Senior de 70 ans et plus : comment trouver et choisir une bonne mutuelle santé ?

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Le choix d’une mutuelle adaptée à ses besoins et à son budget est d’autant plus compliqué qu’on avance en âge. Les seniors de 70 ans et plus ont des besoins de santé accrus qui nécessitent une couverture complémentaire spécifique en phase avec cette problématique, sans nuire à leur équilibre financier.

Les enjeux de santé pour les seniors de 70 ans et plus

Dans une société où l'espérance de vie ne cesse de croître, les enjeux de santé des aînés sont cruciaux. Les seniors de plus de 70 ans font face à divers défis de santé qui nécessitent une attention particulière.

La gestion des maladies chroniques est un enjeu majeur. Des conditions telles que le diabète, l'hypertension, les cancers, les maladies respiratoires et les maladies cardiaques sont fréquentes et nécessitent une surveillance continue. Des visites régulières chez le médecin et un suivi rigoureux des traitements sont indispensables pour maintenir une bonne qualité de vie.

La prévention des chutes est également primordiale. Avec l'âge, la densité osseuse diminue, rendant les fractures plus probables et plus graves. Des mesures telles que l'aménagement de la maison pour éviter les obstacles et l'exercice physique régulier pour renforcer les muscles peuvent considérablement réduire les risques.

La santé mentale ne doit pas être négligée. L'isolement social peut entraîner la dépression et l'anxiété. Encourager les activités sociales et les loisirs est essentiel pour le bien-être psychologique des seniors.

L'alimentation et la nutrition jouent un rôle clé. Une alimentation équilibrée, riche en nutriments essentiels, aide à prévenir diverses maladies et à maintenir un niveau d'énergie adéquat.

Pour les seniors de plus de 70 ans, une approche globale de la santé, incluant la prévention, le suivi médical et le bien-être mental et physique, est essentielle pour une vieillesse sereine et en bonne santé. Une mutuelle senior adaptée est bien évidemment partie de ce cercle vertueux, car elle est un élément clef pour garantir l’accès à des soins de qualité et mieux maîtriser les restes à charge.

Qu’est-ce qu’une mutuelle senior ?

Une mutuelle senior est une complémentaire santé spécialement conçue pour répondre aux besoins des personnes âgées. Voici les principales caractéristiques d’une mutuelle pour senior :

  • Couverture adaptée aux besoins spécifiques :
    • Les mutuelles seniors offrent des garanties renforcées pour les consultations médicales, les soins dentaires, l'optique et l'audition. Les dépenses de santé augmentant avec l'âge, cette couverture est essentielle pour maintenir une bonne qualité de vie.
  • Remboursement des soins coûteux :
    • Les seniors ont souvent besoin de traitements médicaux onéreux, tels que les hospitalisations et les interventions chirurgicales. Une mutuelle senior propose des remboursements élevés pour ces types de soins, réduisant ainsi le reste à charge.
  • Prise en charge des médecines douces :
    • De nombreuses mutuelles seniors incluent le remboursement des médecines douces (ostéopathie, acupuncture, etc.), favorisant une approche holistique de la santé et du bien-être.
  • Services d'assistance et de prévention :
    • Certaines mutuelles offrent des services supplémentaires comme l'assistance à domicile en cas de maladie ou de convalescence, des programmes de prévention santé et des bilans de santé réguliers.
  • Tarification adaptée :
    • Bien que les cotisations des mutuelles seniors soient généralement plus élevées que celles des mutuelles standards, elles sont ajustées pour offrir une couverture optimale sans sacrifier la qualité des soins.

Quelles sont les garanties d’une mutuelle pour plus de 70 ans ? 

Les garanties d'une mutuelle pour les personnes de plus de 70 ans sont conçues pour offrir une couverture complète des besoins de santé. Les garanties essentielles couvrent les frais médicaux courants et les soins spécialisés, tandis que les garanties optionnelles offrent une flexibilité supplémentaire pour les médecines douces, l'assistance à domicile, et les soins à l’étranger. Cette combinaison permet aux seniors de bénéficier d’une protection optimale, adaptée à leurs besoins spécifiques, et d'améliorer leur qualité de vie.

Garanties essentielles

Hospitalisation :

  • Remboursement des frais de séjour et des honoraires des médecins
  • Prise en charge des frais de chambre individuelle et autres frais de confort

Consultations médicales :

  • Remboursement des consultations chez les spécialistes et généralistes
  • Couverture des dépassements d'honoraires (dans la limite des plafonds réglementaires), fréquents chez la plupart des spécialistes

Soins dentaires :

  • Remboursement des soins courants (détartrage, carie, extraction et autres soins conservateurs)
  • Prise en charge des prothèses dentaires et implants, souvent coûteux, ainsi que de la chirurgie réfractive non remboursée par la Sécu

Optique :

  • Remboursement des lunettes et des lentilles de contact
  • Prise en charge des consultations chez l’ophtalmologue 

Audiologie :

  • Remboursement des appareils auditifs et des consultations chez l’audioprothésiste

Important : la mutuelle responsable (95% des contrats du marché de la complémentaire santé) respecte un cahier des charges qui applique notamment la réforme du 100% Santé. Ce dispositif prévoit la prise en charge intégrale, c’est-à-dire sans reste à charge, des lunettes de vue (verres et monture), des prothèses dentaires et des aides auditives après intervention de la Sécu et de l’organisme complémentaire.


Garanties optionnelles

Médecines douces :

  • Remboursement des séances d’ostéopathie, d’acupuncture, et de chiropraxie.

Cures thermales :

  • Prise en charge partielle ou totale des frais liés aux cures thermales, recommandées pour certaines affections chroniques.

Assistance à domicile :

  • Aide ménagère après une hospitalisation.
  • Livraison de repas et aide à la vie quotidienne.

Dépistage et prévention :

  • Programmes de dépistage réguliers (cancer, maladies cardiovasculaires).
  • Bilans de santé annuels et campagnes de vaccination.

Equipements médicaux :

  • Remboursement des équipements médicaux (lits médicalisés, fauteuils roulants).

Soins à l’étranger :

Comment choisir sa mutuelle senior ?

Choisir sa mutuelle senior nécessite une évaluation attentive de ses besoins, une comparaison des garanties et des coûts, ainsi que la prise en compte des services additionnels et des avis utilisateurs. Une analyse minutieuse assure une couverture optimale et adaptée à vos attentes. Voici les points clés à considérer pour choisir une mutuelle senior compétitive adaptée à vos besoins de santé et à votre budget :

  1. Évaluer vos besoins de santé :
    • Faites le point sur vos besoins médicaux actuels et futurs (consultations fréquentes, hospitalisations, soins dentaires, optique, audition).
    • Considérez les maladies chroniques et les traitements réguliers.
  2. Comparer les garanties :
    • Comparez les différentes mutuelles en fonction des garanties proposées : hospitalisation, soins courants, prothèses dentaires, équipements auditifs, et médecines douces.
    • Vérifiez les taux de remboursement et les plafonds annuels pour chaque type de soin.
    • Le tableau des garanties est un outil pratique pour comparer les offres.
  3. Prendre en compte le budget :
    • Évaluez le coût des cotisations mensuelles en fonction de votre budget.
    • Soyez attentif aux garanties proposées par rapport au prix pour éviter de payer pour des services non nécessaires.
    • Privilégiez les formules modulables qui permettent d’ajuster le niveau de chaque garantie.
  4. Vérifier les délais de carence :
    • Certaines mutuelles imposent des délais de carence avant de commencer à rembourser certains soins, notamment en hospitalisation (sauf urgence). Assurez-vous que ces délais sont raisonnables. Il est possible de souscrire une mutuelle santé sans délai de carence.
  5. Considérer les services additionnels :
    • Recherchez des services d’assistance à domicile, de prévention et de bien-être qui peuvent être inclus.
    • Les services comme la téléconsultation ou l’assistance à l’étranger peuvent être des atouts supplémentaires.
  6. Lire les avis et retours d’expérience :
    • Consultez les avis d'autres seniors et les retours d'expérience sur les mutuelles envisagées via les forums en ligne.

Quel est le coût d’une mutuelle pour senior de 70 ans et plus ?

Le coût d'une mutuelle santé pour une personne âgée de 70 ans ou plus dépend de divers facteurs : 

  • l’âge exact au moment de la souscription, 
  • le niveau de garanties
  • les options choisies 
  • la région de résidence.

En moyenne, les tarifs mensuels peuvent varier de 80 à plus de 300 euros, selon les besoins et les préférences de couverture. La souscription en couple permet souvent de bénéficier de tarifs préférentiels. Il est recommandé de comparer plusieurs offres pour trouver la mutuelle qui répond à votre profil et à vos revenus.

En mettant les offres de mutuelle senior en concurrence, vous pouvez économiser jusqu’à 300€ par an par rapport à votre contrat actuel, à garanties équivalentes. Sachez que vous pouvez résilier votre mutuelle à tout moment et sans frais après une année d’engagement.

Si vos ressources sont modestes ou très modestes, vous pouvez prétendre à la Complémentaire Santé Solidaire (CSS), un dispositif public qui permet d’accéder à une mutuelle à titre gratuit ou moyennant une participation forfaitaire modique (30€ par mois pour les assurés de 70 ans et plus).

Une bonne mutuelle préserve votre santé en vous donnant accès à des prestations médicales de qualité. Faites-vous accompagner par un courtier spécialisé, car la sélection du contrat adapté à vos besoins et à votre budget est toujours délicate.

 

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Crédit immobilier : le modèle français est-il toujours vertueux en 2026 ?

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Cependant, accéder à la propriété demande aujourd'hui un effort financier bien plus important qu'il y a 20 ans. Des prix immobiliers qui ont fortement progressé Depuis le début des années 2000, les prix des logements anciens ont connu une hausse spectaculaire. Entre 2000 et 2007, ils ont augmenté d'environ 60 %, tandis que les revenus des ménages ont progressé beaucoup plus lentement. Cette situation réduit mécaniquement le pouvoir d'achat immobilier des ménages, notamment dans les zones où la demande demeure très forte. Les territoires les plus touchés Les tensions sont particulièrement marquées dans plusieurs secteurs : les grandes métropoles  les communes littorales  les stations touristiques  les villes où le foncier disponible est limité. Dans ces territoires, la rareté des biens disponibles entretient des prix élevés, compliquant encore davantage l'accession à la propriété. 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Elles ont reculé autour de 260 000 logements en 2024, alimentant durablement la pénurie de biens disponibles. Cette insuffisance de l'offre empêche la baisse des prix malgré le ralentissement de la demande. La remontée des taux a profondément changé le marché Après plusieurs années de crédit très bon marché, où les taux étaient même descendus à 1 % (hors assurance emprunteur et coût des sûretés), les emprunteurs ont dû composer avec une hausse brutale des taux entre 2022 et 2024. Ce mouvement rapide et inédit durant les années Covid avait conduit la Banque de France à mensualiser le taux d’usure entre février et juin 2023 en raison d’une explosion des refus de prêt dû à l’effet ciseau.  Une capacité d'emprunt réduite Les faibles taux d'intérêt ont soutenu le marché immobilier entre 2016 et 2022. Les emprunteurs bénéficiaient : de mensualités plus faibles  de durées de remboursement plus longues  d’une meilleure capacité d'emprunt. 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Avant d'accorder un prêt immobilier, elles étudient notamment : les revenus  les charges  le taux d'endettement  la stabilité professionnelle le reste à vivre l'épargne disponible. L'objectif est de vérifier la capacité réelle de remboursement plutôt que de se concentrer uniquement sur la valeur du bien immobilier. Cette politique explique en partie le très faible niveau des défauts de paiement observés sur les crédits immobiliers français (environ 1 % de l’encours total). Les primo-accédants continuent d'obtenir des financements Contrairement aux idées reçues, les ménages achetant leur première résidence principale n'ont pas disparu du marché. Une part croissante parmi les emprunteurs Le rapport du CCSF montre que les primo-accédants représentent une part de plus en plus importante des crédits destinés à financer une résidence principale. Environ 53 % des acheteurs immobiliers sont des primo-accédants. 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Aidant familial : quelles aides par les mutuelles santé en 2026 ?

Accompagner un parent âgé, un conjoint malade ou un enfant en situation de handicap fait aujourd'hui partie du quotidien de millions de Français. Ce rôle d’aidant, souvent invisible, use pourtant sur le plan physique, moral et professionnel. Or, au-delà des dispositifs publics, votre mutuelle santé peut elle aussi constituer un véritable filet de sécurité pour les aidants. Services d'écoute, soutien psychologique, aide à domicile, coup de pouce financier : voici comment votre complémentaire santé peut alléger ce quotidien. Être aidant : une charge qui pèse sur la santé La France compte une part croissante de seniors et de personnes en perte d'autonomie, et avec elle un nombre grandissant de proches qui organisent leur vie autour de cet accompagnement. Aujourd’hui, environ 4 millions de personnes aident un proche âgé de 60 ans ou plus, et parmi elles, 56% sont des femmes. Les études menées sur le sujet le confirment : la moitié des aidants estiment que cette mission a des répercussions concrètes sur leur propre santé, qu'il s'agisse de fatigue chronique, de troubles du sommeil, de tensions dorsales ou d'un état d'épuisement psychologique proche du burn-out. Cette charge mentale et physique touche en priorité les conjoints des personnes aidées, mais aussi les enfants qui jonglent entre vie professionnelle et accompagnement d'un parent. Face à ce constat, plusieurs organismes complémentaires ont développé des services spécifiquement pensés pour cette population, en complément des aides sociales existantes. Ce que propose concrètement une complémentaire santé aux aidants En plus des remboursements de soins classiques, de nombreux contrats de complémentaire santé intègrent désormais un panel de services dédiés à l'accompagnement des aidants :  téléconsultation médicale second avis médical assistance administrative aide à domicile en cas d'hospitalisation ligne d'écoute psychologique. Un accompagnement psychologique dédié Beaucoup de contrats santé complémentaire donnent accès à un service d'écoute confidentiel, animé par des psychologues, pour prévenir l'épuisement ou traverser une période difficile. Concrètement, l'assuré peut généralement bénéficier de plusieurs entretiens téléphoniques gratuits chaque année, ce nombre pouvant être renforcé si le contrat comprend des garanties dites de confort. Certaines formules permettent également une prise en charge partielle de séances de psychologue en cabinet, au-delà du simple soutien téléphonique. Des solutions en cas de coup dur pour l'aidant lui-même Que se passe-t-il si l'aidant tombe lui-même malade ou doit être hospitalisé ? C'est justement l'un des angles morts que certaines mutuelles ont choisi de couvrir. En cas d'hospitalisation programmée ou non, d'immobilisation prolongée ou de besoin de répit attesté médicalement, plusieurs garanties peuvent alors se déclencher : mise à disposition d'une auxiliaire de vie pour l'aidant ou pour la personne aidée solution de garde temporaire si un proche dépendant se retrouve seul au domicile services du quotidien : aide-ménagère, portage de repas, courses, petit bricolage, coiffure ou pédicure à domicile accompagnement social personnalisé et orientation vers les bons interlocuteurs. Ces prestations, variables selon les assureurs et les niveaux de garantie souscrits, visent un objectif commun : éviter que la santé de l'aidant ne se dégrade au point de compromettre sa capacité à continuer d'accompagner son proche. Les médecines douces pour souffler un peu Prendre du temps pour soi reste un défi pour la plupart des aidants. Certaines complémentaires santé proposent, via des options ou packs additionnels, une prise en charge partielle de séances chez des praticiens en médecines douces : ostéopathie, sophrologie, acupuncture, hypnothérapie ou encore naturopathie.  Ces remboursements, souvent plafonnés par tarif de la séance et par nombre de séances annuelles, peuvent constituer un vrai soutien pour gérer le stress accumulé. Le saviez-vous ? : en assurance emprunteur, la garantie "aide à la famille" est obligatoire depuis juillet 2025. Elle accorde un soutien financier aux parents qui doivent s'occuper de leur enfant malade. Un soutien financier possible via l'action sociale des mutuelles En complément de ces garanties contractuelles, certains groupes de protection sociale comme Apicil disposent d'un fonds d'action sociale pouvant venir en aide aux assurés aidants rencontrant des difficultés particulières.  Cette aide, généralement soumise à conditions de ressources et à l'étude d'un dossier individuel, permet de financer des solutions de répit :  hébergement temporaire de la personne aidée recours ponctuel à des services à la personne autre dispositif de soutien adapté à la situation.  Il est recommandé de se rapprocher directement de son assureur pour connaître les modalités d'accès à ce type d'aide. Aidant : les dispositifs publics à connaître en complément Les services proposés par les mutuelles viennent s'ajouter à un socle d'aides publiques déjà existant, qu'il est utile de connaître pour construire une stratégie de soutien complète : l'AJPA (allocation journalière du proche aidant), versée pendant un congé de proche aidant pour compenser une baisse ou un arrêt temporaire d'activité professionnelle le don de jours de repos entre collègues, qui permet de continuer à percevoir un salaire tout en s'absentant pour accompagner un proche, sous réserve de l'accord de l'employeur  les solutions de répit associées à l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), destinées à soulager l'aidant d'une personne bénéficiaire  l'AJAP (allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie), pour les aidants d'un proche en phase avancée d'une maladie grave et incurable. Associées aux services proposés par la mutuelle santé, ces aides publiques permettent de bâtir un accompagnement plus complet, à la fois humain et financier, pour traverser cette période exigeante. FAQ sur les aides des mutuelles pour les aidants familiaux Toutes les mutuelles proposent-elles des services pour les aidants ? Non, ces services sont rarement proposés et dépendent du contrat souscrit. Il est conseillé de vérifier les garanties incluses dans votre contrat, ou d'opter pour une formule intégrant explicitement un accompagnement dédié aux aidants. Le soutien psychologique proposé par la mutuelle est-il payant ? Dans la majorité des cas, un nombre défini d'entretiens téléphoniques annuels est inclus gratuitement dans le contrat santé. Des séances supplémentaires ou un accompagnement en cabinet peuvent nécessiter une option payante, avec un remboursement partiel selon les plafonds prévus. Comment savoir si je suis éligible à une aide financière via l'action sociale de ma mutuelle ? L'éligibilité dépend des ressources du foyer et de la situation individuelle de l'aidant. Un dossier doit généralement être constitué et soumis à l'organisme d'action sociale de votre assureur, qui statue au cas par cas.

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Assurance de prêt : difficulté d’accès pour 2 Français sur 10 pour raisons de santé

D'après la dernière édition du baromètre Ipsos BVA pour France Assos Santé, publiée en avril 2026, l'accès à l'assurance emprunteur demeure un parcours semé d'embûches pour les personnes présentant un risque aggravé de santé. Entre refus, garanties amputées et surprimes, 26 % des Français déclarent avoir déjà rencontré une difficulté de ce type. Parallèlement, les dispositifs censés protéger les emprunteurs les plus fragiles restent largement méconnus du grand public. Accès à l’assurance emprunteur : progression sensible des obstacles liés à la santé  Le baromètre 2026 confirme une tendance déjà amorcée les années précédentes : les difficultés d'accès à l'assurance de prêt immobilier pour raisons de santé ne reculent pas, bien au contraire. Or, sans assurance emprunteur, il est particulièrement difficile voire impossible de décrocher le financement d’un projet immobilier. Une hausse marquée par rapport à 2025 Un peu plus d’un quart des personnes interrogées (26%) indiquent avoir été confrontées, elles-mêmes ou par l'intermédiaire d'un proche, à au moins un frein lié à leur état de santé dans le cadre d'une demande de crédit immobilier. Ce chiffre progresse de 5 points en un an, alors qu'il était resté relativement stable entre 2022 et 2025 (autour de 21 à 25%). Certains profils apparaissent nettement plus exposés que la moyenne : les travailleurs non-salariés (39%) les personnes reconnues en affection de longue durée ou ALD (38%) les habitants des communes de moins de 2 000 habitants (34%) les personnes âgées de 50 à 64 ans (32%) Trois formes de difficultés d’accès à l’assurance de prêt Le baromètre distingue 3 types d'obstacles rencontrés, dont l'évolution diffère sensiblement d'une année sur l'autre. Le refus pur et simple d'assurance Cette situation, la plus radicale, concerne 13% des Français en 2026, contre 11% en 2025. Obtenir une assurance de prêt quand on souffre d’une affection de longue durée (ALD) reste problématique : la proportion grimpe à un quart (25%), et atteint 22% chez les 50-64 ans. C'est la difficulté la plus stable dans le temps, oscillant entre 11 et 14% depuis 2022. Les garanties réduites Cette composante enregistre la plus forte progression cette année : 17 % des Français déclarent s'être vu proposer une assurance aux garanties amoindries, contre 11% en 2025, soit un niveau inédit depuis le lancement de l'enquête. Les 50-64 ans (22%) sont là encore les premiers concernés. La surprime ou l'exclusion de garantie Avec 16 % de réponses positives, cette catégorie retrouve son niveau de 2023-2024. Il convient toutefois de noter une évolution méthodologique : en 2025, seule la surprime d’assurance de prêt était mentionnée dans le libellé, tandis qu'en 2026 l'exclusion de garantie y a été ajoutée, ce qui limite la comparaison directe. Les 50-64 ans (24 %) et les personnes en ALD (22 %) restent les plus touchés. Ce que révèlent ces chiffres sur l’accès à l’assurance de prêt pour les personnes malades L'ensemble de ces données dessine un constat clair : si le refus catégorique d'assurance reste relativement contenu, ce sont les pratiques plus insidieuses (réduction de garanties, surprimes, exclusions) qui progressent et pèsent le plus lourdement sur les personnes malades ou en situation de handicap souhaitant devenir propriétaires. Des dispositifs de protection encore mal connus des emprunteurs Face à ces difficultés, plusieurs mécanismes légaux existent pourtant pour faciliter l'accès au crédit des personnes présentant un risque de santé aggravé. Le baromètre 2026 met en lumière un déficit d'information persistant, bien qu'en légère amélioration. Près d'un Français sur deux ignore ses droits 49% des personnes interrogées déclarent n'avoir entendu parler d'aucun des 4 dispositifs légaux (lire plus bas). Ce chiffre, en recul par rapport à 2025 (56%), reste néanmoins élevé et masque de fortes disparités selon les profils : 74% chez les habitants des départements et régions d'outre-mer (DROM) 62% chez les moins de 35 ans 54% chez les catégories socioprofessionnelles modestes et les retraités appartenant à cette catégorie Le droit à l'oubli Le droit à l’oubli en assurance de prêt permet aux anciens malades du cancer et de l’hépatite C de ne pas déclarer leur pathologie à l'assureur passé un délai de 5 ans à l’issue du protocole thérapeutique et en l’absence de rechute. Ce dispositif est le plus connu : 32% des Français en ont entendu parler, contre 28% en 2025. Sa notoriété est plus forte chez les 65 ans et plus (45%) et chez les cadres et retraités cadres (47%). La disparition du questionnaire de santé Préalable à toute souscription d’une assurance emprunteur, le questionnaire de santé est néanmoins supprimé sous certaines conditions : la part assurée n’excède pas 200 000 € pour un remboursement avant les 60 ans de l’emprunteur.  Cette mesure inclusive pour les personnes présentant des risques de santé est connue par 31% des répondants, en progression par rapport aux 24% de 2025. Les personnes en ALD (39%) et les cadres (39%) la connaissent davantage. Les grilles de référence Destinées aux personnes atteintes de pathologies chroniques, ces grilles restent identifiées par seulement 20% des Français, contre 18% l'année précédente. Les cadres et retraités cadres (38%) ainsi que les habitants des petites communes (38%) en ont une meilleure connaissance. La convention AERAS La convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) est le dispositif le moins connu du grand public, avec seulement 12% de notoriété, en léger recul par rapport à 2025 (15%). Même parmi les publics les plus informés, la connaissance reste limitée : 19% chez les cadres, 17% chez les personnes en ALD. On note ici une contradiction : comment les grilles de référence citées plus haut peuvent-elles être davantage connues que la convention AERAS, alors qu’elles sont définies par cette dernière ? Une amélioration générale, à l'exception d'AERAS À l'exception de la convention AERAS, dont la notoriété continue de s'éroder, l'ensemble des dispositifs voit sa connaissance progresser en 2026. Comme les années précédentes, les personnes âgées et celles en ALD demeurent globalement mieux informées que la moyenne des Français, probablement du fait de leur confrontation plus directe aux enjeux de l'assurance emprunteur. Cette édition 2026 du baromètre confirme un paradoxe préoccupant : alors que les difficultés d'accès à l'assurance de prêt s'intensifient pour les personnes présentant un risque de santé aggravé, les outils juridiques censés les protéger restent largement ignorés d'une large partie de la population. Ce déficit d'information touche en priorité les publics les plus jeunes et les moins favorisés, alors même que les personnes âgées ou en ALD, qui sont les plus concernées par ces problématiques, parviennent à mobiliser ces dispositifs. Notre conseil : si vous présentez un passif de santé, la solution est de faire appel au service d’un courtier en assurance de prêt. Cet expert vous accompagne dans le choix éclairé d’un contrat qui correspond à vos besoins et répond aux exigences de la banque en matière de couverture minimale.