facturations présentées pour remboursement. Malakoff Humanis a notamment confirmé avoir effectué un signalement auprès des autorités, conjointement avec le réseau de soins Klésia. Le groupe estime son préjudice à 4 millions d’euros. Au total, ce sont 36 millions d’euros qui ont été détournés depuis 2023, principalement au détriment des complémentaires santé.  Cette affaire ne serait que la partie immergée de l’iceberg. Selon les informations rapportées dans le cadre de l’enquête, le potentiel de fraude dans le secteur de l’optique pourrait atteindre 150 millions d’euros par an à la seule échelle de Paris. Un système frauduleux organisé autour des remboursements Le mécanisme présumé reposait sur différentes pratiques visant à augmenter artificiellement les remboursements versés par les complémentaires santé. Les enquêteurs soupçonnent notamment l’utilisation de prescriptions ne correspondant pas à de véritables consultations ainsi que la facturation de prestations destinées à obtenir une prise en charge maximale. Le fonctionnement a profité à plusieurs catégories d’acteurs : Les clients : ils ont bénéficié de remboursements indus et obtenu un avoir pour différents équipements optiques, comme des montures, des lunettes solaires ou des verres correcteurs. Les opticiens : les pratiques dénoncées ont permis de générer un volume de ventes supplémentaire et d’attirer une clientèle plus importante. Les ophtalmologues et prescripteurs : l’organisation présumée a contribué à augmenter leur nombre de patients. Les centres de santé concernés : certains ont bénéficié d’une activité accrue, alors que leur statut repose officiellement sur un fonctionnement à but non lucratif. Grâce à cette organisation frauduleuse qui a détourné le dispositif 100 % en optique, les mutuelles ont pris en charge des dépenses qui ne correspondaient pas à des prestations médicales ou optiques justifiées. Pour rappel, vous ne payez aucun reste à charge en optique (lunettes de correction), dentaire (prothèses) et audiologie sur tous les équipements sélectionnés dans le panier 100 % Santé, après intervention de l'Assurance Maladie et de votre mutuelle responsable. Les personnes poursuivies encourent jusqu’à 10 ans d’emprisonnement, tandis que d’éventuelles confiscations d’avoirs peuvent également être prononcées. Les ophtalmologues incriminés pourraient être déconventionnés par l’Assurance Maladie et radiés de l’Ordre des Médecins. Comment les mutuelles ont-elles détecté la fraude en optique ? La fraude a été identifiée grâce à l’analyse des données de remboursement, qui ont permis aux organismes complémentaires de repérer des schémas de consommation atypiques et de remonter progressivement jusqu'aux professionnels concernés. :  des volumes très importants de factures d’optique émises quotidiennement ; des pics pouvant atteindre 150 facturations de lunettes par jour pour certains professionnels ; une concentration inhabituelle des prescriptions autour d’un nombre restreint de prescripteurs ; une fréquence particulièrement élevée de demandes associant lunettes et lentilles ; une utilisation systématique ou presque du forfait optique disponible ; l’absence de reste à charge pour l’assuré dans de nombreux dossiers. Chez certains opticiens, la fraude représentait jusqu’à 50 % de leur activité. Pour les complémentaires santé, ces pratiques sont particulièrement problématiques. Lorsqu’un professionnel connaît précisément l'étendue de la garantie optique dont bénéficient les assurés, il peut théoriquement adapter les prestations facturées afin de maximiser les remboursements. Source : L’Argus de l’Assurance