Senior de 70 ans et plus : comment trouver et choisir une bonne mutuelle santé ?

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Le choix d’une mutuelle adaptée à ses besoins et à son budget est d’autant plus compliqué qu’on avance en âge. Les seniors de 70 ans et plus ont des besoins de santé accrus qui nécessitent une couverture complémentaire spécifique en phase avec cette problématique, sans nuire à leur équilibre financier.

Les enjeux de santé pour les seniors de 70 ans et plus

Dans une société où l'espérance de vie ne cesse de croître, les enjeux de santé des aînés sont cruciaux. Les seniors de plus de 70 ans font face à divers défis de santé qui nécessitent une attention particulière.

La gestion des maladies chroniques est un enjeu majeur. Des conditions telles que le diabète, l'hypertension, les cancers, les maladies respiratoires et les maladies cardiaques sont fréquentes et nécessitent une surveillance continue. Des visites régulières chez le médecin et un suivi rigoureux des traitements sont indispensables pour maintenir une bonne qualité de vie.

La prévention des chutes est également primordiale. Avec l'âge, la densité osseuse diminue, rendant les fractures plus probables et plus graves. Des mesures telles que l'aménagement de la maison pour éviter les obstacles et l'exercice physique régulier pour renforcer les muscles peuvent considérablement réduire les risques.

La santé mentale ne doit pas être négligée. L'isolement social peut entraîner la dépression et l'anxiété. Encourager les activités sociales et les loisirs est essentiel pour le bien-être psychologique des seniors.

L'alimentation et la nutrition jouent un rôle clé. Une alimentation équilibrée, riche en nutriments essentiels, aide à prévenir diverses maladies et à maintenir un niveau d'énergie adéquat.

Pour les seniors de plus de 70 ans, une approche globale de la santé, incluant la prévention, le suivi médical et le bien-être mental et physique, est essentielle pour une vieillesse sereine et en bonne santé. Une mutuelle senior adaptée est bien évidemment partie de ce cercle vertueux, car elle est un élément clef pour garantir l’accès à des soins de qualité et mieux maîtriser les restes à charge.

Qu’est-ce qu’une mutuelle senior ?

Une mutuelle senior est une complémentaire santé spécialement conçue pour répondre aux besoins des personnes âgées. Voici les principales caractéristiques d’une mutuelle pour senior :

  • Couverture adaptée aux besoins spécifiques :
    • Les mutuelles seniors offrent des garanties renforcées pour les consultations médicales, les soins dentaires, l'optique et l'audition. Les dépenses de santé augmentant avec l'âge, cette couverture est essentielle pour maintenir une bonne qualité de vie.
  • Remboursement des soins coûteux :
    • Les seniors ont souvent besoin de traitements médicaux onéreux, tels que les hospitalisations et les interventions chirurgicales. Une mutuelle senior propose des remboursements élevés pour ces types de soins, réduisant ainsi le reste à charge.
  • Prise en charge des médecines douces :
    • De nombreuses mutuelles seniors incluent le remboursement des médecines douces (ostéopathie, acupuncture, etc.), favorisant une approche holistique de la santé et du bien-être.
  • Services d'assistance et de prévention :
    • Certaines mutuelles offrent des services supplémentaires comme l'assistance à domicile en cas de maladie ou de convalescence, des programmes de prévention santé et des bilans de santé réguliers.
  • Tarification adaptée :
    • Bien que les cotisations des mutuelles seniors soient généralement plus élevées que celles des mutuelles standards, elles sont ajustées pour offrir une couverture optimale sans sacrifier la qualité des soins.

Quelles sont les garanties d’une mutuelle pour plus de 70 ans ? 

Les garanties d'une mutuelle pour les personnes de plus de 70 ans sont conçues pour offrir une couverture complète des besoins de santé. Les garanties essentielles couvrent les frais médicaux courants et les soins spécialisés, tandis que les garanties optionnelles offrent une flexibilité supplémentaire pour les médecines douces, l'assistance à domicile, et les soins à l’étranger. Cette combinaison permet aux seniors de bénéficier d’une protection optimale, adaptée à leurs besoins spécifiques, et d'améliorer leur qualité de vie.

Garanties essentielles

Hospitalisation :

  • Remboursement des frais de séjour et des honoraires des médecins
  • Prise en charge des frais de chambre individuelle et autres frais de confort

Consultations médicales :

  • Remboursement des consultations chez les spécialistes et généralistes
  • Couverture des dépassements d'honoraires (dans la limite des plafonds réglementaires), fréquents chez la plupart des spécialistes

Soins dentaires :

  • Remboursement des soins courants (détartrage, carie, extraction et autres soins conservateurs)
  • Prise en charge des prothèses dentaires et implants, souvent coûteux, ainsi que de la chirurgie réfractive non remboursée par la Sécu

Optique :

  • Remboursement des lunettes et des lentilles de contact
  • Prise en charge des consultations chez l’ophtalmologue 

Audiologie :

  • Remboursement des appareils auditifs et des consultations chez l’audioprothésiste

Important : la mutuelle responsable (95% des contrats du marché de la complémentaire santé) respecte un cahier des charges qui applique notamment la réforme du 100% Santé. Ce dispositif prévoit la prise en charge intégrale, c’est-à-dire sans reste à charge, des lunettes de vue (verres et monture), des prothèses dentaires et des aides auditives après intervention de la Sécu et de l’organisme complémentaire.


Garanties optionnelles

Médecines douces :

  • Remboursement des séances d’ostéopathie, d’acupuncture, et de chiropraxie.

Cures thermales :

  • Prise en charge partielle ou totale des frais liés aux cures thermales, recommandées pour certaines affections chroniques.

Assistance à domicile :

  • Aide ménagère après une hospitalisation.
  • Livraison de repas et aide à la vie quotidienne.

Dépistage et prévention :

  • Programmes de dépistage réguliers (cancer, maladies cardiovasculaires).
  • Bilans de santé annuels et campagnes de vaccination.

Equipements médicaux :

  • Remboursement des équipements médicaux (lits médicalisés, fauteuils roulants).

Soins à l’étranger :

Comment choisir sa mutuelle senior ?

Choisir sa mutuelle senior nécessite une évaluation attentive de ses besoins, une comparaison des garanties et des coûts, ainsi que la prise en compte des services additionnels et des avis utilisateurs. Une analyse minutieuse assure une couverture optimale et adaptée à vos attentes. Voici les points clés à considérer pour choisir une mutuelle senior compétitive adaptée à vos besoins de santé et à votre budget :

  1. Évaluer vos besoins de santé :
    • Faites le point sur vos besoins médicaux actuels et futurs (consultations fréquentes, hospitalisations, soins dentaires, optique, audition).
    • Considérez les maladies chroniques et les traitements réguliers.
  2. Comparer les garanties :
    • Comparez les différentes mutuelles en fonction des garanties proposées : hospitalisation, soins courants, prothèses dentaires, équipements auditifs, et médecines douces.
    • Vérifiez les taux de remboursement et les plafonds annuels pour chaque type de soin.
    • Le tableau des garanties est un outil pratique pour comparer les offres.
  3. Prendre en compte le budget :
    • Évaluez le coût des cotisations mensuelles en fonction de votre budget.
    • Soyez attentif aux garanties proposées par rapport au prix pour éviter de payer pour des services non nécessaires.
    • Privilégiez les formules modulables qui permettent d’ajuster le niveau de chaque garantie.
  4. Vérifier les délais de carence :
    • Certaines mutuelles imposent des délais de carence avant de commencer à rembourser certains soins, notamment en hospitalisation (sauf urgence). Assurez-vous que ces délais sont raisonnables. Il est possible de souscrire une mutuelle santé sans délai de carence.
  5. Considérer les services additionnels :
    • Recherchez des services d’assistance à domicile, de prévention et de bien-être qui peuvent être inclus.
    • Les services comme la téléconsultation ou l’assistance à l’étranger peuvent être des atouts supplémentaires.
  6. Lire les avis et retours d’expérience :
    • Consultez les avis d'autres seniors et les retours d'expérience sur les mutuelles envisagées via les forums en ligne.

Quel est le coût d’une mutuelle pour senior de 70 ans et plus ?

Le coût d'une mutuelle santé pour une personne âgée de 70 ans ou plus dépend de divers facteurs : 

  • l’âge exact au moment de la souscription, 
  • le niveau de garanties
  • les options choisies 
  • la région de résidence.

En moyenne, les tarifs mensuels peuvent varier de 80 à plus de 300 euros, selon les besoins et les préférences de couverture. La souscription en couple permet souvent de bénéficier de tarifs préférentiels. Il est recommandé de comparer plusieurs offres pour trouver la mutuelle qui répond à votre profil et à vos revenus.

En mettant les offres de mutuelle senior en concurrence, vous pouvez économiser jusqu’à 300€ par an par rapport à votre contrat actuel, à garanties équivalentes. Sachez que vous pouvez résilier votre mutuelle à tout moment et sans frais après une année d’engagement.

Si vos ressources sont modestes ou très modestes, vous pouvez prétendre à la Complémentaire Santé Solidaire (CSS), un dispositif public qui permet d’accéder à une mutuelle à titre gratuit ou moyennant une participation forfaitaire modique (30€ par mois pour les assurés de 70 ans et plus).

Une bonne mutuelle préserve votre santé en vous donnant accès à des prestations médicales de qualité. Faites-vous accompagner par un courtier spécialisé, car la sélection du contrat adapté à vos besoins et à votre budget est toujours délicate.

 

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Changer d'assurance emprunteur en 2026 : pourquoi un courtier est indispensable

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Pourquoi votre crédit immobilier risque de coûter plus cher en 2030 ?

En France, l’immense majorité des emprunteurs bénéficient d'un prêt immobilier à taux fixe, un modèle qui garantit des mensualités stables pendant toute la durée du financement. Cette spécificité française constitue un véritable atout pour sécuriser le budget des ménages. Pourtant, plusieurs évolutions réglementaires européennes pourraient progressivement modifier cet équilibre. Dès 2030, les banques pourraient commencer à anticiper les changements attendus à l'horizon 2032, avec des conséquences possibles sur le coût du crédit immobilier, les conditions d'octroi et même la disponibilité des prêts à taux fixe. Pourquoi les banques s'inquiètent-elles ? Quels sont les risques pour les futurs emprunteurs ? Faut-il acheter avant que ces nouvelles règles ne produisent leurs effets ? Magnolia vous explique tous les enjeux. Le prêt immobilier à taux fixe : une exception française Contrairement à de nombreux pays européens, la France privilégie largement le crédit immobilier à taux fixe. Pendant toute la durée du prêt, l'emprunteur connaît précisément : le taux d'intérêt  le montant de ses mensualités  le coût total du crédit  la date de fin du remboursement. Cette stabilité offre plusieurs avantages. Une meilleure visibilité budgétaire Le modèle français du crédit immobilier est vertueux pour l’emprunteur. Avec un taux fixe, une éventuelle hausse des taux d'intérêt sur les marchés n'a aucun impact sur les échéances du crédit. Cette sécurité permet aux ménages de : mieux gérer leur budget ; éviter les mauvaises surprises ; limiter le risque de surendettement. Un modèle qui limite les défauts de paiement Lorsque les mensualités restent identiques pendant 20 ou 25 ans, les emprunteurs rencontrent généralement moins de difficultés financières liées à leur crédit. Cette stabilité bénéficie également aux établissements bancaires, qui constatent historiquement un faible niveau de défaut sur les crédits immobiliers français (moins de 1% des encours). Pourquoi les règles européennes sur le crédit immobilier pourraient changer la donne ? Le principal sujet d'inquiétude provient des nouvelles exigences prudentielles imposées aux banques. L'objectif de Bâle III À la suite de la crise financière de 2008, les autorités internationales ont adopté les accords de Bâle III afin de renforcer la solidité des établissements financiers. Le principe est simple : les banques doivent disposer de davantage de fonds propres lorsqu'elles accordent des prêts considérés comme plus risqués. Ces accords sont progressivement intégrés dans le droit européen grâce au règlement CRR3, entré en application à partir de 2025. Or, les prêts immobiliers à taux fixe de longue durée sont considérés comme plus exposés aux variations de taux. Les raisons sont simples : les banques prêtent aujourd'hui à un taux fixe ; leur coût de refinancement peut augmenter dans les années suivantes ; elles supportent seules le risque de hausse des taux. Concrètement, le risque financier repose principalement sur l'établissement prêteur. Pourquoi 2030 pourrait être une année charnière pour le crédit immobilier ? Même si les règles définitives ne devraient produire tous leurs effets qu'après 2032, les banques ne vont probablement pas attendre cette échéance pour adapter leur stratégie. Les établissements anticipent toujours les évolutions réglementaires Le secteur bancaire fonctionne sur le long terme. Les prêts immobiliers accordés aujourd'hui continueront de produire leurs effets pendant 20 ou 25 ans. Les banques pourraient donc commencer à : ajuster leurs politiques commerciales ; sélectionner davantage les dossiers ; revoir progressivement leur tarification. Cette anticipation pourrait déjà être perceptible autour de 2030. Les décisions européennes seront connues avant 2032 Avant l'échéance finale, plusieurs étapes importantes doivent intervenir : analyse de l'Autorité bancaire européenne ; recommandations techniques ; éventuelles propositions de la Commission européenne ; arbitrages politiques. Ces travaux donneront progressivement de la visibilité aux banques, qui adapteront leur offre en conséquence. Des crédits immobiliers potentiellement plus chers Si les nouvelles exigences augmentent le coût des prêts pour les banques, celles-ci chercheront naturellement à préserver leur rentabilité. Une hausse des taux immobiliers Le premier levier consiste à augmenter les taux d’intérêts de prêt immobilier proposés aux emprunteurs. Même une faible hausse peut avoir un impact important sur le coût total d'un financement. Par exemple : une augmentation de 0,20 % ou 0,30 % sur un prêt de 250 000 € remboursé sur 25 ans peut représenter plusieurs milliers d'euros d'intérêts supplémentaires. Des frais annexes plus élevés Les banques pourraient également revoir : les frais de dossier de prêt immobilier ; certaines commissions ; les conditions d'accès aux offres promotionnelles. L'objectif serait de compenser le coût réglementaire supplémentaire. Des conditions d'octroi des prêts immo plus strictes L'augmentation du coût des fonds propres pourrait pousser certains établissements à limiter leur production de crédits. Une sélection plus rigoureuse des emprunteurs Les banques pourraient privilégier : les profils disposant d'un apport personnel important ; les revenus élevés ; les situations professionnelles stables ; les faibles taux d'endettement. À l'inverse, certains dossiers pourraient être plus difficiles à financer. Rappel : la réglementation française fixe le taux d’endettement maximal à 35 % des revenus nets, avant impôt et assurance emprunteur comprise.  Une capacité d'emprunt réduite Avec des taux plus élevés et des critères plus stricts, certains ménages pourraient : emprunter moins ; devoir rallonger leur durée de remboursement ; revoir ou reporter leur projet immobilier. Le retour du taux variable est-il possible ? Aujourd'hui, le taux variable reste marginal en France, représentant moins de 1 % des crédits octroyés. Pourtant, il constitue la norme dans plusieurs pays européens. Pourquoi les banques pourraient le privilégier à l’avenir ? Avec un taux variable, le risque lié à la hausse des taux est transféré à l'emprunteur. La banque est donc moins exposée. Cela permet également de réduire les exigences réglementaires liées au risque de taux. Quels seraient les risques pour les ménages ? Un crédit immobilier à taux variable peut sembler attractif au départ grâce à un taux initial plus faible. Mais il présente plusieurs inconvénients : des mensualités susceptibles d'augmenter ; un coût final difficile à anticiper ; une gestion budgétaire plus complexe. Cette incertitude constitue l'une des principales différences avec le modèle français actuel qui privilégie le crédit à taux fixe. Les crédits immobiliers déjà signés sont-ils concernés ? Une question revient souvent : les prêts déjà souscrits risquent-ils d'être modifiés ? La réponse est non. Le contrat signé entre la banque et l'emprunteur reste valable jusqu'à son terme. Les conditions initiales demeurent inchangées : taux d'intérêt ; durée ; mensualités ; garanties. Les éventuelles évolutions réglementaires concerneraient uniquement les nouveaux crédits accordés après la mise en œuvre définitive des règles. Comment limiter le coût de son futur crédit immobilier ? Même dans un contexte plus contraignant, plusieurs solutions permettent d'optimiser son financement. Comparer plusieurs banques Les écarts de taux restent parfois significatifs entre les établissements. Faire jouer la concurrence permet souvent d'obtenir de meilleures conditions. Négocier l'assurance emprunteur L'assurance emprunteur représente en moyenne entre 20 % et 40 % du coût global d’un crédit immobilier. La délégation d'assurance de prêt peut permettre d'économiser plusieurs milliers d'euros sur la durée du crédit en donnant l’opportunité à l’emprunteur de choisir librement le contrat. Cette liberté se poursuit en cours de prêt. Grâce à la loi Lemoine de 2022, il est possible de changer d'assurance emprunteur à tout moment, sous réserve de respecter le principe d’équivalence de garanties. En mettant les offres en concurrence via un comparateur d’assurance de prêt, il est possible de réduire de 60 % le coût de cette protection indispensable en cas de coup dur (décès, incapacité de travail, invalidité). Augmenter son apport personnel Un apport plus important réduit le montant emprunté, le risque pour la banque et le taux proposé dans certains cas. Soigner son dossier Les établissements apprécient notamment : une gestion bancaire irréprochable ; une épargne régulière ; un faible niveau d'endettement ; une situation professionnelle stable. Faut-il s'inquiéter pour les futurs emprunteurs ? À ce stade, rien n'indique que le prêt immobilier à taux fixe disparaîtra totalement. Toutefois, les discussions autour de l'application complète des règles prudentielles européennes montrent que son coût pourrait augmenter dans les prochaines années. Si aucune adaptation spécifique n'est retenue pour préserver le modèle français, plusieurs scénarios restent envisageables : une hausse progressive des taux, un accès au crédit plus sélectif ou une place plus importante accordée aux prêts à taux variable. Pour les ménages qui envisagent un achat immobilier à moyen terme, il sera donc essentiel de suivre l'évolution de la réglementation, de comparer les offres de financement et d'optimiser chaque composante du crédit, notamment l'assurance emprunteur. Dans un environnement où chaque dixième de point compte, ces arbitrages pourraient faire économiser plusieurs milliers d'euros sur le coût total d'un projet immobilier.

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Doublement du plafond des franchises médicales et participations forfaitaires en octobre 2026 : quel impact sur votre budget et les mutuelles santé ?

À partir d'octobre 2026, les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires vont doubler, et passeront chacun de 50 à 100 € par an. Au total, un assuré pourra donc supporter jusqu'à 200 € de reste à charge annuel, contre 100 € auparavant. Cette mesure vise à contribuer au redressement des finances de l’Assurance Maladie tout en maintenant inchangés les montants prélevés sur chaque acte médical. En revanche, les personnes qui consomment régulièrement des soins atteindront désormais un plafond plus élevé. Quelles conséquences pour votre budget ? Les mutuelles santé prendront-elles en charge cette hausse ? Pourquoi les plafonds des franchises médicales doublent-ils en 2026 ? Face au déficit persistant de l'Assurance Maladie, le gouvernement poursuit sa politique de réduction des dépenses de santé. Après le doublement des franchises médicales en avril 2024, une nouvelle étape est franchie avec le relèvement des plafonds annuels. L'objectif est double : limiter les dépenses supportées par la Sécurité Sociale  responsabiliser davantage les assurés sur leur consommation de soins. Selon les estimations des pouvoirs publics, cette réforme pourrait générer près de 500 millions d'euros d'économies dès 2026, puis environ 740 millions d'euros par an lorsque le dispositif produira ses effets sur une année complète. Cette décision ne fait toutefois pas l'unanimité. Plusieurs représentants des assurés et des professionnels de santé estiment qu'elle augmente le reste à charge des patients, notamment ceux souffrant de maladies chroniques. Qu'est-ce qui change concrètement en octobre 2026 ? La réforme ne modifie ni le principe des franchises médicales et de la participation forfaitaire, ni leur montant unitaire. En revanche, le plafond annuel est revu à la hausse. Les nouveaux plafonds Dispositif Jusqu’en septembre 2026 À partir d’octobre 2026 Franchise médicale 50 € par an 100 € par an Participation forfaitaire 50 € par an 100 € par an Total maximal annuel 100 € 200 € Les montants prélevés sur chaque acte restent identiques Contrairement à ce que certains pourraient croire, les montants des franchises médicales et de la participation forfaitaire n'augmentent pas. Les franchises médicales s’appliquent sur :  les médicaments remboursés  les actes réalisés par un infirmier  les séances chez un masseur-kinésithérapeute  les transports sanitaires. Les montants retenus demeurent inchangés, à savoir 1 € sur les médicaments et le paramédical, et 4 € pour le transport sanitaire. La participation forfaitaire concerne :  les consultations chez un médecin généraliste  les consultations chez un spécialiste  les examens de radiologie  les analyses de biologie médicale. Là encore, le montant prélevé reste identique, à 2 € sur chaque acte.  Pourquoi certains assurés seront davantage concernés par le doublement des franchises médicales et participations forfaitaires ? Tous les Français ne verront pas leur budget santé évoluer de la même manière. Les personnes consultant rarement un médecin n'atteignent généralement jamais les plafonds annuels. En revanche, la réforme touchera davantage : les personnes atteintes d'une maladie chronique ou d’une affection de longue durée (ALD) les seniors  les patients suivant plusieurs traitements médicamenteux  les personnes ayant besoin de soins paramédicaux réguliers  les assurés réalisant fréquemment des examens médicaux. Plus la consommation de soins est importante, plus le risque d'atteindre les nouveaux plafonds augmente. Quel est l'impact sur le budget des ménages ? Le gouvernement estime que le reste à charge moyen pourrait augmenter d'environ 30 euros par an par ménage. Cette moyenne cache cependant des situations très différentes. Un assuré qui consulte son médecin deux ou trois fois par an, qui prend peu de médicaments et réalise peu d'examens médicaux, n'atteindra probablement jamais les plafonds. Son budget santé restera quasiment inchangé. À l'inverse, une personne qui consulte plusieurs spécialistes, qui suit un traitement permanent et effectue des analyses biologiques fréquentes, pourra atteindre jusqu'à 200 € cumulés par an. La différence peut donc devenir significative sur une année complète. Les mutuelles santé remboursent-elles ces franchises ? C'est une question que se posent de nombreux assurés. Les franchises et participations sur les dépenses de santé ont été mises en place pour responsabiliser les assurés : la santé n’est pas gratuite et chacun, sauf exemption, doit participer financièrement. Une interdiction prévue par la réglementation Les contrats de mutuelle santé responsable, qui représentent l'immense majorité des complémentaires santé en France, n'ont pas le droit de rembourser les franchises médicales et les participations forfaitaires. L'objectif est de conserver une part de reste à charge afin d'inciter les assurés à un usage raisonné du système de soins. Même une mutuelle haut de gamme ne peut donc pas effacer ces retenues. Cette réforme peut-elle avoir une incidence sur les mutuelles ? Même si les franchises médicales et participations forfaitaires ne sont pas remboursées par les complémentaires santé, la réforme pourrait avoir des conséquences indirectes. Parallèlement au doublement des plafonds, d'autres mesures sont envisagées concernant : certains médicaments à service médical jugé faible  les soins dentaires  les transports sanitaires. Si la part remboursée par la Sécurité Sociale diminue sur ces postes, les complémentaires santé pourraient être davantage sollicitées. À terme, cela pourrait peser sur l'équilibre financier des organismes complémentaires et exercer une pression sur les cotisations. Lorsque les remboursements des mutuelles augmentent, celles-ci peuvent être amenées à réviser leurs tarifs. Cela explique pourquoi plusieurs acteurs du secteur suivent attentivement cette réforme. Comment limiter l'impact du doublement du plafond des franchises médicales et participations forfaitaires ? Même si les franchises médicales et participations forfaitaires restent dues et non remboursées, quelques réflexes permettent de mieux maîtriser son budget santé. Faire régulièrement le point sur sa mutuelle Remettre en question son contrat de mutuelle santé permet de vérifier : les garanties réellement utiles  les postes insuffisamment remboursés  les éventuelles options devenues obsolètes (comme la garantie maternité ou orthodontie enfant si on est senior). Changer de complémentaire santé peut permettre de réaliser des économies sans diminuer son niveau de protection. Le saviez-vous ? : vous pouvez résilier votre contrat à tout moment après une année de souscription grâce aux dispositions de la résiliation infra-annuelle en mutuelle santé.  Respecter le parcours de soins coordonnés Consulter son médecin traitant avant un spécialiste permet généralement d'obtenir un meilleur remboursement de l'Assurance maladie. Même si cela ne supprime pas la participation forfaitaire de 2 € par consultation, cela évite d'autres pénalités de remboursement pour non-respect du parcours de soins coordonnés. Privilégier les dispositifs de prévention Le dépistage, les vaccinations ou encore le suivi médical régulier permettent parfois d'éviter des complications nécessitant des soins plus lourds et plus coûteux. Les personnes exonérées restent-elles protégées ? Certaines catégories d'assurés vont continuer à bénéficier d'une exonération de la franchise médicale :  des bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) ou de l’AME (Aide Médicale de l’État) des femmes enceintes entre le 6ème mois de grossesse et le 12ème jour après l’accouchement les enfants et les jeunes de moins de 18 ans les victimes de terrorisme. Quant à la participation forfaitaire, elle concerne tous les assurés, même les personnes déclarées en ALD, sauf :  les bénéficiaires de la CSS et de l’AME les femmes enceintes entre le 6ème mois de grossesse et le 12ème jour après l’accouchement les mineurs. À compter d'octobre 2026, les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires vont doubler, passant de 50 à 100 euros chacun. Les montants prélevés sur chaque consultation, boîte de médicaments ou acte médical restent en revanche inchangés. Les assurés qui consomment peu de soins ressentiront peu les effets de cette réforme. En revanche, les personnes souffrant de pathologies chroniques, les seniors et les patients ayant un suivi médical régulier verront leur reste à charge augmenter.  Les mutuelles santé ne vont pas compenser cette hausse, la réglementation leur interdisant de rembourser les franchises médicales et les participations forfaitaires. Dans ce contexte, comparer régulièrement sa complémentaire santé reste le meilleur moyen d'optimiser son budget sans renoncer à une couverture de qualité.