Mutuelle senior : faut-il en changer tous les ans ?

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La réglementation autorise à changer de mutuelle santé à tout moment et sans frais après une année d’engagement. Le dispositif permet de faire jouer la concurrence plus rapidement pour faire des économies et adapter le contrat à l’évolution de ses besoins de santé. Les seniors sont les assurés qui paient le plus cher cette couverture indispensable pour limiter les restes à charge. Le changement systématique et régulier est-il pour autant une bonne idée ?

Changer tous les ans pour économiser

L'un des arguments majeurs pour envisager de changer de mutuelle tous les ans est la possibilité de réaliser des économies significatives. En effet, les cotisations des mutuelles peuvent varier d'une année à l'autre en fonction de différents facteurs, comme l'âge de l'assuré, l'évolution des besoins de santé ou encore les augmentations tarifaires pratiquées par les assureurs.

  1. Les hausses tarifaires : Les mutuelles ajustent leurs tarifs en fonction de l'inflation et des coûts des prestations de santé, également de la politique de santé (transferts de charges). Ces hausses peuvent devenir particulièrement lourdes pour les seniors, surtout si la mutuelle n'offre pas de nouvelles garanties adaptées aux besoins de santé évolutifs. Dans certains cas, les augmentations tarifaires annuelles ne sont pas justifiées par une meilleure prise en charge des soins. La hausse des tarifs 2025 est estimée entre +4,5% et 9%.
  2. La concurrence des mutuelles : Le marché des mutuelles est très compétitif. Chaque année, de nouvelles offres sont mises en place pour attirer les assurés, et certaines d'entre elles proposent des tarifs plus avantageux. En comparant régulièrement les offres disponibles, vous pouvez trouver une mutuelle avec un rapport qualité-prix plus attractif.
  3. Les promotions et offres spécifiques : Certaines mutuelles proposent des promotions ou des réductions pour les nouveaux adhérents. Ces offres peuvent inclure des mois de cotisations gratuits ou des réductions sur la première année. En changeant régulièrement de mutuelle, vous pourriez bénéficier de ces avantages, réduisant ainsi vos dépenses. La fidélité ne paie pas en assurance santé !
  4. L’adaptation aux nouveaux besoins : En vieillissant, les seniors peuvent avoir besoin de soins spécifiques (optique, dentaire, hospitalisation, audition). Si votre mutuelle actuelle ne couvre pas correctement ces dépenses, il peut être plus avantageux de souscrire à une nouvelle offre, plus adaptée à vos exigences, tout en optimisant vos coûts.

Changer de mutuelle tous les ans peut permettre de réaliser des économies, en particulier si vous constatez une augmentation régulière des cotisations sans amélioration notable des garanties. Toutefois, les économies ne sont pas le seul critère à prendre en compte.

Changer tous les ans pour une mutuelle senior mieux adaptée

Outre l’aspect financier, changer de mutuelle peut être une démarche stratégique pour obtenir une couverture santé plus adaptée à vos besoins actuels. En effet, à partir d’un certain âge, les besoins médicaux évoluent rapidement, et il est essentiel d’avoir une mutuelle qui soit en phase avec ces changements.

  1. Évolution des besoins médicaux : Les seniors sont souvent confrontés à de nouveaux problèmes de santé liés à l’âge, comme la perte de vision, les problèmes dentaires, ou encore des maladies chroniques. Si votre mutuelle ne prend pas bien en charge ces nouveaux besoins, il est nécessaire de chercher une offre plus adaptée. Par exemple, une mutuelle spécialisée dans l’optique et le dentaire peut être plus avantageuse si ces besoins deviennent prioritaires.
  2. Amélioration des garanties : Changer régulièrement de mutuelle vous permet de bénéficier d’offres récentes et plus avantageuses. De nouvelles garanties peuvent être introduites sur le marché, telles que la prise en charge des médecines douces, ou encore des services d’accompagnement pour les seniors. Si ces garanties vous intéressent et qu’elles ne sont pas incluses dans votre contrat actuel, il est peut-être temps de changer.
  3. Meilleure qualité de service : Toutes les mutuelles ne se valent pas en termes de qualité de service. Si vous n’êtes pas satisfait de la gestion de votre dossier, du remboursement des soins ou de la disponibilité de votre mutuelle actuelle, changer de prestataire peut améliorer votre expérience. Une mutuelle avec un bon service client et un traitement rapide des remboursements est un atout précieux, surtout pour les seniors ayant des besoins médicaux réguliers.
  4. Flexibilité des contrats : Certaines mutuelles offrent des contrats plus flexibles, permettant de moduler les garanties en fonction de l’évolution de vos besoins de santé. Si vous changez régulièrement de mutuelle, vous pouvez aussi trouver une offre qui vous permet d’ajuster vos garanties chaque année, plutôt que de rester figé dans un contrat qui ne correspond plus à vos besoins.

Changer de mutuelle chaque année permet donc de réajuster votre couverture en fonction de votre santé, garantissant ainsi une meilleure prise en charge des soins. Cependant, ce changement doit être effectué avec soin pour s'assurer que la nouvelle mutuelle corresponde parfaitement à vos attentes.

Choisir la bonne mutuelle senior

Si vous décidez de changer de mutuelle, il est crucial de prendre le temps de choisir la bonne offre. Le choix d'une mutuelle ne doit pas se faire à la légère, et plusieurs étapes sont à respecter pour être certain de souscrire à un contrat qui vous conviendra. Les démarches sont d'autant plus simple que vous êtes accompagné d'un courtier en mutuelle santé.

Analyser ses besoins de santé

Avant toute chose, il est indispensable de faire un point sur vos besoins de santé actuels. Cette étape est essentielle pour vous assurer que vous choisirez une mutuelle qui couvre les dépenses médicales auxquelles vous êtes confronté.

  1. Anticiper les besoins futurs : Outre vos besoins actuels, pensez également aux soins que vous pourriez nécessiter dans un avenir proche. Si vous avez des problèmes de vue, envisagez une mutuelle qui offre une excellente couverture optique. Si vous prévoyez des soins dentaires ou hospitaliers, assurez-vous que ces postes sont bien couverts par la mutuelle que vous choisirez.
  2. Évaluer les garanties actuelles : Examinez les garanties de votre contrat actuel et identifiez celles qui ne sont plus adaptées ou insuffisantes. Par exemple, si vous avez souscrit à une mutuelle avec une couverture maternité et que ce n’est plus pertinent, il est possible de choisir une nouvelle mutuelle plus ciblée sur les besoins des seniors.

Comparer les offres

Une fois vos besoins de santé analysés, l’étape suivante consiste à comparer les offres des différentes mutuelles. Plusieurs critères doivent être pris en compte dans cette comparaison.

  1. Le rapport qualité/prix : Il ne s’agit pas uniquement de choisir la mutuelle la moins chère. Vérifiez également les garanties proposées et assurez-vous qu’elles répondent bien à vos attentes. Une offre moins chère peut sembler séduisante, mais si elle ne couvre pas correctement vos soins, cela pourrait vous coûter plus cher à long terme.
  2. Les services inclus : Outre les garanties classiques (hospitalisation, optique, dentaire), certaines mutuelles offrent des services supplémentaires comme l’accompagnement administratif, la téléconsultation ou encore une assistance à domicile. Ces services peuvent être particulièrement utiles pour les seniors.
  3. Les délais de remboursement : Certaines mutuelles sont plus rapides que d’autres en termes de remboursement des soins. Si vous avez des dépenses médicales fréquentes, une mutuelle avec des délais de remboursement courts sera plus confortable au quotidien.

Sélectionner une mutuelle responsable

Enfin, il est recommandé de souscrire à une mutuelle dite responsable et solidaire. Les contrats responsables sont encadrés par la loi et doivent respecter certaines règles pour rembourser les dépassements d’honoraires et garantir une prise en charge minimale des actes et produits remboursés par l’Assurance maladie. Ce type de mutuelle est par ailleurs assujetti à une taxe de solidarité additionnelle moins élevée que les contrats non responsables.

  1. Les avantages des mutuelles responsables : Elles appliquent la réforme 100% Santé qui supprime les restes à charge en optique, dentaire (prothèses) et aides auditives..
  2. L’importance de la transparence : Les mutuelles responsables offrent une plus grande transparence sur les remboursements et les coûts. Cela peut vous aider à anticiper vos dépenses et à mieux comprendre ce que vous payez.

En conclusion, changer de mutuelle senior chaque année peut être bénéfique pour réaliser des économies et obtenir une couverture mieux adaptée à vos besoins. Cependant, ce changement doit être bien réfléchi et s'accompagner d'une analyse approfondie de vos besoins, d'une comparaison des offres et de la sélection d'une mutuelle responsable pour garantir une couverture optimale.

 

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Achat immobilier en 2026 : 3 conseils pour réussir votre projet

L’année 2026 s’annonce déterminante pour les acheteurs immobiliers. Après plusieurs exercices marqués par la hausse des taux, la correction des prix et une forte prudence bancaire, le marché semble entrer dans une phase de rééquilibrage. Les conditions de financement se stabilisent, l’inflation est mieux contenue et certaines zones géographiques retrouvent un dynamisme mesuré. Pour autant, réussir son projet immobilier ne s’improvise pas. Entre contexte économique incertain, nouvelles normes environnementales et exigences accrues des établissements bancaires, la réussite d’un projet immobilier repose avant tout sur l’anticipation et la méthode. Voici 3 conseils structurants pour sécuriser votre achat immobilier en 2026. Conseil n°1 : analyser finement le marché immobilier avant d’acheter Avant de vous engager, il est indispensable de comprendre les grandes tendances du marché immobilier en 2026. Après 3 années de baisse ou de stagnation, les prix se stabilisent progressivement à l’échelle nationale. Les données récentes montrent une légère progression des valeurs immobilières (+0,8% en 2025), signe d’un marché qui retrouve un certain équilibre entre l’offre et la demande. Des prix globalement stabilisés, avec de fortes disparités locales Si la hausse reste modérée au niveau national, certaines grandes villes et bassins d’emploi affichent une reprise plus marquée. Les métropoles attractives, bien desservies et économiquement dynamiques, enregistrent déjà des augmentations de prix plus sensibles pouvant aller au-delà de +3%, tandis que certaines zones rurales ou périurbaines poursuivent leur rattrapage entamé après la crise du Covid. En 2026, le marché immobilier va donc rester très hétérogène. Il est essentiel d’étudier précisément le secteur ciblé, quartier par quartier, afin d’identifier les véritables opportunités. Des taux de crédit encore favorables, mais sous surveillance Du côté du prêt immobilier, les taux se sont stabilisés autour de niveaux plus acceptables pour les emprunteurs : en moyenne 3,35 % sur 20 ans (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La politique monétaire plus souple de la Banque Centrale Européenne a redonné de l’oxygène au marché, même si les taux ne sont pas revenus aux planchers historiques de fin 2021 (autour de 1%). En 2026, les banques demeurent vigilantes, notamment en raison du contexte politique et budgétaire. Anticiper une éventuelle remontée des taux et sécuriser rapidement une offre de prêt reste une stratégie pertinente pour les acheteurs. Conseil n°2 : bâtir un budget immobilier réaliste et sécurisé Un achat immobilier réussi repose avant tout sur un budget solide. En 2026, les établissements bancaires continuent d’appliquer des critères stricts en matière de taux d’endettement, de reste à vivre et d’apport personnel. Il est donc indispensable d’évaluer précisément l’ensemble des coûts liés à votre projet, au-delà du seul prix du bien. Intégrer tous les frais annexes dès le départ De nombreux acquéreurs sous-estiment encore les frais périphériques liés à un achat immobilier. Pourtant, ils peuvent représenter une part significative du budget global : Les frais d’acquisition, dits frais de notaire, plus élevés dans l’ancien (entre 7% et 8%) que dans le neuf (entre 2% et 3%) Les frais bancaires, incluant les frais de dossier Le coût de l’assurance emprunteur : entre 20% et 40% selon le profil, mais des économies importantes grâce à la délégation d’assurance et la loi Lemoine (changement de contrat à tout moment en cours de prêt, sans engagement minimum de souscription) Les travaux éventuels, notamment ceux liés à la rénovation énergétique Les charges courantes, comme la taxe foncière ou les charges de copropriété Apport personnel et capacité d’emprunt : des critères toujours déterminants Les banques privilégient les profils sécurisés, avec un apport personnel représentant généralement entre 15 % et 20 % du prix du bien. Une mise de fonds plus élevée permet non seulement d’augmenter vos chances d’obtenir un prêt, mais aussi de négocier de meilleures conditions de financement. Avant de vous lancer, il est recommandé de réaliser une simulation complète afin de valider votre capacité d’emprunt et d’éviter toute fragilité financière à moyen terme. Conseil n°3 : optimiser votre financement et anticiper les obligations futures En 2026, réussir son achat immobilier passe également par une optimisation fine du financement et une parfaite connaissance des dispositifs existants. Profiter des aides à l’accession à la propriété Les primo-accédants disposent de leviers intéressants pour financer leur projet. Le prêt à taux zéro ou PTZ a été assoupli et étendu à à tout le territoire, rendant l’accession plus accessible, y compris pour l’achat d’une maison individuelle. Les quotités ont été revues à la hausse, ce qui permet de réduire le recours à un crédit classique et donc le coût global du financement. Il est essentiel d’intégrer ces aides dès la phase de montage du dossier bancaire. Intégrer les contraintes environnementales dès l’achat La performance énergétique est devenue un critère central dans toute transaction immobilière. En 2026, les nouvelles normes environnementales peuvent alourdir la facture, en particulier pour les logements anciens énergivores.  Si vous faites construire ou que vous achetez dans le neuf, le logement est assujetti à la RE2025, nouvelle réglementation environnementale qui permet de : réduire davantage la consommation énergétique des bâtiments limiter encore plus l’empreinte carbone des matériaux utilisés améliorer le confort intérieur face au changement climatique. Dans l’ancien, les contraintes environnementales frappent les investissements locatifs. Les logements classés G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) sont exclus du marché locatif depuis janvier 2025. Ce sera le tour des logements de la classe F en janvier 2028, c’est-à-dire demain. En 2026, cette réglementation impacte directement les investisseurs, mais aussi les propriétaires occupants qui envisagent une revente future. Anticiper les travaux de rénovation énergétique est désormais incontournable. Les dispositifs d’aide à la rénovation restent des leviers importants, même si leurs modalités évoluent. MaPrimRénov est recentrée sur les passoires thermiques en 2026. Certains types de travaux vont être moins bien soutenus, ce qui renforce l’importance d’un projet global et cohérent dès l’achat. Penser à l’assurance habitation Souvent reléguée au second plan, l’assurance habitation est pourtant un pilier essentiel de votre projet immobilier. Avec la multiplication des aléas climatiques et des sinistres, protéger son logement devient indispensable.  En copropriété, la souscription d’une assurance responsabilité civile est obligatoire, et de nombreuses banques exigent une attestation d’assurance habitation avant le déblocage des fonds. Chaque bien immobilier présente des risques spécifiques : situation géographique, type de logement, usage en résidence principale ou locative. Il est donc crucial de choisir des garanties adaptées, couvrant efficacement les dommages matériels, les catastrophes naturelles et la responsabilité civile. Acheter en 2026 : un projet à préparer avec méthode Se lancer dans un achat immobilier en 2026 nécessite une approche structurée et une vision à long terme. La stabilité relative du marché offre des opportunités, mais elle ne dispense pas d’une préparation rigoureuse. Analyse du marché, budget maîtrisé, financement optimisé, respect des normes environnementales et protection du logement sont autant de leviers pour sécuriser votre investissement. Dans un contexte exigeant, s’entourer de professionnels de confiance peut également faire la différence et vous permettre de concrétiser votre projet immobilier dans les meilleures conditions.

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Immobilier en 2026 : DPE, fiscalité, crédit et location, les changements à connaître

Chaque début d’année s’accompagne de son lot d’évolutions réglementaires et fiscales. 2026 ne fait pas exception, même si certaines mesures restent conditionnées à l’adoption définitive du budget de finances. Crédit immobilier, diagnostic de performance énergétique (DPE), fiscalité des bailleurs ou encore frais de location : propriétaires, investisseurs et locataires doivent s’adapter à un nouveau cadre. Tour d’horizon des changements majeurs, et de ceux encore incertains, qui vont impacter le marché immobilier en 2026. Crédit immobilier : des taux en légère hausse en 2026 Un marché du crédit plus tendu Après une reprise progressive en 2025, le crédit immobilier reste un enjeu commercial fort pour les banques. Toutefois, dans un contexte économique et politique encore fragile, les marges de manœuvre des établissements se réduisent. Des hausses modérées mais réelles Selon plusieurs acteurs du secteur, les taux immobiliers pourraient augmenter légèrement en 2026, avec des hausses estimées entre 0,1 et 0,3 point sur le premier semestre. Une évolution contenue, mais suffisante pour affecter la capacité d’emprunt sur les dossiers les plus justes. En ce tout début d’année, les taux restent globalement stables, avec quelques augmentations minimes à signaler. Retrouvez toutes les infos pour emprunter en janvier 2026. L’assurance emprunteur toujours déterminante Dans ce contexte, l’optimisation de l’assurance de prêt immobilier reste un levier clé pour contenir le coût global du financement, notamment grâce à la concurrence permise par la loi Lemoine. Un nouveau mode de calcul du DPE plus favorable à l’électricité Une réforme structurante au 1er janvier 2026 Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) évolue dès le 1er janvier 2026, avec une modification majeure : la baisse du coefficient de conversion de l’électricité. Jusqu’ici jugé pénalisant, ce coefficient est désormais aligné sur les standards européens, afin de corriger un déséquilibre historique dans l’évaluation de la performance énergétique. Des logements mieux notés sans travaux Concrètement, un logement chauffé à l’électricité peut améliorer sa classe énergétique à caractéristiques identiques, sans engager de travaux. Certains biens pourraient ainsi passer d’une étiquette E à D, voire de F à E, modifiant sensiblement leur attractivité sur le marché. Des conséquences directes pour la vente et la location Cette évolution du DPE n’est pas neutre : meilleure valorisation des biens électriques levée partielle de certaines interdictions de location impact potentiel sur la fixation ou la renégociation des loyers amélioration de la perception bancaire en cas de financement. Pour les propriétaires bailleurs comme pour les vendeurs, le DPE 2026 devient un levier stratégique. MaPrimeRénov’ : un dispositif en suspens faute de budget Une suspension administrative début 2026 À la fin de l’année 2025, l’État a été clair : sans budget voté pour 2026, le guichet MaPrimeRénov’ ne peut pas rouvrir automatiquement au 1er janvier. Il ne s’agit pas d’une réforme du dispositif, mais d’un blocage purement administratif lié au calendrier politique. Des projets de rénovation à mettre en attente Les ménages souhaitant déposer un dossier début 2026 devront faire preuve de prudence. Tant que le cadre budgétaire n’est pas stabilisé :  aucune garantie sur les délais de traitement incertitude sur les enveloppes disponibles risque de décalage des travaux. Pour les propriétaires de passoires énergétiques, l’attentisme s’impose, avant une réactivation officielle du dispositif. Cette temporisation est particulièrement préjudiciable aux emprunteurs qui intègrent dans leur prêt à l’habitat une enveloppe de travaux immobiliers financée en partie par cette aide publique. Une nouvelle hausse attendue de la taxe foncière Une revalorisation mécanique des bases Comme chaque année, la taxe foncière évolue en fonction de l’inflation, via l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Or, cet indice est en hausse pour 2026. Une facture en augmentation pour les propriétaires Le résultat est immédiat : même sans hausse du taux votée localement, le montant de la taxe foncière devrait augmenter mécaniquement. Pour certains ménages, notamment les retraités propriétaires, cette progression pèse de plus en plus lourd dans le budget annuel. Location : les frais d’agence augmentent pour les locataires Une revalorisation officielle des plafonds Un arrêté publié au Journal officiel en novembre prévoit une hausse de 0,87 % des plafonds d’honoraires des agences immobilières en 2026. Sont concernées les opérations suivantes : l’organisation des visites la constitution du dossier la rédaction du bail l’état des lieux. Un surcoût modéré mais généralisé Si l’augmentation reste limitée, elle s’appliquera sur l’ensemble du territoire, renforçant le coût d’accès au logement pour les locataires, en particulier dans les zones tendues. Vers un nouveau statut fiscal du bailleur privé ? Une mesure votée mais encore incertaine Dans le cadre des débats budgétaires, les parlementaires ont validé le principe d’un statut du bailleur privé destiné à relancer l’investissement locatif. Toutefois, l’absence de budget définitivement adopté empêche encore son application concrète. Un mécanisme d’amortissement attractif Le dispositif envisagé prévoit : 3,5 % d’amortissement annuel pour un logement neuf à loyer intermédiaire  4,5 % pour le logement social 5,5 % pour le logement très social plafonnement à 80 % de la valeur du bien limite de 8 000 € par an pour 2 logements maximum. Si cette mesure est confirmée, elle pourrait redonner de l’attrait à l’investissement locatif résidentiel, fortement pénalisé ces dernières années. Location meublée : une hausse de la CSG en perspective Des revenus soumis aux BIC Les loyers issus de la location meublée relèvent du régime des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), et non des revenus fonciers. À ce titre, ils sont soumis aux prélèvements sociaux. Une augmentation prévue dans le PLFSS 2026 Un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit une hausse de la CSG, qui augmente de facto le taux global des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % à compter de 2026. Un impact direct sur la rentabilité Pour les loueurs en meublé, notamment en LMNP, cette augmentation de la CSG viendrait réduire la rentabilité nette, dans un contexte déjà marqué par des évolutions fiscales moins favorables.

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Baromètre du pouvoir d'achat immobilier janvier 2026 : gagnez des mètres carrés en changeant d'assurance emprunteur

Pour garantir votre prêt immobilier, vous devez souscrire une assurance emprunteur. La réglementation vous autorise à choisir librement le contrat et à en changer à tout moment. Magnolia.fr calcule chaque trimestre le nombre de mètres carrés supplémentaires que vous pouvez acquérir dans les 20 plus grandes métropoles françaises en changeant d’assurance de prêt. La délégation d’assurance emprunteur reste le seul levier d’économies pour faire baisser significativement son taux annuel effectif global (TAEG) et rester sous l’usure. Assurance bancaire contre assurance déléguée Nous proposons 3 profils d’emprunteurs, et calculons pour chacun le nombre de mètres carrés additionnels qu’il est possible d'acquérir en substituant l’assurance bancaire par une assurance individuelle concurrente. Profil 1 : vous êtes primo-accédant, âgé entre 25 et 35 ans ; vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,25% (taux pour un bon dossier au 6 janvier 2026) ;  l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), soit un coût de 13 600€ ; chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,08%, soit le taux moyen observé pour les dossiers de mêmes profils traités jusqu'en septembre 2025. Le coût de l’assurance est de 3 200€. Vous réalisez une économie de 10 400€ en optant pour une assurance déléguée. Profil 2 : vous avez entre 25 et 35 ans et empruntez à 2 en tant que primo-accédants ; vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,25% (taux pour un bon dossier au 6 janvier 2026) ;  l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen) sur chaque tête, soit un coût de 27 200€ ; votre Taux Annuel Effectif Global ou TAEG s’affiche à 4,42% (hors frais de dossier et frais de garantie). chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,07% sur chaque tête, soit le taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en septembre 2025. Le coût de l’assurance est de 5 600€. Votre TAEG tombe à 3,53% hors frais de garantie et autres dépenses annexes. Vous réalisez une économie de 21 600€ en optant pour une assurance déléguée. Profil 3 : vous avez entre 35 et 45 ans. vous empruntez à deux la somme de 400 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,25% (taux pour un bon dossier au 6 janvier 2026) ; l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), avec quotité assurance de prêt à 100% sur chaque tête, soit un coût total de 54 400€ ; votre TAEG s’affiche à 4,42%, hors frais de garantie (hypothèque ou caution). Notons que le taux d'usure au premier trimestre 2026 est de 5,13% pour les durées de 20 ans et plus. chez le comparateur Magnolia.fr, l’assurance est proposée au taux de 0,17% (taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en septembre 2025). Chacun est assuré à hauteur de 100% du montant emprunté, le coût total de l’assurance est de 27 200€. Si on applique une quotité d’assurance à 50% sur chaque tête, le coût de l’assurance descend à 13 600€. Vous économisez 27 200€ avec une quotité à 100% sur chaque tête ou 40 800€ avec une quotité à 50/50. Le TAEG tombe respectivement à 3,87% ou 3,58%, vous laissant un espace plus que suffisant pour intégrer les frais annexes (garantie, frais de dossier, etc.). Combien de mètres carrés supplémentaires ces 3 profils peuvent gagner en janvier 2026 grâce à la délégation d’assurance de prêt immobilier ? Villes Prix moyen m2 appartement*   Nb de m2 supplémentaires avec 10 400€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 1   Nb de m2 supplémentaires avec 21 600€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 2   Nb de m2  supplémentaires avec 40 800€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 3   Saint-Étienne   1 244 € 8,36 m2 17,36 m2 32,79 m2 Le Havre 1 899 € 5,47 m2 11,37m2 21,48 m2 Nîmes 2 317 € 4,83 m2 9,32 m2 17,60 m2 Dijon 2 652 € 4,48 m2 8,14 m2 15,38 m2 Reims 2 624 € 3,96 m2 8,23 m2 15,54 m2 Grenoble 2 596 € 4,00 m2 8,32 m2 15,71 m2 Toulon 3 266 € 3,18 m2 6,61 m2 12,49 m2 Angers 3 199 € 3,25 m2 6,75 m2 12,75 m2 Lille 3 369 € 3,08 m2 6,41 m2 12,11 m2 Montpellier 3 410 € 3,05 m2 6,33 m2 11,96 m2 Toulouse 3 520 € 2,95 m2 6,13 m2 11,59 m2 Marseille 3 549 € 2,93 m2 6,08 m2 11,49 m2 Nantes 3 366 € 3,09 m2 6,41 m2 12,12 m2 Villeurbanne 3 749 € 2,77 m2 5,76 m2 10,88 m2 Strasbourg 3 752 € 2,77 m2 5,75 m2 10,87 m2 Rennes 3 876 € 2,68 m2 5,57 m2 10,52 m2 Bordeaux 4 434 € 2,34 m2 4,87 m2 9,20 m2 Nice 5 274 € 1,97 m2 4,09 m2 7,73 m2 Lyon 4 596 € 2,26 m2 4,70 m2 8,87 m2 Paris 9 827 € 1,05 m2 2,19 m2 4,15 m2 *Prix estimés Meilleurs Agents au 1er janvier 2026 (prix en net vendeur) Les économies calculées sont les économies maximales potentielles si le changement d’assurance intervient dans le mois de la signature de l’offre de prêt. Obtenez votre prêt et gagnez des mètres carrés grâce à la délégation d'assurance L’état du marché immobilier ancien en janvier 2026 Le marché immobilier ancien en 2025 se caractérise par une reprise des volumes de transactions (+11%) après une période de repli, avec des prix en stabilisation ou en légère hausse (+2% nationalement) et des disparités régionales notables, marquant une normalisation après la flambée post-Covid, influencée par la baisse des taux d'intérêt, bien que la reprise reste conditionnée par l'économie et les taux futurs Tendances clés en 2025 Volume de ventes : Forte augmentation, avec environ 930 000 transactions en 12 mois à fin 2025, soit +10,7% à +11% sur un an. Prix : Stabilité ou légère progression (environ +2% nationalement), avec des villes comme Toulouse et Marseille en hausse, tandis que d'autres (Nantes, Lille) connaissent de légères baisses. Demande : Une demande accrue, avec un bond de +20% au niveau national, grâce à l'amélioration du pouvoir d'achat immobilier et des économies faites par les Français. Offre : Toujours insuffisante, malgré une progression, ce qui maintient une certaine tension sur le marché.  Facteurs Influents Taux d'intérêt : La baisse progressive des taux d'emprunt a relancé l'intérêt des acheteurs. Économie : La situation dépend de l'évolution des taux et de la stabilité géopolitique. Régionalisation : Des disparités importantes existent, avec une reprise plus marquée dans certaines grandes métropoles et départements (Gironde, Haute-Garonne, Seine-et-Marne, Rhône).  Perspectives (Fin 2025/Début 2026) Le marché s'assainit et s'éloigne des records post-Covid. Une stabilisation des prix est attendue pour 2026, avec des taux d'intérêt qui devraient rester stables ou légèrement remonter, selon certains experts. Le secteur reste sensible aux conditions d'accès au crédit et à la politique bancaire Conditions d'emprunt en janvier 2026 Plusieurs éléments structurants contribuent au maintien des taux de crédit immobilier à des niveaux proches de ceux observés fin 2025 : Une politique monétaire inchangée de la Banque centrale européenne Une inflation contenue Une concurrence toujours présente entre établissements bancaires Un objectif commercial assumé de relance de la production de crédits. Cette combinaison favorise une forme de statu quo, appréciée par les emprunteurs à la recherche de visibilité pour concrétiser leur projet immobilier. Si la tendance globale est stable, les conditions d’emprunt ne sont pas uniformes. Les taux pratiqués varient sensiblement en fonction de plusieurs critères : la durée du crédit la solidité financière de l’emprunteur l’apport personnel la stabilité professionnelle la nature du projet (résidence principale, investissement locatif, primo-accession). À titre indicatif, les niveaux de taux observés en janvier 2026 se situent généralement dans les fourchettes suivantes : sur 15 ans : autour de 3,10 % à 3,15 % sur 20 ans : environ 3,20 % à 3,25 % sur 25 ans : entre 3,30 % et 3,40 %. Ces taux sont exprimés hors assurance emprunteur et frais annexes, qui continuent de peser de manière significative sur le coût global du crédit. Retrouvez toutes les infos pour emprunter en janvier 2026. Les banques semblent déterminées à éviter un durcissement excessif des conditions de financement, en particulier pour les primo-accédants, considérés comme un levier clé de dynamisation du marché immobilier en 2026. Combien de mètres carrés en plus en changeant d’assurance en janvier 2026 ? Lors de la mise en place d’un prêt immobilier, l’assurance emprunteur constitue un élément clé du montage financier. Elle a pour vocation de garantir le remboursement du crédit en cas d’aléas majeurs tels qu’un décès, une invalidité ou une incapacité temporaire de travail, protégeant à la fois l’emprunteur et l’établissement prêteur. Cette sécurité a toutefois un coût loin d’être négligeable. Selon les situations, l’assurance de prêt peut représenter jusqu’à 40 % du coût total du financement. Pour les profils considérés comme plus exposés au risque (emprunteurs seniors, métiers à risque, pratiques sportives intensives ou encore antécédents médicaux), le taux d’assurance de prêt immobilier eut dépasser 1 % du capital emprunté.  Le choix du contrat d’assurance emprunteur a donc une incidence directe et significative sur le budget global de l’opération immobilière. Changer d’assurance, un levier efficace pour baisser le coût total de votre crédit immobilier et gagner des mètres carrés En diminuant le coût de l'assurance de prêt, vous abaissez votre TAEG et vous augmentez votre pouvoir d'achat immobilier. Les économies envisageables à Paris sont faibles étant donné la cherté de l’immobilier. Ailleurs, où le coût du mètre carré est entre 2 et 8 fois moins cher, la délégation d’assurance de prêt vous permet de financer des mètres carrés supplémentaires : Profil 1 : entre  1,97 m2 (Nice) et 8,36 m2 (Saint-Étienne) Profil 2 : entre 2,19 m2 (Paris) et 17,36 m2 (Saint-Étienne) Profil 3 : entre 4,15 m2 (Paris) et 32,79 m2 (Saint-Étienne) Pour rappel, la taille moyenne d'une salle de bain est d'environ 8 ou 9m2, et celle d'un studio entre 15 et 21m2. Délégation d’assurance : une alternative pour réduire le coût du crédit Depuis plusieurs années, la réglementation offre aux emprunteurs davantage de liberté dans le choix de leur assurance de prêt. Cette évolution constitue un levier majeur pour diminuer le coût global d’un crédit immobilier. Ce que permet la délégation d’assurance : Depuis la loi Lagarde (2010), vous n’êtes plus obligé de souscrire à l'assurance groupe de votre banque. Vous pouvez choisir un contrat externe, à condition de respecter l’équivalence de garanties exigée par l’établissement prêteur. Cette mise en concurrence a favorisé une baisse significative des tarifs pour de nombreux emprunteurs. Un droit renforcé par la loi Lemoine (2022) : Possibilité de changer d’assurance emprunteur à tout moment. Aucune pénalité ni frais de résiliation. Substitution possible dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt ou en cours de remboursement. Suppression de la contrainte de la date anniversaire. Contrat groupe bancaire ou contrat individuel : Assurance bancaire (contrat collectif) Tarification mutualisée Faible prise en compte du profil individuel Cotisations souvent plus élevées pour les profils peu risqués. Assurance individuelle (assureur ou courtier spécialisé) Analyse personnalisée de la situation de l’emprunteur Garanties ajustables selon les besoins réels. Économies potentielles de 30 à 60 % par rapport au contrat groupe. Mettre les offres en concurrence pour optimiser les économies Comparer les assurances emprunteur est aujourd’hui une étape essentielle pour optimiser son financement immobilier. Pourquoi utiliser un comparateur d’assurance de prêt : Visualiser rapidement les écarts de prix entre plusieurs assureurs. Comparer les garanties, exclusions et délais de franchise. Identifier la couverture la plus adaptée à son profil et à son projet. Des économies concrètes à la clé : Sur un crédit immobilier de 250 000 €, les gains peuvent atteindre : entre 5 000 € et 15 000 € sur la durée totale du prêt, voire davantage selon l’âge, l’état de santé et la quotité assurée. À retenir L’assurance emprunteur reste un poste de dépense important, mais elle n’est plus figée. La délégation d’assurance et la résiliation à tout moment offrent une réelle marge de manœuvre. Comparer les contrats, ajuster les garanties et opter pour une assurance sur mesure permettent de réduire le coût du crédit immobilier sans compromettre la qualité de la protection.