Réforme 100% Santé : le dispositif démarre doucement mais sûrement

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Désormais, les lunettes comme les prothèses dentaires et les aides auditives peuvent être intégralement remboursées par l'Assurance Maladie et les mutuelles grâce à la réforme 100% Santé. La mesure qui se déploie depuis janvier 2019 est aujourd'hui totalement opérationnelle et montre que les assurés sont jusqu’à présent globalement satisfaits des prestations proposées. La réforme 100% Santé commence à trouver sa clientèle comme l'indiquent les premiers taux de recours. 

Reste à charge zéro en optique, dentaire et audiologie

Depuis le 1er janvier 2021, la réforme 100% Santé permet à tous les assurés couverts par une complémentaire santé responsable (95% des contrats d'assurance santé complémentaire) de ne plus avoir à assumer de restes à charge pour l'achat de lunettes correctrices, de prothèses dentaires ou auditives. Ces trois produits de santé particulièrement onéreux, mal remboursés par la Sécurité Sociale et donc facteurs de renoncement à s'équiper, sont désormais accessibles à tous. 

Les assurés peuvent s'appareiller en lunettes de correction, prothèses dentaires ou aides auditives sans débourser un centime en choisissant une prestation parmi celles proposées dans le panier de soins 100% Santé (classe I). Libre à l'assuré de préférer des équipements en-dehors de ce premier panier, il accepte alors de supporter des restes à charge plus ou moins élevés selon le tarif de la prestation et le niveau de remboursement de sa mutuelle.

En France, en 2018, le reste à charge représentait 21 % (optique), 25 % (prothèses dentaires) et 56 % (aides auditives) des dépenses après intervention de l’assurance maladie complémentaire.

L'enjeu était de convaincre les assurés de s’équiper sans reste à charge en proposant des produits de qualité. À l'occasion de la soirée 100% Santé qui s'est déroulée le 20 janvier dernier au ministère de la Santé dans le cadre de la Semaine du Son, Franck Von Lennep, directeur général de la Sécurité Sociale, a dressé un point d'étape sur la mise en œuvre de la réforme 100% Santé, une des réformes les plus emblématiques du quinquennat Macron. Les premiers chiffres sont encourageants, les assurés qui ont bénéficié des prestations sans reste à charge sont plutôt satisfaits. Voici les retours du terrain entre janvier 2019 et décembre 2020, avant le déploiement complet du dispositif au 1er janvier 2021. 

Principales étapes de l'application de la réforme 100% Santé

2019

- Abaissement puis plafonnement progressif des tarifs des équipements du panier 100 % Santé en dentaire et en audiologie ;

- Augmentation de 100€ du remboursement des aides auditives par l’assurance maladie et les complémentaires ;

2020

- Panier 100 % Santé en optique (lunettes + verres) garanti sans reste à charge ;

- Panier 100 % Santé en dentaire garanti sans reste à charge pour certains soins prothétiques (couronnes et bridges) ;

- Nouvelle baisse du plafond tarifaire (de 200€) et augmentation du remboursement de 50€ des audioprothèses

2021

- Panier 100 % Santé en dentaire garanti sans reste à charge pour l’ensemble des prothèses concernées (y compris amovibles) ;

- Panier 100 % Santé en audiologie garanti sans reste à charge

Optique : près d'une paire de lunettes sur cinq dans le panier 100% Santé

Sur les 3 millions de paires de lunettes achetées au cours du premier semestre 2020, 18% l'ont été dans le panier 100% Santé. Des chiffres timorés à relativiser : la réforme 100% Santé en optique a débuté en janvier 2020, deux mois et demi après, le pays était confiné et bon nombre de rendez-vous chez les ophtalmologues ont dû être reportés. 

L'assuré a la possibilité de panacher son équipement, en choisissant les verres dans le panier 100% (classe I) et une monture de classe II (tarifs libres), ou inversement. Le prix des montures du panier d'entrée de gamme étant plafonné à 30€, les assurés n'hésitent pas à s'offrir un produit hors du panier pour bénéficier d'un choix plus vaste, d'autant que les garanties optique de la plupart des mutuelles responsables remboursent la monture de classe II à 100€, limite autorisée par la réglementation. 

Pour mémoire, le renouvellement de la prise en charge pour un équipement complet (verres et monture) est fixé à 2 ans pour les adultes et les enfants de 16 ans et plus, et à un an pour les enfants de moins de 16 ans, sauf dégradation de la vue ; dans ce cas, le renouvellement est possible dès un an. La prise en charge est renouvelée sans délai pour les personnes souffrant de glaucome ou de DMLA. Le bris ou la perte ne peut être un motif de renouvellement anticipé. 

Dentaire : 48% des prothèses dans le panier 100% Santé

Au cours du premier semestre 2020, près de la moitié des prothèses dentaires posées appartenaient au panier 100% Santé et 20% au panier à restes à charge plafonnés. En 2019, année où a été instauré le plafonnement de certains actes prothétiques au gré des revalorisations des soins conservateurs, près de 60% des prothèses étaient facturées à tarifs libres. 

"Les premières tendances sont très encourageantes sur les prothèses dentaires", se félicite Franck Von Lennep. À peine deux mois après sa mise en œuvre, la réforme 100% Santé en dentaire avait déjà convaincu une partie des assurés. Un rapport d'information parlementaire publié le 24 juillet 2020 nous indique qu’à fin février 2020 déjà 47% des actes appartenaient au panier 100% Santé, 19% au panier à restes à charge modérés et 36% au panier à tarifs libres. 

Audiologie : seulement 12% des prothèses dans le panier 100% Santé

Les aides auditives sont les derniers produits intégrés dans la réforme 100% Santé. L'encadrement des tarifs depuis janvier 2019 a permis de diminuer le reste à charge en moyenne de 200€ par oreille pour l'année 2019 et de 250€ par oreille pour l'année 2020. Désormais, les prothèses auditives de classe I proposées dans le panier 100% Santé ne génèrent aucun reste à charge pour le patient. 

Entrée timidement en vigueur par le plafonnement des prix, la réforme en audiologie n'affiche pas les scores honorables de l'optique et du dentaire. Le taux de recours aux offres 100% Santé était de 12% l'an dernier, contre 13% en 2019, la situation sanitaire étant une explication probable à ce ralentissement. Les pouvoirs publics placent le curseur entre 20% et 30% pour 2021. 

Le ministère de la Santé veille à ce que les audioprothésistes jouent le jeu en pratiquant des contrôles in situ par la Direction Générale des Fraudes (DGCCRF) et en déconventionnant les prestataires qui ne respecteraient pas leurs obligations, la première étant l'obligation d'information précontractuelle de présenter systématiquement un devis comprenant une offre 100% Santé à son client, même quand une solution haut de gamme est envisagée. 

Dans un communiqué du 5 janvier 2021, le Syndicat des Audioprothésistes (SDA) appelle les professionnels à soutenir pleinement la réforme 100% Santé en l'expliquant à tous leurs patients. Le secteur s'est engagé à ce qu'en 2021 au moins 20% des équipements délivrés soient issus du panier 100% Santé.

La loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2021 prévoit une autre avancée majeure pour les assurés : toute personne couverte par un contrat complémentaire responsable devra bénéficier du tiers payant sur les produits et prestations 100% Santé d'ici 2022.

Dernières publications

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Mutuelle santé senior : peut-on vous demander de remplir un questionnaire de santé en 2026 ?

À l’approche de la retraite ou passé un certain âge, la souscription d’une complémentaire santé devient un enjeu central. Hospitalisation, soins courants, optique, dentaire… les besoins évoluent, tout comme les inquiétudes. Parmi elles, une question revient très souvent chez les seniors : un questionnaire de santé peut-il être exigé pour adhérer à une mutuelle ou une assurance santé ? La crainte est compréhensible. Beaucoup redoutent qu’un état de santé fragilisé, une affection de longue durée ou des traitements réguliers puissent compliquer l’accès à une couverture adaptée, voire entraîner des exclusions ou des cotisations élevées. Tout est question de la nature juridique de l’organisme. Pour faire un choix éclairé, il est indispensable de distinguer les différents types de prestataire, de comprendre le rôle réel du questionnaire médical et d’identifier les solutions qui permettent de se protéger sans sélection médicale. À quoi sert un questionnaire médical dans une complémentaire santé ? Lorsqu’il existe, le questionnaire de santé a pour objectif d’évaluer le risque individuel incarné par l’assuré. Il peut porter sur plusieurs éléments : antécédents médicaux pathologies chroniques traitements en cours hospitalisations passées parfois habitudes de vie. Ces informations permettent à certains organismes d’ajuster les conditions contractuelles. Toutefois, contrairement à une idée reçue, le questionnaire médical n’est ni automatique, ni universel dans le domaine de la complémentaire santé senior. En pratique, tout dépend du statut juridique de l’organisme qui propose le contrat. Mutuelle santé senior : un cadre sans sélection médicale Les mutuelles santé, au sens juridique du terme, sont régies par le Code de la mutualité. Leur fonctionnement repose sur un principe fondamental : la solidarité entre les adhérents. Aucune collecte d’informations médicales à l’adhésion Dans ce cadre, la règle est claire : une mutuelle n’a pas le droit de demander un questionnaire de santé, quel que soit l’âge de l’adhérent. Cela signifie concrètement que : l’adhésion ne peut pas être refusée pour raison médicale ; aucune surprime ne peut être appliquée en fonction de l’état de santé ; aucune pathologie ne peut être exclue au moment de la souscription. La cotisation est calculée selon des critères collectifs, principalement l’âge, la zone géographique, et bien sûr le niveau de garanties choisi, mais jamais le profil médical individuel. Une solution sécurisante pour les seniors Pour les seniors souffrant de maladies chroniques, bénéficiant d’une ALD (Affection de Longue Durée) ou suivant des traitements lourds, la mutuelle santé constitue donc une solution particulièrement protectrice. Elle garantit un accès équitable à la couverture, sans crainte de discrimination médicale. À retenir : Une mutuelle ne peut ni poser de questions de santé, ni conditionner l’adhésion à un état médical particulier. Assurances santé privées : un questionnaire parfois autorisé À côté des mutuelles, il existe des complémentaires santé proposées par des organismes relevant du Code des assurances. Leur logique est différente : elle repose sur une appréciation individuelle du risque. Une pratique encadrée mais possible Dans certains contrats, notamment haut de gamme ou très spécifiques, l’assureur peut demander au senior de remplir un questionnaire de santé. Cette démarche n’est pas systématique, mais elle reste juridiquement autorisée. Les informations recueillies peuvent servir à : moduler le montant de la cotisation restreindre certaines garanties exclure des pathologies préexistantes appliquer des conditions particulières sur des postes sensibles (hospitalisation, soins coûteux). Cette approche ne concerne que les assurances privées, jamais les mutuelles. Comment savoir si un questionnaire de santé est légalement exigible ? Pour le senior, la distinction entre mutuelle et assurance santé est essentielle, mais parfois peu lisible dans le discours commercial, car beaucoup utilisent le mot “mutuelle” comme terme générique pour toute complémentaire santé.  Heureusement, un indicateur simple permet de s’y retrouver dès la souscription : aucune question médicale posée → il s’agit d’une mutuelle  demande d’informations sur la santé → il s’agit d’une assurance privée. Cette différence doit apparaître clairement dans la documentation contractuelle et les conditions générales. Cas particuliers : contrats collectifs et dispositifs spécifiques Certaines situations échappent aux schémas classiques sans pour autant remettre en cause les règles de fond. Les contrats collectifs ou solidaires Les seniors peuvent parfois bénéficier d’une complémentaire santé via : leur ancienne mutuelle d’entreprise maintenue à la retraite un dispositif associatif ou solidaire, comme une mutuelle communale certains régimes collectifs facultatifs. Dans ces cas, la souscription repose sur l’appartenance à un groupe ou sur des critères sociaux, sans évaluation de santé de la personne. Attention aux contrats de prévoyance Il est important de ne pas confondre mutuelle santé et contrats de prévoyance. Les assurances décès, dépendance ou incapacité, tout comme l’assurance emprunteur, peuvent, elles, exiger une déclaration médicale préalable. Une pathologie existante peut alors entraîner une exclusion de garantie. Pour le senior, identifier précisément la nature du contrat proposé est donc indispensable. Quels sont les impacts d’un questionnaire de santé pour un senior ? Lorsqu’un questionnaire médical est demandé par une assurance santé privée, ses conséquences peuvent être significatives. Des effets directs sur le contrat Selon les réponses fournies, l’assureur peut : augmenter la cotisation limiter certains remboursements exclure des soins liés à une pathologie connue imposer des délais ou des plafonds spécifiques sur certaines garanties. Ces ajustements visent à équilibrer le risque financier du contrat. Le risque d’erreur ou d’omission Le questionnaire médical engage la responsabilité de l’assuré. Une déclaration inexacte, même involontaire, peut entraîner : une réduction des remboursements un refus de prise en charge voire une résiliation du contrat en cas de mauvaise foi avérée. La transparence est donc essentielle, mais elle expose aussi le senior à une certaine insécurité juridique. Pour s’affranchir d’un contrat restrictif dû aux antécédents médicaux, profitez de la résiliation infra-annuelle en mutuelle santé qui vous permet de dénoncer votre complémentaire santé à tout moment après une année d’adhésion. Pourquoi la mutuelle reste la solution la plus sereine Avec une mutuelle santé senior, un contrat géré par le Code de la mutualité, ces risques disparaissent totalement : aucun questionnaire à remplir aucune information médicale transmise aucune remise en cause ultérieure des garanties pour raison de santé. Pour les seniors qui recherchent une couverture stable, lisible et accessible sur le long terme, la mutuelle demeure la solution la plus sécurisante en 2026. FAQ – Mutuelle senior et questionnaire de santé Une mutuelle peut-elle refuser un senior malade ?Non. Une mutuelle ne peut ni refuser l’adhésion ni appliquer des conditions liées à l’état de santé. Toutes les complémentaires santé sont-elles sans questionnaire ?Non. Seules les mutuelles au sens juridique du Code de la mutualité l’interdisent. Certaines assurances privées peuvent en demander un. Le questionnaire influence-t-il les remboursements ?Uniquement dans les assurances privées. Les mutuelles appliquent une tarification et des garanties collectives. Peut-on changer de contrat pour éviter un questionnaire ?Oui. Il est tout à fait possible d’opter pour une mutuelle santé senior sans sélection médicale en résiliant l’assurance santé après un an d’engagement.

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Crédit immobilier : vapoter en 2026 nuit-il à votre assurance emprunteur ?

Le fait de fumer peut être un obstacle quand on souhaite emprunter. Indispensable pour sécuriser le crédit, l’assurance de prêt immobilier est généralement plus chère en raison des risques accrus de santé que présentent les fumeurs. La cigarette électronique est-elle mieux considérée par les assureurs ? Pouvez-vous échapper à la surprime si vous vapotez ? Magnolia.fr vous explique les enjeux du vapotage dans le cadre d’un crédit immobilier. Assurance emprunteur et tabagisme : un critère toujours déterminant Lors de la souscription d’un crédit immobilier, l’assurance emprunteur est quasi systématiquement exigée par les banques. Elle couvre les aléas de la vie (décès, invalidité, incapacité de travail) et repose sur une évaluation précise du profil de l’emprunteur. Parmi les critères analysés, le tabagisme occupe une place centrale. En 2026, les assureurs continuent de considérer le tabac comme un facteur de risques aggravés de santé. Les fumeurs sont statistiquement plus exposés aux maladies cardiovasculaires, respiratoires et à certains cancers.  Résultat : une surprime d’assurance de prêt pouvant aller de 25 % à 70 % par rapport à un non-fumeur, selon l’âge, le montant emprunté et la quotité assurée. Mais qu’en est-il des personnes qui ne fument pas de cigarettes classiques et utilisent une cigarette électronique ? Vapoter en 2026 : fumeur ou non-fumeur pour l’assureur ? La question est loin d’être anodine. La cigarette électronique est souvent perçue comme une alternative moins nocive au tabac, notamment parce qu’elle ne repose pas sur la combustion. Toutefois, du point de vue des assureurs, la situation reste nuancée. Une assimilation fréquente au tabagisme classique Dans la majorité des contrats d’assurance emprunteur, le vapotage est encore assimilé au tabagisme, en particulier lorsque les e-liquides contiennent de la nicotine. Les questionnaires de santé utilisent généralement des formulations larges du type : « Fumez-vous ou avez-vous fumé au cours des 24 derniers mois (cigarettes, cigares, pipe, cigarette électronique, patchs ou substituts nicotiniques) ? » Ainsi, un vapoteur régulier déclarant l’usage de nicotine est le plus souvent classé dans la catégorie « fumeur en assurance de prêt » et se voit appliquer une surprime comparable à celle d’un fumeur de cigarettes traditionnelles. À noter : La cigarette électronique est dans le viseur de l’Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) qui vient de rendre son rapport après avoir passé au crible plus de 2 800 études scientifiques internationales. L’institut confirme les effets nocifs des substances toxiques inhalées (propylène glycol, glycérol, arômes) et les risques sur la santé. Une conclusion que vont sans doute prendre en compte les assureurs dans leurs évaluations. Des pratiques variables selon les assureurs Il n’existe toutefois aucune définition légale unique du statut de vapoteur en assurance emprunteur. Certains assureurs, encore minoritaires, opèrent une distinction : vapotage sans nicotine : parfois assimilé à un non-fumeur vapotage avec nicotine : assimilé à un fumeur. C’est pourquoi comparer les contrats est essentiel pour les profils concernés. Questionnaire de santé : déclarer le vapotage en toute bonne foi Lors de la demande d’assurance de prêt immobilier, l’emprunteur doit remplir un questionnaire médical. La déclaration du vapotage est une étape clé. Attention aux fausses déclarations Ne pas déclarer son statut de vapoteur, en pensant contourner la surprime, constitue une fausse déclaration intentionnelle. Les conséquences peuvent être lourdes : nullité du contrat d’assurance refus de prise en charge en cas de sinistre remboursement immédiat du crédit immobilier, ce qui peut être préjudiciable aux ayants droit. Même si la cigarette électronique est perçue comme moins dangereuse, elle doit être déclarée si le questionnaire l’exige explicitement. Depuis quand faut-il avoir arrêté pour être non-fumeur ? Les assureurs considèrent un emprunteur comme non-fumeur après 24 mois d’arrêt total, incluant cigarette classique et vapotage avec nicotine. Un ancien fumeur passé récemment à la cigarette électronique reste donc généralement classé « fumeur » pendant cette période de référence. Vapoter permet-il vraiment d’échapper à la surprime ? En pratique, vapoter ne garantit pas l’absence de surprime sur l’assurance emprunteur en 2026. Toutefois, certaines situations peuvent jouer en faveur de l’emprunteur. Vapotage sans nicotine : un levier possible Un vapoteur utilisant exclusivement des e-liquides sans nicotine peut, selon les compagnies, être assimilé à un non-fumeur. Cela suppose : une déclaration claire et cohérente l’absence de tabagisme récent parfois des justificatifs (test cotinine) ou une clause spécifique au contrat. Ce point doit impérativement être vérifié dans les conditions générales et particulières de l’assurance. Délégation d’assurance : un atout majeur Grâce aux dispositifs de délégation d’assurance emprunteur (loi Lagarde, loi Lemoine), l’emprunteur peut choisir une assurance externe à celle de la banque.  Cette liberté permet de : comparer les critères d’acceptation du vapotage identifier les assureurs les plus souples réduire significativement le coût total du crédit. Un courtier spécialisé comme Magnolia.fr peut accompagner cette démarche et cibler les contrats les plus adaptés aux vapoteurs. Certains contrats ne font aucune différence tarifaire entre fumeurs et non-fumeurs. Changer d’assurance emprunteur en cours de crédit : une opportunité en 2026 Depuis l’entrée en vigueur de la loi Lemoine, il est possible de changer son assurance emprunteur à tout moment, sans frais, dès lors que le nouveau contrat présente des garanties équivalentes. Arrêt du tabac ou du vapotage : un levier d’économies Un emprunteur qui a arrêté de fumer ou de vapoter depuis plus de 2 ans peut demander : une requalification de son statut ou un changement d’assurance pour bénéficier d’un tarif « non-fumeur ». Les économies peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros sur la durée restante du prêt immobilier. Réévaluer son profil de risque Même en cas de vapotage persistant, le marché évolue. Certains assureurs ajustent progressivement leur politique tarifaire à mesure que les données scientifiques se précisent. Une mise en concurrence régulière reste donc pertinente. Il est désormais simple de changer d’assurance de prêt immobilier grâce à la loi Lemoine et aux services d’un courtier spécialisé comme Magnolia. Crédit immobilier et vapotage : ce qu’il faut retenir En 2026, la cigarette électronique n’est pas encore un laissez-passer automatique vers une assurance emprunteur sans surprime. Dans la majorité des cas : vapoter avec nicotine = assimilé à un fumeur vapoter sans nicotine = traitement variable selon l’assureur la déclaration à l’assureur reste obligatoire et déterminante pour évaluer le profil et appliquer une tarification adaptée. Pour limiter l’impact du vapotage sur votre crédit immobilier, la meilleure stratégie consiste à comparer activement les assurances, à utiliser le dispositif de résiliation existant et à se faire accompagner par un spécialiste du marché.

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Crédit immobilier : toujours un produit d’appel pour les banques en 2026

En 2026, le crédit immobilier reste au cœur de la stratégie commerciale des banques. Après une longue période de taux historiquement bas, le marché a profondément changé : en 5 ans, le taux brut moyen des prêts immobiliers est passé d’environ 1 % à plus de 3 %. Cette évolution a mécaniquement réduit le nombre de dossiers finançables et ralenti la production de crédits. Pourtant, le prêt immobilier demeure un produit d’appel incontournable pour les établissements bancaires, qui continuent de se livrer une concurrence active pour attirer les emprunteurs solvables. Dans ce contexte, obtenir le meilleur taux en 2026 reste possible, à condition de bien comprendre les logiques bancaires et d’optimiser son profil d’emprunteur. Décryptage et conseils pratiques pour négocier efficacement son crédit immobilier. Pourquoi le crédit immobilier reste stratégique pour les banques en 2026 Malgré la remontée des taux, le crédit immobilier conserve une place centrale dans l’offre bancaire. La raison est simple : il permet de capter un client sur le long terme. Un prêt immobilier s’étend généralement sur 20 à 25 ans. Pour la banque, c’est la garantie de : domicilier les revenus de l’emprunteur (maximum 10 ans) vendre des produits annexes (assurance emprunteur, assurance habitation, placements, épargne retraite, moyens de paiement) fidéliser un client à forte valeur patrimoniale. Même si la marge sur le taux nominal du crédit peut être réduite, l’opération reste rentable grâce aux produits annexes et plus largement à l’échelle globale de la relation commerciale. C’est pourquoi les banques acceptent encore, en 2026, de proposer des conditions attractives sous réserve de présenter le bon profil. Des taux de crédit plus élevés, mais des politiques commerciales toujours actives La hausse des taux n’a pas fait disparaître la concurrence bancaire. Elle l’a transformée. Aujourd’hui, les établissements ciblent plus finement les profils qu’ils souhaitent financer. Les banques privilégient notamment : les ménages disposant de revenus stables et élevés les emprunteurs avec une épargne constituée les profils jeunes à fort potentiel d’évolution professionnelle. Dans ce cadre, le prêt immobilier reste un levier d’acquisition client. Les taux affichés peuvent sembler élevés, mais ils sont rarement définitifs : une marge de négociation existe toujours, surtout pour les dossiers bien préparés. Comment obtenir le meilleur taux de crédit immobilier en 2026 ? Soigner son profil emprunteur en amont Avant même de solliciter une banque, il est essentiel d’optimiser son dossier. En 2026, les critères d’analyse sont toujours aussi stricts qu’auparavant. Les points clés à travailler sont : La stabilité professionnelle : CDI hors période d’essai, ancienneté, régularité des revenus Le taux d’endettement : idéalement inférieur à 35 %, assurance de prêt incluse La gestion des comptes : absence de découverts, pas d’incidents bancaires récents L’apport personnel : plus il est élevé, plus la négociation est facilitée Un profil rassurant permet à la banque de réduire son risque, et donc d’accorder un taux plus compétitif. Mettre en avant un apport personnel solide L’apport personnel est devenu un élément central dans l’octroi des crédits immobiliers. Il est possible mais difficile d’emprunter sans apport en 2026 (ancre), sauf profils exceptionnels. Un bon apport permet : de diminuer le montant emprunté de réduire le risque pour la banque d’obtenir un meilleur taux nominal. Idéalement, l’apport couvre au minimum les frais annexes (frais de notaire, frais de garantie), soit 10% du montant de l’acquisition. Au-delà, il constitue un levier de négociation particulièrement efficace. Comparer systématiquement plusieurs banques Même si une banque se montre attractive, il est déconseillé de s’arrêter à une seule proposition. Les écarts de taux peuvent être significatifs d’un établissement à l’autre. Pour maximiser vos chances : sollicitez plusieurs banques simultanément comparez le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) et non uniquement le taux nominal, car il est le seul indicateur du coût final d’un prêt immobilier utilisez les offres concurrentes comme argument de négociation. Cette mise en concurrence rappelle aux banques que le crédit immobilier reste un produit d’appel : elles savent qu’un client bien informé peut aller voir ailleurs. Le rôle clé de l’assurance emprunteur dans le coût du crédit Le taux du crédit n’est plus le seul paramètre à négocier. L’assurance emprunteur représente une part importante du coût total du financement, en moyenne entre 20% et 40%. Il s’agit du deuxième coût après les intérêts d’emprunt. Grâce aux évolutions réglementaires, il est désormais possible de : choisir une assurance externe dès la souscription (loi Lagarde) changer d’assurance à tout moment (loi Lemoine) réduire significativement le coût global du crédit. Une assurance déléguée peut permettre d’économiser plusieurs milliers d’euros sur la durée du prêt, sans modifier le taux nominal. C’est un levier souvent sous-estimé, mais déterminant. Consultez notre baromètre du pouvoir d’achat immobilier de janvier 2026 pour visualiser les économies potentielles à changer d’assurance au plus tôt après la signature de l’offre de prêt. Faut-il passer par un courtier pour obtenir le meilleur taux ? Les avantages du courtage en 2026 Le recours à un courtier en crédit immobilier reste pertinent, notamment dans un marché plus tendu. Un courtier peut : valoriser votre profil auprès des banques vérifier votre éligibilité à des aides publiques si vous êtes primo-accédant (PTZ) accéder à des grilles de taux négociés vous faire gagner du temps dans les démarches. Il connaît les politiques commerciales des établissements et sait quels profils sont recherchés à un instant donné. Courtier ou démarche en direct : que choisir ? La meilleure stratégie consiste souvent à combiner les 2 approches : consulter un courtier pour obtenir une vision globale du marché démarcher sa banque historique en parallèle. Cette double démarche renforce votre pouvoir de négociation et vous permet de comparer objectivement les offres. Important : ne démarchez pas vous-même des banques déjà sollicitées par le courtier au risque d’annihiler votre demande de financement. Anticiper pour mieux négocier son crédit immobilier En 2026, l’anticipation est un facteur clé de réussite. Préparer son projet plusieurs mois à l’avance permet de : assainir sa situation financière, constituer un apport plus important, améliorer son scoring bancaire. Les emprunteurs qui arrivent avec un dossier structuré et réaliste sont ceux qui obtiennent les meilleures conditions, même dans un contexte de taux élevés. Les professionnels recommandent de passer à l’acte sans tarder car la hausse des taux de crédit immobilier subie en 2026 se prolongera en 2027. Crédit immobilier en 2026 : un produit d’appel sous conditions Malgré la hausse des taux et un marché immobilier plus contraint, le crédit immobilier reste un outil stratégique pour les banques. Il demeure un produit d’appel, réservé toutefois aux profils jugés solides et rentables sur le long terme. Pour les emprunteurs, la clé réside dans la préparation, la comparaison et la négociation globale du financement : taux, assurance, frais annexes. En adoptant une approche méthodique et informée, il est toujours possible, en 2026, d’obtenir un crédit immobilier à des conditions compétitives.