Mutuelle santé : quel remboursement pour un médecin de secteur 3 en 2023 ?

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Face aux désaccords entre les médecins libéraux et l’Assurance Maladie, de nombreux praticiens envisagent d’exercer hors convention. Le déconventionnement est lourd de conséquence pour les patients, qui ne peuvent plus bénéficier d’un remboursement optimal de leurs frais de consultation. Quelle est aujourd'hui la prise en charge d’une consultation d’un médecin en secteur 3 ?

Pourquoi les médecins veulent se déconventionner ?

En mars 2023, après des mois de débats houleux, les négociations entre l’Assurance Maladie et les médecins libéraux n’ont pas abouti à la signature d’une nouvelle convention. La pomme de discorde portait notamment sur la revalorisation du tarif des consultations.

Les médecins revendiquent un tarif de 50€, contre 25€ actuellement pour une consultation de base. La procédure de règlement arbitral a émis fin avril dernier un texte qui se substitue à la convention et fixe la revalorisation à 1,50€ du tarif conventionné : la consultation de base passera ainsi à 26,50€ et la consultation chez un spécialiste à 31,50€ à partir de l’automne 2023. Cette hausse des tarifs opposables devrait entraîner une augmentation des tarifs de mutuelle santé en 2024.

La convention médicale est un contrat qui lie les médecins à l’Assurance Maladie et qui fixe les tarifs opposables servant de base de remboursement. Face au mépris des pouvoirs publics dont ils s’estiment victimes, certains médecins menacent de se déconventionner et de pratiquer des tarifs libres : ils passeraient alors en secteur 3.

Les médecins qui brandissent cette menace affirment que le système actuel est en fin de vie. Ils se disent épuisés, à recevoir 45 patients par jour et à travailler 55 heures par semaine. En exerçant hors convention, ils peuvent limiter le nombre de consultations, consacrer davantage de temps à leurs patients et leur offrir ainsi une meilleure qualité de soins, tout en étant déchargés des tâches administratives.

Comment savoir dans quel secteur est le médecin ?

L’exercice de la médecine libérale est possible en secteur 1 ou 2, dit secteur conventionné, ou en secteur 3 (hors du système conventionnel mais toujours régi par le code de la santé). Les médecins libéraux conventionnés peuvent choisir entre deux types d’exercice à honoraires différents :

  • Secteur 1 : les tarifs de la consultation sont fixés par la convention nationale, le praticien ne peut appliquer de dépassements d’honoraires.

  • Secteur 2 : la pratique de dépassement d’honoraires est encadrée par les options tarifaires Optam (Option de Pratique tarifaire Maîtrisée) et Optam-Co (pour les spécialités chirurgicales et la gynécologie obstétricale). Le médecin doit respecter un taux de dépassement et un taux d’activité à tarif opposable.

Le choix du secteur 1 ou 2 se fait au moment de la première installation et le choix du secteur 1 est irrévocable.

Le secteur 3 concerne les médecins qui fixent librement leurs tarifs, toujours dans le respect de la déontologie médicale, mais les actes sont moins bien remboursés, sur la base d’un tarif dit d’autorité fixé par arrêté ministériel. On ne compte que 796 médecins hors convention sur les quelque 111 381 praticiens généralistes et spécialistes conventionnés.

Pour connaître le secteur dans lequel exerce le médecin que vous consultez, vous cliquez sur l’annuaire santé d’Ameli

Médecin secteur 3 : très peu de remboursement

Si vous consultez un médecin de secteur 1, vous êtes remboursé du tarif conventionné au taux conventionnel de 70% dans le cadre du parcours de soins coordonnés, les 30% restant étant pris en charge par votre mutuelle santé. Selon votre situation (femme enceinte, patient en affection de longue durée, bénéficiaire de la Complémentaire Santé Solidaire), vos consultations sont prises en charge à 100% par la Sécu, ce qui n'exclut pas d'éventuels dépassements d'honoraires qui, eux, ne sont jamais remboursés par la Sécu.

Si vous consultez un médecin de secteur 2, la base du remboursement et le taux de remboursement sont les mêmes qu’en secteur 1. Le dépassement d’honoraires est pris en charge par votre mutuelle en fonction du niveau de garantie. Hors parcours de soins coordonnés, le taux de remboursement tombe à 30% qu’il s’agisse de secteur 1 ou 2. Votre mutuelle peut limiter la prise en charge des dépassements d’honoraires au respect du parcours de soins coordonnés.

Si vous consultez un médecin hors convention (secteur 3), l’Assurance Maladie vous rembourse au taux habituel sur la base du tarif d’autorité, qui est de 0,61€ pour une consultation de médecine générale et de 1,22€ pour une consultation chez un spécialiste. Autant dire que le remboursement est nul. Le reste à charge, qui est donc important, peut être partiellement ou totalement remboursé par votre mutuelle selon les options du contrat.

À moins d’être couvert par un contrat de santé complémentaire haut de gamme, il sera difficile d’obtenir un remboursement décent des frais de consultations en secteur 3.

Prenons l’exemple d’un remboursement de médecin généraliste sur la base du tarif de convention de 25€ :

 

 

Tarif

Base de remboursement

Taux de remboursement

Montant remboursé

Reste à charge

Secteur 1

25€

25€

70%

16,50€

8,50€

Secteur 2

35€

25€

70€%

16,50€

18,50€

Secteur 3

50€

0,61€

70%

0,18€

49,82€

 

L’UFLM-Syndicat revendique à ce jour 2 476 médecins ayant déposé leur lettre de déconventionnement. Cela reste au stade de l’intention, l’objectif d'un déconventionnement collectif étant de peser sur les décisions de l’Assurance Maladie et de l’obliger à revaloriser décemment les honoraires. La médecine de secteur 3 est une médecine marginale, réservée aux patients les plus aisés, mais qui semble séduire de plus en plus de médecins, au risque de laisser un grand nombre de patients sur le carreau.

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Achat immobilier : qu’est-ce que le "PTZ parentalité" prévu dans le budget 2027 ?

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Critère PTZ classique PTZ Parentalité Objectif Faciliter l’accession à la propriété Accompagner les besoins de logement liés à l’arrivée d’un enfant Condition familiale Pas de condition spécifique liée à un jeune enfant Enfant à naître ou enfant à charge de moins de 5 ans Montant calculé en appliquant un pourcentage au coût total de l'opération immobilière, dans la limite d'un plafond réglementaire (jusqu’à 50 %, selon la zone) Jusqu’à 100 000 €  Cumul avec un PTZ antérieur Soumis aux règles du PTZ classique Nouvelle tranche envisagée pour les ménages déjà bénéficiaires (à utiliser une seule fois) Attention : les règles du PTZ parentalité restent susceptibles d’évoluer. Quels avantages pour les familles qui souhaitent acheter un logement ? Le principal intérêt du PTZ parentalité est de réduire le coût du financement immobilier. En empruntant une partie du montant nécessaire à taux zéro, un ménage peut ainsi limiter les intérêts payés sur la durée de remboursement. Ce soutien peut être particulièrement utile pour les familles qui doivent acheter un logement plus grand, changer de quartier ou adapter leur résidence à l’évolution de leurs besoins. Le saviez-vous ? En France, le logement représente 28 % de la consommation totale des ménages, ce qui en fait leur premier poste de dépense (soit 621 milliards d'euros de dépenses globales). Avec le PTZ parentalité, le montant de l’économie va dépendre de la somme accordée, de la durée du prêt et des conditions de remboursement qui seront finalement retenues. Le PTZ parentalité ne dispensera pas les emprunteurs de présenter un dossier de financement solide. La banque va continuer à examiner leur capacité de remboursement, leurs revenus, leurs charges et leur taux d’endettement avant d’accorder le crédit immobilier principal. Attention : le PTZ parentalité, à l'instar du PTZ classique, doit être garanti par une assurance de prêt, à la charge de l’emprunteur. Même si le financement est dépourvu d’intérêts bancaires, il doit obligatoirement être couvert par cette protection incontournable de tout crédit immobilier en cas de décès, invalidité et incapacité. Quand le PTZ parentalité va-t-il entrer en vigueur ? Le PTZ parentalité demeure un dispositif en discussion dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027. L’approbation en commission des finances ne vaut pas adoption définitive du budget ni entrée en vigueur du prêt. Les débats parlementaires doivent encore permettre de préciser le périmètre de cette mesure. Le vote sur l’ensemble du projet de loi de finances 2027 en première lecture à l’Assemblée nationale a lieu le 17 novembre. Le texte est ensuite examiné au Sénat avant sa promulgation définitive avant le 31 décembre 2026.

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Hausse des taux fin 2026 : solutions pour préserver sa capacité d'emprunt

La remontée des taux immobiliers en cette fin d’année 2026 pèse sur la capacité d’emprunt des ménages. À mensualité identique, un taux plus élevé réduit le montant qu’il est possible d’emprunter. Cette situation oblige les candidats à l’achat à optimiser leur financement et à étudier plusieurs leviers avant de déposer leur dossier. Apport personnel, durée du crédit, négociation aec les banques et surtout délégation d'assurance emprunteur peuvent contribuer à préserver le budget immobilier. 5 points à retenir Les taux immobiliers repartent à la hausse en cette fin d’année 2026. Une progression du taux réduit le capital que l’emprunteur peut financer à mensualité constante. Un apport personnel plus important peut réduire le montant à emprunter. L’allongement de la durée du crédit permet de diminuer la mensualité, mais augmente son coût total. La comparaison des assurances individuelles avec les offres bancaires peut générer d’importantes économies. Pourquoi les taux immobiliers remontent-ils fin 2026 ? Les conditions d’emprunt se tendent depuis la rentrée de septembre. La remontée des rendements obligataires, en particulier de l’OAT à 10 ans qui frôle les 5 %, contribue à renchérir le coût de refinancement des banques. Cette évolution peut progressivement se répercuter sur les barèmes proposés aux particuliers. La politique monétaire de la Banque centrale européenne constitue également un facteur à surveiller. Lorsque le coût de l'argent augmente, les établissements bancaires disposent de marges de manœuvre plus limitées pour proposer des taux de crédit très bas. Le taux brut sur 20 ans s’établit actuellement autour de 3,60 %, contre 3,17 % en janvier dernier.  Quel impact sur la capacité d’emprunt ? Le taux d’intérêt influence directement le montant qu’un ménage peut emprunter. Pour une mensualité maximale donnée, une hausse du taux signifie qu’une part plus importante de cette mensualité est consacrée aux intérêts. La capacité d’emprunt dépend toutefois de plusieurs paramètres : les revenus du foyer ; les charges existantes ; le taux d’endettement ; la durée du crédit ; le taux d’intérêt ; le coût de l’assurance emprunteur ; le montant de l’apport personnel. Depuis 2021, le taux d’effort ou taux d’endettement est plafonné à 35 % des revenus, assurance emprunteur comprise. Une hausse des taux peut donc obliger certains ménages à revoir leur budget ou leur stratégie de financement. Augmenter son apport personnel L’apport constitue l'un des premiers leviers pour limiter l’impact de la hausse des taux. En mettant davantage sur la table, vous réduisez mécaniquement le capital demandé à la banque et par extension, le risque qu’elle supporte. L’apport peut notamment couvrir une partie des frais liés à l'acquisition : frais de notaire ; frais de garantie ; frais de dossier ; éventuels travaux. Un apport conséquent a la faculté de rassurer la banque sur la solidité du projet. Il ne faut toutefois pas consacrer toute son épargne à l'achat immobilier. Conserver une épargne de précaution reste important pour faire face aux dépenses imprévues. Adapter la durée du crédit immobilier Lorsque le montant empruntable devient insuffisant, augmenter la durée du prêt peut permettre de réduire la mensualité. Emprunter sur 25 ans plutôt que 20 ans Une durée plus longue permet de répartir le remboursement sur davantage d'échéances. La mensualité diminue, ce qui peut faciliter le respect du taux d'effort maximal. Cette solution présente cependant un inconvénient : le coût total du crédit augmente. Les intérêts sont en effet payés pendant une période plus longue. Vous devez comparer plusieurs simulations avant de choisir entre 20, 25 ans ou une autre durée adaptée à votre profil. Important : conformément aux règles du HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière), la durée maximale autorisée peut aller jusqu'à 27 ans, si vous achetez en VEFA ou que vous réalisez des travaux de rénovation d’un montant au moins égal à 10 % de l’opération. Réduire le coût de l’assurance emprunteur Dans un contexte de hausse des taux, l'assurance de prêt immobilier représente le premier levier d’économies. Intégrée dans le calcul du coût global du financement via le TAEG (Taux Annuel Effectif Global), elle constitue le deuxième poste de dépenses derrière les intérêts d’emprunt. La loi Lagarde vous autorise à choisir librement votre contrat d’assurance emprunteur, et à souscrire une offre concurrente de celle présentée par la banque, sous réserve de respecter un niveau de garanties équivalent. Un contrat individuel est jusqu’à 4 fois moins cher que l’assurance de groupe du prêteur. Pourquoi comparer son assurance de prêt ? La délégation d'assurance de prêt immobilier remplit 2 objectifs :  réduire le coût du financement sans modifier le montant emprunté ni la durée du crédit ; obtenir des garanties mieux adaptées à votre profil. Vous devez comparer : le tarif de la cotisation (mois, année, sur 8 ans, sur la durée totale) ; le TAEA (Taux Annuel Effectif d’Assurance) ; les garanties décès et PTIA ; les garanties invalidité et incapacité ; les exclusions de garanties ; les franchises ; les conditions de prise en charge. Sollicitez les services d’un courtier en assurance de prêt pour vous aider à sélectionner le contrat compétitif qui répond à vos besoins et aux exigences de la banque.  10 points de moins sur le taux d’assurance génèrent un gain supérieur à 10 points de moins sur le taux nominal. Exemple avec un crédit immobilier de 200 000 € sur 20 ans, au taux nominal de 3,60 %, couvert par l’assurance bancaire au taux de 0,34 % :    Coût total assurance  Coût total crédit Économie Taux nominal 3,60 % + assurance à 0,34 % 13 600 € 94 454 €   Taux nominal 3,50 % + assurance à 0,34 % 13 600 € 91 981 € 2 473 € Taux nominal à 3,60 % + assurance déléguée à 0,24 % 9 600 € 90 454 € 4 000 € Rien n’empêche évidemment de cumuler les 2 stratégies pour économiser plus et réduire davantage le TAEG. Mettre les banques en concurrence Face à la remontée des taux, il devient essentiel de comparer les propositions de plusieurs établissements. Les offres varient d’une banque à l’autre en fonction de la politique commerciale et du profil de chaque emprunteur. La négociation porte sur différents éléments du financement : le taux immobilier ; les frais de dossier ; le coût de la garantie (hypothèque ou caution) ; les conditions du compte bancaire (domiciliation bancaire) ; l'assurance emprunteur ; les indemnités de remboursement anticipé. Votre profil de l'emprunteur reste déterminant. Des revenus réguliers, une bonne gestion des comptes et un faible niveau d'endettement viennent renforcer votre pouvoir de négociation. Faut-il faire appel à un courtier ? Un courtier en crédit immobilier va mettre en concurrence plusieurs établissements et rechercher une proposition adaptée au profil du candidat à l'emprunt. Son intervention peut être particulièrement utile lorsque la hausse des taux réduit la marge disponible. L'objectif consiste alors à optimiser l'ensemble du financement plutôt qu'à se focaliser uniquement sur le taux nominal. Faut-il attendre avant d’acheter ? Reporter un achat immobilier dans l'attente d'une baisse des taux n'est pas nécessairement la meilleure stratégie. L'évolution future des taux reste difficile à prévoir et les prix des logements évoluent. Ne jamais passer à côté d’une bonne affaire immobilière si votre projet de financement est mûr. Vous pourrez toujours renégocier les conditions d’emprunt dans un deuxième temps. Privilégiez une approche globale en étudiant : votre budget maximal ; votre apport disponible ; la durée optimale du crédit ; le coût de l'assurance ; les offres de plusieurs banques ; l'évolution du marché immobilier local. L'objectif n'est pas uniquement d'obtenir le taux le plus bas, mais de construire un financement dont le coût total reste compatible avec les capacités financières de votre foyer.