Mode d’emploi pour changer d’assurance de crédit immobilier 

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Le Conseil Constitutionnel a validé vendredi 12 janvier la possibilité pour tout emprunteur de changer d'assurance de prêt à chaque échéance. Comment exercer ce droit annuel de substitution sans essuyer un refus de la banque ?

 

Aboutissement de la résiliation annuelle de l'assurance emprunteur

Le Conseil Constitutionnel en faveur de l'amendement Bourquin

La réglementation qui encadre l'assurance emprunteur vient de franchir un cap décisif. Le Conseil Constitutionnel a en effet consacré définitivement en fin de semaine dernière la substitution annuelle de l'assurance de prêt. Tous les emprunteurs peuvent désormais bénéficier de la possibilité offerte par l'amendement Bourquin, pas seulement les contrats souscrits à compter du 22 février. A la clef, des centaines voire des milliers d'euros d'économies en choisissant le contrat le mieux adapté au meilleur prix.

L'Assurance Emprunteur régie par 3 mesures : Lagarde, Hamon et Bourquin

  1. la loi Lagarde de septembre 2010 sur la délégation d'assurance : l'emprunteur est libre de choisir l'assurance qui va garantir son crédit immobilier, et n'a plus à se laisser imposer le contrat groupe de la banque.
  2. la loi Hamon du 26 juillet 2014 : l'emprunteur peut résilier le contrat bancaire ou le contrat alternatif dans l'année qui suit la signature de l'offre de prêt et le substituer par une assurance à équivalence de garanties.
  3. l'amendement Bourquin du 22 février 2017 : depuis le 1er janvier 2018, chacun peut changer d'assurance à chaque échéance et ce, sur la durée de son crédit immobilier

On vous explique comment appliquer ce droit de substitution d'assurance selon la date de souscription de votre contrat :

Vous avez souscrit votre crédit immobilier avant le 22 février 2017

Deux cas de figure se présentent :

  1. Vous détenez votre crédit depuis moins de 12 mois : vous pouvez alors bénéficier de la loi Hamon et résilier votre contrat d'assurance à tout moment dans les 12 premiers mois suivant la signature de l'offre de prêt, au plus tard 15 jours avant l‘échéance.

Concrètement, si la signature de l'offre de prêt est datée du 15 mars 2017, vous avez jusqu'au 1er mars 2018 pour envoyer à votre banque par recommandé la lettre de résiliation, votre contrat et les conditions générales. 

Le conseil Magnolia.fr : Ce que nous conseillons vivement aux emprunteurs c'est de procéder aux démarches de résiliation (simulation, souscription nouveaux contrats etc...) 1 à 2 mois avant la signature de l'offre de prêt. Ainsi, l'emprunteur ne se retrouvera pas sous la pression des délais et pourra choisir son contrat et renégocier ses garanties avec tout le temps qu'il sera nécessaire. 

  1. Vous détenez votre crédit depuis plus d'un an : l'amendement Bourquin s'applique, c'est-à-dire que vous pouvez résilier le contrat d'assurance en cours à chaque date d'anniversaire (date de signature de l'offre de prêt ou date de souscription de l'assurance). Vous devez envoyer votre demande de résiliation au moins deux mois avant la date d'échéance.

Concrètement, si la signature de l'offre de prêt est datée du 1er avril 2015, vous devez envoyer par recommandé au plus tard à votre banque la lettre de résiliation, votre contrat et les conditions générales le 1er février 2018. 

Le conseil Magnolia.fr : Dans ce cas, ce que nous conseillons vivement aux emprunteurs c'est de procéder aux démarches de résiliation (simulation, souscription nouveaux contrats etc...) 3 à 4 mois avant la signature de l'offre de prêt. Ainsi, l'emprunteur ne se retrouvera pas sous la pression des délais et pourra choisir son contrat et renégocier ses garanties avec tout le temps qu'il sera nécessaire. 

Vous avez souscrit votre crédit immobilier à compter du 22 février 2017

Vous êtes de fait éligible à l'amendement Bourquin dont le décret d'application est entré en vigueur le 22 février 2017 pour les nouveaux emprunteurs. A la date d'anniversaire du contrat, vous aurez la possibilité de le résilier pour souscrire une offre mieux adaptée à votre situation. Vous bénéficiez aussi de la loi Hamon si vous envisagez de changer d'assurance au cours de la première échéance (soit au cours de la 1er année)

Résiliation d'assurance de prêt : mode d'emploi

Quelles sont les étapes à suivre pour procéder au changement de votre assurance de prêt ?

Etape 1 : Grâce à un comparateur en ligne, vous trouvez le meilleur contrat d’assurance de prêt totalement adapté à votre profil d’emprunteur

Etape 2 : Vous souscrivez auprès de votre assureur tout en veillant à ce que l’équivalence des garanties soit respectée

NB : Les comparateurs de Magnolia.fr veille automatiquement à ce que les contrats proposés soient équivalents aux exigences de votre banque

Etape 3 : Tout en veillant au délai de préavis (voir ci-dessus), vous envoyez à votre banque un recommandé comprenant votre nouveau contrat, les conditions générales ainsi que votre lettre de résiliation.

Etape 5 : La banque a 10 jours ouvrés pour vous donner une réponse. Tout refus doit être motivé par écrit.

NB : Le seul motif de refus porte sur l’équivalence des garanties.       

Etape 6 : Si la banque accepte, vous êtes bien couvert par votre nouveau contrat d’assurance crédit immobilier. Si la banque refuse : soit l’équivalence des garanties n’a pas été respectée et nous pouvons vous aider à trouver un meilleur contrat, soit la banque ne joue pas le jeu de la résiliation et nous allons vous aider à faire passer votre dossier dans les plus brefs délais.

Comment dois-je rédiger ma lettre de résiliation ?

Vous ne savez pas rédiger de votre lettre de résiliation que vous devez envoyer à votre banque afin de résilier votre contrat d'assurance de prêt bancaire au profit d'un contrat d'assurance de prêt délégué ? Alors suivez notre outil générateur de lettre de résiliation.

En entrant quelques informations concernant vous et votre prêt, votre lettre se générera toute seule et sera prête à l'envoi ! 

Comment respecter l'équivalence de niveau de garanties ?

Quelle que soit la situation, vous devez respecter une règle essentielle : le nouveau contrat doit présenter des garanties au moins équivalentes à celles du contrat en cours. C'est à cette seule condition que la banque peut accepter une offre alternative. Depuis octobre 2015, les banques doivent rendre public les critères de garanties obligatoires et optionnelles qu'elles ont choisis parmi la liste établie par le CCSF (Comité Consultatif du Secteur Financier). Ainsi, 18 critères ont été listés et servent de base d'acceptation ou de refus pour non équivalence. Dans la Fiche Standardisée d'Information que la banque remet à l'emprunteur est indiquée la possibilité de souscrire le contrat auprès de l'assureur mais également les 11 critères qu'elle existe pour les garanties obligatoires (décès-invalidité), auxquels elle peut ajouter 4 critères portant sur la perte d'emploi. 

Cela permet de comparer les contrats en toute objectivité, la banque ne pouvant motiver son refus d'assurance déléguée que sur cette base, au plus tard 10 jours ouvrés après sa réception. Attention : tout refus doit être motivé par écrit. Il n'en demeure pas moins que la notion d'équivalence est difficilement appréciable par un emprunteur non averti. Il suffit de faire appel au service d’un courtier spécialisé pour contrer les réticences de la banque et faire valoir votre bon droit.

Pour en savoir + sur cette notion d'équivalence des garanties, consultez cet article en ligne : Assurance de Prêt, comment évaluer et respecter l'équivalence de garantie ?

Comment et avec qui procéder à toutes ces démarches de résiliation ?

Vous n'êtes pas dans l'obligation de franchir ce cap seul. En effet, de nombreux courtiers comme Magnolia.fr possèdent au sein de leur société des experts en Assurance de Prêt qui sont là pour vous accompagner durant tout le processus de résiliation. Pourquoi avez-vous besoin d’un professionnel pour mener à bien votre résiliation ?

Tout d’abord, il y a des nombreuses fois où le changement d’assurance de prêt immobilier se passe parfaitement bien. Lorsque cela est le cas, nous suivons votre dossier sans interférer dans vos démarches.

Mais parfois, il est vrai que le changement de contrat peut être plus difficile.

Tout d’abord, les démarches peuvent paraître lourdes : il est en effet possible que vous ayez quelques papiers administratifs à remplir, que l'assureur vous demande de passer quelques des examens médicaux ou encore qu'il vous demande des pièces justificatives importantes pour compléter votre dossier. C’est en effet le prix à payer pour détenir une assurance sur mesure et payer 3 à 4 fois moins qu’avant.

Dans tous les cas, pas de panique ! De nombreux professionnels existent et vous accompagnent durant chaque étape de votre résiliation.

Parfois également, nous sommes confrontés à des établissements bancaires qui ne souhaitent pas jouer le jeu de la résiliation. Par exemple, une banque peut vous mener la vie dure en vous demandant des frais de résiliation (ce qui est illégal), en dépassent les délais légaux de réponses (qui sont de 10 jours ouvrés), en prétextant que vos garanties ne sont pas équivalentes alors qu'elles le sont, etc. Dans toutes les situations possibles, vous avez besoin d’un expert capable de répondre à toutes ces questions.

Les 50 experts de Magnolia.fr vous accompagnent pour trouver ou résilier l'assurance qui va garantir au mieux votre crédit immobilier, au tarif le plus compétitif.

Publié par Herve Labatut

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Achat immobilier en 2026 : 3 conseils pour réussir votre projet

L’année 2026 s’annonce déterminante pour les acheteurs immobiliers. Après plusieurs exercices marqués par la hausse des taux, la correction des prix et une forte prudence bancaire, le marché semble entrer dans une phase de rééquilibrage. Les conditions de financement se stabilisent, l’inflation est mieux contenue et certaines zones géographiques retrouvent un dynamisme mesuré. Pour autant, réussir son projet immobilier ne s’improvise pas. Entre contexte économique incertain, nouvelles normes environnementales et exigences accrues des établissements bancaires, la réussite d’un projet immobilier repose avant tout sur l’anticipation et la méthode. Voici 3 conseils structurants pour sécuriser votre achat immobilier en 2026. Conseil n°1 : analyser finement le marché immobilier avant d’acheter Avant de vous engager, il est indispensable de comprendre les grandes tendances du marché immobilier en 2026. Après 3 années de baisse ou de stagnation, les prix se stabilisent progressivement à l’échelle nationale. Les données récentes montrent une légère progression des valeurs immobilières (+0,8% en 2025), signe d’un marché qui retrouve un certain équilibre entre l’offre et la demande. Des prix globalement stabilisés, avec de fortes disparités locales Si la hausse reste modérée au niveau national, certaines grandes villes et bassins d’emploi affichent une reprise plus marquée. Les métropoles attractives, bien desservies et économiquement dynamiques, enregistrent déjà des augmentations de prix plus sensibles pouvant aller au-delà de +3%, tandis que certaines zones rurales ou périurbaines poursuivent leur rattrapage entamé après la crise du Covid. En 2026, le marché immobilier va donc rester très hétérogène. Il est essentiel d’étudier précisément le secteur ciblé, quartier par quartier, afin d’identifier les véritables opportunités. Des taux de crédit encore favorables, mais sous surveillance Du côté du prêt immobilier, les taux se sont stabilisés autour de niveaux plus acceptables pour les emprunteurs : en moyenne 3,35 % sur 20 ans (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La politique monétaire plus souple de la Banque Centrale Européenne a redonné de l’oxygène au marché, même si les taux ne sont pas revenus aux planchers historiques de fin 2021 (autour de 1%). En 2026, les banques demeurent vigilantes, notamment en raison du contexte politique et budgétaire. Anticiper une éventuelle remontée des taux et sécuriser rapidement une offre de prêt reste une stratégie pertinente pour les acheteurs. Conseil n°2 : bâtir un budget immobilier réaliste et sécurisé Un achat immobilier réussi repose avant tout sur un budget solide. En 2026, les établissements bancaires continuent d’appliquer des critères stricts en matière de taux d’endettement, de reste à vivre et d’apport personnel. Il est donc indispensable d’évaluer précisément l’ensemble des coûts liés à votre projet, au-delà du seul prix du bien. Intégrer tous les frais annexes dès le départ De nombreux acquéreurs sous-estiment encore les frais périphériques liés à un achat immobilier. Pourtant, ils peuvent représenter une part significative du budget global : Les frais d’acquisition, dits frais de notaire, plus élevés dans l’ancien (entre 7% et 8%) que dans le neuf (entre 2% et 3%) Les frais bancaires, incluant les frais de dossier Le coût de l’assurance emprunteur : entre 20% et 40% selon le profil, mais des économies importantes grâce à la délégation d’assurance et la loi Lemoine (changement de contrat à tout moment en cours de prêt, sans engagement minimum de souscription) Les travaux éventuels, notamment ceux liés à la rénovation énergétique Les charges courantes, comme la taxe foncière ou les charges de copropriété Apport personnel et capacité d’emprunt : des critères toujours déterminants Les banques privilégient les profils sécurisés, avec un apport personnel représentant généralement entre 15 % et 20 % du prix du bien. Une mise de fonds plus élevée permet non seulement d’augmenter vos chances d’obtenir un prêt, mais aussi de négocier de meilleures conditions de financement. Avant de vous lancer, il est recommandé de réaliser une simulation complète afin de valider votre capacité d’emprunt et d’éviter toute fragilité financière à moyen terme. Conseil n°3 : optimiser votre financement et anticiper les obligations futures En 2026, réussir son achat immobilier passe également par une optimisation fine du financement et une parfaite connaissance des dispositifs existants. Profiter des aides à l’accession à la propriété Les primo-accédants disposent de leviers intéressants pour financer leur projet. Le prêt à taux zéro ou PTZ a été assoupli et étendu à à tout le territoire, rendant l’accession plus accessible, y compris pour l’achat d’une maison individuelle. Les quotités ont été revues à la hausse, ce qui permet de réduire le recours à un crédit classique et donc le coût global du financement. Il est essentiel d’intégrer ces aides dès la phase de montage du dossier bancaire. Intégrer les contraintes environnementales dès l’achat La performance énergétique est devenue un critère central dans toute transaction immobilière. En 2026, les nouvelles normes environnementales peuvent alourdir la facture, en particulier pour les logements anciens énergivores.  Si vous faites construire ou que vous achetez dans le neuf, le logement est assujetti à la RE2025, nouvelle réglementation environnementale qui permet de : réduire davantage la consommation énergétique des bâtiments limiter encore plus l’empreinte carbone des matériaux utilisés améliorer le confort intérieur face au changement climatique. Dans l’ancien, les contraintes environnementales frappent les investissements locatifs. Les logements classés G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) sont exclus du marché locatif depuis janvier 2025. Ce sera le tour des logements de la classe F en janvier 2028, c’est-à-dire demain. En 2026, cette réglementation impacte directement les investisseurs, mais aussi les propriétaires occupants qui envisagent une revente future. Anticiper les travaux de rénovation énergétique est désormais incontournable. Les dispositifs d’aide à la rénovation restent des leviers importants, même si leurs modalités évoluent. MaPrimRénov est recentrée sur les passoires thermiques en 2026. Certains types de travaux vont être moins bien soutenus, ce qui renforce l’importance d’un projet global et cohérent dès l’achat. Penser à l’assurance habitation Souvent reléguée au second plan, l’assurance habitation est pourtant un pilier essentiel de votre projet immobilier. Avec la multiplication des aléas climatiques et des sinistres, protéger son logement devient indispensable.  En copropriété, la souscription d’une assurance responsabilité civile est obligatoire, et de nombreuses banques exigent une attestation d’assurance habitation avant le déblocage des fonds. Chaque bien immobilier présente des risques spécifiques : situation géographique, type de logement, usage en résidence principale ou locative. Il est donc crucial de choisir des garanties adaptées, couvrant efficacement les dommages matériels, les catastrophes naturelles et la responsabilité civile. Acheter en 2026 : un projet à préparer avec méthode Se lancer dans un achat immobilier en 2026 nécessite une approche structurée et une vision à long terme. La stabilité relative du marché offre des opportunités, mais elle ne dispense pas d’une préparation rigoureuse. Analyse du marché, budget maîtrisé, financement optimisé, respect des normes environnementales et protection du logement sont autant de leviers pour sécuriser votre investissement. Dans un contexte exigeant, s’entourer de professionnels de confiance peut également faire la différence et vous permettre de concrétiser votre projet immobilier dans les meilleures conditions.

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Immobilier en 2026 : DPE, fiscalité, crédit et location, les changements à connaître

Chaque début d’année s’accompagne de son lot d’évolutions réglementaires et fiscales. 2026 ne fait pas exception, même si certaines mesures restent conditionnées à l’adoption définitive du budget de finances. Crédit immobilier, diagnostic de performance énergétique (DPE), fiscalité des bailleurs ou encore frais de location : propriétaires, investisseurs et locataires doivent s’adapter à un nouveau cadre. Tour d’horizon des changements majeurs, et de ceux encore incertains, qui vont impacter le marché immobilier en 2026. Crédit immobilier : des taux en légère hausse en 2026 Un marché du crédit plus tendu Après une reprise progressive en 2025, le crédit immobilier reste un enjeu commercial fort pour les banques. Toutefois, dans un contexte économique et politique encore fragile, les marges de manœuvre des établissements se réduisent. Des hausses modérées mais réelles Selon plusieurs acteurs du secteur, les taux immobiliers pourraient augmenter légèrement en 2026, avec des hausses estimées entre 0,1 et 0,3 point sur le premier semestre. Une évolution contenue, mais suffisante pour affecter la capacité d’emprunt sur les dossiers les plus justes. En ce tout début d’année, les taux restent globalement stables, avec quelques augmentations minimes à signaler. Retrouvez toutes les infos pour emprunter en janvier 2026. L’assurance emprunteur toujours déterminante Dans ce contexte, l’optimisation de l’assurance de prêt immobilier reste un levier clé pour contenir le coût global du financement, notamment grâce à la concurrence permise par la loi Lemoine. Un nouveau mode de calcul du DPE plus favorable à l’électricité Une réforme structurante au 1er janvier 2026 Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) évolue dès le 1er janvier 2026, avec une modification majeure : la baisse du coefficient de conversion de l’électricité. Jusqu’ici jugé pénalisant, ce coefficient est désormais aligné sur les standards européens, afin de corriger un déséquilibre historique dans l’évaluation de la performance énergétique. Des logements mieux notés sans travaux Concrètement, un logement chauffé à l’électricité peut améliorer sa classe énergétique à caractéristiques identiques, sans engager de travaux. Certains biens pourraient ainsi passer d’une étiquette E à D, voire de F à E, modifiant sensiblement leur attractivité sur le marché. Des conséquences directes pour la vente et la location Cette évolution du DPE n’est pas neutre : meilleure valorisation des biens électriques levée partielle de certaines interdictions de location impact potentiel sur la fixation ou la renégociation des loyers amélioration de la perception bancaire en cas de financement. Pour les propriétaires bailleurs comme pour les vendeurs, le DPE 2026 devient un levier stratégique. MaPrimeRénov’ : un dispositif en suspens faute de budget Une suspension administrative début 2026 À la fin de l’année 2025, l’État a été clair : sans budget voté pour 2026, le guichet MaPrimeRénov’ ne peut pas rouvrir automatiquement au 1er janvier. Il ne s’agit pas d’une réforme du dispositif, mais d’un blocage purement administratif lié au calendrier politique. Des projets de rénovation à mettre en attente Les ménages souhaitant déposer un dossier début 2026 devront faire preuve de prudence. Tant que le cadre budgétaire n’est pas stabilisé :  aucune garantie sur les délais de traitement incertitude sur les enveloppes disponibles risque de décalage des travaux. Pour les propriétaires de passoires énergétiques, l’attentisme s’impose, avant une réactivation officielle du dispositif. Cette temporisation est particulièrement préjudiciable aux emprunteurs qui intègrent dans leur prêt à l’habitat une enveloppe de travaux immobiliers financée en partie par cette aide publique. Une nouvelle hausse attendue de la taxe foncière Une revalorisation mécanique des bases Comme chaque année, la taxe foncière évolue en fonction de l’inflation, via l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Or, cet indice est en hausse pour 2026. Une facture en augmentation pour les propriétaires Le résultat est immédiat : même sans hausse du taux votée localement, le montant de la taxe foncière devrait augmenter mécaniquement. Pour certains ménages, notamment les retraités propriétaires, cette progression pèse de plus en plus lourd dans le budget annuel. Location : les frais d’agence augmentent pour les locataires Une revalorisation officielle des plafonds Un arrêté publié au Journal officiel en novembre prévoit une hausse de 0,87 % des plafonds d’honoraires des agences immobilières en 2026. Sont concernées les opérations suivantes : l’organisation des visites la constitution du dossier la rédaction du bail l’état des lieux. Un surcoût modéré mais généralisé Si l’augmentation reste limitée, elle s’appliquera sur l’ensemble du territoire, renforçant le coût d’accès au logement pour les locataires, en particulier dans les zones tendues. Vers un nouveau statut fiscal du bailleur privé ? Une mesure votée mais encore incertaine Dans le cadre des débats budgétaires, les parlementaires ont validé le principe d’un statut du bailleur privé destiné à relancer l’investissement locatif. Toutefois, l’absence de budget définitivement adopté empêche encore son application concrète. Un mécanisme d’amortissement attractif Le dispositif envisagé prévoit : 3,5 % d’amortissement annuel pour un logement neuf à loyer intermédiaire  4,5 % pour le logement social 5,5 % pour le logement très social plafonnement à 80 % de la valeur du bien limite de 8 000 € par an pour 2 logements maximum. Si cette mesure est confirmée, elle pourrait redonner de l’attrait à l’investissement locatif résidentiel, fortement pénalisé ces dernières années. Location meublée : une hausse de la CSG en perspective Des revenus soumis aux BIC Les loyers issus de la location meublée relèvent du régime des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), et non des revenus fonciers. À ce titre, ils sont soumis aux prélèvements sociaux. Une augmentation prévue dans le PLFSS 2026 Un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit une hausse de la CSG, qui augmente de facto le taux global des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % à compter de 2026. Un impact direct sur la rentabilité Pour les loueurs en meublé, notamment en LMNP, cette augmentation de la CSG viendrait réduire la rentabilité nette, dans un contexte déjà marqué par des évolutions fiscales moins favorables.

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Baromètre du pouvoir d'achat immobilier janvier 2026 : gagnez des mètres carrés en changeant d'assurance emprunteur

Pour garantir votre prêt immobilier, vous devez souscrire une assurance emprunteur. La réglementation vous autorise à choisir librement le contrat et à en changer à tout moment. Magnolia.fr calcule chaque trimestre le nombre de mètres carrés supplémentaires que vous pouvez acquérir dans les 20 plus grandes métropoles françaises en changeant d’assurance de prêt. La délégation d’assurance emprunteur reste le seul levier d’économies pour faire baisser significativement son taux annuel effectif global (TAEG) et rester sous l’usure. Assurance bancaire contre assurance déléguée Nous proposons 3 profils d’emprunteurs, et calculons pour chacun le nombre de mètres carrés additionnels qu’il est possible d'acquérir en substituant l’assurance bancaire par une assurance individuelle concurrente. Profil 1 : vous êtes primo-accédant, âgé entre 25 et 35 ans ; vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,25% (taux pour un bon dossier au 6 janvier 2026) ;  l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), soit un coût de 13 600€ ; chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,08%, soit le taux moyen observé pour les dossiers de mêmes profils traités jusqu'en septembre 2025. Le coût de l’assurance est de 3 200€. Vous réalisez une économie de 10 400€ en optant pour une assurance déléguée. Profil 2 : vous avez entre 25 et 35 ans et empruntez à 2 en tant que primo-accédants ; vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,25% (taux pour un bon dossier au 6 janvier 2026) ;  l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen) sur chaque tête, soit un coût de 27 200€ ; votre Taux Annuel Effectif Global ou TAEG s’affiche à 4,42% (hors frais de dossier et frais de garantie). chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,07% sur chaque tête, soit le taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en septembre 2025. Le coût de l’assurance est de 5 600€. Votre TAEG tombe à 3,53% hors frais de garantie et autres dépenses annexes. Vous réalisez une économie de 21 600€ en optant pour une assurance déléguée. Profil 3 : vous avez entre 35 et 45 ans. vous empruntez à deux la somme de 400 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,25% (taux pour un bon dossier au 6 janvier 2026) ; l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), avec quotité assurance de prêt à 100% sur chaque tête, soit un coût total de 54 400€ ; votre TAEG s’affiche à 4,42%, hors frais de garantie (hypothèque ou caution). Notons que le taux d'usure au premier trimestre 2026 est de 5,13% pour les durées de 20 ans et plus. chez le comparateur Magnolia.fr, l’assurance est proposée au taux de 0,17% (taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en septembre 2025). Chacun est assuré à hauteur de 100% du montant emprunté, le coût total de l’assurance est de 27 200€. Si on applique une quotité d’assurance à 50% sur chaque tête, le coût de l’assurance descend à 13 600€. Vous économisez 27 200€ avec une quotité à 100% sur chaque tête ou 40 800€ avec une quotité à 50/50. Le TAEG tombe respectivement à 3,87% ou 3,58%, vous laissant un espace plus que suffisant pour intégrer les frais annexes (garantie, frais de dossier, etc.). Combien de mètres carrés supplémentaires ces 3 profils peuvent gagner en janvier 2026 grâce à la délégation d’assurance de prêt immobilier ? Villes Prix moyen m2 appartement*   Nb de m2 supplémentaires avec 10 400€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 1   Nb de m2 supplémentaires avec 21 600€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 2   Nb de m2  supplémentaires avec 40 800€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 3   Saint-Étienne   1 244 € 8,36 m2 17,36 m2 32,79 m2 Le Havre 1 899 € 5,47 m2 11,37m2 21,48 m2 Nîmes 2 317 € 4,83 m2 9,32 m2 17,60 m2 Dijon 2 652 € 4,48 m2 8,14 m2 15,38 m2 Reims 2 624 € 3,96 m2 8,23 m2 15,54 m2 Grenoble 2 596 € 4,00 m2 8,32 m2 15,71 m2 Toulon 3 266 € 3,18 m2 6,61 m2 12,49 m2 Angers 3 199 € 3,25 m2 6,75 m2 12,75 m2 Lille 3 369 € 3,08 m2 6,41 m2 12,11 m2 Montpellier 3 410 € 3,05 m2 6,33 m2 11,96 m2 Toulouse 3 520 € 2,95 m2 6,13 m2 11,59 m2 Marseille 3 549 € 2,93 m2 6,08 m2 11,49 m2 Nantes 3 366 € 3,09 m2 6,41 m2 12,12 m2 Villeurbanne 3 749 € 2,77 m2 5,76 m2 10,88 m2 Strasbourg 3 752 € 2,77 m2 5,75 m2 10,87 m2 Rennes 3 876 € 2,68 m2 5,57 m2 10,52 m2 Bordeaux 4 434 € 2,34 m2 4,87 m2 9,20 m2 Nice 5 274 € 1,97 m2 4,09 m2 7,73 m2 Lyon 4 596 € 2,26 m2 4,70 m2 8,87 m2 Paris 9 827 € 1,05 m2 2,19 m2 4,15 m2 *Prix estimés Meilleurs Agents au 1er janvier 2026 (prix en net vendeur) Les économies calculées sont les économies maximales potentielles si le changement d’assurance intervient dans le mois de la signature de l’offre de prêt. Obtenez votre prêt et gagnez des mètres carrés grâce à la délégation d'assurance L’état du marché immobilier ancien en janvier 2026 Le marché immobilier ancien en 2025 se caractérise par une reprise des volumes de transactions (+11%) après une période de repli, avec des prix en stabilisation ou en légère hausse (+2% nationalement) et des disparités régionales notables, marquant une normalisation après la flambée post-Covid, influencée par la baisse des taux d'intérêt, bien que la reprise reste conditionnée par l'économie et les taux futurs Tendances clés en 2025 Volume de ventes : Forte augmentation, avec environ 930 000 transactions en 12 mois à fin 2025, soit +10,7% à +11% sur un an. Prix : Stabilité ou légère progression (environ +2% nationalement), avec des villes comme Toulouse et Marseille en hausse, tandis que d'autres (Nantes, Lille) connaissent de légères baisses. Demande : Une demande accrue, avec un bond de +20% au niveau national, grâce à l'amélioration du pouvoir d'achat immobilier et des économies faites par les Français. Offre : Toujours insuffisante, malgré une progression, ce qui maintient une certaine tension sur le marché.  Facteurs Influents Taux d'intérêt : La baisse progressive des taux d'emprunt a relancé l'intérêt des acheteurs. Économie : La situation dépend de l'évolution des taux et de la stabilité géopolitique. Régionalisation : Des disparités importantes existent, avec une reprise plus marquée dans certaines grandes métropoles et départements (Gironde, Haute-Garonne, Seine-et-Marne, Rhône).  Perspectives (Fin 2025/Début 2026) Le marché s'assainit et s'éloigne des records post-Covid. Une stabilisation des prix est attendue pour 2026, avec des taux d'intérêt qui devraient rester stables ou légèrement remonter, selon certains experts. Le secteur reste sensible aux conditions d'accès au crédit et à la politique bancaire Conditions d'emprunt en janvier 2026 Plusieurs éléments structurants contribuent au maintien des taux de crédit immobilier à des niveaux proches de ceux observés fin 2025 : Une politique monétaire inchangée de la Banque centrale européenne Une inflation contenue Une concurrence toujours présente entre établissements bancaires Un objectif commercial assumé de relance de la production de crédits. Cette combinaison favorise une forme de statu quo, appréciée par les emprunteurs à la recherche de visibilité pour concrétiser leur projet immobilier. Si la tendance globale est stable, les conditions d’emprunt ne sont pas uniformes. Les taux pratiqués varient sensiblement en fonction de plusieurs critères : la durée du crédit la solidité financière de l’emprunteur l’apport personnel la stabilité professionnelle la nature du projet (résidence principale, investissement locatif, primo-accession). À titre indicatif, les niveaux de taux observés en janvier 2026 se situent généralement dans les fourchettes suivantes : sur 15 ans : autour de 3,10 % à 3,15 % sur 20 ans : environ 3,20 % à 3,25 % sur 25 ans : entre 3,30 % et 3,40 %. Ces taux sont exprimés hors assurance emprunteur et frais annexes, qui continuent de peser de manière significative sur le coût global du crédit. Retrouvez toutes les infos pour emprunter en janvier 2026. Les banques semblent déterminées à éviter un durcissement excessif des conditions de financement, en particulier pour les primo-accédants, considérés comme un levier clé de dynamisation du marché immobilier en 2026. Combien de mètres carrés en plus en changeant d’assurance en janvier 2026 ? Lors de la mise en place d’un prêt immobilier, l’assurance emprunteur constitue un élément clé du montage financier. Elle a pour vocation de garantir le remboursement du crédit en cas d’aléas majeurs tels qu’un décès, une invalidité ou une incapacité temporaire de travail, protégeant à la fois l’emprunteur et l’établissement prêteur. Cette sécurité a toutefois un coût loin d’être négligeable. Selon les situations, l’assurance de prêt peut représenter jusqu’à 40 % du coût total du financement. Pour les profils considérés comme plus exposés au risque (emprunteurs seniors, métiers à risque, pratiques sportives intensives ou encore antécédents médicaux), le taux d’assurance de prêt immobilier eut dépasser 1 % du capital emprunté.  Le choix du contrat d’assurance emprunteur a donc une incidence directe et significative sur le budget global de l’opération immobilière. Changer d’assurance, un levier efficace pour baisser le coût total de votre crédit immobilier et gagner des mètres carrés En diminuant le coût de l'assurance de prêt, vous abaissez votre TAEG et vous augmentez votre pouvoir d'achat immobilier. Les économies envisageables à Paris sont faibles étant donné la cherté de l’immobilier. Ailleurs, où le coût du mètre carré est entre 2 et 8 fois moins cher, la délégation d’assurance de prêt vous permet de financer des mètres carrés supplémentaires : Profil 1 : entre  1,97 m2 (Nice) et 8,36 m2 (Saint-Étienne) Profil 2 : entre 2,19 m2 (Paris) et 17,36 m2 (Saint-Étienne) Profil 3 : entre 4,15 m2 (Paris) et 32,79 m2 (Saint-Étienne) Pour rappel, la taille moyenne d'une salle de bain est d'environ 8 ou 9m2, et celle d'un studio entre 15 et 21m2. Délégation d’assurance : une alternative pour réduire le coût du crédit Depuis plusieurs années, la réglementation offre aux emprunteurs davantage de liberté dans le choix de leur assurance de prêt. Cette évolution constitue un levier majeur pour diminuer le coût global d’un crédit immobilier. Ce que permet la délégation d’assurance : Depuis la loi Lagarde (2010), vous n’êtes plus obligé de souscrire à l'assurance groupe de votre banque. Vous pouvez choisir un contrat externe, à condition de respecter l’équivalence de garanties exigée par l’établissement prêteur. Cette mise en concurrence a favorisé une baisse significative des tarifs pour de nombreux emprunteurs. Un droit renforcé par la loi Lemoine (2022) : Possibilité de changer d’assurance emprunteur à tout moment. Aucune pénalité ni frais de résiliation. Substitution possible dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt ou en cours de remboursement. Suppression de la contrainte de la date anniversaire. Contrat groupe bancaire ou contrat individuel : Assurance bancaire (contrat collectif) Tarification mutualisée Faible prise en compte du profil individuel Cotisations souvent plus élevées pour les profils peu risqués. Assurance individuelle (assureur ou courtier spécialisé) Analyse personnalisée de la situation de l’emprunteur Garanties ajustables selon les besoins réels. Économies potentielles de 30 à 60 % par rapport au contrat groupe. Mettre les offres en concurrence pour optimiser les économies Comparer les assurances emprunteur est aujourd’hui une étape essentielle pour optimiser son financement immobilier. Pourquoi utiliser un comparateur d’assurance de prêt : Visualiser rapidement les écarts de prix entre plusieurs assureurs. Comparer les garanties, exclusions et délais de franchise. Identifier la couverture la plus adaptée à son profil et à son projet. Des économies concrètes à la clé : Sur un crédit immobilier de 250 000 €, les gains peuvent atteindre : entre 5 000 € et 15 000 € sur la durée totale du prêt, voire davantage selon l’âge, l’état de santé et la quotité assurée. À retenir L’assurance emprunteur reste un poste de dépense important, mais elle n’est plus figée. La délégation d’assurance et la résiliation à tout moment offrent une réelle marge de manœuvre. Comparer les contrats, ajuster les garanties et opter pour une assurance sur mesure permettent de réduire le coût du crédit immobilier sans compromettre la qualité de la protection.