Comment trouver le meilleur taux pour votre crédit immobilier ?

Une femme avec un grand sourire et faisant un monocle avec ses doigts

Le taux d'intérêt est la partie visible du coût d'un crédit immobilier. D'autres frais viennent s'agréger et renchérissent le coût final. Même en période de taux bas, le négocier permet de gagner quelques points, sous réserve d'avoir les bons arguments et de frapper à la bonne porte. Magnolia.fr vous dit où et comment décrocher le meilleur taux d'emprunt.

Quel est le meilleur taux de crédit immobilier actuellement ?

Les taux d'intérêt des crédits immobiliers fluctuent au gré du contexte monétaire. Chaque mois, les banques ajustent leurs barèmes de taux en fonction de l'évolution des rendements obligataires et des conditions de refinancement dont elles bénéficient auprès des banques centrales. 

Pour connaître les taux actuels, naviguez sur les sites des courtiers en crédit immobilier et faites des simulations en ligne à partir des formulaires où vous indiquez les caractéristiques de votre projet immobilier.

Les taux affichés sont mis à jour régulièrement selon les évolutions appliquées par les établissements de crédit. Vous avez donc en temps réel les offres du marché, mais seul un dossier en bonne et due forme présenté aux prêteurs, par vous-même en direct ou via un courtier spécialisé, vous permet d'avoir une idée précise du taux proposé en fonction de votre situation.

Quelle est la banque la moins chère pour un prêt immobilier ?

La concurrence interbancaire est vive, même en période de taux au plancher. Un écart de taux de 10 points (0,10%) pèse lourd au terme de l'emprunt et se chiffre en centaines voire dizaines de milliers d'euros selon le montant et la durée de remboursement. Certains établissements visent par ailleurs une clientèle spécifique et se révèlent plus compétitifs que d'autres sur tel ou tel segment. Entre le taux de crédit immobilier communiqué sur les supports publicitaires et les comparateurs, et celui effectivement accordé, il y a une différence liée au profil de l'emprunteur et à la nature de son projet.

En fonction de votre profil (âge, catégorie socio-professionnelle, montant et durée du crédit, etc.), vous aurez plus de chance de décrocher un taux performant auprès de telle ou telle enseigne. Faites des simulations en ligne sur les sites des courtiers, la démarche est gratuite, et vous donnera un premier aperçu des offres.  

Vous pouvez confier la négociation à un courtier en crédit immobilier, un expert qui interfère pour vous auprès de la banque et fait valoir votre profil. Gain de temps et surtout l'assurance que votre dossier sera bien ficelé et présenté aux établissements les plus réceptifs. La banque la moins chère n'est pas nécessairement celle qui offre le taux d'intérêt le plus bas mais des conditions d'emprunt parfaitement adaptées à votre situation.

La complexité de votre projet aura un impact sur les exigences réclamées par la banque. Primo-accédants et investisseurs n'ont généralement pas les mêmes conditions de prêt.

L’information essentielle : le seul indicateur qui permet de comparer objectivement les offres est le TAEG ou Taux Annuel Effectif Global.

Comment est calculé un taux d'emprunt immobilier ?

Le taux brut ou nominal est la partie émergée de l'iceberg et ne constitue qu'une variable d'un crédit immobilier. Pour comparer les offres, vous devez observer le TAEG, taux réel de l’emprunt,  qui comprend tous les frais conditionnant l'obtention du crédit :

  • le taux nominal utilisé pour calculer les intérêts, qui dépendent du contexte monétaire et rémunèrent la banque pour le service rendu ;
  • les frais de dossier : forfaitaires ou en pourcentage du montant emprunté, assortis de plafonds ;
  • la garantie : hypothèque, privilège du prêteur de deniers ou caution, le choix de la garantie dépend notamment du projet (neuf ou ancien). Le cautionnement par un organisme spécialisé est l’option la moins chère, applicable quel que soit le projet, qui bénéficie d’une réversion partielle (environ 75%) des sommes versées au fonds mutuel de garantie (Crédit Logement) au terme du remboursement, en l’absence d’incident de paiement.
  • les primes d'assurance emprunteur : deuxième poste de coût après les intérêts, l'assurance dépend des risques que vous incarnez (âge, santé, profession, fumeur ou non-fumeur) ;
  • les éventuels frais de courtage : le courtier n'est commissionné qu'une fois l'offre de prêt signée ;
  • les frais d'ouverture et de tenue de compte (pour la domiciliation bancaire) : sauf si vous détenez déjà un compte où sont versés vos salaires et assimilés dans la banque prêteuse ;
  • le coût de l'évaluation du bien immobilier (hors frais d'enregistrement ou frais de notaire) : selon une directive européenne pour garantir que le bien visé vaut le prix affiché.

Si la banque impose la souscription à une assurance vie pour accorder le financement (nantissement du prêt), la prime d’assurance, qui fait partie des frais indirects conformément au texte réglementaire, doit être prise en compte pour le calcul du taux effectif global. La première prime d’un contrat d’assurance vie fait donc partie intégrante des frais indirects devant être pris en considération pour la détermination du TAEG.  

Le TAEG permet une réelle évaluation du coût global de votre crédit et constitue le seul paramètre pour comparer les offres des prêteurs, les règles étant les mêmes pour tous. Il ne peut être supérieur au taux d'usure applicable sur la période.

5 conseils pour obtenir le meilleur taux immobilier

L'immobilier est un des rares placements que l'on peut acquérir à crédit et en période de taux bas, c'est une véritable aubaine pour accéder à la propriété en s'endettant à peu de frais. Mais devenir propriétaire est un engagement financier lourd qui court sur de longues années.

En dépit de conditions plutôt favorables, obtenir le financement d'un projet immobilier reste un parcours du combattant qui se prépare en amont pour surmonter tous les obstacles. Les banques ayant une aversion du risque, elles vont scruter votre dossier à la loupe pour s'assurer de votre solvabilité à court et long terme. En observant les 5 conseils suivants, vous mettez toutes les chances de votre côté :

  1. une situation financière saine : être employé en CDI avec une relative ancienneté dans la même entreprise est le sésame qui ouvre les portes du crédit. Il faut aussi présenter un équilibre budgétaire sans faille : pas de découvert bancaire au moins durant les trois derniers mois.
  2. un apport personnel suffisant : 10% du prix d'achat du bien est un pré-requis, mais cela couvre à peine les frais d'acquisition (frais de notaires) et frais de garantie (hypothèque ou caution). Au-delà de ce seuil, vous diminuez la somme à emprunter, ce qui va réduire le risque pour le prêteur, plus enclin à vous accorder des conditions avantageuses.
  3. un taux d'endettement dans la norme : la réglementation en vigueur depuis janvier 2022 fixe le taux d'effort à 35% des revenus nets, avant impôt, mais assurance emprunteur comprise. Le mieux est de solder tout crédit conso qui peut l’être pour optimiser votre capacité d’endettement, au préalable de votre demande de prêt immobilier.
  4. une assurance déléguée : élément indispensable pour décrocher le crédit, l'assurance pèse en moyenne 40% du coût global. En négociant le contrat auprès d'un assureur concurrent de la banque, vous pouvez économiser des milliers d'euros sur la durée totale de votre emprunt. Comparez les offres grâce à Magnolia.fr, un outil gratuit et indépendant qui vous donne accès aux meilleurs contrats individuels du marché.
  5. les services d’un courtier : en ayant recours à un expert en crédit, vous bénéficiez d'un accompagnement personnalisé, d'une aide au montage du dossier (optimisation, recherche des aides financières éventuelles comme un PTZ), d'un gain de temps, d'une négociation d'égal à égal avec le banquier, et de la recherche de la meilleure offre de prêt.

Attention : si vous acceptez la domiciliation bancaire, qui implique de rester au moins 10 ans au sein du même établissement, la banque doit en contrepartie vous accorder un avantage significatif, qui peut être un taux préférentiel, la réduction ou la suppression des pénalités de remboursement anticipé ou des frais de dossier, ou la modulation des mensualités. Cet avantage doit être chiffré et figurer dans l'offre de prêt.

À moins d’être rompu au jargon du métier et d’être un fin connaisseur des arcanes bancaires, mieux vaut solliciter l’accompagnement d’un courtier afin d’optimiser vos chances de décrocher la meilleure offre de prêt aux conditions les plus favorables. S’il n’a aucune obligation de résultat, un courtier est tenu à son devoir de conseil et doit mettre en œuvre tous les moyens dont il dispose pour vous permettre d’obtenir le prêt. 

Le montage financier d’un projet immobilier est complexe et nécessite l’intermédiation d’un expert comme Magnolia.fr pour passer sans heurts les obstacles qui jalonnent le difficile parcours de l’accédant à la propriété.

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Épargne et immobilier : faut-il ouvrir un PEL en 2023 ?

Le plan d’épargne logement, le fameux PEL, voit son taux de rémunération doubler en janvier 2023. Cette hausse est une première depuis 22 ans. La nouvelle est accueillie diversement selon qu’on se place du côté de l’épargnant ou de l’emprunteur. Explications. Taux du PEL à 2% en 2023 À compter du 1er janvier 2023, tous ceux qui ouvriront un PEL pourront bénéficier d’un taux de rémunération de 2%, contre 1% depuis le 1er août 2016. C’est la première fois depuis 2000 que le taux du PEL augmente. Depuis le 1er juillet 2000, il n’a cessé de se réduire comme peau de chagrin, passant de 4,7% à 1%. Il faut remonter au 1er février 2015 pour retrouver des intérêts à 2%. L’annonce de cette revalorisation du PEL faite par le ministère de l’Économie le 8 décembre dernier s’explique par la progression des taux monétaires depuis juillet 2022, le taux du PEL étant calculé par la Banque de France sur la base des taux européens dits « swap », à échéance de 2,5 à 10 ans. Ce taux de 2% s’appliquera uniquement aux plans nouvellement ouverts en 2023, les PEL en stock conservent leur taux initial. Le plafond reste le même, soit 61 200€, et ne peut être dépassé que par la capitalisation des intérêts.  La particularité du PEL est de pouvoir se constituer une épargne en vue du financement de sa résidence principale ou de travaux de rénovation dans son logement. Après une phase minimum d’épargne de 4 ans, le PEL permet de solliciter un prêt d’épargne-logement au taux d’intérêt en vigueur à la date d’ouverture. Le taux de placement et le taux d’emprunt sont en effet connus lors de la signature du PEL, tout en étant garantis sur toute la durée de vie du plan. Seuls les plans souscrits avant le 1er janvier 2018 sont éligibles à une bonification du rendement ou prime d’État (jusqu’à 1 525€), en l’absence de prêt immobilier pour les PEL ouverts avant le 12 décembre 2002, et uniquement en cas de demande de prêt pour les PEL ouverts entre le 1er mars 2011 et le 31 décembre 2017. Épargne : que vaut le PEL 2023 ? Sur un an à fin novembre, le taux de l’inflation a atteint 6,2%. Une baisse de l’inflation est attendue en 2023 mais l'indice restera élevé. Bercy vise 5% début 2023, puis 4% à la fin de l’année 2023, des prévisions qui pourraient rapidement devenir obsolètes en cas de dégradation du contexte politico-économique. Les 2% bruts offerts par le PEL sont donc loin de la réalité monétaire. Une fois appliquée la fiscalité, le PEL rapportera 1,4% en 2023, ce qui en fait un rendement négatif au regard de l’inflation, par ailleurs inférieur aux 2% défiscalisés du Livret A.  Mais comparativement au très discret 1% des plans ouverts avant août 2018, soit 0,845% net des prélèvements sociaux, c’est toujours bon à prendre. Clôturer son PEL pour en ouvrir un nouveau peut être judicieux pour bénéficier d’une meilleure rémunération. Attention, si vous clôturez votre PEL moins de 4 ans après son ouverture, vous ne pourrez profiter du taux de 2%, les intérêts étant recalculés au taux du CEL en vigueur à la date de clôture, soit 1,25%. Prêt immobilier : quel intérêt d’avoir un PEL 2023 ? Compte tenu de la baisse historique des taux des crédits immobiliers depuis fin 2016, le PEL avait perdu de son attrait en tant que solution de financement. La situation est tout autre en 2022 avec des taux au plus haut depuis 7 ans, ce qui pourrait bien signer le retour en grâce au PEL. Depuis 2016, le taux lié au prêt épargne-logement est fixé à 2,20%. Jusqu’à la fin de l’été 2022, il était peu pertinent de casser son PEL pour financer l’achat d’un logement. Aujourd’hui, le taux moyen sur 20 ans tourne autour de 2,50% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). Il devient alors intéressant de profiter du taux lié au PEL plutôt qu’emprunter aux taux du marché. Si vous détenez un PEL ouvert après août 2016 et que vous avez un projet immobilier, il est préférable de conserver le plan plutôt qu’en ouvrir un nouveau, car le taux de prêt des nouveaux PEL passe de 2,20% à 3,20% à compter du 1er janvier 2023. Selon les courtiers en crédit immobilier, le pic de la remontée des taux débiteurs sera atteint au printemps prochain. Des taux à plus de 3% sont attendus pour le deuxième trimestre 2023, avant une stabilisation pour la seconde partie de l’année 2023, suivie d’un retour à des taux plus performants en 2024. La décision d’ouvrir un nouveau PEL dépendra de vos projets : rester au seul staut d'épargnant ou envisager un achat immobilier. Sachez que vous n’avez droit qu’à un seul PEL, mais que chaque membre d’une même famille peut en ouvrir un à son nom, même une personne mineure. Le PEL est cumulable avec le Livret A et le Compte Épargne Logement (CEL).

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Investissement locatif : les avantages du Pinel + 2023

Promis à disparition, le dispositif Pinel tel qu’on le connaît actuellement est finalement prolongé jusqu’à fin 2024. Dès janvier 2033, les conditions évoluent et l’avantage fiscal est rogné sous réserve d’opter pour la version Pinel + qui s’accompagne d’exigences environnementales. Magnolia.fr fait le point. Prolongation du dispositif Pinel L’avenir pour le Pinel en 2023 était pour le moins incertain, la Cour des Comptes ayant à maintes reprises jugé le dispositif trop dispendieux pour les finances publiques sans qu’il touche les zones tendues avec l’efficacité recherchée. Plusieurs études ont pointé les défaillances du dispositif, telle celle de l’Olap qui mettait en lumière les villes à éviter en Pinel. La loi de finances 2022 l’a finalement prolongé jusqu’au 31 décembre 2024, mais la carotte fiscale est grignotée à partir de janvier 2023. Selon l’engagement de mise en location, les investisseurs vont bénéficier d’une réduction d’impôt proportionnelle qui va décroître en 2023 et 2024 :   Durée engagement locatif Réduction fiscale en 2022* Réduction fiscale en 2023* Réduction fiscale en 2024* 6 ans 12 % 10,5 % 9 % 9 ans 18 % 15 % 12 % 12 ans 21 % 17,5% 14 %   *en % du montant de l’opération dans la limite de 30 000€ Super Pinel ou Pinel + en 2023 Il sera toutefois possible de profiter d’une réduction fiscale à taux plein (taux de 2022) en 2023 et 2024 en optant pour le Pinel plus ou Super Pinel. Le logement devra respecter toutes les conditions suivantes : un niveau de performance énergétique déterminée par la réglementation environnementale RE2020 jalons 2025 la classe A sur l’échelle du DPE la présence d’espaces extérieurs privatifs (balcon, terrasse, jardin) des surfaces minimales pour le logement et les extérieurs (voir tableau) l’existence d’une ouverture sur l’extérieur (type fenêtre ou porte-fenêtre) sur au moins deux façades d’orientations différentes à partir du T3.   Typologie Surface minimale du logement Surface minimale des extérieurs T1 28 m2 3 m2 T2 45 m2 3 m2 T3 62 m2 5 m2 T4 79 m2 7 m2 T5 96 m2 9 m2   À noter qu’il sera très difficile d’atteindre les seuils des indicateurs RE2020 jalons 2025 pour l’année 2023 sauf en évitant le gaz comme système de chauffage. Le décret n°2022-384 du 17 mars 2022 précise tous les critères d’éligibilité au Pinel +. Les avantages du Pinel + pour l’investisseur et le locataire Le Pinel + vise à dynamiser le marché de l’investissement locatif neuf en zones tendues (A, A bis et B1). Les autres conditions attachées au Pinel classique restent les mêmes pour le Super Pinel : Le logement est loué nu à usage d’habitation principale. Le locataire doit respecter un plafond de revenus, calculé en fonction de la composition du foyer fiscal. Le montant du loyer est plafonné selon la zone et les caractéristiques du logement. Le locataire peut faire partie de la famille du propriétaire (ascendant ou descendant) sous réserve d’avoir son propre foyer fiscal, de renoncer aux aides au logement et que le loyer soit conforme à la réglementation. L’investissement est plafonné à 300 000€ par an, dans la limite de 5 500€ le m2. À compter de janvier 2025, le Pinel classique disparaîtra pour laisser toute la place au Pinel +, un dispositif plus exigeant en matière de performance énergétique et environnementale en lien avec la nouvelle réglementation sur l’habitat (loi Climat et Résilience).  Le Pinel + permet au locataire d’habiter dans un logement à haute valeur environnementale, à la fois économique en termes de factures d’énergie et de loyer, et très confortable. Le propriétaire réalise un investissement rentable, car situé en zone tendue, qui ne nécessitera pas de travaux de rénovation avant longtemps. Un bémol à l’intérêt pour le Pinel +, a fortiori pour le Pinel classique, pourrait cependant être mis à cause de plusieurs facteurs conjoncturels : La remontée des taux d’intérêts des crédits immobiliers : les taux sont au plus haut depuis 7 ans et les changements dans l’immobilier pour 2023 n’annoncent aucune réforme de l’usure, l’accès au crédit continuant d’être durablement compliqué. La flambée des prix de l’immobilier neuf : au-delà de l’anticipation de la nouvelle norme environnementale RE2020, la guerre en Ukraine dynamite les coûts de construction qui atteignent des sommets historiques, et ralentit les délais de livraison des matériaux.

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Retraite anticipée : quel impact sur l’assurance de prêt immobilier ?

Vous détenez un crédit immobilier couvert par une assurance emprunteur. Quelles sont les conséquences d’un départ anticipé à la retraite sur les garanties invalidité et incapacité ? Avant d’y répondre, il convient de rappeler les caractéristiques de ces garanties. Assurance emprunteur et arrêt de travail La souscription à l’assurance de prêt immobilier est exigée par la banque pour sécuriser l’emprunt en cas de défaillance de l’emprunteur (décès, invalidité et incapacité, voire perte d'emploi). Cette couverture complète une autre garantie bien connue (hypothèque ou caution), toujours imposée par le prêteur, qui intervient en cas de défaut de paiement dans les autres situations non prises en charge par l’assurance. Les garanties incapacité et invalidité Aux garanties socle décès et PTIA (Perte Totale et Irréversible d’Autonomie, c’est-à-dire taux de dépendance à 100%) qui sont obligatoires, sont ajoutées le plus souvent, quand l’emprunteur exerce une activité professionnelle, des garanties facultatives destinées à couvrir l’invalidité et l’incapacité : La garantie ITT ou Incapacité Totale et temporaire de Travail : elle entre en jeu en cas d’arrêt de travail pour maladie ou accident, et prend en charge tout ou partie des mensualités après délai de franchise, à hauteur de la quotité définie à la souscription. La garantie IPP ou Invalidité Permanente Partielle : si l’arrêt de travail est prolongé et l’état de santé consolidé, elle intervient si le taux d’invalidité est compris entre 33% et 66%. La garantie IPT ou Invalidité Permanente Totale qui couvre la perte d’autonomie dès que le taux est supérieur à 66%. Les spécificités de la garantie ITT Les exigences de la banque en matière de garanties dépendent de la situation de l’emprunteur, elles sont précisées dans la FIS (Fiche d’Information Standardisée) remise dès les prémices de la demande de prêt. La garantie ITT est toujours imposée en cas d’activité professionnelle, les garanties invalidité venant renforcer la protection.  Au maximum, la garantie ITT peut être activée sur une période de 1 095 jours soit 3 ans, après un délai de franchise de 90 jours, qui correspond à la période d’indemnisation de la Sécurité Sociale. Ce délai peut être plus court pour les TNS (Travailleurs Non Salariés) et peut être porté à 180 jours pour les salariés du privé couverts par un contrat collectif de prévoyance au sein de leur entreprise. Certains contrats comme l’assurance prêt immobilier April permettent à l’assuré de choisir sa franchise (entre 30 et 180 jours), la cotisation étant ajustée en conséquence. Si l’arrêt de travail se prolonge, les garanties invalidité prennent le relais si elles ont été souscrites. La garantie IPT est généralement requise pour sécuriser un prêt destiné à financer la résidence principale ; elle est facultative dans le cadre d’une résidence secondaire ou d’un investissement locatif, mais reste un outil indispensable pour garantir le crédit sur le long terme.  La garantie ITT est assortie d’exclusion sur les maladies non objectivables (MNO) qui concernent les affections disco-vertébrales (lombalgie, cervicalgie, sciatique, etc.) et psychologiques (dépression, fatigue chronique, burn-out, etc.). La plupart des contrats alternatifs proposés par les assureurs concurrents des banques proposent le rachat d’exclusion qui permet à l’assuré, moyennant une surprime assurance emprunteur, d’être protégé en cas d’arrêt maladie provoqué par une MNO définie dans les conditions générales. Attention : les arrêts de travail consécutifs à une grossesse, de même que le congé légal de maternité, sont exclus du champ de la garantie ITT. Le remboursement de mensualités se fait sur le mode forfaitaire ou indemnitaire selon le contrat : dans le premier cas, le remboursement ne dépend pas de la perte de revenus, mais s’effectue en fonction de la quotité assurée ; à l’inverse, la prestation indemnitaire tient compte des éventuelles indemnités perçues des organismes sociaux ou/et de prévoyance. La reprise partielle de l’activité met fin à l’indemnisation. Rappelons que les contrats proposés par les assureurs externes sont entre deux et quatre fois moins chers que ceux des banques, à garanties équivalentes, l’aspect financier d’une assurance alternative étant un des avantages de la délégation d’assurance de prêt immobilier. La garantie ITT en cas de retraite anticipée Il est possible de partir en retraite avant l’âge légal, par exemple pour motif de longue carrière si vous avez commencé à travailler avant 20 ans ou dès 60 ans pour si vous êtes bénéficiaire de l’allocation des travailleurs de l’amiante (ATA). Il est également possible de travailler au-delà de l’âge légal pour booster votre pension de vieillesse, mais dès que vous avez atteint l’âge de 70 ans, votre employeur peut vous imposer unilatéralement le départ à la retraite. La garantie ITT cesse automatiquement dès que vous faites valoir vos droits à la retraite, que la cessation de l’activité professionnelle soit ou non anticipée. Il en est de même pour les garanties IPP et IPT qui ont pu être souscrites. La plupart des contrats d’assurance de prêt immobilier fixent la limite de la prestation au 65ème anniversaire de l’assuré, voire jusqu’à 71ème pour les plus généreux en cas de poursuite d’une activité professionnelle rémunérée. Seule est maintenue la garantie décès, et ce, jusqu’au terme du crédit immobilier, dans la limite de 85 ans pour les contrats alternatifs les plus protecteurs. Quant à la garantie PTIA, elle cesse elle aussi de facto à 65 voire 71 ans, et dans tous les cas, si vous partez en retraite. Pour mémoire, la loi Lemoine 2022 vous permet de changer d’assurance emprunteur à tout moment, sans attendre une durée d’engagement minimum ni respecter une date butoir. Substituez l’assurance bancaire par un contrat externe moins cher et plus protecteur après avoir mis les offres en concurrence grâce à un comparateur d’assurance de prêt immobilier.