Immobilier en France : faut-il craindre la hausse des droits de douane de Trump ?

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Le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis s’accompagne d’un virage protectionniste exacerbé. L’une de ses premières mesures phares ? Une augmentation massive des droits de douane sur toutes les importations et notamment sur de nombreux produits européens. Si cette décision vise officiellement à protéger l’industrie américaine, ses effets secondaires dépassent largement les frontières des États-Unis. En France, l’immobilier pourrait être l’un des secteurs indirectement touchés par cette nouvelle guerre commerciale.

Le retour du protectionnisme américain : quelles mesures prises par Trump en 2025 ?

La stratégie protectionniste de Donald Trump repose principalement sur un durcissement des conditions d’accès au marché américain pour les produits étrangers. En avril 2025, cette politique se traduit par :

  • Une surtaxe douanière de 10% à 20% sur les produits européens, applicable sur les taux déjà en vigueur
  • Des barrières tarifaires renforcées pour les secteurs stratégiques (automobile, industrie lourde, agroalimentaire)
  • Des menaces de nouvelles taxes ciblant la Chine et l’Union européenne

Ces mesures, censées relocaliser l’industrie aux États-Unis, risquent de désorganiser les échanges commerciaux mondiaux, avec des répercussions directes et indirectes sur les économies européennes… et notamment sur le marché immobilier français.

Risque de flambée des coûts de construction en France

Hausse des prix des matériaux de construction 

Même si la France importe peu directement des États-Unis, elle n’échappe pas aux conséquences d’une perturbation généralisée des chaînes d’approvisionnement. 

Les tensions commerciales entraînent :

  • Des hausses de prix sur des matières premières stratégiques : acier, aluminium, bois, cuivre
  • Des retards de livraison et des ruptures de stock fréquentes
  • Une augmentation des frais logistiques et du coût du transport international

Résultat : les coûts de construction en France risquent de s’envoler. Le secteur du bâtiment, déjà fragilisé par l’inflation des 3 dernières années et les contraintes réglementaires, subit de plein fouet cette nouvelle pression économique.

Quelles conséquences pour le marché immobilier neuf ?

  • Une hausse des prix de vente des logements neufs
  • Des projets de construction reportés ou annulés
  • Une érosion des marges des promoteurs immobiliers
  • Une fragilisation des bailleurs sociaux et des acteurs du BTP

Les ménages souhaitant accéder à la propriété risquent donc de voir les prix des programmes neufs augmenter, rendant l’achat immobilier encore plus difficile dans un contexte de taux d’intérêt pourtant attractifs.

C’est notamment un coup d’épée dans le dos des primo-accédants qui peuvent bénéficier d’un PTZ nouvelle version depuis avril 2025 : accessibilité du neuf à tout le territoire de ce dispositif qui permet d'acheter sa résidence principale et réintroduction de la maison individuelle.

L’incertitude économique freine les investissements étrangers

Immobilier français : des investisseurs plus prudents

En période d’instabilité géopolitique, les investisseurs ont tendance à privilégier les placements perçus comme les plus sûrs. La guerre commerciale entre les États-Unis et l’Europe pourrait donc :

  • Réduire les investissements immobiliers étrangers en France, notamment américains et asiatiques
  • Freiner l’attrait pour l’immobilier commercial (centres commerciaux, bureaux, retail park)
  • Limiter les achats d’immobilier de luxe par des clients étrangers à Paris, sur la Côte d’Azur ou dans les stations alpines

Impact sur les segments haut de gamme et les zones touristiques

Le ralentissement des investissements étrangers pourrait se faire sentir particulièrement sur :

  • L’immobilier de prestige
  • Les résidences secondaires situées dans les zones très touristiques
  • Les actifs commerciaux situés dans les grandes métropoles

À l’inverse, l’immobilier résidentiel destiné aux locaux et le marché locatif pourraient se montrer plus résilients.

Une pression accrue sur le pouvoir d’achat des ménages français

Un contexte économique fragilisé

La hausse des droits de douane américains risque également de peser sur certains secteurs exportateurs français stratégiques :

  • Aéronautique
  • Vin et spiritueux
  • Agroalimentaire

En cas de ralentissement des exportations, la croissance économique française pourrait marquer le pas, avec des effets en chaîne :

  • Pression sur l’emploi dans les régions industrielles ou viticoles
  • Ralentissement des hausses de salaires
  • Renforcement de l’inflation importée

Quelles conséquences sur le comportement des acheteurs immobiliers ?

Dans un climat d’incertitude économique, les ménages deviennent plus prudents :

  • Report des projets d’achat immobilier
  • Difficulté à obtenir un crédit immobilier
  • Repli vers l’épargne de précaution
  • Baisse de la demande, notamment dans le neuf

Ce phénomène pourrait accentuer les tensions déjà existantes sur le marché immobilier français, avec un recul des transactions et une possible stabilisation, voire une légère baisse, des prix dans certaines zones.

Ajoutons que la fin de la baisse des taux se profile en avril, signe d’une dégradation des conditions monétaires, notamment en raison de l’endettement excessif de la France qui booste le rendement de l’OAT 10 ans (emprunt obligataire de l’État français). 

Quels secteurs immobiliers sont les plus exposés à la guerre commerciale ?

Les secteurs immobiliers vont subir diversement la hausse des taxes douanières actées par les USA.

Secteur immobilier

Niveau de risque

Raisons principales

Logement neuf

Très élevé

Hausse des coûts de construction, marges réduites, prix de vente en hausse

Immobilier commercial

Élevé

Recul des investissements étrangers, consommation fragilisée

Immobilier de luxe

Moyen à élevé

Moins d’acheteurs étrangers, prudence accrue

Immobilier locatif

Modéré

Demande stable mais pression sur les rendements et les coûts


Le logement neuf apparaît clairement comme le secteur le plus vulnérable. L’immobilier locatif reste relativement protégé, mais les hausses de charges et de fiscalité pourraient peser à terme sur les investisseurs.

Droits de douane USA : un impact indirect mais réel sur l’immobilier français

La hausse des droits de douane instaurée par Donald Trump en avril 2025 pourrait avoir des effets domino sur l’économie française. Si l’immobilier n’est pas directement visé par ces mesures protectionnistes, il subit les conséquences d’une désorganisation des échanges mondiaux et d’un climat économique fragilisé.

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Une absence d’interdiction claire dans la loi D’un point de vue juridique : la loi Lemoine ne prohibe pas ces exclusions les assureurs conservent une liberté contractuelle les garanties peuvent être limitées selon leur politique de risque Une zone grise entre légalité et esprit de la réforme Ces pratiques sont au cœur d’un débat, car elles sont légalement acceptables pour certains acteurs et contraires à l’objectif d’inclusion pour d’autres. 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Lire attentivement les conditions générales Avant toute souscription, si vous êtes éligible à l’assurance sans sélection médicale : Identifiez les exclusions Vérifiez les garanties Comprenez les limites du contrat Comparer au-delà du simple tarif Un contrat moins cher peut : offrir une couverture réduite comporter des restrictions importantes Anticiper les conséquences d’un changement d’assurance Avant de résilier, penser à : comparer les garanties point par point évaluer les risques en cas de sinistre Se faire accompagner par un professionnel Un courtier en assurance de prêt peut vous aider à : décrypter les contrats éviter les mauvaises surprises optimiser le rapport coût / protection La loi Lemoine permet une meilleure accessibilité pour les profils d’emprunteurs à risque de santé. Elle offre par ailleurs une plus grande concurrence et une simplification essentielle des démarches. 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Prêt annulé : la banque doit-elle rembourser les primes d’assurance emprunteur ?

Lorsqu'un prêt immobilier est annulé par décision de justice, les conséquences financières pour les 2 parties peuvent s'avérer complexes. Si la remise en état des situations antérieures semble logique en théorie, la pratique révèle des subtilités juridiques importantes, notamment sur la question du remboursement des primes d'assurance emprunteur. Un arrêt rendu le 11 mars 2026 par la première chambre civile de la Cour de cassation vient clarifier ce point de manière décisive. Le contexte : des prêts en franc suisse déclarés nuls Des crédits à risque au cœur d'un contentieux L'affaire trouve son origine dans le scandale des crédits immobiliers libellés en franc suisse, une pratique qui a donné lieu à de nombreux contentieux en France en raison des risques de change pesant sur les emprunteurs. Dans cette affaire, le tribunal avait prononcé l'annulation de ces prêts, avec pour conséquence habituelle la remise des parties dans leur état initial. Les effets de l'annulation sur les restitutions réciproques Les emprunteurs devaient restituer le capital reçu du prêteur, tandis que l'établissement bancaire était condamné à reverser l'ensemble des sommes encaissées au fil de l'exécution des contrats, intérêts compris, mais aussi les primes d'assurance emprunteur prélevées pour prêt en franc suisse. C'est précisément sur ce dernier point que la banque a formé un pourvoi en cassation, contestant être tenue de rembourser les primes d'assurance décès collectées auprès des emprunteurs dans le cadre de leur adhésion à un contrat de groupe. Un mécanisme d'assurance de prêt souvent mal compris Le fonctionnement du contrat d'assurance de groupe Pour saisir l'enjeu juridique, il faut rappeler le fonctionnement de l'assurance emprunteur en groupe. Dans ce schéma, c'est la banque, en tant qu'établissement prêteur, qui souscrit un contrat collectif auprès d'une compagnie d'assurance (qui peut être sa filiale). Les emprunteurs, eux, adhèrent à ce contrat pour bénéficier des garanties d’assurance de prêt immobilier, notamment en cas de décès, d'invalidité ou d’incapacité de travail. Cette adhésion est généralement imposée comme condition sine qua non à l'obtention du crédit. Une apparence trompeuse du rôle de la banque En apparence, la banque joue un rôle central :  elle choisit l'assureur maison  négocie les conditions du contrat  collecte les primes auprès des emprunteurs  les reverse à l'assureur.  Ce rôle d'intermédiaire pourrait laisser penser qu'elle est partie intégrante de la relation assurantielle. Pourtant, la réalité juridique est tout autre. Important : rappelons que l’assurance de prêt de la banque n’est pas obligatoire. Chaque emprunteur dispose du libre choix du contrat et peut souscrire auprès d’un assureur concurrent, dès lors que le contrat présente une équivalence de garantie. La solution retenue par la Cour de cassation : la banque est un tiers au contrat d'assurance de prêt Un lien contractuel direct entre l'adhérent et l'assureur La Cour de cassation a tranché avec clarté. Si la banque est bien à l'origine de la souscription du contrat collectif, l'adhésion individuelle de chaque emprunteur crée, de son côté, un lien contractuel direct entre cet adhérent et l'assureur. La banque souscriptrice se retrouve alors en position de tiers par rapport à ce contrat d'assurance individuel. L'impossibilité de restituer des sommes dont on n'est pas créancier Cette distinction est fondamentale. En droit des obligations, seul le créancier d'une somme peut être contraint à la restituer. Or, les primes versées par les emprunteurs étaient dues à l'assureur et non à la banque. Cette dernière n'en était que le vecteur de transmission, sans en être la bénéficiaire finale. Elle ne pouvait donc pas être condamnée à les rembourser au titre de l'annulation des prêts. La haute juridiction casse ainsi la décision des juges du fond sur ce point. Ce que cela signifie concrètement pour les emprunteurs Une action à diriger contre l'assureur, non contre la banque Cette décision a des implications pratiques significatives pour tout emprunteur qui obtiendrait l'annulation d'un crédit immobilier en justice. Le remboursement des primes d'assurance emprunteur ne pourra pas être réclamé à la banque, mais uniquement à l'assureur, avec lequel l'emprunteur entretient un lien contractuel direct. Des démarches complexifiées pour les emprunteurs lésés Cela suppose d'engager une action distincte contre la compagnie d'assurance, ce qui complexifie les démarches et suppose de démontrer un fondement juridique propre à cette restitution, question qui, elle, n'est pas tranchée par cet arrêt. Une jurisprudence à retenir pour les litiges futurs La nécessité d'identifier précisément le créancier des sommes versées Cet arrêt du 11 mars 2026 s'inscrit dans une jurisprudence constante sur la nature des contrats d'assurance de groupe et la délimitation des responsabilités entre banque et assureur. Il rappelle que malgré l'imbrication fréquente entre crédit et assurance, ces deux relations contractuelles demeurent juridiquement distinctes. Orienter l'action contre la bonne partie : un enjeu décisif Pour les avocats et les emprunteurs engagés dans des procédures d'annulation de prêts, la leçon est claire : identifier avec précision qui est créancier de quelles sommes est une étape incontournable avant de formuler des demandes de restitution. Confondre la banque collectrice et l'assureur bénéficiaire peut conduire à orienter l'action contre la mauvaise partie  et compromettre le succès du litige sur ce volet financier. Source : Cour de cassation, 11 mars 2026, 1ère chambre civile, n°24-21.018

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Hausse des taux en avril 2026 : vers un blocage du crédit immobilier ?

La remontée brutale des taux d’intérêt sur les marchés financiers fait peser une incertitude croissante sur le marché du crédit immobilier. Entre tensions géopolitiques, inflation persistante et durcissement des conditions de refinancement des banques, une question se pose : jusqu’où les taux peuvent-ils monter sans bloquer totalement l’accès au financement pour les emprunteurs et sans se heurter à l’effet ciseau des taux d’usure ? Une flambée des taux portée par les tensions économiques et géopolitiques Avec le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient il y a 3 semaines, les marchés financiers sont soumis à une forte volatilité. Le conflit ravive les craintes d’un retour durable de l’inflation et d’un resserrement des politiques monétaires. Des indicateurs financiers sous pression Plusieurs signaux confirment ce climat tendu : Le rendement des obligations d’État augmente fortement. Les prix de l’énergie restent instables. Les marchés boursiers évoluent de manière erratique. En France, le taux de l’OAT à 10 ans, qui fait figure de référence clé pour les crédits immobiliers, a atteint des niveaux inédits depuis près de 2 décennies, flirtant avec les 3,8 %. Un seuil qui n’avait plus été observé depuis la crise financière de 2008. Pourquoi cela impacte directement le crédit immobilier Les banques financent en grande partie les prêts immobiliers grâce aux marchés financiers. Lorsque leurs coûts de refinancement augmentent, elles n’ont d’autre choix que d’ajuster leurs conditions de prêt. Concrètement : Une hausse des taux obligataires = un coût de financement plus élevé. Ce coût est répercuté, partiellement ou totalement, sur les emprunteurs. Les taux des crédits immobiliers suivent donc une trajectoire ascendante. Vers une remontée inévitable des taux immobiliers en avril Le lien entre marchés obligataires et crédit immobilier reste déterminant, même s’il s’est légèrement distendu ces derniers mois. Un décalage temporaire, mais pas durable Depuis 2025, on observe un certain découplage entre : le rendement de l’OAT à 10 ans les taux des crédits immobiliers proposés aux particuliers Cependant, ce phénomène reste limité dans le temps. Lorsque les taux de marché augmentent trop rapidement, les banques finissent toujours par ajuster leurs barèmes. D’autres indicateurs à surveiller Les établissements bancaires ne dépendent pas uniquement des obligations d’État. Ils utilisent aussi d’autres outils de financement, comme : le taux interbancaire mid-swap (notamment à 7 ans) les dépôts des clients les financements auprès de la Banque Centrale Or, là aussi, la tendance est à la hausse. Le mid-swap 7 ans a récemment progressé, atteignant environ 3 %, un niveau élevé sur les 2 dernières années. À quoi s’attendre concrètement ? Même si les banques peuvent amortir temporairement ces hausses, une augmentation des taux immobiliers semble inévitable. On pourrait ainsi observer : des taux moyens autour de 4 % sur 25 ans dans les prochains mois (3,50 % actuellement) une remontée progressive plutôt qu’un choc brutal des écarts importants selon les profils d’emprunteurs Le taux d’usure : un plafond qui peut bloquer le marché Si la hausse des taux constitue déjà un frein, un autre mécanisme réglementaire pourrait amplifier les difficultés : le taux d’usure. Définition du taux d’usure Le taux d’usure correspond au Taux Annuel Effectif Global (TAEG) maximal auquel une banque peut prêter. Il inclut : Le taux nominal du crédit Les primes d’assurance emprunteur Les frais de dossier La garantie (caution, hypothèque) Les autres frais éventuels qui conditionnent l’octroi du prêt (évaluation du bien, parts sociales d’une banque mutualiste) Les seuils actuels Pour le premier trimestre 2026, les plafonds sont fixés à : 4,59 % pour les prêts entre 10 et 20 ans 5,13 % pour les prêts entre 20 et 25 ans Ces seuils sont recalculés tous les trimestres, mais avec un décalage temporel qui peut poser problème. Pourquoi les seuils de l’usure peuvent devenir un frein Le principal risque ne vient pas uniquement de la hausse des taux, mais de la combinaison entre : des taux immobiliers en augmentation rapide des seuils d’usure qui évoluent trop lentement Un effet de ciseau dangereux Pour qu’un crédit soit accordé, il faut une marge suffisante entre : le taux d’usure le taux réellement proposé au client En pratique, cette marge doit être d’environ 0,50 à 0,60 point pour intégrer tous les frais liés à l’obtention du crédit immobilier. Si ce n’est pas le cas : Les banques ne peuvent plus prêter sans dépasser le plafond légal. Les dossiers deviennent automatiquement refusés. Les profils les plus pénalisés Certains emprunteurs sont particulièrement exposés : les ménages modestes qui n’ont plus de capacité d’emprunt à cause de taux élevés les seniors les emprunteurs présentant un risque de santé aggravé Pour ces 2 derniers profils, le coût d’assurance de prêt est plus élevé, ce qui augmente mécaniquement le TAEG et approche voire excède le seuil d’usure. Un risque réel de blocage du crédit immobilier Si les taux continuent de grimper rapidement, le marché pourrait se retrouver dans une situation déjà connue récemment. Le précédent de 2021-2022 Lors de la dernière forte remontée des taux : Les seuils d’usure n’avaient pas suivi suffisamment vite. De nombreux dossiers pourtant solides ont été refusés. Certaines banques ont temporairement réduit leur production de crédit. Pour rappel, une révision mensuelle des taux d’usure avait été instaurée entre janvier 2023 et janvier 2024 pour mieux gérer la hausse brutale des taux d’intérêts. Des banques contraintes de s’adapter Face à cette contrainte réglementaire, les établissements peuvent : refuser certains profils jugés moins rentables réduire leur activité de prêt immobilier ajuster leurs marges pour rester sous les seuils Dans les cas extrêmes, cela peut conduire à un véritable rationnement de l’emprunt comme on l’a connu durant la période Covid. Fin 2022, certaines banques avaient fermé le robinet du crédit. Quelles évolutions possibles dans les prochains mois ? L’évolution du marché dépendra de plusieurs facteurs clés. Des variables économiques déterminantes Voici les éléments à surveiller : L’évolution du conflit au Moyen-Orient Le niveau d’inflation en Europe Les décisions des banques centrales La stabilité des marchés énergétiques Une adaptation des règles envisageable Pour éviter un blocage du marché, les autorités pourraient intervenir, comme ce fut le cas en 2023. Parmi les pistes possibles : Un recalcul plus fréquent du taux d’usure (mensuel au lieu de trimestriel) Des ajustements techniques pour mieux refléter les conditions de marché Des mesures ciblées pour certains profils d’emprunteurs Conseils pour emprunter dans un contexte de taux élevés Dans ce contexte incertain, les emprunteurs doivent adopter une stratégie rigoureuse pour accéder au crédit immobilier. Optimiser son dossier Voici les leviers essentiels : Soigner son profil financier (stabilité professionnelle, épargne) Réduire son taux d’endettement Constituer un apport personnel solide Jouer sur les paramètres du crédit Certaines options permettent de limiter l’impact de la hausse des taux : Réduire la durée du prêt Négocier l’assurance emprunteur Comparer plusieurs offres bancaires Anticiper les évolutions du marché Enfin, il est crucial de rester attentif aux : variations des taux annonces réglementaires conditions d’octroi des banques La hausse rapide des taux constitue déjà un défi pour le marché du crédit immobilier, mais le véritable risque réside dans le blocage provoqué par les seuils de l’usure. Points clés à retenir : Les coûts de financement des banques augmentent fortement. Les taux immobiliers devraient continuer à progresser. Le taux d’usure pourrait limiter l’accès au crédit. Certains profils risquent d’être exclus du financement. Des ajustements réglementaires pourraient être nécessaires. Dans ce contexte, emprunter reste possible, mais exige une préparation minutieuse et une stratégie adaptée.