Achat résidence principale : qui a droit au PTZ 2024 ?

PTZ-2024

Les taux d’intérêts élevés qui caractérisent le marché immobilier depuis plus d'un an ne facilitent pas l'accès au crédit. Un des meilleurs moyens de maîtriser son endettement quand on souhaite acheter sa résidence principale est de profiter du PTZ. La version 2024 de ce prêt gratuit pour l’emprunteur comporte des évolutions, notamment en matière de plafonds de revenus et de type de logement. Êtes-vous éligible au PTZ 2024 ?

PTZ prolongé jusqu’en 2027

Le projet de loi de finances 2024 a prolongé le PTZ (Prêt à Taux Zéro) jusqu’en décembre 2027. Promis à disparition fin 2022, il a bénéficié d’un sursis jusqu’à fin 2023 grâce à la ministre chargée du logement de l’époque Emmanuelle Wargon, pour ensuite être reconduit en 2024, mesure assortie d’une prorogation de trois années supplémentaires.

L’ex-ministre chargé de la ville et du logement Olivier Klein (remplacé en juillet dernier par Patrice Vergriete) avait alors salué cette prolongation bienvenue de ce prêt gratuit qui permet à l’emprunteur achetant sa résidence principale pour la première fois de compléter avantageusement un crédit classique, diminuant ainsi la charge mensuelle de remboursement et le coût final du financement bancaire. Dans une période de taux d’intérêts élevés, le PTZ constitue un complément utile pour des ménages souvent modestes ou/et dotés d’un faible apport personnel.

Pour mémoire, le titre de primo-accédant désigne toute personne n'ayant pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années. Un primo-accédant peut donc être locataire de sa résidence principale depuis au moins 2 ans.

Si l’on en croît les calculs du gouvernement, il y aura potentiellement 6 millions de bénéficiaires en plus avec la version PTZ 2024.

Attention : la version 2024 du PTZ ne sera pas distribuée avant début février, voire début avril. Sont en effet attendus les décrets d'application qui fixent l'ensemble des caractéristiques et définissent la date d'entrée en vigueur.

Acheter sa résidence principale avec le PTZ version 2024

Le PTZ est maintenu en 2024 mais ses contours sont largement modifiés. Certains critères ont été élargis et d’autres resserrés. Si le PTZ 2024 va bénéficier à davantage de ménages, son éligibilité subit de profonds changements.

Exit la maison individuelle

Première évolution et non des moindres, la maison individuelle ne pourra plus être financée en partie grâce au PTZ. Seuls les logements en habitat collectif auront droit à cette aide financière. En 2022, les achats de maisons neuves avaient représenté environ la moitié des PTZ distribués. Cette décision dommageable pour les ménages est à mettre au compte de la lutte contre l’artificialisation des sols.

Selon les chiffres du Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement), l’habitat représentait 68% de l’artificialisation des sols entre 2009 et 2019, dont la quasi-totalité constituée de maisons individuelles. Rêve d’une majorité de Français, la maison avec jardin n’est désormais plus compatible avec les exigences de sobriété environnementale. L’habitat individuel coûte plus cher en énergie que l’habitat collectif, est plus grand et entraîne une dépendance accrue à la voiture car situé en zones péri-urbaines ou rurales.

Priorité au logement neuf en zone tendue

Le PTZ 2024 sera donc recentré sur le logement collectif en zones tendues (A, A bis et B1), et l’an prochain, 209 nouvelles communes intègrent ce critère. Parmi elles, Bordeaux, Auxerre, Annecy, Arcachon, Brest, Cherbourg, Deauville, Évreux, La Rochelle, Lorient, Quimper, Senlis, Talence, Toulouse, Vannes ou encore Vienne et Villars-de-Lans.

Ces communes sortent de facto des zones où le PTZ dans l’ancien peut être accordé (B2 et C). Pour bénéficier du PTZ en zone B2 ou C, l’emprunteur devra engager des travaux de rénovation d’envergure représentant au moins 25% du coût de l’opération à financer. En 2022, 17% des PTZ émis concernaient ce type d’achat.

Quotités du PTZ augmentées

Dans les versions antérieures, le PTZ pouvait financer jusqu’à 40% du prix d’achat. En 2024, cette quotité est rehaussée à 50% pour les ménages les plus modestes, ce qui représente environ 10 000€ supplémentaires d’aide par loyer.

Hausse du montant du PTZ

Le montant maximal du PTZ pourra atteindre 100 000€ contre 80 000€ jusqu’à présent. Il faut encore attendre le décret d’application pour que cette revalorisation soit applicable.

Doublement du PTZ pour le logement social

Les locataires qui souhaitent acheter leur logement social (HLM) pourront bénéficier d’un PTZ à hauteur de 20% contre 10% actuellement.

Nouvelle tranche de revenus

Les ménages ayant des revenus compris entre 37 000€ et 49 000€ qui ne sont pas aujourd’hui éligibles au PTZ pourront en bénéficier en 2024 avec une quotité d’opération finançable de 20%, soit une aide moyenne de 5 000€.

Nouvelle grille de revenus

Le barème des ressources n’avait pas été revu depuis 2016 malgré l’augmentation des revenus des Français. Pour la nouvelle version, le législateur rehausse fortement les plafonds de revenus des deux premières tranches les plus subventionnelles afin d’augmenter le nombre de bénéficiaires potentiels, tout en créant une quatrième tranche comme indiqué plus haut.

Voici les seuils de ressources pour éligibilité au PTZ 2024 (personne seule) :

Tranches

Zones A et A bis

Zone B1

Zone B2

Zone C

Quotité du PTZ

1

≤ 25 000 € (+14%)

≤ 21 500 € (+10%)

≤ 18 000 € (+9%)

≤ 15 000 € (+7%)

50%

2

≤ 31 000 € (+24%)

≤ 26 000 € (+21%)

≤ 22 500 € (+25%)

≤ 19 500 € (+30%)

40%

3

≤ 37 000 € (=)

≤ 30 000 € (=)

≤ 27 000 € (=)

≤ 24 000 € (=)

40%

4

≤ 49 000 € (+32%)

≤ 34 500 € (+28%)

≤ 31 500 € (+33%)

≤ 28 500 € (+38%)

20%

 

Autre lecture, pour bénéficier d’une quotité de 50%, les plafonds de revenus annuels sont les suivants :

Nb personnes occupant le logement

Zones A et A bis

Zone B1

Zone B2

Zone C

1

25 000 €

21 500 €

18 000 €

15 000 €

2

37 500 €

32 250 €

27 000 €

22 500 €

3

45 000 €

38 700 €

32 400 €

27 000 €

4

52 500 €

45 159 €

37 800 €

31 500 €

5

60 000 €

51 600 €

43 200 €

36 000€

6

67 500 €

58 050 €

48 600 €

40 500 €

7

75 000 €

64 500 €

54 000 €

45 000 €

8 et plus

82 500 €

70 950 €

59 400 €

49 500 €

Au total, 29 millions de foyers fiscaux sont éligibles au PTZ 2024, contre 23 millions actuellement. Cela représente 73% de la population contre 60% auparavant.

Attention : au même titre qu'un crédit immobilier classique, le PTZ doit être couvert par une assurance emprunteur. Vous avez droit de choisir librement cette assurance et de souscrire un contrat concurrent de celui proposé par la banque pour payer jusqu’à 60% moins cher.

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La chirurgie esthétique est considérée comme un acte hors nomenclature. Cependant, si l'intervention relève de la chirurgie réparatrice (après un cancer, un accident, ou pour corriger un handicap fonctionnel), une prise en charge est possible par la Sécu et l’organisme de complémentaire santé. Qu’en est-il de la greffe de cheveux ? La greffe capillaire est généralement considérée comme un acte esthétique et reste donc exclue des remboursements. Toutefois, certaines situations médicales particulières peuvent ouvrir droit à une prise en charge dès lors que l’acte est prescrit par un médecin : brûlures  traumatisme  maladie entraînant une perte capillaire sévère. Bon à savoir : La Sécurité Sociale rembourse désormais les perruques médicales (de classe 1 et 2) à hauteur de 350 €. Pour les modèles de classe 2, ce montant s'intègre au dispositif 100 % Santé ou reste à charge zéro, garantissant un remboursement intégral par votre complémentaire santé si vous disposez d'un contrat de mutuelle responsable. Les vaccins pour voyager à l’étranger sont-ils remboursés ? De nombreux voyageurs découvrent au dernier moment que certains vaccins sont obligatoires ou fortement recommandés avant un départ à l’étranger. Les vaccins spécifiques aux voyages les plus fréquents incluent : Fièvre jaune : obligatoire pour entrer dans certains pays d'Afrique et d'Amérique du Sud (exigible avec un certificat international de vaccination) Hépatite A : recommandée pour presque tous les voyages dans des pays à l'hygiène précaire Typhoïde : conseillée pour les séjours dans des zones où l'hygiène alimentaire est limitée Choléra : indispensable dans les zones où l'accès à l'eau potable et à l'assainissement est limité Rage : recommandée pour les séjours prolongés, isolés ou en contact avec des animaux dans certaines régions (Asie, Afrique, Amérique latine). Encéphalite japonaise : recommandée pour les séjours prolongés en zone rurale en Asie du Sud et de l'Est. Méningite (méningocoques A, C, W, Y) : particulièrement recommandée pour certaines régions d'Afrique (ceinture de la méningite) ou pour des événements de masse (exemple pèlerinage à La Mecque) Ces dépenses liées à ces vaccins (produit et injection) restent à la charge du patient. De nombreuses mutuelles proposent un forfait prévention De plus en plus de complémentaires santé incluent des garanties dédiées à la prévention : vaccins non remboursés  pharmacie de voyage  consultations de médecine tropicale  bilans de santé. Ces forfaits prennent généralement la forme d’un montant annuel, doublé d’un remboursement plafonné par acte. Bon à savoir : votre mutuelle rembourse les soins à l’étranger dès lors qu’ils sont pris en charge par la Sécurité Sociale, et si votre séjour n’excède pas 3 mois. Au-delà, il est conseillé de souscrire une assurance santé internationale. Est-ce que l’hypnose est prise en charge par la mutuelle ? Ostéopathie, acupuncture, sophrologie, naturopathie ou encore hypnose : les médecines douces ou alternatives séduisent de plus en plus de Français. La Sécurité Sociale rembourse très peu ces pratiques En dehors de quelques actes réalisés par des médecins conventionnés, les thérapies parallèles ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie. S’agissant spécifiquement de l'hypnothérapie, la Sécurité sociale rembourse les séances si elles sont réalisées par un médecin conventionné (comme un psychiatre ou un généraliste) dans le cadre d'une consultation médicale. Dans ce cas précis, la prise en charge se fait à hauteur de 70 % du tarif de base. Votre mutuelle peut compenser le reste à charge. Les mutuelles ont développé des forfaits spécifiques Pour répondre à cette demande croissante de médecines douces, de nombreuses complémentaires santé proposent désormais un forfait annuel avec un remboursement par séance et un nombre limité de consultations. Les pratiques les plus souvent couvertes sont : l’ostéopathie  l’acupuncture  la chiropractie  la psychologie  l’hypnose  la sophrologie. Attention : pour être prise en charge par votre mutuelle, la médecine douce doit être clairement mentionnée dans les conditions générales du contrat. À défaut, vérifiez auprès de votre conseiller mutuelle. Peut-on cumuler 2 mutuelles santé pour être remboursé à 200 % ? Cette question étonne souvent, mais elle est très fréquente chez les internautes. En effet, pourquoi payer 2 fois une assurance à fonds perdus ? Avoir 2 mutuelles santé est parfaitement légal. Certaines personnes disposent d’une mutuelle d’entreprise obligatoire et d’une surcomplémentaire santé individuelle pour pallier les défaillances du premier contrat. D’autres bénéficient de la mutuelle de leur conjoint salarié en tant qu’ayant droit et d’une couverture spécifique pour certains frais, comme une surcomplémentaire dentaire. Le remboursement reste toutefois limité Le cumul de 2 contrats ne permet pas de gagner de l’argent sur les soins. La règle est simple : le remboursement total ne peut jamais dépasser les dépenses réellement engagées. Par exemple, si la consultation est facturée 100 euros, vous ne pourrez jamais être remboursé à 150 euros. Que se passe-t-il si je ne paie plus ma cotisation de mutuelle ? C’est une situation plus fréquente qu’on ne le pense, notamment dans un contexte d’inflation et de hausse des cotisations santé. L’assureur peut suspendre les garanties En cas d’impayé : l’assureur envoie une mise en demeure ; les garanties peuvent être suspendues ; puis le contrat peut être résilié. Pendant la suspension, les soins ne sont plus remboursés, même si le contrat n’est pas encore officiellement résilié. Les cotisations restent dues Beaucoup d’assurés pensent qu’il suffit d’arrêter de payer pour mettre fin au contrat. Détrompez-vous, car  : les sommes dues restent exigibles ; des frais supplémentaires peuvent s’ajouter ; des procédures de recouvrement sont possibles. Comment éviter cette situation ? En cas de difficultés financières, il est préférable : de contacter rapidement l’assureur ; de demander un échéancier ; ou d’adapter les garanties à son budget. Pensez à réclamer la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) si vos revenus sont modestes : vous pouvez accéder à une mutuelle santé gratuitement ou moyennant une participation minime qui oscille entre 8 € et 30 € par mois selon votre âge. Mon animal de compagnie peut-il avoir sa propre mutuelle ? Oui, il existe des assurances santé spécialement conçues pour les animaux de compagnie. Même si l’on parle souvent de “mutuelle pour chien” ou de “mutuelle pour chat”, il s’agit en réalité de contrats d’assurance dédiés aux frais vétérinaires. Le fonctionnement est proche de celui d’une complémentaire santé humaine : remboursement des consultations  prise en charge des opérations chirurgicales  forfait vaccination  couverture en cas d’accident ou de maladie  assistance et prévention. Les contrats de santé animale concernent les chiens, les chats et les NAC (nouveaux animaux de compagnie) comme les lapins ou les furets.

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Assurance de prêt : levier d'optimisation budgétaire en 2026

Dans un contexte où le coût du crédit immobilier augmente en raison de la hausse des taux, chaque poste de dépense mérite d'être analysé avec attention. Si les emprunteurs se concentrent généralement sur le taux d'intérêt de leur financement, un autre élément peut fortement influencer le coût total de l'opération : l'assurance emprunteur. Longtemps perçue comme une formalité imposée par les établissements bancaires, l'assurance de prêt est désormais devenue un véritable outil d'optimisation financière. Grâce à l'ouverture du marché à la concurrence et aux évolutions législatives successives, les particuliers disposent aujourd'hui de nombreuses solutions pour alléger leurs mensualités et réduire le coût global de leur crédit immobilier. L'assurance emprunteur : un poste de dépense souvent sous-estimé Lors de la souscription d'un prêt immobilier, la majorité des futurs propriétaires portent leur attention sur le taux d'emprunt, la durée de remboursement ou encore le montant des mensualités. Pourtant, l'assurance emprunteur représente une part importante du budget consacré au financement, soit entre 20 % et 40 % du coût global d’un crédit immobilier. Selon le profil de l'emprunteur et les caractéristiques du crédit, son coût peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros sur la durée totale du prêt. Une protection indispensable pour la banque et l'emprunteur L'assurance emprunteur a pour vocation de prendre le relais du remboursement du crédit lorsqu'un événement grave empêche l'assuré d'honorer ses échéances. Les garanties d’assurance de prêt immobilier couvrent : le décès  la perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA)  l'incapacité temporaire totale de travail (ITT)  l'invalidité permanente partielle ou totale (IPP/IPT)  parfois la perte d'emploi selon les contrats. Cette couverture protège à la fois l'établissement prêteur, qui sécurise le remboursement des sommes prêtées, et l'emprunteur, ainsi que ses proches, face aux aléas de la vie. Un impact significatif sur le coût global du crédit Contrairement à une idée reçue, le coût de l’assurance de prêt est tout sauf négligeable. Il représente même le deuxième poste de dépense après les intérêts d’emprunt. Plusieurs critères influencent le montant des cotisations : l'âge de l'emprunteur  son état de santé  son statut de fumeur ou de non-fumeur  sa profession  ses activités sportives  le montant emprunté  la durée du prêt. Ainsi, deux emprunteurs bénéficiant du même crédit immobilier peuvent supporter des coûts d'assurance très différents. Pourquoi les contrats bancaires ne sont pas toujours les plus avantageux ? Les banques proposent systématiquement leur propre contrat d'assurance de groupe lors de la signature du prêt immobilier. Ce modèle est rarement le plus compétitif. Le fonctionnement des contrats groupe Les contrats collectifs proposés par les établissements bancaires reposent sur un principe de mutualisation des risques. Concrètement, les cotisations sont calculées sur une population très large d'assurés présentant des profils variés : jeunes et seniors  fumeurs et non-fumeurs  salariés et travailleurs indépendants  personnes présentant ou non des risques de santé particuliers. Cette mutualisation simplifie la gestion du contrat, mais elle peut pénaliser certains emprunteurs dont le profil présente un risque faible. Des profils qui surcotisent  Les jeunes actifs, les cadres, les non-fumeurs ou encore les personnes en excellente santé figurent parmi les emprunteurs qui peuvent être désavantagés par les contrats groupe. Leur niveau réel de risque étant inférieur à la moyenne, ils ont souvent intérêt à se tourner vers une assurance individuelle dont la tarification est personnalisée. Dans de nombreux cas, cette démarche permet d'obtenir : des cotisations moins élevées  des garanties plus adaptées  une couverture mieux calibrée à la situation personnelle de l'assuré. L'ouverture du marché qui renforce la concurrence en assurance emprunteur Le législateur a progressivement mis en place plusieurs réformes destinées à favoriser la concurrence dans le secteur de l'assurance emprunteur. Ces évolutions ont profondément modifié les habitudes des emprunteurs. La délégation d'assurance à la souscription du prêt Depuis 2010 et la loi Lagarde, il est possible de choisir un assureur différent de celui proposé par la banque, à condition que les garanties offertes présentent un niveau de protection équivalent. Cette possibilité, appelée délégation d'assurance emprunteur, permet de comparer plusieurs offres avant la signature du crédit et de sélectionner l’offre compétitive qui répond parfaitement à vos besoins. Les écarts tarifaires peuvent être particulièrement importants selon les profils. La loi Lemoine : un tournant majeur Entrée en vigueur en 2022, la loi Lemoine a marqué une nouvelle étape dans la libéralisation du marché. En vous permettant de résilier votre assurance de prêt immobilier à tout moment, vous pouvez changer d'assureur sans attendre une date anniversaire, afin de bénéficier plus facilement de la concurrence et de rechercher des garanties mieux adaptées à votre situation. Cette souplesse a considérablement simplifié les démarches de substitution d'assurance. Comment optimiser le coût de son assurance de prêt en 2026 ? Face à la multiplication des offres disponibles, vous disposez aujourd'hui de plusieurs leviers pour réduire le coût de votre contrat. Réaliser une simulation personnalisée La première étape consiste à effectuer une simulation d'assurance emprunteur. Cette démarche permet d'obtenir rapidement une estimation des tarifs proposés par différents assureurs en fonction de critères tels que : l'âge  le montant du prêt  la durée de remboursement  la profession  le statut tabagique  les garanties souhaitées. Quelques minutes suffisent généralement pour visualiser les économies potentielles. Comparer les garanties avant le prix Si le tarif constitue un critère essentiel, il ne doit jamais être le seul élément de comparaison. Il est indispensable d'étudier avec attention : les exclusions de garantie  les délais de carence les franchises sur la garantie ITT les conditions d'indemnisation (remboursement forfaitaire ou indemnitaire) la définition de l'incapacité ou de l'invalidité. Une assurance moins chère mais moins protectrice pourrait s'avérer pénalisante en cas de sinistre. Attention : vous devez toujours sélectionner une assurance déléguée qui respecte l’équivalence de garanties avec le contrat groupe bancaire. À défaut, la banque va refuser de vous accorder la possibilité de souscrire une assurance externe en première intention ou dans le cadre d’une substitution. Quels gains espérer grâce à la concurrence ? Les économies réalisables varient selon chaque situation, mais elles peuvent être particulièrement importantes pour certains profils. Des milliers d'euros économisés sur la durée du prêt Une assurance de groupe peut être jusqu’à 4 fois plus chère qu’une offre individuelle. Pour un crédit immobilier de longue durée, l'écart entre un contrat bancaire et une assurance externe peut atteindre plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers d'euros. Les gains sont souvent plus importants pour : les emprunteurs jeunes  les non-fumeurs  les cadres  les professions présentant peu de risques  les personnes ne présentant pas de problème de santé particulier. Prenons un emprunteur de 35 ans, résidant à Lyon, salarié non cadre, non-fumeur et sans antécédent de santé, qui contracte un prêt de 250 000 € sur 20 ans :    Taux assurance Coût mensuel Coût total Assurance bancaire 0,34 %* 71 € 17 000 € Assurance déléguée 0,09 % 18 € 4 517 € *Taux moyen assurance chez les bancassureurs Grâce à une simulation sur le comparateur Magnolia.fr, la meilleure offre externe est le contrat emprunteur Spiti CRD, qui permet une économie de plus de 12 000 € sur la durée du crédit. Une meilleure adéquation entre coût et couverture Au-delà de la seule économie financière, le changement d'assurance de prêt immobilier permet également de bénéficier d'une protection plus cohérente avec sa situation personnelle. L'objectif n'est pas seulement de payer moins cher, mais aussi de disposer d'un contrat offrant des garanties réellement adaptées à ses besoins. Assurance emprunteur : un levier d'économies à ne pas négliger En 2026, l'assurance de prêt s'impose plus que jamais comme un élément stratégique dans la gestion d'un projet immobilier. Alors que le coût du crédit reste élevé et que les ménages cherchent à préserver leur pouvoir d'achat, la mise en concurrence des assureurs constitue une solution efficace pour réduire les dépenses liées à l'emprunt. Grâce aux dispositifs de résiliation simplifiés et à la forte digitalisation du marché, comparer les offres n'a jamais été aussi facile. Une simple étude des contrats disponibles peut permettre de réaliser des économies substantielles tout en