Assurance prêt immobilier : moins cher en 2021 !


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Les bonnes nouvelles se font rares en cette période, alors ne boudons pas notre plaisir ! L'assurance qui couvre un prêt immobilier vous coûte désormais moins cher. 13% d'économies par rapport à 2020, et grâce à qui ? La concurrence, qui exerce une pression salutaire sur les tarifs de l'assurance emprunteur.

 

Baisse des tarifs de l'assurance de prêt

Selon Cyrille Chartier-Kastler, fondateur du site Good value for money, les tarifs moyens en assurance de prêt immobilier ont baissé de 13% entre 2020 et 2021. Pour avancer ce chiffre, les experts de ce site prescripteur de contrats d'assurance ont passé au crible 350 tarifs auprès d'une vingtaine d'opérateurs. Le relevé annuel des offres en assurance de prêt permet donc d'observer un très net recul des prix, une révélation que le média Moneyvox a eu la primeur.

La concurrence porterait-elle enfin ses fruits dans un marché capté par les bancassureurs ? Cyrille Chartier-Kastler en est persuadé et notre rédaction également. En dépit d'une réglementation qui s’est étoffée depuis plus d'une décennie, l'assurance de prêt reste la chasse gardée des bancassureurs, mais le combat de certains parlementaires, à commencer par l'ex-sénateur Bourquin, a fait bouger les lignes. L'acharnement employé par certains, élus, assureurs, courtiers, associations de consommateurs, n'est pas vain, en obligeant les banques à revoir leur politique tarifaire.

"Certains prix aberrants du passé disparaissent", indique Cyrille Chartier-Kastler. On pense en premier lieu aux emprunteurs de plus de 50 ans, qui, sans nécessairement incarner des risques accrus en termes de santé, écopent des tarifs les plus élevés. L'offre de plus en plus large pour ces profils exacerbe la concurrence, ce qui a une incidence sur les tarifs. Les banques et leurs assureurs partenaires, qui conçoivent leurs produits sur le principe de mutualisation, ont introduit une plus grande segmentation pour s'approcher des alternatifs. Il en résulte des tarifs plus personnalisés qui tirent les moyennes vers le bas.

Une réglementation qui prône la concurrence

Tout n'est pas rose pour autant. Si la baisse des tarifs en assurance de prêt est le signe d'un remodelage du marché, les bancassureurs ne lâchent pas la bride. Leurs parts de marché atteignent toujours plus de 85%, à deux mois du onzième anniversaire de l'entrée en vigueur de la loi Lagarde sur la liberté de choix du contrat d'assurance. Depuis, deux autres textes ont tenté de libéraliser le marché en donnant l'opportunité aux emprunteurs de changer de formule en cours de prêt :

  • la loi Hamon de juillet 2014 : tout nouvel emprunteur peut résilier le contrat d'assurance dans les douze mois qui suivent la signature de l'offre de prêt, et le substituer par une assurance alternative à couverture au moins équivalente.
  • l'amendement Bourquin de janvier 2018 : au-delà de la première année, l'emprunteur a la possibilité de substituer le contrat en cours à chaque échéance, toujours dans le respect de l'équivalence de garanties.

Fin 2020, deux députées ont tenté de faire passer un projet de loi visant à rendre effective la résiliation à tout moment de l'assurance de prêt, et d'aligner ainsi la réglementation de ce produit sur celle d'autres assurances résiliables selon le bon vouloir de l'assuré (assurances habitation, auto/moto, complémentaire santé). Le texte a été retoqué par le Conseil Constitutionnel, mais le débat reste ouvert, puisque tout récemment le Comité Consultatif du Secteur Financier a décidé de réunir les forces en présence pour essayer de trouver un consensus afin de faciliter enfin le changement d'assurance. À défaut d'accord, il se dit que le législateur pourrait de nouveau s'emparer du sujet et mettre les banques au pied du mur.

Faire jouer la concurrence pour payer moins cher

Il est certain que les établissements de crédit jouent des gros bras pour imposer leurs formules bancaires. Malgré les lois en faveur du libre choix du contrat, les emprunteurs peinent à exercer leur droit, que ce soit au moment de la signature du crédit ou en aval. Manœuvres dilatoires, dénigrement des offres concurrentes, désinformation, tout est bon pour dissuader le client d'aller voir ailleurs. La banque est en position de force, puisque c'est elle qui distribue le crédit. Aucun emprunteur ne souhaite compromettre son projet immobilier en s'opposant frontalement aux diktats du prêteur et pourtant le jeu en vaut la chandelle.

Si les tarifs baissent en moyenne, on est bien loin d'un alignement des prix avec ceux des alternatifs. À couverture équivalente, un contrat groupe bancaire coûte deux à quatre fois plus cher qu'une offre déléguée. Dans la grande majorité des situations, les assureurs externes sont plus compétitifs grâce à une segmentation plus fine que celle désormais partiellement opérée par les banques. 

Sur la durée totale d'un crédit immobilier, un emprunteur peut économiser jusqu'à 15 000€. S'il n'a pu souscrire l'assurance de son choix à la signature du prêt, il a tout loisir de dénoncer le contrat en cours de prêt. Plus tôt il engage une démarche de résiliation/substitution, plus important sera le gain. Des centaines voire des milliers d'euros selon le profil, la durée restante du prêt et le capital à assurer.

Les consommateurs ne sont pas seuls dans cette quête de l'assurance au meilleur tarif. Les courtiers spécialisés comme Magnolia.fr accompagnent tout emprunteur qui souhaite bénéficier d'une couverture optimale au prix le plus juste. En comparant les offres, chacun a le pouvoir de dire non à la banque sans contrevenir à ses exigences.

Publié par Astrid Cousin le

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