Pouvoir d’achat : faites des économies sur vos assurances en 2024

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Même si l’inflation diminue, l’augmentation des prix ces deux dernières années a tiré le niveau de vie des ménages vers le bas. Certains frais sont malheureusement incontournables, notamment ceux relatifs aux assurances. Rien n’est figé pour autant, car la réglementation vous autorise à renégocier vos contrats, en particulier la mutuelle santé, ainsi que l’assurance emprunteur si vous détenez un crédit immobilier. Voici comment procéder pour faire immédiatement des économies sur ces deux dépenses contraintes.

Économies sur la mutuelle santé

Difficile de se passer d’une mutuelle pour couvrir ses dépenses de santé et minimiser ses restes à charge. Cette protection est d’autant plus indispensable qu’on avance en âge. Quel que soit son profil et ses besoins de santé, la complémentaire est un poste important dans le budget d’un ménage : elle coûte chaque mois au bas mot 20€ pour un étudiant et plus de 100€ pour un senior.

Il existe des solutions pour réduire cette dépense tout en étant bien protéger, la première et la plus efficace étant de mettre les offres en concurrence. Grâce à un comparateur de mutuelle santé, vous pouvez économiser jusqu’à 300€ par an à garanties similaires.

C’est bien de trouver une nouvelle mutuelle, encore faut-il avoir le droit de se débarrasser de celle qui ne convient plus. Depuis décembre 2020, vous pouvez résilier votre complémentaire santé quand vous le souhaitez après une année de souscription. Vous n’êtes plus tenu de respecter une date butoir, et n'êtes plus pénalisé par la reconduction tacite si vous loupez le coche.

Une mutuelle adaptée à ses besoins

Analysez vos besoins de santé et observez quelles sont les garanties qui sont le plus sollicitées. Si vous avez plus de 50 ans, la couverture maternité est superflue, de même que les forfaits médecines douces si vous n’êtes pas un adepte. Optez pour une mutuelle à la carte qui vous permet de moduler le niveau de chaque garantie et d’ajuster la protection selon vos besoins.

Une mutuelle solidaire et responsable

Le marché de l’assurance santé complémentaire est pléthorique. Comment s’y retrouver et séparer le bon grain de l’ivraie ? En utilisant un comparateur, vous accédez aux meilleures offres qui correspondent à vos besoins et à votre budget. Sélectionnez toujours un contrat dit solidaire et responsable qui respecte un cahier des charges minimal :

  • Prise en charge intégrale du ticket modérateur pour tous les actes prescrits à l’exclusion des médicaments à 30% et 15%, de l’homéopathie et de la cure thermale
  • Prise en charge intégrale du forfait journalier hospitalier, quel que soit le nombre de jours d’hospitalisation (hôpitaux et cliniques conventionnées)
  • Remboursement intégral des frais d’optique, de dentaire (prothèses) et d’aides auditives dans le cadre de la réforme 100% Santé
  • Encadrement des dépassements d’honoraires
  • Tiers payant.

Ces contrats vous incitent à respecter le parcours de soins coordonnés : vous devez passer au préalable par votre médecin traitant avant de consulter un spécialiste pour être mieux remboursé. Ils sont souscrits sans sélection médicale et la cotisation n’évolue pas en fonction de votre état de santé.

Souscrire en couple

Si vous vivez à deux, optez pour une mutuelle pour couple. Ce contrat commun aux deux partenaires est plus avantageux financièrement que l’addition de deux formules séparées. Il faut toutefois que les conjoints aient les mêmes besoins de santé, car les garanties couvrent chacun sans distinction. 

Les organismes de mutuelle santé proposent généralement des tarifs préférentiels pour une souscription en couple. La ristourne est souvent de 10% sur la cotisation annuelle.

Demander la Complémentaire Santé Solidaire

Si vos revenus sont modestes, vous êtes peut-être éligible à la CSS, un dispositif qui remplace la CMU-C et l’ACS (Aide à la Complémentaire Santé) depuis novembre 2019. Vous pouvez avoir droit à une mutuelle gratuite en 2024 si vos ressources ne dépassent pas les plafonds. S’ils sont 35% supérieurs à ceux qui ouvrent droit à la CSS gratuite, vous pouvez prétendre à une mutuelle bon marché pour une participation minime qui va de 8€ à 30€ par mois selon votre âge.

Choisir la bonne mutuelle santé est un exercice difficile qui consiste à arbitrer entre le budget que vous pouvez consacrer à cette couverture complémentaire et vos capacités à assumer des restes à charge plus ou moins élevés.

Économies sur l’assurance emprunteur

L’immense majorité des emprunteurs recherchent le meilleur taux pour leur crédit immobilier. Ils en oublient que l’assurance de prêt représente la deuxième dépense après les intérêts, soit en moyenne un tiers du coût global du financement bancaire. Second comportement pénalisant pour la plupart des emprunteurs : ils souscrivent à l’assurance proposée par leur banque au détriment de leur intérêt financier.

Les assurances externes sont en effet jusqu’à 60% moins chères que les contrats groupe bancaires, à garanties équivalentes. Le libre choix du contrat en première intention étant rarement mis en œuvre, la réglementation offre une deuxième chance à tous en cours de prêt.

Changer d’assurance de prêt

Grâce à la loi Lemoine, vous pouvez changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment, et contrairement à la mutuelle santé, inutile d’attendre une année de souscription pour engager la démarche. L’assurance de prêt immobilier est la seule assurance résiliable quand on veut, et ce, dès le lendemain de la signature de l’offre.

La seule condition à respecter est l’équivalence de niveau de garanties : le nouveau contrat doit présenter a minima des garanties d’un même niveau de protection que l’assurance bancaire. 

Utilisez un comparateur d’assurance de prêt immobilier et accédez à plusieurs devis en adéquation avec vos besoins et les exigences de la banque en matière de couverture minimale.

Les économies potentielles se chiffrent en milliers d’euros sur la durée restante de votre crédit immobilier. Plus tôt vous substituez le contrat, plus élevé sera le gain, le coût de l’assurance étant calculé sur le capital restant dû.

Consultez notre baromètre du pouvoir d’achat immobilier de février 2024 pour mesurer l’intérêt financier de changer d’assurance et d’opter pour un contrat délégué.

Optimiser son pouvoir d’achat

Le fait de réduire le coût de l’assurance permet d’abaisser votre taux d’endettement et donc de lâcher du lest sur vos charges mensuelles. Prenons un simple exemple :

  • En février 2023, vous avez contracté un prêt immobilier de 250 000€ au taux nominal de 2,85% sur 20 ans, couvert par l’assurance de la banque au taux de 0,38%. La prime d’assurance s’élève à 79€ par mois, soit un total de 19 000€. Le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) est de 3,69% (incluant frais de garantie et frais de dossier) et votre taux d’endettement de 28,94%.
  • En février 2024, vous optez pour une assurance externe à garanties équivalentes au taux de 0,12%, soit une prime de 24€ par mois pour un total de 5 485€ sur la durée résiduelle. Vous avez économisé 12 565€. Votre TAEG est descendu à 3,27% et votre taux d’endettement à 27,84%.

55€ de gain mensuel vous semblent négligeables, mais sur l’année, vous récupérez 660€.

Jouer sur les quotités

Si vous empruntez à deux, l’assurance porte sur deux têtes, avec une répartition qui peut être identique ou déséquilibrée en fonction du profil de chacun (santé, âge, profession, niveau de revenus). L’addition des deux quotités doit faire au moins 100% du capital emprunté, mais peut aller jusqu’à 200% (100% sur chaque tête) pour une protection optimale. Dans ce cas de figure, le coût de l’assurance est doublé.

Si le crédit sert à financer une résidence secondaire ou un investissement locatif, choisissez une quotité totale de 100%, car vous pourriez revendre le bien en cas de coup dur. Si aucun des co-emprunteurs ne présente de risque particulier et que les revenus sont à peu près équivalents, une quotité à 50% sur chaque tête est l’option la plus économique.

L’assurance de prêt est une dépense importante pour un ménage emprunteur. Remettez en question votre contrat actuel en comparant les offres grâce aux outils en ligne, gratuits et sans engagement. Faites-vous accompagner par un courtier spécialisé pour bien appréhender l’étendue des garanties et sélectionner le contrat qui répond à vos attentes et à celle de la banque.

La démarche de renégocier vaut pour tous vos contrats d’assurance (habitation, auto/moto, etc.). La mise en concurrence des offres via les comparateurs en ligne est la seule façon de minimiser l’inflation sur les tarifs d’assurance.

Dernières publications

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PRESSE : Flambée des prix des carburants : le Groupe Magnolia invite les emprunteurs à changer d'assurance de prêt pour compenser jusqu'à 2 pleins d'essence par mois

Communiqué de presseParis, le mardi 22 septembre 2026   Le gazole dépasse désormais 2,40 € le litre en moyenne et le SP95 franchit la barre des 2,10 € le litre, sous l'effet des tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient. Conséquence directe pour les ménages : un surcoût mensuel compris entre 18 € et 45 € par rapport aux tarifs habituels, selon le type de carburant et le nombre de pleins effectués chaque mois. « Les Français scrutent chaque centime au litre, mais ils oublient souvent de comparer un poste de dépense bien plus lourd : leur assurance de prêt immobilier. C'est pourtant l'un des rares postes de charges fixes sur lesquels on peut agir immédiatement, sans perdre de garanties et sans frais », déclare Astrid Cousin, porte-parole du Groupe Magnolia. Un écart de prix qui peut atteindre 4 fois le tarif bancaire Souscrite par réflexe auprès de la banque au moment du crédit, l'assurance de groupe repose sur une tarification mutualisée qui ne tient pas compte du profil individuel de l'emprunteur. Une assurance individuelle (soit externe à l'offre bancaire), elle, peut afficher des tarifs jusqu'à 4 fois inférieurs à garanties équivalentes. Sur un prêt de 20 à 25 ans, l'écart peut représenter plusieurs milliers d'euros. Le Groupe Magnolia illustre ce potentiel d'économie à partir d'un cas type : un homme de 40 ans qui change d'assurance de prêt quelques mois après l'obtention de son crédit de 250 000 euros (sur 25 ans) :  Source : Magnolia.fr « Une économie de 48 € par mois, c'est concrètement l'équivalent de l'augmentation du coût de deux pleins de sans-plomb. Et contrairement à une aide ponctuelle, ce gain se répète chaque mois, pendant toute la durée restante du crédit », souligne Astrid Cousin. Jusqu'à 5 fois plus efficace que l'aide carburant de l'État Face à la hausse des prix, le gouvernement a fait le choix d'une aide forfaitaire ciblée de 100 €, équivalente à un soutien d'environ 20 centimes par litre sur 6 mois, versée une seule fois par usager éligible. Comparée à une économie d'assurance emprunteur de 25 € à 90 € par mois (chiffres Que Choisir), la substitution d'assurance peut représenter, sur la même période de 6 mois, jusqu'à 5 fois le montant de l'aide publique — sans aucun coût pour les finances de l'État. La loi Lemoine, un droit encore trop peu utilisé Depuis le 1er septembre 2022, la loi Lemoine permet à tout emprunteur de changer d'assurance de prêt immobilier à tout moment et sans frais, dès lors que le nouveau contrat propose des garanties équivalentes à celles exigées par la banque. Cette dernière dispose de 10 jours ouvrés pour répondre et ne peut refuser la substitution si l'équivalence des garanties est respectée. « Beaucoup d'emprunteurs pensent encore qu'il faut attendre une échéance précise, ou que la démarche est complexe. C'est faux : la loi Lemoine a justement été conçue pour simplifier ce changement, à tout moment de la vie du prêt », rappelle Astrid Cousin, porte-parole du Groupe Magnolia. Chiffres clés 2,40 €/L : prix moyen du gazole en France en septembre 2026 2,10 €/L : prix moyen du SP95 sur la même période 18 € à 45 € : surcoût mensuel moyen à la pompe pour les ménages x4 : écart de tarif pouvant séparer une assurance bancaire d'une assurance individuelle 540 €/an et 5 400 € sur 10 ans : économie potentielle illustrée sur un cas type x5 : gain potentiel de l'économie d'assurance emprunteur comparé à l'aide carburant de l'État sur 6 mois

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Exclusions médicales en assurance de prêt : contraires à l'esprit de la loi Lemoine

Les clauses excluant certaines pathologies préexistantes des garanties de l’assurance emprunteur font l’objet d’un débat depuis plusieurs mois. Le Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF) s’est penché sur ces pratiques dans le cadre de ses travaux consacrés à la mise en œuvre de la loi Lemoine. Le gouvernement vient tout juste de confirmer une position importante : lorsque ces exclusions permettent de contourner la suppression de la sélection médicale prévue par la loi, elles sont considérées comme contraires à l’esprit du texte. Cette prise de position intervient après une question posée au gouvernement par la sénatrice Vanina Paoli-Gagin en février dernier. Elle apporte ainsi un nouvel éclairage aux emprunteurs concernés par une maladie ou un antécédent médical. Assurance emprunteur : pourquoi les clauses d’exclusions médicales font débat ? Entrée en vigueur en 2022, la loi Lemoine a profondément modifié les règles applicables à l’assurance de prêt immobilier. Elle a instauré 3 mesures fondamentales :  la possibilité de changer d’assurance emprunteur à tout moment  l’amélioration du droit à l’oubli pour les anciens malades du cancer et de l’hépatite C la suppression du questionnaire médical dans certaines situations. Cette dernière mesure poursuit un objectif précis : permettre à certains emprunteurs d'accéder à l’assurance sans que leur état de santé soit pris en compte dans l’évaluation du risque. La suppression du questionnaire de santé en assurance de prêt concerne uniquement les crédits immobiliers dont la part assurée cumulée n’excède pas 200 000 euros par personne et dont le remboursement intervient avant le 60e anniversaire de l’assuré. Des exclusions qui peuvent limiter la portée de la loi Le débat porte sur les contrats pouvant être souscrits sans questionnaire de santé qui prévoient malgré tout des exclusions de garanties concernant des maladies ou des antécédents médicaux. Certains acteurs du marché considèrent que ces dispositions contractuelles sont nécessaires pour : maîtriser le niveau de sinistralité préserver l’équilibre économique des contrats maintenir des tarifs compétitifs encadrer les risques liés à certaines pathologies. À l’inverse, d’autres professionnels estiment que ces clauses reviennent indirectement à tenir compte de l’état de santé de l’emprunteur, alors même que la loi interdit cette pratique dans les situations concernées. C’est précisément cette contradiction potentielle qui a alimenté les échanges entre assureurs, mutuelles et intermédiaires. Le CCSF examine la conformité des assurances de prêt à la loi Lemoine Face à la controverse, le CCSF a été chargé d’étudier la mise en œuvre de la loi Lemoine. Parmi les sujets examinés figuraient les exclusions liées aux antécédents ou aux pathologies préexistantes. Les travaux du comité ont notamment porté sur la conformité de certaines pratiques contractuelles avec le cadre juridique existant. Il ne s’agissait donc pas de créer une nouvelle obligation réglementaire, mais d’interpréter les règles déjà applicables. Son avis a finalement constitué un élément central dans la réponse apportée par le gouvernement à la sénatrice Vanina Paoli-Gagin. Cette dernière souhaitait que soit confirmé le rôle purement consultatif du CCSF et que les avis de l’instance relatifs à la loi Lemoine n’introduisent pas de nouvelles contraintes qui ne pourraient être validées par le législateur. Une position gouvernementale désormais clairement exprimée Dans sa réponse publiée le 17 septembre 2026, le gouvernement indique partager l’analyse du CCSF concernant la nécessité de garantir l’application effective de la loi Lemoine. L’exécutif rappelle notamment que la suppression du questionnaire médical constitue l’une des avancées majeures de la réforme. L’objectif affiché lors de l’adoption du texte était de faciliter l’accès à l’assurance emprunteur pour des personnes qui pouvaient auparavant rencontrer des difficultés en raison de leur état de santé. Le gouvernement considère ainsi que certaines clauses d’exclusion peuvent être problématiques lorsqu’elles aboutissent, dans les faits, à neutraliser les effets de la suppression de la sélection médicale. La loi Lemoine vise à limiter la prise en compte de l’état de santé La question des exclusions doit être replacée dans l’objectif général poursuivi par la loi Lemoine. Pour les emprunteurs entrant dans le champ de la suppression du questionnaire de santé, l’assureur ne doit pas utiliser l’état de santé comme élément de sélection médicale. Une clause contractuelle ne peut donc pas, selon l’analyse retenue par le gouvernement, réintroduire indirectement une distinction fondée sur une pathologie antérieure. Une problématique particulièrement importante pour les anciens malades Cette position concerne particulièrement les personnes ayant souffert d’une maladie ou présentant des risques médicaux. Avant la réforme, la sélection médicale pouvait conduire à : une surprime d’assurance de prêt une exclusion de certaines garanties  des formalités médicales supplémentaires  des difficultés pour obtenir une couverture adaptée voire, dans certains cas, un refus d’assurance emprunteur. La suppression du questionnaire médical dans les situations prévues par la loi devait justement réduire ces obstacles. Une exclusion systématique d’une pathologie préexistante pourrait donc, selon les situations, réduire considérablement la portée de l'avancée introduite par la loi Lemoine. Quelles conséquences pour le prix de l’assurance emprunteur ? La question du coût constitue l’un des autres enjeux du débat. Certains professionnels du secteur avaient souligné qu’une limitation des exclusions pouvait avoir des conséquences sur l’équilibre technique des contrats. Une couverture plus large des risques pourrait en effet modifier la sinistralité et, potentiellement, influencer les tarifs proposés aux emprunteurs. Pour autant, le gouvernement ne tire pas à ce stade de conclusion définitive sur une éventuelle évolution des prix. Un bilan prévu à l’horizon 2028 L’exécutif renvoie à l’évaluation future de la loi Lemoine d’ici 2028 pour mesurer concrètement les effets de ces évolutions. Ce bilan doit notamment permettre d’observer : l’évolution des tarifs de l’assurance emprunteur la sinistralité des contrats les effets concrets de la suppression du questionnaire médical les conséquences de la réforme pour les assurés. Une clarification importante pour les emprunteurs La position exprimée par le gouvernement apporte un éclairage supplémentaire sur les clauses d’exclusion liées aux pathologies préexistantes. Elle confirme surtout que la suppression de la sélection médicale prévue par la loi Lemoine ne doit pas pouvoir être contournée, dans les situations concernées, par des mécanismes contractuels produisant un effet équivalent. Pour les emprunteurs, cette évolution constitue un point à surveiller lors de la souscription ou du changement d’assurance de prêt. La portée exacte d’une exclusion dépend toutefois toujours du contrat, des garanties concernées et de la situation de l’assuré. Le débat devrait donc se poursuivre autour de l’application concrète de la loi et de ses conséquences sur l’accès à l’assurance emprunteur, les garanties proposées et les tarifs.

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Envolée des prix de l'essence : changez d'assurance emprunteur et économisez 2 pleins par mois

En France, ce lundi 21 septembre 2026, l’explosion historique des prix des carburants engendre un surcoût mensuel moyen à la pompe situé entre 18 € et 45 € par rapport aux tarifs habituels situés sous les 2 € le litre. À moins de réduire ses trajets, difficile de faire l’impasse sur cette dépense additionnelle. Si vous remboursez un prêt immobilier, il existe pourtant un levier qui vous permet d’économiser immédiatement et de compenser ces frais supplémentaires : le changement d'assurance emprunteur. Prix des carburants : une nouvelle pression sur le budget des ménages La hausse des prix à la pompe pèse directement sur le budget des automobilistes. Les relevés disponibles en septembre 2026 montrent un niveau particulièrement élevé : le gazole dépasse désormais 2,40 € le litre en moyenne en France, tandis que le SP95 et le SP95-E10 évoluent également au-dessus de 2,10 € le litre. Cette progression intervient alors que les prix du pétrole et des produits raffinés sont fortement perturbés par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La hausse ne se limite donc pas à quelques stations-service : elle se répercute sur les dépenses courantes des ménages. Impact financier sur un mois (sur la base d'un réservoir de 50L) Carburant Prix moyen au litre (septembre 2026) Hausse moyenne sur un mois Surcoût pour 1 plein / mois Surcoût pour 2 pleins / mois Sans Plomb 95 (E10) 2,17 € à 2,18 € + 0,11 € à 0,15 € / L + 5,50 € à 7,50 € + 11,00 € à 15,00 € Sans Plomb 98 (E5) 2,28 € + 0,13 € / L + 6,50 € + 13,00 € Gazole (Diesel) 2,41 € + 0,18 € à 0,20 € / L + 9,00 € à 10,00 € + 18,00 € à 20,00 € Si l'on compare ces tarifs exceptionnels à la moyenne habituelle des années précédentes, où l'essence oscillait plutôt autour de 1,75 € à 1,85 €, la dépense additionnelle dépasse les 18 € à 20 € de plus par plein, soit une facture mensuelle alourdie de 35 € à 40 € pour 2 pleins d'essence, et près de 50 € pour le diesel. Assurance emprunteur : une dépense à optimiser Lorsque le budget familial est sous pression, toutes les dépenses fixes méritent d'être examinées. L'assurance emprunteur constitue justement un poste souvent sous-estimé dans le coût global d'un crédit immobilier. Lors de la souscription d'un prêt, la banque propose son assurance de groupe. Mais l'emprunteur peut également choisir une assurance individuelle auprès d'un autre assureur, à condition que les garanties exigées par la banque soient respectées. Or, le tarif de l'assurance peut varier fortement d'un contrat à l'autre selon : l'âge de l'emprunteur  le montant du capital restant dû  la durée restante du crédit  la quotité assurée  les garanties souscrites  la profession et les activités pratiquées  le profil de risque de l'assuré. Pourquoi l'assurance bancaire est rarement la moins chère ? Les contrats bancaires reposent sur une tarification largement mutualisée. À l'inverse, une assurance individuelle prend davantage en compte le profil de l'emprunteur. Ils sont aussi jusqu’à 4 fois plus chers. Sur la durée d’un prêt immobilier (20 ou 25 ans), la différence peut se chiffrer en plusieurs milliers d’euros. Comparer son assurance de prêt peut donc permettre d'identifier une cotisation moins élevée, sans modifier le taux d'intérêt ni remettre en cause le crédit immobilier. Loi Lemoine : changez d'assurance emprunteur à tout moment Malheureusement, comme l’immense majorité des emprunteurs, vous avez souscrit à l’assurance bancaire et vous payez le prix fort. La loi Lemoine vous donne une seconde chance d’être couvert par un contrat adapté plus compétitif.  Depuis le 1er septembre 2022, tout emprunteur peut changer d'assurance de prêt immobilier à tout moment, sans attendre la date anniversaire du contrat et sans frais de résiliation. Le principe est simple : le nouveau contrat doit proposer un niveau de garanties équivalent à celui exigé par la banque. Cette dernière ne peut refuser la délégation si cette règle est respectée. Les étapes pour changer d’assurance de prêt Analysez votre contrat actuel et les garanties exigées par votre banque. Reportez-vous à la fiche standardisée d’information remise lors de votre demande de prêt. Mettez les assurances en concurrence via un comparateur afin d'obtenir des propositions adaptées. Vérifiez l'équivalence des garanties, le TAEA (Taux Annuel Effectif Assurance) et le coût total. Souscrivez le nouveau contrat. Adressez la demande de substitution à votre banque avec les documents nécessaires. Attendez la validation de la banque avant la mise en place définitive du nouveau contrat. La banque ne peut pas modifier les conditions du prêt immobilier en raison du choix d'une assurance externe et doit accepter le contrat alternatif dès lors que les garanties exigées sont équivalentes. Elle dispose de 10 jours ouvrés pour signifier sa réponse et rédiger gratuitement l’avenant au contrat. Tout refus doit être motivé par écrit. Deux pleins d'essence financés par les économies d'assurance emprunteur ? Le titre peut sembler racoleur, mais le raisonnement repose sur une comparaison simple : une économie mensuelle de 40 à 50 € sur l'assurance emprunteur correspond déjà à 2 pleins d'essence dans le contexte actuel. Il ne s'agit toutefois pas d'une économie garantie pour chaque emprunteur. Le montant dépend entièrement du contrat actuel et du profil assuré. Exemple d'économie potentielle Imaginons un propriétaire qui paie actuellement 90 € par mois pour son assurance emprunteur et qui trouve, à garanties équivalentes, une offre à 45 € par mois. L'économie serait de : 45 € par mois  540 € par an  5 400 € sur dix ans, hors évolution éventuelle des cotisations. Dans ce scénario, l'économie mensuelle correspond à peu près au surcoût observé pour 2 pleins d'essence par rapport à une période où le carburant était nettement moins cher. L'intérêt du changement d'assurance ne se limite donc pas à compenser temporairement la flambée des carburants : l'économie éventuelle se prolonge pendant toute la durée restante du crédit. Assurance emprunteur : le bon moment pour comparer ? La hausse des dépenses liées au carburant rappelle l'importance de surveiller ses charges fixes. Contrairement à certaines dépenses incompressibles, l'assurance emprunteur peut être renégociée en cours de crédit grâce à la loi Lemoine. La démarche peut donc être envisagée même si votre prêt immobilier a été signé il y a plusieurs années.  La règle est simple : plus tôt vous remplacerez l’assurance, plus important sera le gain.  Mieux que l’aide forfaitaire de 100 € Personne n’est aujourd’hui en mesure de dire quand les tensions géopolitiques au Moyen-Orient vont d’apaiser. Pour contrer la flambée des prix des carburants, le gouvernement français refuse les mesures globales comme le plafonnement des prix ou la baisse générale des taxes, jugées trop coûteuses et inefficaces. À la place, il privilégie une politique d'aides financières ciblées pour les gros rouleurs, et à compter du 1er octobre pour les travailleurs précaires. L’aide forfaitaire de 100 € correspond à un soutien estimé à 20 centimes par litre de carburant sur une période de 6 mois. Elle est accordée une seule fois par usager et par véhicule éligible. Faites le calcul : en changeant aujourd’hui votre assurance de prêt immobilier, vous pouvez économiser en moyenne entre 25 € et 90 € par mois (chiffres Que Choisir). Sur 6 mois, c’est jusqu’à 5 fois mieux que l’aide de l’État, et cela, sans rien coûter aux finances publiques. Flambée des carburants : pensez aussi à vos dépenses fixes La hausse du prix des carburants est particulièrement visible parce qu'elle intervient directement à la pompe. Mais elle peut être l'occasion de réexaminer l'ensemble des charges récurrentes du foyer. Pour les propriétaires qui remboursent encore leur crédit immobilier, l'assurance emprunteur constitue le poste à comparer en priorité, car il s’agit de la deuxième dépense après les intérêts. Grâce à la loi Lemoine, il n'est plus nécessaire d'attendre une échéance annuelle pour changer de contrat. Il est possible de rechercher une offre plus compétitive à tout moment, sous réserve de respecter l'équivalence des garanties exigées par la banque. Dans le contexte actuel, une économie de quelques dizaines d'euros par mois peut ainsi contribuer à absorber tout ou partie de la hausse du budget automobile. Selon le profil de l'emprunteur et son contrat actuel, le gain peut même dépasser le simple montant de 2 pleins mensuels. Avant de changer, comparez donc le coût total, les garanties et les exclusions : l'objectif n'est pas seulement de payer moins cher, mais de conserver une protection adaptée à votre prêt immobilier.