Immobilier : tous les changements à partir de janvier 2022

Vue en contre plongée d'un bâtiment parisien

Chaque nouvelle année introduit de nouvelles mesures en matière d'immobilier résidentiel. 2022 va débuter avec l'entrée en application de diverses réglementations, notamment celles touchant l'octroi des crédits à l'habitat et la norme environnementale pour les logements neufs. Moins réjouissant, la forte augmentation de la taxe foncière, qui pourrait inciter bon nombre de ménages à déménager.

Conditions d'octroi des crédits immobiliers

Revenons pour la énième fois sur les règles qui prévalent quant à la distribution du crédit immobilier. À compter du 1er janvier 2022, les banques doivent strictement respecter les 3 limitations suivantes sous peine de sanctions administratives en cas de manquement :

  • le taux d'endettement maximum est fixé à 35% des revenus nets de l'emprunteur (avant impôt) ;
  • la durée de remboursement ne peut excéder 25 ans (jusqu'à 27 ans en cas d'achat dans le neuf avec différé d'amortissement) ;
  • le montant de l'emprunt ne dépasse pas 7 années de revenus.

Ce cadre a été édicté par le Haut Conseil de Stabilité Financière fin 2020 et s'applique concrètement depuis le 1er janvier 2021. Les banques sont donc rodées à la norme, le seul changement étant son caractère désormais juridiquement contraignant.

Les établissements ont toujours la possibilité de déroger aux règles à hauteur de 20% de leur production trimestrielle, à destination de la primo-accession (30%) et de l'achat de la résidence principale (80%).

Rappelons que le calcul du taux d'endettement doit obligatoirement intégrer l'assurance emprunteur, au titre des dépenses liées à l'octroi du crédit, comme les intérêts, la garantie, les frais de dossier ou encore les frais éventuels d'expertise du bien et de courtage. 

La délégation d'assurance est un formidable levier pour minimiser le poids de l'assurance dans le coût global du crédit. À garanties équivalentes, un contrat alternatif souscrit auprès d'un assureur concurrent du prêteur vous permet d'économiser des milliers d'euros sur la durée totale de l'emprunt. Faites une simulation avec Magnolia.fr !

Nouvelle norme RE 2020

La RE 2020 (Réglementation Environnementale 2020) remplace à la RT 2012 à compter du 1er janvier 2022 et vise à rendre les constructions neuves plus respectueuses de l'environnement, bâtiments publics comme constructions résidentielles (maisons et appartements). Elle répond à 3 objectifs majeurs :

  1. diminuer l'empreinte carbone des bâtiments neufs ;
  2. optimiser la performance énergétique en utilisant notamment des matériaux biosourcés comme le bois, le liège, le chanvre ou la cellulose, et en diminuant l'usage du béton et de l'acier ;
  3. garantir le confort en cas de forte chaleur.

La nouvelle norme se base sur les standards du BEPOS (bâtiment à énergie positive) et impose une production d'énergie supérieure à la consommation, avec une dépense totale maximale de 12 kWh/m2/an, contre 50 kWh/m2/an avec le label BBC de la norme RT 2012. Tous les nouveaux logements devront être en mesure de produire leur propre électricité.

Pour les constructions inférieures à 50m2 et les extensions inférieures à 150m2, la RT 2012 continuera de s'appliquer jusqu'au 31 décembre 2022.

Pour une information complète sur la RE 2020, consultez le guide émis par le ministère de la Transition Écologique.

Rénovation énergétique des logements

France Rénov', un nouveau service public pour rénover son logement, sera accessible à partir du 1er janvier 2022. Ce portail unique est destiné à accompagner les ménages qui souhaitent réaliser des travaux de rénovation énergétique dans leur habitat. Il réunit :

  • toutes les informations nécessaires au projet de rénovation,
  • un outil de simulation sur les aides financières disponibles,
  • un annuaire des artisans labellisés RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).

Un numéro de téléphone national unique (0 808 800 700) permettra de joindre les conseillers France Rénov' et un réseau de plus de 450 guichets Espace Conseil France Rénov' répartis sur tout le territoire va rassembler les Espaces Conseil FAIRE et les points rénovation information de l'Anah. Une synergie qui devrait simplifier le parcours des ménages désireux d’engager des dépenses pour améliorer leur confort et faire baisser leur facture énergie, souvent perdus dans cette nébuleuse de dispositifs, d'aides et de réglementations en perpétuelle évolution.

Ce qui ne change pas est le barème de la MaPrimRénov. Cette aide à la rénovation énergétique concerne les logements de plus de 15 ans et son montant est calculé en fonction des revenus du foyer demandeur et du gain écologique des travaux (jusqu'à 30 000€ pour les ménages les plus modestes).

Dématérialisation des autorisations d'urbanisme

À partir du 1er janvier 2022, tout particulier pourra déposer sa demande de permis de construction en ligne. Toutes les communes devront être en mesure de recevoir les demandes d'autorisation d'urbanisme par voie électronique selon les modalités choisies (formulaire de contact, adresse électronique dédiée, téléservice spécifique). Outre la saisine en ligne des demandes d'autorisation d'urbanisme, les communes de plus de 3 500 habitants auront obligation de se doter d’une téléprocédure spécifique pour assurer leur instruction par voie dématérialisée.

Pour les usagers, ce nouveau processus simplifié et digital sera un gain de temps et offrira plus de transparence sur l'état d'avancement du dossier.

Aides publiques (investissement, primo-accession, rénovation)

Pinel

Le dispositif d'aide à l'investissement locatif Pinel est prorogé dans les mêmes conditions jusqu'au 31 décembre 2022, mais à compter de janvier 2023, l'avantage fiscal est réduit et la baisse se poursuit en 2024. Voici le calendrier d'applications des réductions d'impôt en loi Pinel selon la date d'acquisition et la durée locative :

année d’acquisition/durée engagement locatif

6 ans

9 ans

12 ans

2022

12 %

18 %

21 %

2023

10,5 %

15 %

17,5 %

2024

9 %

12 %

14 %

Le logement devra bien évidemment répondre aux critères de la RE 2020 pour être éligible à la réduction d'impôt.

Le gouvernement planche sur un Pinel à taux plein en 2023 et 2024, accessible avec des conditions renforcées :

  • investissement dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ;
  • critères environnementaux plus exigeants que la RE 2020 ;
  • surfaces minimales du logement (28m2 pour un une pièce, 45m2 pour un deux-pièces, 62m2 pour un trois-pièces, 79m2 pour un quatre-pièces et 96m2 pour un cinq-pièces)
  • présence d'un espace extérieur privatif (et d'une double orientation à partir de trois-pièces).

PTZ (Prêt à Taux Zéro)

Le projet de loi de finances 2022 a prolongé le PTZ en l'état jusqu'au 31 décembre 2022. Ce dispositif de soutien à l'accession à la propriété permet d'acquérir sa résidence principale et vient compléter un crédit immobilier classique jusqu'à 40% du montant de l'opération en zones tendues (A, A bis et B1) et jusqu'à 20% dans le reste du territoire (zones B2 et C). 

Les revenus pris en compte seront ceux perçus durant l'année N-2, soit ceux de 2020, et non en temps réel comme cela avait été prévu par la loi de finances 2021 pour limiter les effets d'aubaine. Entretemps, le Covid est arrivé et a mis un terme à la réforme.

Éco-PTZ

Autre prolongation, celle de l'éco-PTZ, dispositif d'aide qui permet de financer des travaux de rénovation énergétique. Il reste en place jusqu'au 31 décembre 2023, et bonne nouvelle, son plafond est poussé jusqu'à 50 000€, au lieu de 30 000€ actuellement, à partir du 1er janvier 2022. Le délai maximal de remboursement passe de 15 à 20 ans. Ces modifications concernent uniquement les éco-PTZ “performance énergétique globale”, dédiés aux travaux qui génèrent un gain énergétique minimum de 35% et permettent de sortir un logement du statut de passoire énergétique.

L'éco-PTZ est cumulable avec MaPrimRénov. À partir de juillet 2022, l'Anah remettra à tout demandeur dont le dossier a été accepté une notification d'attribution de MaPrimRénov qui servira de justificatif auprès de la banque pour obtenir plus facilement son éco-PTZ.

Augmentation de la taxe foncière

C'est la mauvaise nouvelle de cette fin d'année pour tous les propriétaires : la taxe foncière devrait bondir au minimum de 3,4% en 2022 sous l'effet de la hausse de l'inflation sur laquelle elle est indexée. Sont également concernées par cette forte revalorisation la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et la taxe d'habitation sur les résidences secondaires.

En dix ans, la taxe foncière a progressé de près de 28%, une hausse trois fois supérieure à celle des loyers (+9,7%) et de l'inflation (+8,9%) sur la même période. Une envolée qui pourrait motiver certains ménages à quitter leur commune. Selon un sondage réalisé par Poll&Roll pour l'agence immobilière Liberkeys, 67% des Français se disent prêts à déménager si la taxe foncière augmentait significativement.

Audit énergétique des passoires thermiques

Quelques jours après avoir annoncé son report, le ministère de Logement vient d’indiquer que l’obligation de réaliser un audit énergétique lors de la vente d’un logement classé F ou G entrera en application à partir du 1er septembre 2022, laissant le temps aux professionnels de se préparer. 

Ce délai doit permettre d'établir une cohérence entre ce nouvel audit et le DPE dont la version définitive n’est en place que depuis novembre dernier. "À compter du 1er septembre 2022, les acquéreurs de maisons ou de bâtiments classés F ou G disposeront en complément de leur diagnostic de performance énergétique, d'un détail précis des travaux nécessaires pour conduire une rénovation performante par étape et une rénovation permettant d'atteindre directement la classe B", a souligné le ministère dans son communiqué vendredi.

Publié par Herve Labatut

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Taxe santé et gel des tarifs en 2026 : les assurés incités à contester la hausse de leur mutuelle

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Pour éviter une répercussion mécanique de cette taxe sur les cotisations, le texte prévoit un blocage des tarifs des complémentaires santé pour toute l’année 2026. En théorie, les organismes de mutuelle santé, les institutions de prévoyance et les assureurs santé ne sont donc pas autorisés à augmenter leurs prix sur cette période conformément à l'article 13 de la LFSS 2026. L’UFC-Que Choisir appelle les assurés à faire valoir leurs droits Dans ce contexte, l’UFC-Que Choisir est montée au créneau. L’association de défense des consommateurs estime que de nombreux organismes n’ont pas respecté l’esprit de la loi, en adressant à leurs clients des appels de cotisations intégrant une hausse des tarifs dès le début de l’année. Selon l’UFC, les assurés concernés sont légitimes à contacter leur complémentaire santé afin d’exiger l’application du gel tarifaire prévu par la LFSS 2026. L’association invite les foyers à demander une régularisation des échéanciers et, le cas échéant, un ajustement des mensualités à venir. Une situation complexe pour les complémentaires santé et les assurés Du côté des organismes assureurs, la situation est loin d’être simple. Plusieurs mutuelles reconnaissent avoir communiqué des augmentations avant l’adoption définitive de la mesure de blocage. Pour leurs dirigeants, la loi pose de nombreuses difficultés d’interprétation. Certains s’interrogent sur la portée exacte du gel des tarifs : s’agit-il uniquement d’une interdiction de répercuter la taxe santé ou d’un blocage total de toute évolution tarifaire, y compris pour des hausses liées à l’inflation médicale ou à la dérive des dépenses de santé ? Cette ambiguïté complique considérablement la relation client, notamment face à des assurés mécontents qui invoquent la loi pour contester leur cotisation. 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La Mutualité française juge le gel des tarifs inapplicable La Mutualité française, qui représente une large partie des mutuelles, estime pour sa part que la mesure de blocage des tarifs est inopérante. Selon son président, elle entrerait en contradiction avec plusieurs textes législatifs et réglementaires encadrant l’activité des complémentaires santé. En coulisses, des travaux sont en cours pour élaborer des éléments de langage communs, destinés à aider les mutuelles à répondre aux sollicitations des assurés. D’autres fédérations, comme la Fédération nationale de l’innovation mutualiste, encouragent ouvertement leurs adhérents à ne pas appliquer le gel, estimant ses fondements juridiques fragiles. 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Pour les assurés, l’enjeu est donc double : faire respecter leurs droits à court terme, tout en restant vigilants sur l’évolution future de leur contrat et sur les possibilités de mise en concurrence des mutuelles pour mieux maîtriser le coût de leurs dépenses de santé.

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Crédit, logement, santé : comment payer moins cher ses assurances en 2026 ?

Face à la hausse généralisée des cotisations d'assurance, réduire ses dépenses de protection devient une priorité pour de nombreux Français. En 2026, les opportunités pour diminuer le coût de ses assurances sont plus nombreuses que jamais, grâce aux évolutions réglementaires et à l'intensification de la concurrence entre assureurs. Que ce soit pour votre assurance emprunteur, votre assurance habitation ou votre mutuelle santé, des solutions concrètes existent pour alléger significativement votre budget annuel. Assurance emprunteur : exploitez la loi Lemoine pour économiser L'assurance emprunteur représente souvent le deuxième poste de dépense après les intérêts d'un crédit immobilier. Depuis la loi Lemoine de 2022, les emprunteurs disposent d’un puissant levier pour réduire cette charge. Résiliez à tout moment sans frais La révolution de la loi Lemoine réside dans la possibilité de changer d'assurance de prêt immobilier à n'importe quel moment, sans attendre la date anniversaire du contrat. Cette flexibilité nouvelle permet de profiter immédiatement des offres plus compétitives du marché. Les avantages concrets de la résiliation infra-annuelle : Aucun frais de résiliation ni pénalité à prévoir Changement possible dès la signature de l’offre de prêt Économies potentielles de 30 à 60% sur le coût total de l'assurance Démarches simplifiées grâce à la délégation d'assurance Pour optimiser vos économies, comparez les offres de délégation d'assurance proposées par les assureurs alternatifs. Ces contrats individuels sont jusqu’à 4 fois moins coûteux que les contrats groupe des banques, tout en offrant des garanties équivalentes voire supérieures. Profitez de la suppression du questionnaire de santé  Pour les prêts allant jusqu’à 200 000 euros par personne, le questionnaire de santé est supprimé si le remboursement se termine avant vos 60 ans. Cette mesure permet aux emprunteurs touchés par la maladie d'accéder à des tarifs standards sans surprime d’assurance de prêt. Les conditions pour bénéficier de cette exemption : Montant emprunté inférieur ou égal à 200 000 € par assuré Échéance de remboursement avant le 60ème anniversaire Applicable aux prêts immobiliers et professionnels Cumul possible avec un co-emprunteur pour atteindre 400 000 € Cette disposition facilite également l'accès au crédit pour les personnes ayant eu des problèmes de santé, qui n'auront plus à les déclarer dans ce cadre. Assurance habitation : comparez et négociez pour réduire la facture L'assurance habitation connaît des augmentations régulières liées aux sinistres climatiques et à l'inflation. Pourtant, des marges de manœuvre importantes existent pour limiter cette hausse. Mettez les assureurs en concurrence chaque année Le marché de l'assurance habitation est extrêmement concurrentiel. Les écarts de prix entre assureurs peuvent atteindre 200 à 300 euros par an pour une couverture similaire. Comment comparer efficacement vos options : Utilisez des comparateurs en ligne pour obtenir plusieurs devis rapidement Vérifiez que les garanties proposées sont strictement équivalentes Examinez les franchises, plafonds d'indemnisation et exclusions Demandez des devis personnalisés auprès de 3 à 5 assureurs minimum N'hésitez pas à négocier avec votre assureur actuel en présentant des offres concurrentes La résiliation d'assurance habitation est désormais possible à tout moment après la première année de contrat, grâce à la loi Hamon. Cette souplesse vous permet de changer d'assureur dès qu'une offre plus avantageuse se présente. Adaptez vos garanties à vos besoins réels Bon nombre de contrats d'assurance habitation incluent des garanties superflues ou surdimensionnées par rapport aux risques effectifs. Les ajustements qui peuvent réduire votre prime : Supprimez les options non utilisées comme l'assistance juridique si vous en avez déjà une ailleurs Ajustez le montant de garantie mobilier à la valeur réelle de vos biens Augmentez légèrement la franchise pour diminuer la cotisation de base Regroupez vos contrats (auto et habitation) chez un même assureur pour obtenir des réductions Installez des systèmes de sécurité (alarme, détecteurs) pour bénéficier de rabais Une révision annuelle de vos besoins permet d'éviter de payer pour des protections devenues superflues. Mutuelle santé : optimisez votre couverture sans surpayer Les complémentaires santé représentent un budget conséquent pour les ménages français, avec des augmentations moyennes de 4 à 5% par an, voire jusqu’à 10% pour les contrats de mutuelle senior. Réduire ce coût nécessite une approche stratégique. Choisissez le bon niveau de garanties La clé d'une mutuelle économique réside dans l'adéquation parfaite entre vos besoins de santé et les garanties souscrites. Comment déterminer le contrat optimal : Analysez vos dépenses de santé des 2 dernières années Identifiez les postes de soins les plus fréquents (optique, dentaire, médecine douce) Privilégiez des garanties renforcées uniquement sur vos besoins réels Acceptez des garanties de base sur les postes peu utilisés Évitez les formules "tout compris" si vous êtes en bonne santé Pour les jeunes en bonne santé, une mutuelle pas chère d’entrée de gamme peut suffire. À l'inverse, les seniors ou familles avec enfants doivent privilégier des garanties renforcées en optique et dentaire. Exploitez les alternatives pour réduire les coûts Plusieurs dispositifs permettent d'accéder à une couverture santé à moindre coût en 2026. Les solutions pour payer moins cher : Comparez les mutuelles en ligne : les assureurs digitaux proposent des tarifs jusqu'à 30% moins élevés Profitez de la portabilité si vous quittez un emploi : maintien gratuit pendant 12 mois Adhérez à une mutuelle collective via une association professionnelle ou syndicale Pour les revenus modestes, vérifiez votre éligibilité à la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) Regroupez les contrats familiaux pour obtenir des réductions sur les enfants Depuis 2020, la résiliation de mutuelle est également possible à tout moment après un an d'ancienneté, ce qui facilite le changement vers une offre plus économique. Anticipez vos besoins futurs L'évolution du panier de soins et le reste à charge zéro sur certains équipements modifient la donne. Les lunettes, prothèses dentaires et auditives bénéficient désormais d'une prise en charge complète pour certains modèles via l'Assurance Maladie et une mutuelle responsable. Les postes de santé à reconsidérer : Réduisez les garanties optique si vous privilégiez les montures "zéro reste à charge" Limitez les remboursements dentaires sur les soins de base bien couverts Concentrez votre budget sur l'hospitalisation et les dépassements d'honoraires Adoptez les bonnes pratiques pour économiser durablement sur vos assurances Au-delà des spécificités de chaque type d'assurance, certaines habitudes permettent de réaliser des économies structurelles sur l'ensemble de vos contrats. Les réflexes à adopter en 2026 : Programmez un rendez-vous annuel de révision de tous vos contrats d'assurance Utilisez systématiquement les comparateurs et courtiers en ligne Négociez les renouvellements en mettant en avant votre fidélité ou des offres concurrentes Regroupez vos contrats chez un même assureur pour obtenir des remises multi contrats Évitez les résiliations tardives qui entraînent un renouvellement tacite Conservez tous vos documents pour faciliter les changements d'assureur En combinant ces différentes stratégies sur vos 3 principales assurances, vous pouvez espérer réduire votre budget global de protection de plusieurs centaines d'euros par an. L'effort de comparaison et d'optimisation de vos contrats représente un investissement en temps largement rentabilisé par les économies générées sur le long terme.

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Prêt immobilier : comment réduire le coût de votre assurance emprunteur en 2026 ?

L’assurance emprunteur demeure l’un des postes de dépenses les plus lourds dans le cadre d’un prêt immobilier. Souvent sous-estimée par les emprunteurs, elle peut pourtant représenter jusqu’à 40 % du coût total du crédit. Bonne nouvelle : le cadre réglementaire et la concurrence entre assureurs offrent aujourd’hui de nombreuses opportunités pour réduire significativement la facture, sans sacrifier le niveau de protection exigé par la banque. À condition d’adopter une approche méthodique et informée. Pourquoi l’assurance emprunteur pèse autant sur le coût d’un prêt immobilier Une assurance indissociable du crédit immobilier L’assurance de prêt immobilier est exigée par la quasi-totalité des établissements bancaires. Elle vise à sécuriser le remboursement partiel ou total du capital en cas d’aléa de la vie (décès, invalidité et incapacité de travail), protégeant à la fois la banque et l’emprunteur. Les principaux facteurs qui influencent le prix Le coût de l’assurance de prêt immobilier dépend de plusieurs critères déterminants : l’âge de l’assuré au moment de la souscription ; l’état de santé et les risques médicaux déclarés ; la durée du prêt et le montant emprunté ; la quotité assurée ; le type de contrat choisi. Les contrats groupe proposés par les banques reposent sur une mutualisation des risques, ce qui explique des tarifs souvent peu compétitifs pour de nombreux profils. À l’inverse, les contrats alternatifs offrent une couverture sur-mesure, avec des garanties adaptées au profil de risque de chaque emprunteur. Délégation d’assurance : un levier d’économies toujours incontournable en 2026 Le principe de la délégation d’assurance La délégation d’assurance emprunteur permet de souscrire une assurance emprunteur auprès d’un assureur externe à la banque, à condition de respecter l’équivalence de garanties exigée par le prêteur.  Le contrat concurrent doit présenter en tous points une couverture au moins aussi protectrice de celle de contrat bancaire. Il est bien entendu possible d’aller au-delà des exigences du prêteur pour renforcer votre protection. Pourquoi les contrats individuels sont souvent moins chers Les assurances individuelles offrent une tarification personnalisée, fondée sur le profil réel de l’emprunteur. Elles proposent généralement : des cotisations calculées sur le capital restant dû des garanties modulables une meilleure lisibilité des exclusions. Résultat : à garanties équivalentes, le coût total de l’assurance peut être considérablement réduit sur la durée du prêt. Loi Lemoine : une liberté renforcée pour changer d’assurance Résiliation à tout moment, sans frais La loi Lemoine autorise la résiliation de l’assurance emprunteur sans attendre la date d’échéance ni respecter un engagement minimum de souscription, et ce, dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt.  Ne passez pas à côté de cette opportunité en 2026 pour réduire le coût de l’assurance et par capillarité celui de votre prêt immobilier. Un outil puissant pour faire jouer la concurrence Grâce à la résiliation à tout moment, il devient possible de : comparer régulièrement les offres du marché  changer d’assurance de prêt immobilier dès qu’un contrat plus avantageux apparaît  adapter sa couverture à l’évolution de sa situation personnelle. Cette flexibilité contribue directement à la baisse des coûts d’assurance sur la durée du crédit. Comparer les garanties d’assurance de prêt et pas uniquement le tarif Attention aux contrats low cost Un tarif attractif ne doit jamais être le seul critère de choix. Certains contrats affichent des cotisations réduites au détriment de la qualité de couverture, avec : des exclusions de garanties étendues  des définitions restrictives de l’invalidité  des délais de franchise en assurance de prêt trop longs des plafonds d’indemnisation insuffisants. Trouver le bon équilibre entre prix et protection En 2026, l’objectif est de réduire le coût de l’assurance emprunteur tout en conservant un niveau de protection conforme aux exigences bancaires et réellement sécurisant pour l’assuré. L’accompagnement d’un courtier en assurance de prêt est utile pour arbitrer et vous aider à sélectionner le contrat adapté à votre situation. Quotité d’assurance : un paramètre clé à ajuster Comprendre la notion de quotité La quotité d’assurance de prêt correspond à la part du capital assurée pour chaque emprunteur. Par défaut, les banques exigent souvent une couverture à 100 % par personne, ce qui double parfois inutilement le coût de l’assurance. Adapter la quotité à la situation du foyer Une répartition plus fine permet d’optimiser le budget assurance : 50 % / 50 % lorsque les revenus sont équilibrés ; 70 % / 30 % en cas d’écart de revenus significatif ; 100 % sur un seul emprunteur dans des montages spécifiques. Cette optimisation doit rester cohérente avec la capacité financière du foyer. L’impact de l’âge et de la santé sur le coût de l’assurance en 2026 Une hausse des tarifs avec l’âge Plus l’emprunteur est âgé, plus le risque statistique augmente, ce qui se traduit par des cotisations plus élevées, notamment sur la garantie décès. Après 50 ou 60 ans, l’écart de prix entre les contrats peut devenir très important. Comment limiter les surprimes Pour contenir le coût de l’assurance : comparer plusieurs assureurs spécialisés anticiper la souscription le plus tôt possible étudier les options de rachat d’exclusions analyser la garantie décès après 70 ans si le projet le nécessite. La suppression du questionnaire médical reste encadrée et ne s’applique pas à tous les profils. Le montant assuré ne doit pas excéder 200 000 € par emprunteur, avec un terme avant son 60e anniversaire. Courtier en assurance emprunteur : un allié pour réduire le coût du crédit Un accompagnement technique et réglementaire Le courtier en assurance emprunteur maîtrise les exigences des banques et les subtilités contractuelles. Il vérifie l’équivalence de garanties et sécurise la substitution d’assurance. Un gain de temps et d’argent En 2026, faire appel à un courtier permet : d’accéder à un large panel d’offres d’optimiser les garanties de réduire significativement le coût global du prêt immobilier. Son intervention est souvent rapidement rentabilisée par les économies générées. Réduire le coût de son assurance emprunteur en 2026 : une démarche stratégique L’optimisation de l’assurance emprunteur constitue l’un des leviers les plus efficaces pour diminuer le coût total d’un prêt immobilier en 2026. Délégation d’assurance, loi Lemoine, ajustement des quotités et mise en concurrence des assureurs permettent de réaliser des économies substantielles, sans compromettre la sécurité du projet. Adopter une démarche proactive et informée, éventuellement accompagnée par un professionnel, permet de concilier maîtrise budgétaire et protection durable sur toute la durée du crédit. Consultez notre baromètre du pouvoir d'achat immobilier de janvier 2026 pour visualiser le montant des économies potentielles en changeant d'assurance de prêt dans le mois qui suit la signature de l'offre de prêt.