Confinement : les conséquences financières pour les ménages français

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Le confinement du printemps dernier avait opéré une forte contraction de l'activité économique dans notre pays. Dans une étude publiée courant octobre, l'Insee évalue l'impact financier de la crise sur les ménages et observe, faut-il s’en étonner, que certains sont nettement plus touchés que d'autres.

 

23% des ménages en difficultés financières

L'étude de l'Insee parue le 14 octobre dernier s'intéresse aux conséquences économiques du confinement sur les ménages français. Pour contenir l'épidémie, une restriction de déplacements au strict nécessaire avait été mise en place entre le 17 mars et le 11 mai 2020, ce qui a contracté l'économie de 19% au deuxième trimestre 2020 en comparaison avec le deuxième trimestre 2019. Des mesures gouvernementales d'une ampleur inédite comme les prêts garantis par l'État pour les entreprises et le recours au chômage partiel ont permis de soutenir l'économie et de limiter l'impact financier pour les ménages. Au deuxième trimestre, le revenu brut disponible n'aurait baissé que de 2,6%, mais selon les données compilées par l'Insee, certains ménages ont été affectés plus lourdement que d’autres.

En mai 2020, près d'un quart des ménages déclarent que leur situation financière s'est dégradée depuis le début du confinement. Le phénomène touche davantage les ménages déjà fragilisés avant la crise. 35% des foyers les plus pauvres (soit 10% des foyers français) se disent frappés par la crise économique, une proportion qui tombe à 15,5% chez les ménages les plus aisés. Parmi ces ménages dont la situation financière s'est détériorée durant le confinement :

  • 42% déclarent qu'ils doivent faire attention,
  • 27% que leur situation est difficile,
  • 7% qu'ils doivent s'endetter pour s'en sortir.

Si les retraités semblent pour le moment épargnés, 33% des actifs constatent une perte de revenus. Les difficultés frappent davantage les travailleurs indépendants en raison de la fermeture des commerces dits non essentiels et des établissements d'hôtellerie et de restauration. Plus de 50% des TNS subissent une érosion de leurs ressources. Les ouvriers comptent pour 37% des ménages déclarant une perte de revenus contre 25% pour les cadres et professions intellectuelles supérieures (dont professions libérales), et 30% pour les agriculteurs.

Les foyers avec des enfants plus fragiles

Les disparités entre les catégories socio-professionnelles s'expliquent notamment par le fait que les mesures de soutien sont diversement accessibles. Les salariés qui ont pu continuer leur activité grâce au télétravail se plaignent moins de leur situation financière, indépendamment du niveau de revenus initial. Le constat est tout autre pour les employés en chômage partiel qui ont vu leur rémunération baisser (84% du salaire net, sans être inférieure au Smic).

La composition du foyer a également une incidence sur l'évolution de la situation financière pendant le confinement. 33% des ménages avec enfants déclarent être affectés contre 18% des ménages sans enfant, et ce, quels que soient leurs revenus, l'âge des enfants, la catégorie socio-professionnelle et le recours au chômage partiel ou la poursuite de l'activité grâce au télétravail. 

L'Insee explique cette surreprésentation des ménages avec enfants parmi les ménages en difficultés financières par la fermeture des établissements scolaires qui a obligé les parents à assurer la garde et le suivi des enfants. Malgré la mise en place des arrêts de travail pour garde d'enfants, ces familles ont vu leurs ressources diminuer. Il faut ajouter la fermeture des cantines scolaires qui a engendré de nouvelles dépenses pour les familles habituellement bénéficiaires de subventions.

Les jeunes en emploi : premières victimes du confinement

Selon les chiffres de l'Insee, 15,5% des actifs avant le confinement sont passés complètement par le chômage partiel ou technique, 20% en partie. Certaines entreprises ont fait face à une chute drastique de leur activité, avant tout due à la perte de débouchés ou à la fermeture administrative. D'autres ont rencontré des difficultés liées à la gestion sanitaire selon leur mode de production et le secteur d'activité, et n'ont pu maintenir le rythme. 23,7% des ouvriers ont été mis totalement en chômage partiel ou technique entre mi-mars et mai (30,2% en partie), contre 7,8% des cadres, un écart induit par l'accessibilité au travail à distance. Le chômage partiel ou technique sur toute la durée du confinement a touché 20,3% des commerçants et artisans.

Parmi ceux qui n'ont pu bénéficier de ces dispositions de maintien de l'emploi, 3% ont perdu leur travail (fin de contrat ou licenciement), principalement des jeunes de moins de 25 ans (9%). Au moment de l'enquête, 80% de ces nouveaux chômeurs étaient toujours demandeurs d'emploi. Abonnés au CDD (contrat à durée déterminée) ou au travail intérimaire, les jeunes sont les premiers mis sur le banc de touche par les entreprises. Entre fin 2019 et fin avril 2020, l'emploi intérimaire s'est crispé de 54% et l'emploi en CDD fin mars a régressé de 60% par rapport à son niveau de mars 2019.

Le confinement qui s'impose de nouveau depuis le 30 octobre risque malheureusement d'amplifier les difficultés auxquelles se heurtent les ménages français avec cette crise sanitaire et économique sans précédent dont l'amorce de sortie reste conditionnée à l'hypothétique découverte d'un vaccin contre le Covid-19.

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Crédit immobilier et baisse du taux d’usure : l’assurance emprunteur comme levier clé pour valider l'emprunt

COMMUNIQUE DE PRESSE à Paris, le 25 mai 2026 Depuis le 1er mai 2026, le taux d’usure applicable aux crédits immobiliers de 20 ans et plus s’établit à 5,19 %, contre 5,31 % au premier trimestre 2026. Pour les prêts de 10 à moins de 20 ans, il passe de 4,61 % à 4,48 %. Une baisse qui peut sembler limitée mais qui remet déjà certains dossiers sous tension dans un contexte où les taux de crédit restent élevés. Quelques dixièmes de point suffisent parfois à faire basculer un dossier. Le taux d’usure ne prend pas uniquement en compte le taux du crédit : l’assurance emprunteur, les frais de dossier et les frais de garantie entrent également dans le calcul du TAEG. Le meilleur levier pour passer sous le taux d'usure ? Faire jouer la concurrence sur son Assurance de prêt. La preuve, en calcul ! Simulation avec assurance groupe bancaire Cas très classique, prenons un couple de 30 ans qui emprunte 300 000 euros sur 20 ans auprès d’une banque régionale très connue. Ici, le couple d'emprunteurs font un premier essai avec l'assurance groupe de leur banque : (Taux d'assurance calculé sur quotité 100% par tête). Dans ce scénario, le TAEG dépasse le taux d’usure fixé à 5,19 %. Résultat : légalement, le dossier ne peut pas être accepté par la banque malgré un profil emprunteur solide. Simulation avec Assurance de prêt externe à la banque : faire jouer la concurrence sur l’assurance emprunteur Pour faire baisser le TAEG, l’idée est alors de mettre en concurrence son assurance de prêt. Dans notre exemple, toutes les données restent identiques, excepté l’assurance emprunteur qui passe de 0,40 % avec le contrat groupe bancaire à 0,10 % grâce à un contrat Generali distribué notamment par Magnolia.fr.  Grâce à la délégation d’assurance, le TAEG repasse largement sous le seuil du taux d’usure. Le dossier devient alors finançable. Mais l’intérêt ne s’arrête pas là. La délégation d’assurance permet également de réaliser des économies très importantes sur le coût global du crédit immobilier. Dans cet exemple concret, l’assurance emprunteur passe d’environ 100 euros par mois avec le contrat bancaire à seulement 33 euros par mois avec une assurance alternative. Sur la durée totale du prêt, l’économie représente plusieurs dizaines de milliers d’euros, sans modifier ni le montant emprunté ni les garanties du contrat. “Nous constatons en effet depuis quelque temps une souplesse plus importante des banques qui acceptent davantage que leurs clients fassent appel à la concurrence pour leur assurance de prêt du fait des blocages sur les taux d’usure. Cela se cantonne quand même aux “beaux” dossiers, avec des profils attractifs. Nos clients sont à la fois rassurés de voir leur dossier d’emprunt passer grâce à cela, mais surtout extrêmement surpris du gain économique énorme à la clé !”, affirme Astrid Cousin, porte-parole de Magnolia.fr. À ce jour, encore 83 % des emprunteurs sont couverts par l’assurance de prêt de leur banque, alors même que ces contrats pratiquent encore des tarifs souvent 2 à 3 fois supérieurs à ceux proposés par la concurrence.