Immobilier : Paris boudée au profit de la banlieue

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Les Parisiens quittent Paris sans pour autant fuir l'Île-de-France. Selon la dernière note de conjoncture des Notaires du Grand Paris, la capitale intra-muros est délaissée au profit de la Petite et Grande Couronne où les prix augmentent sensiblement.

 

Activité immobilière soutenue en Île-de-France

La crise sanitaire et économique n'affecte pas le marché de l'immobilier qui montre un dynamisme assez remarquable. Dans leur conjoncture immobilière trimestrielle pour la région francilienne publiée le 25 mars dernier, les Notaires du Grand Paris confirment la belle résilience du marché, avec un volume des ventes de logements anciens très légèrement supérieur à ce qu'il était l'an dernier à la même époque (+1% entre novembre 2020 et janvier 2021). La différence est minime mais illustre, si besoin est, de l'éternelle valeur refuge de la pierre.

Avec 42 160 transactions réalisées, la période enregistre une activité supérieure de 18% à la moyenne de la décennie.  

La ruée sur les maisons

L'époque est néanmoins marquée par un changement de paradigme. Paris fait moins rêver et se voit délaissée par ses résidents qui préfèrent désormais s'installer en grande banlieue. Effet Covid et confinement. Le volume des ventes dans Paris a reculé de 6% sur les trois mois étudiés par rapport à la même période douze mois auparavant (novembre 2019-janvier 2020/novembre 2020-janvier 2021), alors que la Grande Couronne progresse de 4%. 

Dans le détail, on observe que les maisons ont la cote. Leur volume augmente de 6% en Île-de-France (IdF), et jusqu'à 8% en Grande Couronne (+2% en Petite Couronne). En revanche, l'activité des appartements anciens perd de l'ampleur sur l’ensemble de l’IdF (-1%), en raison de la perte de vitesse dans la capitale (-6%). Le volume des appartements progresse légèrement en Petite Couronne (+2%) et en Grande Couronne (+1%). 

En IdF, les maisons représentent un peu moins du tiers des transactions de logements anciens, et les trois quarts des maisons vendues se situent en Grande Couronne. Les acheteurs privilégient les grandes maisons : 43% d'entre elles comptent au moins 6 pièces, quand 30% des ventes de maisons concernent les logements de 3 et 4 pièces. Cette prévalence des grandes surfaces est le signe d’un flux de familles hors de Paris. 

Le marché des appartements en IdF bouge peu en termes de taille. Les logements de 2 ou 3 pièces restent majoritaires (6 ventes sur 10), avec, toutefois, un léger repli des studios (14% en 2020 contre 15% en 2019). À Paris intra-muros, les studios totalisent encore 22% des ventes. 

Hausse annuelle très nette des prix des maisons

La pandémie conforte les désirs d'un cadre de vie plus agréable, avec la proximité de la nature et d'espaces plus ouverts. La maison est le nouveau graal immobilier, l'inflation des prix en témoigne. Sur un an, les prix des maisons ont bondi de près de 7% en IdF. Département par département, la hausse est plus ou moins appuyée :

 

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Source Notaires Grand Paris 

Du côté des appartements, la progression est elle aussi très nette :

 

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Source Notaires Grand Paris 

Selon les données des notaires, le mouvement haussier s'est ralenti au cours du trimestre écoulé et les projections d'évolution annuelle (mars-mai 2021/mars-mai 2020) tablent sur une progression moyenne des prix en IdF, sur la base des avant-contrats, de 1,5% pour les appartements, mais plus significative pour les maisons (+4%) compte tenu de la demande sur ce type de biens.

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