Tarifs des complémentaires santé : vers une forte hausse en 2027

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Les tarifs des complémentaires santé risquent de connaître une nouvelle progression importante en 2027. Pour les particuliers comme pour les entreprises, plusieurs facteurs se conjuguent : augmentation des dépenses de santé, transfert de certaines dépenses de l’Assurance maladie vers les organismes complémentaires et nouvelles mesures fiscales.

Le secteur de la complémentaire santé prépare donc déjà ses grilles tarifaires pour l’année prochaine. Si le niveau exact des augmentations reste encore incertain, les professionnels anticipent une pression particulièrement forte sur les cotisations.

Pourquoi les tarifs des complémentaires santé pourraient augmenter en 2027 ?

Les organismes complémentaires d’assurance maladie (OCAM) doivent faire face à une hausse régulière des dépenses liées aux soins. À cette évolution naturelle s’ajoutent désormais plusieurs décisions réglementaires susceptibles d’alourdir leurs dépenses.

Traditionnellement, la progression des dépenses de santé constitue déjà un facteur important dans la fixation des cotisations. À cela viennent s’ajouter les transferts de prise en charge décidés par les pouvoirs publics.

Une hausse structurelle des dépenses de santé

Les dépenses de santé évoluent chaque année sous l’effet de plusieurs phénomènes :

  • vieillissement de la population 
  • recours accru à certains soins 
  • revalorisation du prix des actes et prestations 
  • développement de nouvelles technologies médicales 
  • progression des dépenses liées aux médicaments et aux dispositifs médicaux.

Cette dynamique pèse mécaniquement sur les contrats de complémentaire santé. Les assureurs, mutuelles et institutions de prévoyance doivent ensuite répercuter une partie de ces coûts sur leurs cotisations afin de préserver l’équilibre financier de leurs contrats.

À cette évolution structurelle pourrait s'ajouter un transfert de plusieurs milliards d'euros de dépenses de l'Assurance Maladie vers les complémentaires santé.

Déremboursements : une facture supplémentaire pour les complémentaires

L’un des principaux éléments susceptibles d’influencer les tarifs 2027 concerne les nouveaux déremboursements de l’Assurance maladie.

Le gouvernement a notamment prévu une diminution de la prise en charge de certains soins et produits de santé. Les complémentaires pourraient ainsi devoir intervenir davantage pour maintenir le niveau de remboursement prévu par les contrats.

Les soins concernés par les transferts de charges

Plusieurs postes sont concernés par les mesures annoncées :

  • les soins dentaires 
  • les transports sanitaires 
  • certains dispositifs médicaux 
  • les médicaments.

Le secteur de la complémentaire santé devra donc absorber une partie de ces dépenses supplémentaires.

La Mutualité française estime que l’ensemble des transferts de charges pourrait représenter environ 1,5 milliard d’euros. D’autres estimations professionnelles évoquent un montant pouvant atteindre 1,8 milliard d’euros.

Cette différence d’évaluation illustre l’incertitude qui demeure autour de l’impact financier définitif des mesures qui entreront principalement en vigueur à partir du 1er janvier 2027.

Le dentaire particulièrement surveillé

Comme l'indiquait notre article récent, le déremboursement des soins dentaires au 1er janvier 2027 va avoir un impact sur les complémentaires santé.

La hausse du ticket modérateur, c’est–à-dire la baisse de la participation de l’Assurance Maladie, signifie, à garanties identiques, que la complémentaire doit potentiellement prendre en charge une part plus importante de la facture.

Pour l’assuré, le niveau de remboursement dépendra encore davantage de son contrat de mutuelle. Les personnes disposant de garanties limitées pourraient être particulièrement exposées à un reste à charge plus élevé.

Une nouvelle taxe qui pourrait peser sur les cotisations

Les transferts de charges ne sont toutefois pas le seul facteur susceptible de faire grimper les tarifs des complémentaires santé en 2027.

Le secteur doit également composer avec une fiscalité supplémentaire. Comme en 2026, les organismes complémentaires vont devoir assumer une taxe additionnelle de 1 milliard d’euros sur leur chiffre d’affaires, ce qui représente 2,1 % des cotisations.

Cette contribution représente une charge significative pour les acteurs du marché. Elle peut, à terme, participer à l’augmentation des primes demandées aux assurés.

Jusqu’où pourraient monter les tarifs en 2027 ?

Dans ce contexte, certaines projections professionnelles font état d’augmentations pouvant se situer autour de 8 à 10 % pour certains contrats.

Il ne s’agit toutefois pas d’une hausse uniforme applicable à l’ensemble du marché. Le niveau d’augmentation pourra varier considérablement selon :

  • l’organisme assureur ou la mutuelle 
  • le type de contrat (individuel ou collectif d’entreprise)
  • l’âge des assurés 
  • le niveau des garanties 
  • le profil de consommation médicale 
  • l’évolution du portefeuille de contrats 
  • les résultats techniques de l’organisme.

Les tarifs des complémentaires santé ont augmenté de manière continue depuis 2020, avec une accélération marquée après la crise sanitaire. La hausse cumulée atteint 31,5 %, dont plus de 8 % pour la seule année 2024.

Les entreprises également concernées par la hausse des complémentaires santé

La hausse des tarifs ne concerne pas uniquement les complémentaires santé des particuliers. Les mutuelles d’entreprise à adhésion obligatoire pourraient elles aussi être fortement pénalisées.

Les employeurs financent au minimum 50 % de la cotisation de la complémentaire santé collective de leurs salariés. Une progression importante des tarifs entraîne mécaniquement une augmentation de leurs dépenses.

Pourquoi les entreprises pourraient-elles remettre leur contrat en concurrence ?

Une forte hausse des cotisations pourrait inciter les entreprises à comparer les offres disponibles sur le marché.

La mise en concurrence via un comparateur de mutuelle entreprise peut permettre de rechercher :

  • une cotisation plus compétitive 
  • de meilleures garanties à tarif équivalent 
  • un meilleur rapport entre garanties et prix 
  • des services complémentaires 
  • une répartition différente des niveaux de couverture entre employeur et salarié.

Les courtiers spécialistes s’attendent à une activité accrue en 2027 sur le marché de la complémentaire santé collective.

Le PLFSS 2027 ajoute une dose d’incertitude

Les professionnels doivent également attendre les éventuelles mesures qui seront intégrées au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, année électorale qui accentue les incertitudes.

Tant que les débats parlementaires ne sont pas terminés, le cadre définitif applicable aux organismes complémentaires reste susceptible d’évoluer.

Des décisions encore susceptibles de modifier les calculs

Les assureurs et mutuelles doivent donc établir leurs projections dans un environnement particulièrement incertain. Les tarifs définitifs vont dépender notamment des mesures finalement adoptées et de leur impact financier.

Cette situation complique le travail de construction des grilles tarifaires pour 2027. Les organismes doivent anticiper leurs dépenses tout en tenant compte de décisions réglementaires qui peuvent encore évoluer.

Le gel des tarifs qui inquiète les complémentaires santé

Autre dossier susceptible d’avoir des conséquences sur les tarifs : le gel des cotisations des organismes complémentaires prévu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.

Deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) concernant cette mesure ont été transmises au Conseil constitutionnel par le Conseil d’État.

Une décision très attendue par le secteur

La décision des Sages est particulièrement importante pour les complémentaires santé.

Selon l’issue de cette procédure, les organismes concernés pourraient devoir adapter leur stratégie tarifaire. La décision était attendue à la mi-octobre, ce qui ajoute une incertitude supplémentaire au processus de fixation des tarifs 2027.

Les acteurs du marché doivent donc composer simultanément avec l’évolution des dépenses médicales, les transferts de charges, la fiscalité et les décisions réglementaires.

Comment limiter l’impact de la hausse de sa mutuelle en 2027 ?

Face à la perspective d’une nouvelle augmentation, les assurés ont intérêt à ne pas attendre l’échéance annuelle pour examiner leur contrat.

Une comparaison des offres peut permettre de vérifier si le niveau de cotisation reste cohérent avec les besoins réels.

Les points à comparer

Avant de changer de complémentaire santé, il est notamment recommandé d’examiner :

  • le prix mensuel ou annuel 
  • les remboursements en hospitalisation 
  • la garantie dentaire 
  • les remboursements optiques 
  • les prestations en médecine courante 
  • les dépassements d’honoraires 
  • les délais et conditions de prise en charge 
  • les services annexes proposés par la complémentaire.

L’objectif n’est pas nécessairement de choisir la mutuelle la moins chère, mais de trouver le meilleur équilibre entre cotisation et niveau de protection.

Important : depuis décembre 2020, tout assuré peut profiter de la résiliation infra-annuelle en mutuelle santé qui lui permet de résilier son contrat à tout moment après 12 mois de souscription.

2027 pourrait être une année charnière pour les complémentaires santé

La fixation des tarifs 2027 s’annonce particulièrement complexe pour les organismes complémentaires. Les transferts de charges décidés par l’Assurance maladie, la fiscalité et l’évolution naturelle des dépenses de santé exercent déjà une pression importante sur les cotisations.

À cela s’ajoutent les incertitudes liées au PLFSS 2027 et à la décision du Conseil constitutionnel concernant le gel des tarifs.

Pour les particuliers comme pour les entreprises, une nouvelle hausse significative des complémentaires santé est donc à anticiper. Dans ce contexte, comparer régulièrement les contrats devient un véritable levier pour maîtriser son budget santé sans renoncer aux garanties essentielles.

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Réussir son changement d’assurance de prêt : les 4 étapes à suivre

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La principale différence entre les deux réside dans leur moment de remise et leur objectif : la FSI sert à une première comparaison générale des offres dès la simulation, tandis que la fiche personnalisée détaille les exigences précises de la banque pour évaluer l'équivalence des garanties lors d'un choix de contrat externe. Pour changer votre assurance emprunteur dans les normes, vous devez d’abord vous appuyer sur la fiche personnalisée. Le saviez-vous ? : les assurances de groupe proposées par les banques sont jusqu’à 4 fois plus chères que les contrats individuels. La substitution d’assurance à tout moment a précisément été mise en place pour que l’emprunteur ne soit plus captif du prêteur et puisse mettre les offres en concurrence en cours de prêt. Identifier les garanties exigées par la banque La banque exige les garanties décès et PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie), auxquelles viennent s’ajouter d’autres garanties en fonction de votre projet et de votre profil d’emprunteur : garantie invalidité permanente totale (IPT) ; garantie invalidité permanente partielle (IPP) ; garantie incapacité temporaire de travail (ITT) ; éventuellement garantie perte d’emploi. 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Bon à savoir : le refus éventuel à la substitution d’assurance ne peut porter que sur le non-respect de l’équivalence de garanties. 2. Faire établir des devis à garanties équivalentes Une fois les exigences de la banque identifiées, vous pouvez solliciter plusieurs devis auprès d’assureurs ou d’un courtier. Comparer les garanties et le prix Chaque proposition doit être examinée au regard de la fiche d’équivalence. Il faut notamment vérifier : le montant des cotisations ; le mode de calcul de la prime ; les garanties proposées ; les exclusions ; les franchises ; les délais de carence éventuels ; les conditions d’indemnisation ; la quotité assurée ; les éventuelles conditions liées à l’âge ou à la profession. Le TAEA (taux annuel effectif de l’assurance) doit être utilisé pour comparer le coût de plusieurs contrats. Ne pas choisir uniquement l'assurance la moins chère Une cotisation moins élevée ne signifie pas nécessairement que l’offre est plus intéressante. Une assurance peut être moins chère parce qu’elle prévoit davantage d’exclusions ou des conditions d’indemnisation différentes. L’objectif de la substitution est donc de trouver un contrat à la fois compétitif et conforme aux garanties exigées par la banque. 3. Adresser la demande de substitution avec toutes les pièces Après avoir choisi le nouveau contrat, vous transmettez votre demande de substitution à la banque. Constituer un dossier complet Pour éviter les demandes de documents complémentaires et les délais supplémentaires, il est préférable d’envoyer dès le départ toutes les pièces nécessaires, notamment : la demande de substitution ; le nouveau contrat ou certificat d’adhésion d’assurance de prêt ; les conditions générales et particulières utiles à l’analyse ; les éléments permettant de vérifier l’équivalence des garanties ; les informations relatives à la quotité assurée ; tout document complémentaire demandé par la banque. Conserver une preuve de la demande Vous devez conserver une copie de l'ensemble du dossier transmis ainsi que les échanges avec la banque. Ces documents permettent de suivre la procédure et de disposer d'éléments précis en cas de difficulté. La substitution n'est effective qu'une fois le nouveau contrat accepté et les formalités contractuelles réalisées. Il est donc préférable de ne pas considérer le changement comme définitif avant confirmation de la banque. 4. Vérifier l’avenant et le nouveau coût du crédit La banque dispose de 10 jours ouvrés pour accepter ou refuser la substitution. En cas d’accord, elle doit formaliser la modification du contrat de prêt, via un avenant gratuit.  Tout refus doit être motivé par écrit de manière exhaustive afin que vous puissiez éventuellement présenter une nouvelle demande dans les normes. Contrôler les nouvelles informations financières Le changement d'assurance modifie généralement le coût total du crédit. Il convient donc de vérifier les informations figurant dans l'avenant et, le cas échéant, le nouveau taux annuel effectif global (TAEG) calculé avec la nouvelle assurance. Pensez à contrôler : le nom du nouvel assureur ; la date de prise d’effet ; les garanties souscrites ; la quotité assurée ; le montant des cotisations ; le coût total de l’assurance ; les nouvelles données financières du prêt. Une comparaison avec l'ancien contrat permet de vérifier que l'économie attendue est bien réelle. Consultez notre baromètre du pouvoir d’achat immobilier d’octobre 2026 pour constater le gain qu’il est possible de comptabiliser en changeant d’assurance de prêt immobilier. Grâce aux économies de plusieurs milliers d’euros, vous pouvez éventuellement financer l’aménagement ou la rénovation du logement.

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Compléments alimentaires : sont-ils remboursés par la mutuelle santé ?

Les compléments alimentaires sont utilisés pour combler certaines carences, renforcer les apports nutritionnels ou accompagner des besoins spécifiques, notamment pendant la grossesse ou avec l’âge. Pourtant, leur coût reste à la charge du consommateur. La Sécurité sociale ne rembourse pas les compléments alimentaires, mais certaines exceptions existent. De son côté, la mutuelle santé peut proposer une prise en charge partielle grâce à des forfaits spécifiques. Découvrez les conditions de remboursement des compléments alimentaires, les garanties à vérifier dans votre contrat et les solutions pour réduire vos dépenses de santé. La Sécurité sociale rembourse-t-elle les compléments alimentaires ? En règle générale, les compléments alimentaires ne sont pas remboursés par l'Assurance maladie, car ce ne sont pas des médicaments. Ils n'ont pas de propriété curative ou préventive contre les maladies et ne nécessitent pas d'autorisation de mise sur le marché (AMM) de la même manière. Ils regroupent notamment les vitamines, les minéraux, les plantes, les acides aminés et d'autres substances destinées à compléter l'alimentation. Même lorsqu'un médecin recommande leur utilisation, une prescription ne suffit pas à ouvrir un droit au remboursement. La prise en charge dépend de la nature du produit, de son statut réglementaire et des conditions prévues par l'Assurance maladie. Quelques chiffres sur la consommation de compléments alimentaires en France :  Le marché français des compléments alimentaires représente un chiffre d'affaires d'environ 3 milliards d'euros par an (selon les estimations du syndicat Synadiet). 61 % des Français ont consommé des compléments alimentaires au cours des 24 derniers mois. 77 % des consommateurs en prennent de façon régulière (plusieurs cures par an). Les compléments alimentaires les plus consommés et vendus se regroupent autour de grandes catégories de besoins (immunité, forme, digestion, sommeil et stress) : vitamine C, vitamine D, magnésium, Oméga 3, probiotiques, compléments pour les cheveux et les ongles. Le budget moyen dépensé par les Français pour les compléments alimentaires se situe entre 15 et 50 euros par mois pour la majorité des consommateurs. Quels compléments alimentaires peuvent être remboursés ? La Sécurité sociale ne prend en charge certains compléments alimentaires que dans des cas très précis : La dénutrition avérée : les Aliments Destinés à des Fins Médicales Spéciales (ADFMS), comme les Compléments Nutritionnels Oraux (CNO) prescrits après une chirurgie ou un cancer, sont remboursés à 65 %. Les carences documentées et médicalement justifiées : certains traitements ou suppléments spécifiques (comme le fer ou l'acide folique pendant la grossesse, ou certains besoins liés à la chirurgie bariatrique) peuvent être pris en charge s'il s'agit de médicaments et non de simples compléments en vente libre.  Les Affections Longue Durée (ALD) : certaines prises en charge particulières peuvent être validées au cas par cas. Il faut donc distinguer : les compléments alimentaires classiques, non remboursés ; les médicaments prescrits et remboursables, soumis aux règles habituelles de l'Assurance maladie ; les produits nutritionnels à usage médical, dont la prise en charge dépend d'indications spécifiques. La mutuelle santé rembourse-t-elle les compléments alimentaires ? Une mutuelle santé peut rembourser certains compléments alimentaires, mais uniquement si le contrat prévoit une garantie adaptée. La couverture n'est donc pas systématique. En règle générale, les complémentaires santé ne remboursent pas les produits achetés librement en pharmacie, en parapharmacie ou sur Internet. Toutefois, certains contrats intègrent des forfaits qui peuvent contribuer à financer ces dépenses. Bon à savoir : si le complément alimentaire bénéficie d’un remboursement de l’Assurance Maladie, le contrat de mutuelle responsable est obligé de couvrir le ticket modérateur.  Le forfait pharmacie non remboursée Certaines mutuelles proposent un forfait annuel consacré aux médicaments ou aux produits de pharmacie non pris en charge par la Sécurité sociale, ainsi qu’à l’automédication (sans prescription). Selon les conditions du contrat, cette garantie peut couvrir une partie des dépenses engagées pour des compléments alimentaires. Le remboursement peut être limité à un montant annuel ou à un plafond par achat. Avant de compter sur cette prise en charge, vérifiez notamment : le montant du forfait annuel ; les produits éligibles ; l'obligation éventuelle de disposer d'une prescription médicale ; les justificatifs à fournir, comme une facture nominative ; les éventuelles exclusions prévues au contrat. Les forfaits prévention et bien-être D'autres complémentaires santé prévoient une garantie dédiée à la médecine douce, à la prévention ou/et au bien-être. Selon les offres, ces forfaits peuvent couvrir certains produits ou prestations non remboursés par l'Assurance maladie. Attention : un forfait médecine douce ne couvre pas automatiquement les compléments alimentaires. La garantie doit mentionner explicitement les dépenses éligibles ou prévoir une catégorie suffisamment large pour les inclure. Les offres partenaires de certaines mutuelles Certaines complémentaires santé proposent à leurs assurés des avantages auprès de marques spécialisées dans les compléments alimentaires. Ces dispositifs prennent parfois la forme de réductions ou de remboursements ciblés sur certains produits. Il est important de consulter les conditions de l'offre et de vérifier si l'avantage s'applique à vos achats habituels. Comment obtenir le remboursement de vos compléments alimentaires ? Pour savoir si vos achats peuvent être pris en charge, commencez par consulter le tableau des garanties de votre complémentaire santé. 1. Vérifiez les garanties de votre contrat Recherchez les rubriques suivantes : pharmacie non remboursée ; automédication ; prévention et bien-être ; médecines douces ; prestations ou produits partenaires. Si les compléments alimentaires ne sont pas mentionnés, contactez votre organisme pour confirmer leur éventuelle éligibilité. 2. Conservez les justificatifs nécessaires Si votre contrat prévoit un remboursement, rassemblez les documents demandés. Il peut s'agir d'une facture détaillée, d'une prescription médicale ou d'un justificatif précisant la nature du produit acheté. Une facture seule ne garantit pas le remboursement : le produit doit entrer dans le champ de la garantie. 3. Comparez les forfaits avant de choisir votre mutuelle Si vous achetez régulièrement des compléments alimentaires, ce poste de dépenses peut entrer dans vos critères de comparaison. Examinez le montant du forfait, les exclusions et les conditions d'accès à la garantie. Privilégiez une couverture correspondant à vos besoins réels plutôt qu'un contrat plus coûteux uniquement pour bénéficier d'un forfait bien-être. FAQ sur le remboursement des compléments alimentaires Une ordonnance permet-elle de se faire rembourser des compléments alimentaires ? Non, pas systématiquement. Une ordonnance ne suffit pas à rendre un complément alimentaire remboursable. La prise en charge dépend du statut du produit et des conditions définies par l'Assurance maladie ou par votre mutuelle. Les vitamines sont-elles remboursées par la Sécurité sociale ? Certaines spécialités vitaminées disposant du statut de médicament peuvent être remboursées lorsqu'elles remplissent les conditions requises. Les vitamines vendues comme compléments alimentaires classiques restent généralement à la charge de l'acheteur. La mutuelle rembourse-t-elle les probiotiques et le magnésium ? Cela dépend du contrat. Les probiotiques et le magnésium vendus comme compléments alimentaires ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. Une mutuelle peut éventuellement les couvrir au titre d'un forfait spécifique, si les conditions de garantie le permettent. Comment savoir si un complément alimentaire est remboursé ? Consultez les informations officielles relatives au produit, demandez conseil à votre pharmacien et vérifiez votre tableau de garanties. En cas de doute, contactez directement votre complémentaire santé avant l'achat.