Changement d'assurance de prêt à tout moment : où en est la loi ?

Une femme sortant son buste par la fenêtre passager les cheveux au vent

Le 21 septembre 2021, un collectif de députés a déposé une proposition de loi prévoyant la résiliation à tout moment des contrats d’assurance de prêt immobilier. Adopté en première lecture à l'Assemblée Nationale le mois suivant, le texte poursuit son parcours législatif en ce début d'année. Le calendrier est serré, l'espoir qu'il soit définitivement validé avant la fin des travaux parlementaires le 28 février prochain reste vif parmi les courtiers. Les intermédiaires, qui sont pour certains regroupés en association, soutiennent avec force ce droit au changement d'assurance sans contrainte de date, pour une finalité cardinale : réaliser d'importantes économies sur la durée restante du crédit.

Vers une ultime loi en assurance emprunteur ?

La proposition de loi n°4453 visant à garantir la transparence et la simplification du marché de l'assurance-emprunteur immobilier a été adoptée en première lecture à l'Assemblée Nationale le jeudi 25 novembre 2021. Initié par la députée Patricia Lemoine et par d'autres élus du groupe Agir Ensemble, le texte prévoit d'accorder à tout emprunteur le droit de résilier son contrat d'assurance en cours à tout moment et sans frais, pour le substituer par une offre alternative à garanties équivalentes.

Actuellement, les emprunteurs peuvent faire valoir leur droit à la substitution d'assurance durant la première année de leur prêt dans un délai de 15 jours avant la date d'anniversaire (loi Hamon), puis à échéance annuelle en respectant un préavis de deux mois (amendement Bourquin). Historiquement réfractaires au libre choix de l'assurance de prêt, les banques jouent contre la montre pour dissuader toute tentative de changement, aidées dans leurs manœuvres par l'imprécision réglementaire quant à la date de résiliation.

La résiliation à tout moment règle le problème. Plus de date butoir à respecter pour dénoncer le contrat en cours et être couvert par une assurance souvent mieux adaptée à un tarif plus avantageux. Cette réforme doit permettre de mettre un terme au parcours du combattant qu’est le changement d’assurance crédit, en levant les blocages qui empêchent les emprunteurs d’exercer en toute liberté leur droit de choisir le contrat.La loi Lemoine est notamment soutenue par l’Apcade, une association créée en 2021 qui regroupe les principaux acteurs alternatifs de l’assurance emprunteur réunissant plus de 30 millions d’assurés.

Un vote dans l'urgence

Cette proposition de loi a encore un long chemin à parcourir pour être inscrite dans le marbre. Lors de son examen par la commission des affaires économiques du Sénat le 19 janvier prochain, elle sera soutenue par le sénateur Daniel Gremillet, désigné rapporteur du texte. Dans une interview à un journal local, l'élu des Vosges rappelle que "l’enjeu est, à présent, de lever les freins à la résiliation des contrats d’assurance emprunteur, de veiller à la situation des plus fragiles et à la solidarité intergénérationnelle, et de permettre, à l’ensemble des hommes et des femmes qui, à un moment dans leur vie ont besoin d’emprunter pour acheter leur logement, de pouvoir le faire dans de bonnes conditions". La proposition de loi sera examinée par l'ensemble du Sénat le mercredi 26 suivant.

Si le texte est validé par la Chambre haute du Parlement, il devra repasser devant l'Assemblée Nationale pour une adoption définitive. L'introduction d'éventuels amendements par les sénateurs obligerait à la poursuite de la navette parlementaire, fort dommageable puisque la fin de la législature intervient le 28 février en raison de l'élection présidentielle. Il n'y aura ni réunion de commission ni séance publique à compter de cette date, et ce, jusqu'aux élections législatives des 12 et 19 juin 2022. En prévision de cette vacance républicaine, on peut supposer que les élus auront à cœur de voter ce texte avant le gong pour que sa mise en application, prévue un an plus tard, ne soit pas repoussée aux calendes grecques.

Il ne fait aucun doute que le changement d'assurance de prêt immobilier sera acté. Reste à savoir quand ! La ténacité de quelques élus a prouvé que le sujet, aujourd’hui soutenu par le gouvernement, remporte l'adhésion d'une majorité de parlementaires. Après les déboires de fin 2020, les députés sont revenus à la charge avec un texte qui ne pourra être qualifié de "cavalier législatif", puisqu'il fait l'objet d'une proposition de loi. Hostiles au projet, et c'est un euphémisme, les banques continueront d'exercer un lobbying appuyé, mais elles savent pertinemment, sans l'avouer ouvertement, qu'elles ne risquent aucune fuite massive de leurs clients emprunteurs vers la concurrence.

Économies et garanties sur-mesure

Côté consommateurs, l'enjeu de la résiliation à tout moment est de taille, puisqu'il concerne quelque 7 millions d'emprunteurs susceptibles de réaliser une économie potentielle allant de 5 000€ à 15 000€ sur la durée restante de leur crédit immobilier. Le dispositif permettrait de redistribuer 550 millions d'euros chaque année. Dans une période où la préservation voire l'amélioration du pouvoir d'achat des ménages est au cœur des débats politiques, cette réforme de l'assurance emprunteur peut se faire sans entamer les finances publiques.

Le gain peut même être considérable pour certains profils. Un couple de trentenaires qui emprunte 250 000€ sur 25 ans peut économiser 30 000€ sur la durée de son crédit immobilier en résiliant le contrat d'assurance bancaire dans les quatre premiers mois qui suivent la signature du prêt. Au-delà des économies, le changement permet aussi d'être couvert sur-mesure par une offre alternative, là où les contrats groupe bancaires mutualisent les risques et lissent les garanties à une communauté d'emprunteurs, sans distinction des caractéristiques propres à chacun.

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Dernières publications

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Crédit immobilier : les règles du HCSF vont-elles disparaître en 2027 ?

Le cadre imposé par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) au crédit immobilier depuis 2021 pourrait devenir un sujet majeur de la campagne présidentielle de 2027. La Fédération bancaire française (FBF) demande en effet que les normes actuelles cessent d’être juridiquement contraignantes. Parmi elles, figure la fameuse limite de 35 % de taux d’endettement. Les établissements de crédit ne souhaitent pas une suppression pure et simple de cette règle, mais davantage de liberté pour apprécier la solvabilité de chaque emprunteur. Quelles sont les règles du HCSF pour un crédit immobilier ? Depuis le 1er janvier 2021, les établissements bancaires doivent respecter les règles édictées par le HCSF, lorsqu’ils accordent un prêt immobilier. Ce cadre est devenu contraignant à compter du 1er janvier 2022. Il repose sur 2 critères. Un taux d’effort limité à 35 % Le taux d’effort ou taux d’endettement correspond à la part des revenus consacrée au remboursement des crédits immobiliers. Il ne doit pas dépasser 35 % des revenus nets avant impôt, assurance emprunteur comprise. Cette limite vise à éviter qu'un ménage ne s'endette excessivement et ne rencontre des difficultés pour rembourser son prêt. Bon à savoir : en France, le défaut de paiement concernant les crédits à l'habitat représente à peine 1 % des encours. Une durée d'emprunt plafonnée Le HCSF limite également la durée des crédits immobiliers à 25 ans. Une tolérance de 2 années peut être prévue dans certaines opérations lorsque la jouissance du logement est différée, comme pour les achats en VEFA ou les opérations nécessitant des travaux importants. Les banques disposent toutefois d'une marge de flexibilité. Elles peuvent dépasser les critères du HCSF pour une partie de leur production de crédits, dans la limite de 20 % par trimestre. Cette enveloppe est en partie réservée aux acquisitions de résidence principale et aux primo-accédants. Pourquoi les banques souhaitent-elles davantage de liberté ? La Fédération bancaire française (Fbf) estime que les règles actuelles conduisent à une appréciation trop standardisée des dossiers. Dans ses propositions formulées en vue de l'élection présidentielle de 2027, elle demande ainsi de supprimer le caractère contraignant des normes du HCSF. L'objectif n’est pas d’oblitérer la notion de taux d'endettement, qui reste cardinale dans l’octroi d’un financement bancaire. Il s'agit plutôt de redonner aux prêteurs la possibilité d'évaluer plus largement la situation financière de chaque client. Le reste à vivre pourrait davantage compter Pour les professionnels favorables à un assouplissement, le taux de 35 % ne reflète pas toujours la capacité réelle d'un ménage à rembourser un emprunt. Un foyer disposant de revenus élevés peut, par exemple, supporter une mensualité représentant plus de 35 % de ses ressources tout en conservant un reste à vivre important. À l'inverse, atteindre le seuil des 35 %, a fortiori le dépasser, est beaucoup plus problématique pour un ménage disposant de revenus modestes. Cette approche, qui vise à rendre tout son sens au reste à vivre, pourrait faciliter l'accès au crédit de certains ménages aujourd'hui bloqués par le seuil réglementaire. L’APIC (Association Professionnelle des Intermédiaires en Crédit) souhaite que cette liberté d’appréciation soit réservée principalement aux investisseurs immobiliers et aux profils aisés. La règle des 35 % va-t-elle vraiment disparaître en 2027 ? Le débat porte surtout sur le caractère contraignant des normes du HCSF, et non nécessairement sur la disparition de toute limite d'endettement. Le HCSF a confirmé en septembre 2026 le maintien des règles actuelles sur le taux d'effort à 35 % et la durée d’emprunt de 25 ans, signe qu'aucun assouplissement n'est pour l'heure envisagé. La situation pourrait néanmoins évoluer après l'élection présidentielle si une nouvelle majorité décide de modifier le cadre réglementaire. Rappelons qu’en mai dernier le député Lionel Causse a déposé un projet de loi qui vise à assouplir la règle des 35 % d’endettement pour donner plus de place au reste à vivre. Le Conseil consultatif du secteur financier (CCSF) a relevé en 2026 l'intérêt d'une réévaluation régulière des normes du HCSF, même si la Banque de France considère qu'une telle approche pourrait affaiblir le caractère structurel de ce dispositif prudentiel. Le taux d'usure, cet autre obstacle au crédit La suppression ou l'assouplissement du seuil de 35 % ne réglerait pas toutes les difficultés rencontrées par les emprunteurs. Le taux d'usure constitue également une contrainte importante. Ce plafond légal correspond au taux maximal auquel un établissement peut accorder un prêt. Il est fixé chaque trimestre sur la base des moyennes des TAEG (Taux Annuel Effectif Global) pratiqués sur le marché les 3 mois précédents. Lorsque les taux immobiliers remontent rapidement, le décalage entre les conditions proposées par les banques et le taux d'usure en place pour 3 mois peut conduire certains dossiers à être refusés, même lorsque l'emprunteur présente un bon profil. C’est ce qu’on appelle dans le jargon l’effet ciseau. Le coût de l'assurance emprunteur entre également dans le calcul du TAEG. Pour certains profils comme les seniors et les personnes avec un risque aggravé de santé, une assurance coûteuse contribue à rapprocher le dossier du seuil d'usure, voire à l’excéder. 2027 pourrait donc marquer un tournant À ce stade, les règles du HCSF ne sont pas programmées pour disparaître en 2027. Elles constituent toujours le cadre réglementaire applicable au crédit immobilier en France. Mais leur avenir pourrait devenir un véritable enjeu politique. La demande des banques ouvre en effet la voie à une réflexion sur un système dans lequel la solvabilité serait appréciée de façon plus individualisée, au lieu de reposer principalement sur des seuils réglementaires. Pour les emprunteurs, le véritable changement pourrait donc être moins la suppression du fameux 35 % que l'introduction d'une plus grande souplesse dans l'analyse des dossiers.

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Plafond du prêt travaux à 100 000 € : faut-il souscrire une assurance emprunteur ?

À compter du 20 novembre 2026, le financement des travaux va connaître une évolution importante : le plafond permettant de relever du crédit à la consommation passe de 75 000 à 100 000 euros. Cette réforme concerne notamment les dépenses de réparation, d’amélioration et d’entretien d’un logement lorsqu’aucune sûreté réelle immobilière ne garantit le crédit. Pour les particuliers qui empruntent des sommes importantes pour une rénovation énergétique, une réfection de toiture ou un chantier de copropriété, ce changement modifie les règles du financement. Il soulève également une question essentielle : faut-il souscrire une assurance emprunteur pour un prêt travaux de 100 000 euros ? L’assurance emprunteur n’est pas automatiquement obligatoire pour un crédit à la consommation. En revanche, le prêteur peut en faire une condition d’octroi du crédit. Magnolia vous explique pourquoi l'assurance de prêt devient particulièrement pertinente lorsque le montant emprunté et la durée de remboursement exposent fortement l’emprunteur au risque d’impayé. Pourquoi le plafond du prêt travaux passe à 100 000 euros ? En vertu d’une directive européenne, la réforme issue de l’ordonnance du 3 septembre 2025 et précisée par l’arrêté du 7 août 2026 relève de 75 000 à 100 000 euros le seuil d’application du régime du crédit à la consommation. Cette nouvelle limite entrera en vigueur le 20 novembre 2026. Jusqu’à présent, un prêt travaux d’un montant supérieur à 75 000 € ou s’il était adossé à une sûreté réelle (hypothèque ou privilège du prêteur de deniers) relevait de la réglementation du crédit immobilier.  Le passage au régime du crédit à la consommation simplifie et accélère la souscription : contrairement au crédit immobilier, qui prévoit un délai de réflexion de 10 jours, l’emprunteur peut accepter l’offre immédiatement, tout en bénéficiant ensuite d’un délai de rétractation de 14 jours. L’absence d’hypothèque permet également de réduire les frais liés au financement, notamment ceux du notaire et de la publicité foncière. En contrepartie, la banque peut renforcer son analyse de solvabilité et demander une garantie personnelle ou une assurance emprunteur. Enfin, les prêts déjà souscrits avant le 20 novembre 2026 restent soumis aux anciennes règles. Ils ne basculent donc pas automatiquement vers le régime du crédit à la consommation. Important : hormis pour le crédit renouvelable, la loi n'impose aucune durée maximale réglementaire pour le remboursement d'un crédit à la consommation. Les banques limitent généralement le remboursement à 84 mois (7 ans) maximum. En revanche, les règles du HCSF fixent à 25 ans la durée maximale d’un prêt immobilier (voire jusqu’à 27 ans). Quels travaux sont concernés ? Le nouveau plafond peut concerner des opérations importantes de rénovation, notamment : la réfection complète d'une toiture  des travaux d’isolation thermique  un ravalement avec amélioration énergétique  des travaux d’entretien ou d’amélioration du logement  certains travaux réalisés dans une copropriété. Un financement de 90 000 euros, par exemple, pourra relever du crédit à la consommation si les conditions prévues par les textes sont réunies et si le prêt n’est pas garanti par une sûreté réelle immobilière.  Cette évolution évite notamment que certains chantiers importants soient automatiquement traités comme des financements immobiliers en raison de leur montant. Une distinction importante selon la garantie du prêt Le montant de 100 000 euros ne suffit toutefois pas à déterminer à lui seul le régime juridique du crédit. Lorsqu’un financement de travaux est garanti par une hypothèque ou une sûreté comparable portant sur un bien immobilier, les règles applicables au crédit immobilier peuvent continuer à s’appliquer. Il est donc indispensable de regarder à la fois le montant du prêt, sa destination et les garanties exigées par la banque. L’assurance emprunteur est-elle obligatoire pour un prêt travaux de 100 000 euros ? Contrairement aux idées reçues, l’assurance emprunteur n’est pas obligatoire, ni pour un crédit à la consommation ni pour un prêt immobilier. En revanche, la banque peut demander une assurance pour accepter le financement. Elle doit alors préciser si cette assurance est imposée ou facultative.  Si l’assurance emprunteur est systématiquement requise pour contracter un crédit à l’habitat, elle conditionne rarement l’octroi d’un crédit conso. Toutefois, le relèvement du plafond des prêts travaux à 100 000 € vient modifier la donne. Pourquoi une banque peut-elle demander une assurance crédit conso ? Avec un prêt travaux pouvant atteindre 100 000 euros, l'établissement prêteur prend un risque financier significatif. Une assurance emprunteur permet de prévoir le remboursement partiel ou total des échéances du prêt lorsque survient un événement garanti (décès, invalidité, incapacité de travail). La prise en charge dépend toujours des garanties souscrites, des exclusions, des franchises et des conditions contractuelles. Pourquoi souscrire une assurance emprunteur pour un prêt travaux important ? Plus le montant du crédit est élevé, plus une interruption durable de revenus peut fragiliser l'équilibre financier du ménage. Prenons l’exemple d’un propriétaire qui emprunte 90 000 euros sur une longue durée pour financer une rénovation énergétique. Si une maladie ou un accident l’empêche temporairement de travailler, les mensualités du prêt continuent normalement d’être dues. L’assurance emprunteur peut alors constituer une protection contre ce risque, si l’événement entre dans le champ des garanties. Quand la banque exige l’assurance pour un prêt travaux En pratique, l'établissement prêteur a le droit de refuser d'accorder le prêt travaux si vous ne présentez pas de garantie de remboursement, surtout pour de gros montants. En l’absence de sûreté réelle, seule l’assurance emprunteur permet de rassurer la banque et de vous protéger, ainsi que votre famille, en cas de coup dur. La loi vous autorise néanmoins à choisir librement le contrat d’assurance. La banque ne peut vous imposer son assurance maison et doit accepter toute offre déléguée présentant un niveau de garanties équivalent. Un taux d’usure plus élevé pour un prêt conso Le nouveau rattachement de certains prêts travaux au crédit à la consommation entraîne également un changement de catégorie pour le calcul du taux d’usure. À montant identique (exemple 90 000 €), l’écart entre le plafond applicable au crédit immobilier et celui applicable au prêt à la consommation est significatif :  prêt immobilier à taux fixe d’une durée inférieure à 10 ans : 4,07 % prêt conso : 8,56 % (plafond pour les montants supérieurs à 6 000 €). Le taux d’usure exprime toujours le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) maximal, indicateur qui intègre tous les coûts nécessaires à l’octroi du financement (frais de dossier, assurance, etc). Pour l’emprunteur, le bon réflexe consiste à comparer le coût total du financement, et non uniquement le taux nominal affiché par la banque. Il faut notamment examiner : le taux nominal  le TAEG  les frais de dossier  le coût de l’assurance emprunteur  les éventuels frais de garantie  le coût total du crédit  les conditions de remboursement anticipé. Prêt travaux de 100 000 euros : les bons réflexes avant de signer Le relèvement du plafond facilite l’accès au financement pour des projets de rénovation importants, mais il ne dispense pas de comparer les offres. Avant de vous engager, vérifiez notamment : Le régime juridique du prêt : crédit à la consommation ou crédit immobilier selon la nature et les garanties du financement. Le montant total à rembourser : ne vous limitez pas à la mensualité. Le TAEG : il permet d’apprécier le coût global du crédit. L’assurance emprunteur : vérifiez si elle est obligatoire et quelles garanties sont demandées. Les exclusions et franchises : elles peuvent modifier fortement la portée réelle de la couverture. La quotité d’assurance pour un couple : elle doit être cohérente avec la situation financière de chaque co-emprunteur. Le relèvement du plafond du prêt travaux à 100 000 euros à compter du 20 novembre 2026 élargit le champ du crédit à la consommation pour certaines opérations de rénovation. Pour l’emprunteur, l’assurance emprunteur devient un élément à examiner avec attention. Elle n’est pas automatiquement obligatoire, mais la banque peut l’exiger pour accorder le financement. Dans ce cas, il convient de comparer le coût de la couverture avec les garanties proposées et de vérifier son impact sur le TAEG. Pour un prêt travaux de plusieurs dizaines de milliers d’euros, la bonne stratégie consiste donc à ne pas comparer uniquement les taux : le coût de l’assurance, les garanties, les exclusions et la protection apportée au ménage doivent être intégrés à l’analyse globale du crédit.

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Baromètre du pouvoir d'achat immobilier octobre 2026 : gagnez des mètres carrés en changeant d'assurance emprunteur

Pour garantir votre prêt immobilier, vous devez souscrire une assurance emprunteur. La réglementation vous autorise à choisir librement le contrat et à en changer à tout moment. Magnolia.fr calcule chaque trimestre le nombre de mètres carrés supplémentaires que vous pouvez acquérir dans les 20 plus grandes métropoles françaises en changeant d’assurance de prêt. La délégation d’assurance emprunteur reste le seul levier d’économies pour faire baisser significativement son taux annuel effectif global (TAEG) et rester sous l’usure. Assurance bancaire contre assurance déléguée Nous proposons 3 profils d’emprunteurs, et calculons pour chacun le nombre de mètres carrés additionnels qu’il est possible d'acquérir en substituant l’assurance bancaire par une assurance individuelle concurrente. Profil 1 : vous êtes primo-accédant, âgé entre 25 et 35 ans ; vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,60% (taux pour un bon dossier au 5 octobre 2026) ;  l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), soit un coût de 13 600€ ; chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,09%, soit le taux moyen observé pour les dossiers de mêmes profils traités jusqu'en septembre 2026. Le coût de l’assurance est de 3 600€. Vous réalisez une économie de 10 000€ en optant pour une assurance déléguée. Profil 2 :   vous avez entre 25 et 35 ans et empruntez à 2 en tant que primo-accédants ; vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,60% (taux pour un bon dossier au 5 octobre 2026) ;  l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen) sur chaque tête, soit un coût de 27 200€ ; votre Taux Annuel Effectif Global ou TAEG s’affiche à 4,77% (hors frais de dossier et frais de garantie). chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,08% sur chaque tête, soit le taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en septembre 2026. Le coût de l’assurance est de 6 400€. Votre TAEG tombe à 3,93% hors frais de garantie et autres dépenses annexes. Vous réalisez une économie de 20 800€ en optant pour une assurance déléguée. Profil 3 : vous avez entre 35 et 45 ans. vous empruntez à deux la somme de 400 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,60% (taux pour un bon dossier au 5 octobre 2026) ; l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), avec quotité d'assurance de prêt à 100% sur chaque tête, soit un coût total de 54 400€ ; votre TAEG s’affiche à 4,77%, hors frais de garantie (hypothèque ou caution). Notons que le taux d'usure au 4ème trimestre 2026 est de 5,40 % pour les durées de 20 ans et plus. chez le comparateur Magnolia.fr, l’assurance est proposée au taux de 0,17% (taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en septembre 2026). Chacun est assuré à hauteur de 100% du montant emprunté, le coût total de l’assurance est de 27 200€. Si on applique une quotité d’assurance à 50% sur chaque tête, le coût de l’assurance descend à 13 600€. Vous économisez 27 200€ avec une quotité à 100% sur chaque tête ou 40 800€ avec une quotité à 50/50. Le TAEG tombe respectivement à 4,22% ou 3,94%, vous laissant un espace plus que suffisant pour intégrer les frais annexes (garantie, frais de dossier, etc.). Combien de mètres carrés supplémentaires ces 3 profils peuvent gagner en octobre 2026 grâce à la délégation d’assurance de prêt immobilier ? Villes Prix moyen m2 appartement*   Nb de m2 supplémentaires avec 10 000€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 1   Nb de m2    supplémentaires avec 20 800€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 2   Nb de m2  supplémentaires avec 40 800€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 3   Saint-Étienne   1 230 € 8,13 m2 16,91 m2 33,17 m2 Le Havre 1 893 € 5,28 m2 10,98 m2 21,55 m2 Nîmes 2 377 € 4,20 m2 8,75 m2 17,16 m2 Dijon 2 795 € 3,57 m2 7,44 m2 14,59 m2 Reims 2 687 € 3,72 m2 7,74 m2 15,18 m2 Grenoble 2 501 € 3,99 m2 8,31 m2 16,31 m2 Toulon 3 171 € 3,15 m2 6,56 m2 12,86 m2 Angers 3 174 € 3,15 m2 6,55 m2 12,85 m2 Lille 3 409 € 2,93 m2 6,10 m2 11,96 m2 Montpellier 3 412 € 2,93 m2 6,09 m2 11,95 m2 Toulouse 3 565 € 2,80 m2 5,83 m2 11,44 m2 Marseille 3 605 € 2,77 m2 5,77 m2 11,31 m2 Nantes 3 371 € 2,96 m2 6,17 m2 12,10 m2 Villeurbanne 3 707 € 2,69 m2 5,61 m2 11,00 m2 Strasbourg 3 740 € 2,67 m2 5,56 m2 11,52 m2 Rennes 4 015 € 2,49 m2 5,18 m2 10,16 m2 Bordeaux 4 448 € 2,24 m2 4,67 m2 9,17 m2 Nice 5 245 € 1,90 m2 3,96 m2 7,77 m2 Lyon 4 714 € 2,12 m2 4,41 m2 8,65 m2 Paris 9 630 € 1,03 m2 2,15 m2 4,23 m2 Prix estimés Meilleurs Agents au 1er octobre 2026 (prix en net vendeur) Les économies calculées sont les économies maximales potentielles si le changement d’assurance intervient dans le mois de la signature de l’offre de prêt. L’état du marché immobilier ancien en octobre 2026 En ce début octobre 2026, le marché immobilier français voit ses prix baisser pendant que les taux d'emprunt remontent (lire plus bas). Cette situation modifie le pouvoir d'achat des acheteurs. Les prix de l’immobilier ancien reculent de 1 % au cours du deuxième trimestre. Comparativement à 2022, la chute atteint -6,2 %, mais elle est nettement plus marquée dans les grandes villes comme à Paris (-11%), Lyon (-16%) ou Nantes (-18%). Précisons toutefois que les prix avaient flambé de 34 % entre 2015 et 2022. L’écart entre la valeur financière d’un bien et sa valeur réelle était alors excessif. Les conséquences pour l'acheteur se logent à 3 niveaux :   hausse des taux qui annule la baisse des prix ; bonne opportunité pour négocier les biens ; attention accrue au budget global du prêt. Pour de nombreux observateurs, on est, certes, sur un ajustement à la baisse, mais sans une correction nette qui aurait pu compenser la hausse des taux. Conditions d’emprunt en octobre 2026 Taux en hausse en octobre Les taux moyens constatés en octobre 2026 sont les suivants (hors assurance de prêt et coût des sûretés) : 15 ans : 3,50 %  20 ans : 3,60 %  25 ans : 3,70 % Pour décrocher les conditions les plus avantageuses, la qualité du dossier reste déterminante : un apport personnel couvrant plus que les frais de notaire et une situation financière stable (emploi en CDI avec ancienneté, épargne de précaution, pas de découvert bancaire) sont des prérequis pour convaincre le banquier.  Beaucoup pronostiquent des taux bruts à 4 % pour la toute fin de l'année 2026. Progression du taux d’usure au T4 Les taux d’usure du dernier trimestre 2026 progressent de manière significative. Pour rappel, le taux d’usure correspond au taux annuel effectif global (TAEG) maximal que les banques peuvent appliquer.  Ce plafond agrège tous les frais liés à l’obtention du crédit : le taux d'intérêt, l'assurance emprunteur, les frais de dossier et la garantie (hypothèque ou caution). Les plafonds applicables au T4 2026 sont les suivants : 4,09 % pour les prêts à taux fixe de moins de 10 ans  4,68 % pour les prêts à taux fixe de 10 à moins de 20 ans  5,40 % pour les crédits à taux fixe de 20 ans et plus  5,52 % pour les prêts à taux variable  6,49 % pour les prêts relais. Cette hausse pourrait avoir des conséquences paradoxales :  elle illustre la remontée des taux durant le trimestre précédent ; elle peut débloquer des dossiers qui étaient auparavant à la marge ; elle est figée pour 3 mois, avec le risque d’un effet ciseau si les taux continuent d’augmenter d’ici la fin de l’année. Retrouvez toutes les infos pour emprunter en octobre 2026. Combien de mètres carrés en changeant d’assurance emprunteur en octobre 2026 ? L’assurance emprunteur accompagne la quasi-totalité des projets de financement immobilier. Elle sécurise le remboursement du crédit pour l’emprunteur comme pour la banque lorsque certains événements surviennent (décès, invalidité ou incapacité de travail). Cette protection a toutefois un impact sur le budget consacré au prêt, puisque son coût s’ajoute aux mensualités de crédit. Pour réduire cette dépense, tous les emprunteurs disposent aujourd’hui d’une opportunité particulièrement intéressante : changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment.  Grâce à loi Lemoine de 2022, tout emprunteur peut désormais remettre en question son contrat sans attendre une échéance annuelle. Concrètement, il est possible de : substituer l’assurance de prêt immobilier à tout moment, dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt et pendant toute la durée du remboursement ; résilier son contrat sans frais. Cette faculté permet de rechercher un contrat plus compétitif et, dans de nombreux cas, de dégager plusieurs milliers d’euros d’économies. Plus tôt vous substituez l’assurance bancaire, plus important sera le gain potentiel. Attention : pour que le changement d’assurance emprunteur soit accepté, le nouveau contrat doit respecter l’équivalence des garanties exigée par l’établissement prêteur. En réduisant le coût de l'assurance, vous abaissez votre TAEG et vous augmentez votre pouvoir d'achat immobilier. Les économies envisageables à Paris sont minimes étant donné la cherté de l’immobilier. Ailleurs, où le coût du mètre carré est entre 2 et 8 fois moins cher, la délégation d’assurance de prêt vous permet de financer des mètres carrés supplémentaires : Profil 1 : entre  2,12 m2 (Nice) et 8,13 m2 (Saint-Étienne) Profil 2 : entre 2,15 m2 (Paris) et 16,91 m2 (Saint-Étienne) Profil 3 : entre 4,23 m2 (Paris) et 33,17 m2 (Saint-Étienne) Pour rappel, la taille moyenne d'une salle de bain est d'environ 8 ou 9m2, et celle d'un studio entre 15 et 21m2. Les avantages de changer d'assurance emprunteur en octobre 2026 Optimiser son assurance de prêt immobilier permet de bénéficier de plusieurs avantages concrets : Réduire le coût total du crédit immobilier  Conserver un niveau de garanties adapté et équivalent aux exigences de la banque  Mettre les assureurs en concurrence afin d’obtenir des conditions plus avantageuses  Préserver ou augmenter son pouvoir d’achat immobilier  Disposer d’un budget supplémentaire pour envisager un logement plus grand, mieux situé ou correspondant davantage à ses attentes. L’assurance emprunteur : une dépense à intégrer dans le coût du crédit Au moment de calculer le budget d’un achat immobilier, il est important de prendre en compte le coût de l’assurance de prêt. Cette dépense peut peser de manière significative sur le coût global du financement. Selon le profil de l’emprunteur et les caractéristiques du crédit, elle peut représenter jusqu’à 40 % du coût total du financement. Le montant de la cotisation dépend du profil assuré, des garanties souscrites et des caractéristiques du prêt. Certains emprunteurs peuvent se voir appliquer des tarifs plus élevés en raison de leur situation personnelle ou professionnelle. C’est notamment le cas : des seniors ; des personnes exerçant des professions à risques ; des pratiquants de sports dangereux ; des emprunteurs présentant des risques aggravés de santé. Pour tous les emprunteurs, et en particulier pour ces profils à risques, comparer les contrats et leurs conditions de couverture représente un enjeu financier important. Avec la délégation d’assurance, vous disposez d’un levier pour maîtriser le coût de l’assurance tout en conservant les garanties nécessaires au financement. Avec la loi Lemoine, une deuxième chance vous est donnée d’abaisser le coût global de votre crédit, et vous pouvez le faire en cours de prêt à tout moment.