Mutuelle santé senior : pourquoi les tarifs flambent après 60 ans et comment économiser

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Les dépenses médicales deviennent plus fréquentes et plus coûteuses à mesure qu’on vieillit. Cette réalité se reflète directement dans les cotisations des mutuelles santé, qui grimpent de façon continue à partir de 60 ans. Pour de nombreux retraités, cette hausse représente une part toujours plus importante de leur budget mensuel. Une analyse menée par le média MoneyVox met en lumière l’ampleur de cette inflation tarifaire et ses impacts sur les assurés âgés de 60 à 89 ans, selon le niveau de garanties choisi.

Les résultats confirment une tendance bien connue : plus l’assuré vieillit, plus sa mutuelle lui coûte cher. Ce renchérissement constant s’explique par plusieurs facteurs structurels, mais aussi par des mécanismes propres au marché de la complémentaire santé. Comprendre d’où viennent ces augmentations et comment s’en prémunir permet aux seniors d’anticiper leurs dépenses et d’ajuster leur couverture au plus juste.

Une hausse des tarifs de mutuelle santé accentuée dès 60 ans

Dès le passage à la retraite, beaucoup constatent une augmentation sensible de leur cotisation de complémentaire santé. Les données compilées montrent des écarts importants entre les différents paliers d’âge.

Pour les assurés de 60 à 64 ans, il est encore possible de trouver des contrats d’entrée de gamme autour de 70 € par mois. À ce stade de la vie, les besoins de santé ne sont pas encore aussi élevés que dans les décennies suivantes, ce qui permet aux organismes de proposer des tarifs encore relativement modérés pour des garanties minimales.

Mais la situation change drastiquement à mesure que l’on avance dans les tranches d’âge. La période des 70-74 ans marque un premier saut important : pour une formule intermédiaire de mutuelle santé senior, le coût médian dépasse 90 € mensuels, tandis qu’une couverture plus protectrice s’élève autour de 155 € par mois.

La tendance s’accentue encore entre 75 et 79 ans, avec une progression tarifaire de l’ordre de +14 %, soit l’un des plus forts écarts constatés. Cette tranche d’âge coïncide avec l’apparition de pathologies chroniques plus régulières, d’une consommation accrue de soins spécialisés et d’un besoin plus fréquent d’hospitalisations ou de dispositifs médicaux.

Enfin, pour les 85-89 ans, les montants atteignent des sommets. Pour une protection élevée, le prix médian approche désormais les 190 € mensuels par assuré, un budget conséquent pour des personnes souvent dépendantes d’une pension fixe.

Une progression mécanique des cotisations à chaque tranche de 5 ans

L’étude montre également que les assureurs appliquent une logique tarifaire très structurée : à chaque passage d’une tranche d’âge à une autre, les cotisations augmentent automatiquement. Il ne s’agit pas d’une exception, mais d’un fonctionnement normalisé du secteur, basé sur les statistiques de consommation médicale.

Ainsi, entre 60-64 ans et 65-69 ans, la hausse moyenne s’élève à près de 11 %. Le bond suivant, entre 65-69 ans et 70-74 ans, avoisine les 12 %.

La tranche 75-79 ans constitue la période la plus impactée avec une augmentation de 14 %, révélant une étape charnière où les dépenses de santé accélèrent. Les progressions restent ensuite significatives, même si elles se modèrent quelque peu : autour de 9,5 % entre 80-84 ans, puis encore plus de 7 % entre 85-89 ans.

Ces chiffres démontrent la difficulté pour les seniors de contenir leurs dépenses, même lorsqu’ils conservent le même contrat année après année. Les assureurs appliquent en effet des révisions tarifaires automatiques, indépendamment de l’historique médical individuel.

Tarifs mensuels par tranche d’âge selon le niveau de garanties

Tranche d’âge

Couverture minimale

Couverture moyenne

Couverture renforcée

60 – 64 ans

71,26 €

  -        

-

65 – 69 ans

79,05 €

  -        

    -        

70 – 74 ans

84 €

91,50 €

155,77 €

75 – 79 ans

95,82 €

102,50 €

177,58 €

80 – 84 ans

104,90 €

112,22 €

194,44 €

85 – 89 ans

112,30 €

120 €

208,06 €


Important : les valeurs estimées reposent sur les pourcentages d’augmentation mentionnés (10,93 %, 12 %, 14 %, 9,5 %, 7 %) appliqués à la dernière valeur connue. Ce ne sont pas des tarifs réels validés, mais des projections indicatives.

Pourquoi les mutuelles santé coûtent-elles plus cher avec l’âge ?

La flambée des prix observée chez les seniors ne s’explique pas uniquement par un phénomène de vieillissement naturel. Plusieurs éléments structurels interviennent et contribuent à rendre la mutuelle de plus en plus onéreuse après 60 ans.

1. Une consommation médicale bien plus importante

Statistiquement, les dépenses de santé augmentent considérablement à partir de 60 ans : 

  • consultations spécialisées, 
  • troubles chroniques, 
  • médicaments non pris en charge, 
  • hospitalisations, 
  • suivi préventif, 
  • appareillage médical.

Le risque financier pour l’assureur grimpe mécaniquement, ce qui a un impact direct sur les cotisations.

2. La fin de la participation obligatoire de l’employeur

Pendant la vie active, l’immense majorité des salariés bénéficie d’une mutuelle collective en entreprise financée à 50 % (au minimum) par leur employeur. À la retraite, cette contribution disparaît. 

Les seniors paient alors l’intégralité de la cotisation, ce qui alourdit leur budget mensuel. Même lorsqu’ils souhaitent conserver leur mutuelle collective à la retraite, les tarifs appliqués aux retraités sont beaucoup plus élevés que ceux payés par les salariés.

À partir de la deuxième année, l’organisme assureur peut augmenter la cotisation de 25%, de 50% dès la troisième année, et fixer librement ses tarifs au-delà.

3. Les revalorisations générales appliquées chaque année

Au-delà du vieillissement, les assureurs ajustent presque systématiquement leurs grilles tarifaires. Entre 2024 et 2025, les augmentations ont varié selon le niveau de protection choisi : 

  • +1 % pour les formules de base 
  • +4 % pour les couvertures intermédiaires
  • jusqu’à +9,5 % pour les garanties les plus complètes. 

Ces révisions annuelles participent pleinement à la hausse structurelle observée chez les seniors.

Comment réduire le coût de sa mutuelle après 60 ans ?

Face à la progression continue des tarifs, plusieurs leviers existent pour alléger la facture sans renoncer à une bonne protection santé. Bien que les marges de manœuvre ne soient pas illimitées, certaines stratégies peuvent permettre de réaliser des économies significatives.

1. Se renseigner sur la Complémentaire santé solidaire (CSS)

Les personnes âgées disposant de revenus modestes peuvent obtenir une aide financière majeure grâce à la CSS. Cette aide peut être entièrement gratuite ou facturée quelques euros par mois selon l’âge : 

  • de 60 à 69 ans : 25 €
  • à partir de 70 ans : 30 €. 

La CSS est une mutuelle responsable qui rembourse un panier de soins minimal (consultations, hospitalisation, médicaments, analyses et imagerie, 100% Santé en optique, dentaire et auditif) et limite fortement les restes à charge puisque les médecins n’ont pas le droit de facturer de dépassements d’honoraires. Pour de nombreux retraités à faibles ressources, cette solution constitue une alternative incontournable.

2. Être rattaché au contrat collectif du conjoint

Lorsque l’un des membres du couple est encore salarié, il peut être avantageux de demander son rattachement à la mutuelle collective de l’entreprise, souvent plus favorable que les contrats individuels. Le surcoût appliqué pour ajouter un conjoint reste généralement inférieur au prix d’une mutuelle senior individuelle.

3. Comparer régulièrement les offres du marché

Les contrats santé évoluent rapidement, tout comme leurs tarifs. Utiliser un comparateur en ligne de mutuelle santé une fois par an permet d’identifier des garanties mieux calibrées, d’éviter les options superflues et de repérer les assureurs moins coûteux pour un niveau de protection équivalent. Les économies peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros par an.

4. Ajuster les garanties en fonction de ses besoins réels

Beaucoup de seniors paient des options dont ils n’ont plus l’usage. Par exemple, des garanties élevées en optique ou dentaire peuvent ne plus être pertinentes si des soins récents ont déjà été réalisés. À l’inverse, renforcer la garantie hospitalisation peut être judicieux pour maîtriser les dépenses importantes. Un bilan annuel avec un conseiller peut aider à optimiser le rapport qualité-prix.

Une vigilance indispensable pour maîtriser son budget santé après 60 ans

L’augmentation continue des tarifs des mutuelles santé après 60 ans n’est pas un phénomène isolé, mais une réalité structurelle qui pénalise la majorité des seniors. Pour anticiper cette dépense croissante, il est essentiel d’adopter une démarche proactive : comparer, ajuster, vérifier les aides possibles et réévaluer régulièrement ses besoins. Même si le coût de la santé pèse de plus en plus lourd dans le budget des retraités, des solutions existent pour limiter l’impact financier tout en conservant un niveau de protection satisfaisant.

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Ces 2 critères relatifs à la durée d’emprunt et au taux d’endettement sont contraignants pour les établissements prêteurs, même si une marge de flexibilité leur permet d’y déroger pour une partie de leur production trimestrielle de crédits. Elle est réservée en grande majorité à la primo-accession et à l’achat de la résidence principale. Attention : cette dérogation ne permet pas d’obtenir librement un crédit amortissable sur 27 ans, encore moins sur 30 ans. Elle répond à des situations particulières dans lesquelles l’utilisation du bien est différée. Pourquoi les banques souhaitent-elles allonger la durée des crédits immobiliers ? La possibilité d’emprunter au-delà de la norme, jusqu’à 30 ans, revient dans les discussions du secteur bancaire. Plusieurs facteurs expliquent cet intérêt pour des prêts plus longs. Des mensualités devenues difficiles à supporter La hausse des prix immobiliers dans de nombreuses villes, combinée au coût du crédit, limite la capacité d’achat des ménages. 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Réduire les mensualités et faciliter l’achat Allonger la durée d’un emprunt permet de soulager la trésorerie immédiate, d’augmenter le reste à vivre et de faciliter le respect du taux d'endettement maximal autorisé par les banques. Baisse des mensualités : Répartir la dette sur un plus grand nombre de mois diminue l'effort financier mensuel.  Augmentation de l’enveloppe : Avec une mensualité plus faible, il est possible d’augmenter sa capacité d’emprunt pour financer un meilleur bien ou des travaux.  Préservation de l’épargne : Moins d’argent versé chaque mois permet de garder une épargne de précaution en cas de coup dur. 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Optimiser son assurance emprunteur L’assurance de prêt immobilier représente une part du coût global du financement, en moyenne entre 20 % et 40 %.  Comparer les assurances de prêt individuelles avec le contrat proposé par la banque peut permettre de réduire les cotisations jusqu’à 60 %, sous réserve de respecter les exigences d’équivalence des garanties. Les économies réalisées peuvent améliorer le budget disponible et faciliter l’équilibre du plan de financement. Mobiliser les aides à l’accession Les primo-accédants peuvent étudier leur éligibilité au prêt à taux zéro (PTZ), sous réserve de respecter les conditions applicables à leur projet et à leur situation. Ce financement complémentaire peut réduire le montant du prêt principal nécessaire. Il est également utile de vérifier si des aides locales ou d’autres dispositifs d’accession sont disponibles. 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Mutuelle santé : qui a intérêt à en changer en 2027 ?

Les cotisations des complémentaires santé pèsent de plus en plus lourd dans le budget des ménages, notamment celui des retraités. En 2027, changer de mutuelle santé peut permettre de réduire ses dépenses, d'améliorer ses remboursements ou/et de bénéficier de garanties mieux adaptées à ses besoins. Cette démarche est-elle toujours avantageuse ? Une cotisation moins élevée peut aussi cacher des garanties insuffisantes ou des plafonds de remboursement trop bas. Seniors, jeunes actifs, familles ou personnes confrontées à de nouveaux besoins médicaux : découvrez qui a intérêt à changer de complémentaire santé en 2027 et comment choisir un contrat plus adapté. Pourquoi changer de mutuelle santé en 2027 ? Plusieurs situations peuvent justifier de comparer les offres de complémentaire santé en 2027. L'objectif est de trouver un contrat qui équilibre le montant de la cotisation et le niveau de remboursement. Une augmentation des cotisations difficile à absorber Si votre cotisation augmente, vérifiez si cette hausse s'accompagne d'une amélioration des garanties. Dans le cas contraire, un contrat concurrent peut offrir un meilleur rapport entre le prix et la couverture. Avant de résilier, comparez notamment : le montant de la cotisation mensuelle et son évolution avec l'âge ; les remboursements des consultations médicales et des dépassements d'honoraires ; les garanties en optique, dentaire et audiologie ; la prise en charge de l'hospitalisation et de la chambre individuelle. Une cotisation moins élevée n'est pas nécessairement synonyme d'économies. Si vous devez payer davantage de votre poche lors de soins importants (reste à charge), le changement va finalement vous coûter plus cher. Bon à savoir : les tarifs des mutuelles santé vont augmenter en moyenne de 7 % à 8,3 % en 2027, selon les prévisions des principaux cabinets d'actuariat. Certains contrats pourront indexer jusqu’à 10 %. Des garanties qui ne correspondent plus à vos besoins Votre situation familiale, professionnelle ou médicale peut évoluer. Vous pouvez, par exemple, avoir terminé un traitement dentaire coûteux, ne plus avoir besoin d'une garantie renforcée en optique ou, au contraire, souhaiter une meilleure couverture hospitalière. Pensez à réévaluer votre contrat. Une mutuelle santé modulable peut permettre de renforcer les garanties utiles sans payer pour des prestations superflues. La difficulté est de ne pas sous-estimer vos besoins futurs : une hospitalisation imprévue ou un équipement auditif peut représenter une dépense importante. Les retraités ont-ils intérêt à changer de mutuelle en 2027 ? Les retraités figurent parmi les profils qui ont le plus intérêt à comparer les complémentaires santé. Au départ à la retraite, la participation de l'employeur à la mutuelle collective prend fin, tandis que les revenus peuvent diminuer. Comparer la mutuelle d'entreprise avec un contrat senior Un ancien salarié peut demander à conserver sa mutuelle d'entreprise à titre individuel, dans le cadre du dispositif prévu par la loi Evin. Cette solution permet de maintenir les garanties, mais la cotisation évolue progressivement : elle peut atteindre 125 % du tarif global applicable aux actifs la deuxième année, puis 150 % la troisième année. À partir de la quatrième année, le tarif n'est plus plafonné par ce dispositif. Sans compter que les besoins de santé augmentent avec l’âge. Le maintien des garanties manque alors de pertinence. Il est donc utile de comparer cette formule avec une mutuelle adaptée aux seniors. Pour faire le bon choix, examinez en particulier : les remboursements des spécialistes et des dépassements d'honoraires ;  la prise en charge des prothèses dentaires, des lunettes et des appareils auditifs ; les garanties d'hospitalisation ; le coût annuel total, en tenant compte de l'évolution tarifaire. Conserver son ancienne mutuelle reste intéressant si elle propose des garanties solides à un prix compétitif. Une couverture individuelle mieux adaptée est souvent plus avantageuse. Les seniors aux revenus modestes doivent vérifier leurs droits Avant de souscrire un nouveau contrat, vérifiez votre éligibilité à la Complémentaire Santé Solidaire (CSS). Selon les ressources du foyer, quel que soit l’âge des membres, cette aide permet de bénéficier d'une couverture gratuite ou moyennant une participation financière limitée. La CSS est un contrat de mutuelle responsable, soumis à un cahier des charges qui l’oblige à prendre en charge le ticket modérateur de tout acte ou produit médical prescrit, et à appliquer le 100 % Santé en optique, dentaire et audiologie. L’accès aux médecins se fait sans dépassements d’honoraires. Quels autres profils peuvent économiser en changeant de mutuelle ? Les étudiants et les indépendants Les étudiants peuvent trouver une offre plus économique car leurs besoins sont bien souvent limités. Les travailleurs indépendants ont également intérêt à comparer les contrats, car ils ne bénéficient pas d'une complémentaire collective financée en partie par un employeur. Les familles dont la situation a changé Un mariage, une séparation, la naissance d'un enfant ou le départ d'un enfant du foyer peuvent modifier les besoins en complémentaire santé. Une famille peut avoir intérêt à comparer les contrats individuels et familiaux pour vérifier si une formule commune reste avantageuse, surtout quand la mutuelle obligatoire d’entreprise ne suffit pas à couvrir les besoins de chacun. Le coût doit être évalué pour l'ensemble des bénéficiaires, en tenant compte des remboursements réellement nécessaires à chacun. Si le contrat collectif est défaillant, la solution passe par la souscription d’un troisième niveau de protection avec une surcomplémentaire santé, qui cible les postes prioritaires comme l’hospitalisation et le dentaire. On ne parle plus d’économies mais d’adéquation de la couverture complémentaire aux besoins réels pour éviter un reste à charge rédhibitoire. À l’inverse, le départ des enfants du foyer nécessite de remettre en question son contrat. Si l’âge de départ à la retraite n’a pas sonné, les parents salariés sont couverts par la mutuelle entreprise, sans possibilité de changer. Demandez à l’organisme assureur de supprimer les ayants droit, une démarche justifiée par le changement de situation. Comment changer de mutuelle santé en 2027 ? La résiliation d'un contrat individuel de complémentaire santé est possible à tout moment après un an d'engagement. Le nouvel organisme peut effectuer les démarches de résiliation pour vous, ce qui facilite le changement de couverture. Pour éviter une interruption de protection, suivez ces étapes : Faites le bilan de vos besoins : identifiez les postes de dépenses les plus importants. Comparez plusieurs devis : étudiez les cotisations, les plafonds et les niveaux de remboursement. Vérifiez les conditions du contrat : contrôlez les exclusions, les éventuels délais de carence et les limites de prise en charge. Organisez la transition : assurez-vous que le nouveau contrat prend effet à la date souhaitée. Le meilleur contrat n'est pas nécessairement le moins cher. Il doit vous protéger efficacement tout en respectant votre budget.

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Taux immobiliers en hausse fin 2026 : l'assurance emprunteur, le premier levier d'économies

La France emprunte à 5 %, ce qui a un impact sur le crédit immobilier. Cette vive remontée des taux immobiliers en cette fin d'année 2026 fragilise le budget des futurs acquéreurs. Lorsque le coût du prêt augmente, réduire le montant total du financement devient un enjeu majeur ; à défaut, le projet peut éventuellement être compromis. Or, l'assurance emprunteur représente un levier d'économies souvent sous-estimé. Contrairement à une négociation du taux immobilier, qui dépend de l'accord du prêteur, la délégation d'assurance est un droit accordé à tout emprunteur. Cette démarche permet de diminuer le coût global du crédit de plusieurs milliers d’euros. Et en cas d’échec, la loi Lemoine offre une deuxième chance de faire des économies. Pourquoi l'assurance emprunteur devient-elle stratégique lorsque les taux immobiliers augmentent ? Le taux immobilier qui calcule les intérêts ne constitue qu'une partie du coût d'un crédit. Pour mesurer le montant total à rembourser, il faut également prendre en compte tous les autres frais liés à l’obtention du financement :  les frais de dossier  les frais de garantie (hypothèque ou caution) les cotisations d'assurance emprunteur les éventuelles autres dépenses annexes (expertise du bien, parts sociales d’une banque mutualiste, frais de courtage). Lorsque les taux remontent, les possibilités de réduire les dépenses liées au financement prennent davantage d'importance. L'assurance emprunteur mérite une attention particulière, car son tarif varie selon plusieurs critères : l'âge de l'emprunteur, son état de santé, sa profession, ses habitudes de vie, le montant assuré et les garanties souscrites. Le poids de l'assurance dans le coût total du crédit immobilier L'assurance de prêt immobilier protège la banque et l'emprunteur contre les conséquences financières d'un décès, d'une perte totale et irréversible d'autonomie, d'une invalidité ou d'une incapacité de travail, selon les garanties souscrites. Le coût de l’assurance emprunteur constitue le deuxième poste de dépenses après les intérêts, et représente en moyenne entre 20 % et 40 % du coût global. Il dépend notamment du mode de calcul des cotisations. Celles-ci peuvent être déterminées à partir du capital initial ou du capital restant dû. Selon le contrat, le profil de l'assuré et la durée du financement, la différence de prix entre l'assurance collective proposée par la banque et une assurance concurrente peut être significative : jusqu’à 60 % d’écart en faveur du contrat individuel externe. Le taux annuel effectif global (TAEG) intègre le coût de l'assurance. Une assurance moins chère peut donc contribuer à réduire le coût global du financement. Choisir pour économiser Obtenir une baisse du taux immobilier suppose de négocier avec sa banque. Cette option dépend du bon vouloir du prêteur, des conditions du marché, et du dossier de l'emprunteur. La délégation d'assurance de prêt obéit à un cadre différent. La loi Lagarde de 2010 permet à chaque emprunteur de choisir son assurance librement et de souscrire un contrat concurrent de celui de la banque, sous réserve de respecter l'équivalence de garanties entre les 2 offres. Combien peut-on économiser en déléguant l'assurance de prêt immobilier ? Voici un tableau comparatif indicatif pour un emprunteur de 35 ans qui souscrit un crédit immobilier de 250 000 € sur 20 ans au taux brut de 3,70 %. Les estimations reposent sur un contrat bancaire à 0,36 % et une assurance déléguée à 0,17 %, deux taux illustratifs relevés dans les références de marché 2026 pour ce type de profil. Critères Assurance bancaire Assurance déléguée Taux d’assurance 0,36 % 0,17 % Cotisation mensuelle 75 € 35 € Coût total  18 000 € 8 500 € Économie réalisée - 9 500 € Les tarifs réels et le mode de calcul des primes peuvent différer selon le contrat, le profil médical, le statut fumeur et les garanties choisies. Dans cet exemple, la délégation d'assurance permettrait d'économiser 9 500 € sur 20 ans, à garanties équivalentes. Pour obtenir une comparaison fiable, il faut demander des devis personnalisés et comparer le coût total des 2 contrats, plutôt que les seuls taux affichés. Pourquoi déléguer son assurance plutôt que négocier son taux ? Reprenons notre exemple et supposons que la banque accorde une décote sur le taux nominal de 10 points, soit 3,60 % au lieu de 3,70 %. Critères Mensualité (assurance comprise) Coût total Taux nominal à 3,70 % 1 551 € 122 174 € Taux nominal à 3,60 % 1 538 € 119 067 € Économie réalisée - 3 107 € La délégation génère un gain potentiel supérieur de près de 6 400 € (9 500 € - 3 107 €). Bien sûr, vous pouvez tenter de cumuler les 2 démarches pour optimiser les économies. La banque sera sans doute moins généreuse sur le taux si vous souscrivez une assurance concurrente de la sienne. Dans un contexte où les taux d’intérêts rémunèrent peu les banques, la seule rentabilité vient des frais annexes, dont l’assurance emprunteur, margée à 70 % en moyenne chez les bancassureurs.   Comment déléguer son assurance emprunteur pour réduire ses mensualités ? 1. Comparer les contrats et vérifier l'équivalence des garanties Le tarif ne doit pas être le seul critère de choix. Avant de souscrire une assurance alternative à l’offre bancaire, vous devez comparer les garanties et leurs conditions d'application. La fiche standardisée d'information remise par la banque permet d'identifier les critères retenus pour évaluer l'équivalence des garanties. Une offre moins chère n'est intéressante que si elle répond aux exigences du prêteur et protège suffisamment l'emprunteur.  Faites-vous accompagner par un courtier en assurance de prêt pour sélectionner le contrat compétitif qui répond à vos besoins et à la protection minimale requise par la banque. 2. Transmettre la demande de substitution à la banque Une fois le contrat sélectionné, vous adressez une copie à votre banque avec les conditions générales. L'envoi doit permettre de conserver une preuve de la réception, par exemple au moyen d'une lettre recommandée ou d'un recommandé électronique. 3. Obtenir l'accord et faire modifier le contrat de prêt La banque doit vérifier l'équivalence des garanties. Un refus ne peut être motivé que par la non équivalence. Après acceptation du prêteur, vous signez le contrat définitif avec l’assureur.   Vous n’avez pas réussi à déléguer l’assurance : quelle solution pour réduire le coût du crédit ? La délégation d’assurance de prêt est très largement minoritaire : environ 85 % des emprunteurs souscrivent l’assurance du prêteur, souvent par ignorance de leur droit et pression de la banque. Pas de panique ! La réglementation vous permet de changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment et sans frais. Grâce à la loi Lemoine, vous avez le droit de substituer l’assurance de groupe par une formule externe à garanties au moins équivalentes, dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt.  Les économies manquées lors de la souscription du crédit vous attendent en cours de remboursement. Ne tardez pas pour optimiser le gain, le coût de l’assurance étant calculée sur le capital restant dû.