Mutuelles : les seniors paieront encore plus en 2022

mutuelle tarif senior

Tout le monde s'accorde sur la cherté des complémentaires santé, un sentiment exacerbé depuis l'annonce d'une très forte hausse des tarifs pour l'année 2022. Dans une étude réalisée en septembre, le courtier Meilleurtaux s'est penché sur les prix des mutuelles, et notamment sur ceux des contrats seniors. Le constat est sans appel : non seulement les écarts tarifaires d'un département à l'autre sont conséquents, mais le tarif excède souvent les 3 000€ par an pour un couple de retraité.  

Très chère complémentaire santé

L'étude de Meilleurtaux porte sur quatre profils : un jeune salarié de 25 ans assuré en garanties standard, un famille avec 2 adultes et 2 enfants en garanties standard et enfin un couple âgé de 60 ans en garanties standard et un second en garanties renforcées.

Les chiffres indiquent que l'année 2021 enregistre une nouvelle hausse globale dans un contexte de crise sanitaire et de mise en œuvre de la réforme 100% Santé. La prime actuelle est historiquement haute et cache de fortes disparités selon la zone géographique.

Le jeune actif paie en moyenne 310€ par an, 224€/an s'il habite dans le Haut-Rhin et 337€/an s'il est parisien. Pour la famille, le tarif moyen s'affiche à 1 100€ par an, avec un écart allant de 794€/an (Haut-Rhin) à 1 208€/an (Paris). Un couple de seniors débourse en moyenne 1 158€ pour des garanties classiques, mais pour des garanties renforcées, plus adaptées aux besoins de santé des personnes âgées, la facture grimpe à 2 883€ par an (contre 2 871€ en 2020), avec un pic à 3 306€/an à Paris, soit 423€ de plus que la moyenne nationale.

Les retraités installés en Bretagne, dans le Grand Ouest ou dans l'Est sont les plus "chanceux" avec des tarifs oscillant entre 2 116€/an et 2 771€/an.

Paris, Les Hauts-de-Seine et les Alpes Maritimes sont les trois départements les plus chers quel que soit le profil de l'assuré. C'est dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle que les assurés paient le moins pour s'assurer, un phénomène qui s'explique par le régime de santé spécifique à la région Alsace-Moselle. Dans ces 3 départements, les primes ont même reculé sur un an !

Source : Meilleurtaux Assurance

Flambée des tarifs des complémentaires en 2022

Malheureusement, les tarifs des mutuelles ne vont pas en rester là. Les récentes annonces des organismes de santé complémentaire portent un sérieux coup au pouvoir d'achat des ménages. Les primes pour l'année 2022 vont augmenter entre 7% et 10%, une hausse qualifiée de "brutale et inédite" de l'aveu même de la Fédération nationale indépendante des mutuelles (Fnim). Le cabinet Facts & Figures anticipe pour sa part une hausse moyenne plus sage, entre 3% et 5%, tandis que le cabinet Addactis, autre actuaire, prévoit une indexation de la hausse des tarifs entre 4% et 6%. Quelle que soit l'ampleur de cette hausse, elle sera bien réelle... et elle n'est pas nouvelle.

Chaque année, les complémentaires santé sont épinglées par l'association UFC-Que Choisir pour la cherté des contrats, leur opacité persistante et leurs augmentations tarifaires rarement justifiées. En 2021, les tarifs ont progressé autour de 4%, faisant suite aux hausses de ces années précédentes, respectivement 4% et 5% en 2019 et 2020. Le chiffre est plus impressionnant sur la durée : en 2017 sur une décennie, la hausse cumulée était de 47%, alors que le taux de l'inflation dans le même temps était lui de 14%.

En 2006, la cotisation moyenne était de 468€ par an pour une personne (données UFC-Que Choisir). Elle est désormais autour de 770€ en appliquant les augmentations moyennes annuelles. C’est 302€ de plus !

La résiliation infra-annuelle pour contrer la hausse tarifaire

Mathématiquement, si l'on prend l'hypothèse la moins optimiste, un couple de seniors qui débourse en 2021 3 000€ par an pour sa couverture complémentaire devra ajouter 300€ pour continuer à être protégé par son contrat en 2022. Ces progressions ne sont que des moyennes. Certains contrats pourraient subir une augmentation beaucoup plus marquée, jusqu'à 20%.

Malgré le rappel à l'ordre du gouvernement, il est quasiment exclu que les organismes jouent la modération. Entre la forte augmentation des soins dentaires sur les six premiers mois de l'année 2021 (+45%), le recours à la réforme 100% Santé également en optique et aides auditives, et une consommation accrue de soins ostéo et kiné, les comptes des mutuelles seraient dans le rouge. Les campagnes de majoration sont lancées, la demande de l'exécutif d'un gel des tarifs étant totalement illusoire.

Les assurés ont en main la possibilité de changer de mutuelle à tout moment et sans frais au-delà de la première année de souscription. Depuis l'entrée en vigueur de la résiliation infra-annuelle en complémentaire santé en décembre 2020, les consommateurs n'hésitent plus à comparer les offres pour bénéficier de tarifs toujours plus compétitifs. Avec ce bond des tarifs l'an prochain, les organismes doivent craindre une volatilité plus sensible de leur clientèle, a fortiori des seniors qui doivent payer individuellement plus que l'équivalent d'un mois de pension net (1 393€ en moyenne selon la Drees) pour être couverts décemment.

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Hausse du forfait journalier hospitalier le 1er mars 2026 : comment être remboursé ?

Après la revalorisation de certaines consultations médicales en janvier dernier, les Français doivent à nouveau faire face à une hausse des dépenses de santé. À compter du 1er mars 2026, le forfait journalier hospitalier passe de 20 à 23 euros, soit une augmentation de 3 euros par jour d'hospitalisation. D’autres forfaits de santé augmentent dans la foulée.  À quoi correspond ce forfait journalier ? Le forfait journalier hospitalier est une participation financière demandée à tout patient hospitalisé (hors exemptions comme les femmes enceintes et les nouveaux-nés). Contrairement aux actes médicaux, il n'est pas remboursé par l'Assurance maladie et reste à la charge du patient, sauf en cas de complémentaire santé.  Ce forfait couvre des frais dits "hôteliers", c'est-à-dire les prestations non médicales liées au séjour, notamment : La restauration (repas servis pendant l'hospitalisation) L'entretien et le nettoyage des locaux L'hébergement, incluant la chambre et la literie Cette contribution est due pour chaque journée passée dans un établissement de soins, quelle que soit la durée du séjour. Les autres forfaits hospitaliers qui augmentent La hausse ne se limite pas au seul forfait journalier. Plusieurs autres participations financières dans le cadre d'une hospitalissation sont également revues à la hausse à partir du 1er mars 2026. Les forfaits hospitaliers revalorisés au 1er mars 2026 Le forfait patient urgences (FPU) : facturé aux patients qui se rendent aux urgences sans nécessiter d'hospitalisation, il augmente de 19,61 € à 23 €. Le forfait des services psychiatriques : il passe de 15 à 17 euros par jour d’hospitalisation dans une unité psychiatrique. Le FPU minoré pour patients vulnérables : destiné aux personnes en affection longue durée (ALD) ou à d'autres profils fragilisés, ce forfait passe de 8,49 € à 9,96 €. Une hausse supplémentaire prévue en avril 2026 Au-delà des forfaits journaliers, la participation forfaitaire applicable aux actes médicaux lourds ou coûteux — ceux dont le tarif dépasse 120 €— va subir également une hausse. À compter du 1er avril prochain, elle sera facturée 32 €, contre 24 € actuellement. Ces revalorisations s'appliquent de manière uniforme à l'ensemble du territoire national, dans tous les hôpitaux publics et privés ainsi que dans tous les services d'urgence de France. Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé ces hausses des forfaits hospitaliers ? Ces revalorisations s'inscrivent dans le cadre de la Loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2026 adoptée en décembre 2025. Face à un déficit persistant, le gouvernement cherche à réduire le déséquilibre financier de l'Assurance Maladie, qui s'élevait à 23 milliards d'euros l'an passé. L'objectif est de le ramener à 17,4 milliards d'euros. La hausse des forfaits journaliers hospitaliers doit permettre de dégager environ 400 millions d'euros d'économies pour la Sécurité Sociale. Une mesure budgétaire présentée comme nécessaire, mais qui ne fait pas l'unanimité. Le syndicat Unsa (Union nationale des syndicats autonomes) a notamment dénoncé une décision qu'il juge profondément inéquitable pour les personnes aux revenus modestes, qui se retrouvent à supporter le poids d'un effort collectif sans disposer des moyens pour y faire face. Qui va payer la hausse du forfait hospitalier ? La prise en charge du forfait journalier hospitalier et des autres forfaits de santé dépend de la présence ou non d'une couverture complémentaire. Les assurés disposant d'une complémentaire santé Pour la majorité des Français bénéficiant d'une mutuelle ou d'une assurance complémentaire, la facture hospitalière ne changera pas dans l'immédiat. Le contrat de mutuelle responsable rembourse obligatoirement le forfait journalier hospitalier, sans limite de durée. Les assurances privées, qui ne sont pas soumises à un cahier des charges réglementaires, peuvent également rembourser les forfaits de santé en fonction des garanties souscrites. Toutefois, cette absence d'impact immédiat ne signifie pas que les assurés seront épargnés à long terme. Les répercussions arriveront dans un deuxième temps. Confrontées à une hausse mécanique de leurs dépenses, les complémentaires santé devraient compenser ces surcoûts en augmentant les cotisations dans les mois à venir. Les assurés ne vont pas être de leur poche au moment de leur hospitalisation, mais auront probablement une prime plus élevée à l'avenir. Les Français sans complémentaire santé Pour les 4% de Français, soit 2,5 millions de personnes, qui ne disposent pas de couverture complémentaire (chiffres de la Drees), le coup financier est immédiat et direct. Ce chiffre bondit à 12% pour les 10% de Français les plus modestes. L'intégralité du forfait journalier reste à leur charge, sans aucun remboursement possible de la part de l'Assurance maladie. Cette situation pénalise particulièrement les personnes sanctionnées par l’effet de seuil, celles dont les revenus se situent juste au-dessus des plafonds permettant de bénéficier de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS). Ce dispositif permet d’accéder à une mutuelle responsable gratuite ou moyennant une participation minime en fonction des revenus. Or, les bénéficiaires de la CSS sont exemptés du forfait journalier hospitalier. On estime que la moitié des personnes éligibles ne réclament pas la CSS. Ce qu'il faut retenir Le forfait journalier hospitalier passe de 20 à 23 € dès le 1er mars 2026. Le forfait patient urgences (FPU) atteint également 23 € à cette même date. Le forfait psychiatrique augmente à 17 € par jour. Le FPU pour patients vulnérables (ALD, etc.) passe à 9,96 €. La participation forfaitaire pour actes lourds passera de 24 à 32 € en avril 2026. Les assurés avec mutuelle ne paieront pas directement, mais pourraient voir leurs cotisations augmenter. Les Français sans complémentaire santé supporteront la hausse immédiatement et intégralement. La CSS reste une solution pour les personnes à revenus modestes : vérifiez votre éligibilité.  

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Réouverture de MaPrimeRénov en 2026 : tout ce qu'il faut savoir pour déposer votre dossier

Suspendu depuis le début de l'année faute de financement, le dispositif MaPrimRénov est de nouveau accessible depuis le lundi 23 février 2026. Cette réouverture intervient après l'adoption définitive du budget 2026 et s'accompagne d'une nouveauté importante pour les projets de rénovation globale. Voici ce que vous devez savoir avant de vous lancer. 2 mois de suspension et jusqu’à 6 mois d’attente Depuis le 1er janvier 2026, MaPrimeRénov était à l'arrêt. L'absence de budget validé avait contraint l'Agence nationale de l'habitat (Anah) à suspendre l'ensemble des nouvelles demandes, laissant de nombreux ménages dans l'incertitude quant à leurs projets de rénovation énergétique. La validation du budget 2026 a permis de lever ce blocage. Non seulement les nouvelles demandes sont désormais acceptées, mais l'instruction des dossiers déposés avant la suspension a également repris. Il faudra néanmoins s'armer de patience : les délais de traitement restent élevés, avec plus de 6 mois d'attente pour les rénovations d'ampleur et environ 3 mois pour les travaux plus ponctuels. MaPrimRénov : ce qui change en 2026 Un rendez-vous obligatoire pour les rénovations globales C'est la principale évolution de cette réouverture. Pour toute rénovation d'ampleur, un entretien personnalisé avec un conseiller France Rénov est désormais exigé avant le dépôt du dossier. Cette mesure répond à 2 objectifs : mieux accompagner les ménages dans la définition de leur projet limiter les fraudes, qui ont représenté un problème croissant dans le secteur de la rénovation énergétique ces dernières années. Ce rendez-vous peut se tenir selon différentes modalités, selon votre situation et vos préférences : en agence, en visioconférence ou par téléphone. L'essentiel est qu'il ait lieu avant toute soumission de dossier. Des aides ouvertes à tous les profils Autre changement notable : MaPrimeRénov n'est plus réservée aux seuls ménages aux revenus modestes. Tous les profils peuvent désormais déposer une demande, quelle que soit leur tranche de revenus. En revanche, les barèmes d'aides restent identiques à ceux annoncés au milieu de l'année 2025. Il n'y a donc pas de hausse ni de baisse des montants accordés. Comment déposer une demande MaPrimeRénov en 2026 Étape 1 : vérifier son éligibilité et créer un compte Avant toute démarche, il convient de s'assurer que votre projet entre bien dans le cadre des travaux éligibles. Rendez-vous ensuite sur le site officiel de MaPrimeRénov pour créer votre espace personnel. Soyez vigilant : de faux sites imitant la plateforme officielle circulent sur Internet. Vérifiez systématiquement l'URL avant de saisir vos informations personnelles. Étape 2 : prendre rendez-vous avec un conseiller France Rénov Pour un projet de rénovation globale, cette étape est désormais incontournable. Le conseiller vous aidera à structurer votre projet, à identifier les travaux prioritaires et à vous orienter vers les artisans compétents. Ce temps d'échange est aussi l'occasion de faire le point sur l'ensemble des aides auxquelles vous pouvez prétendre. Étape 3 : choisir un professionnel labellisé RGE Les artisans retenus pour réaliser les travaux doivent obligatoirement être certifiés RGE, c'est-à-dire Reconnu Garant de l'Environnement. Cette certification est une condition sine qua non pour bénéficier de la prime. Prenez le temps de comparer plusieurs devis afin de choisir le prestataire le plus adapté à votre projet et à votre budget. Attention : les travaux ne doivent pas avoir débuté avant le dépôt officiel de votre demande, sous peine de perdre le bénéfice de l'aide. Étape 4 : constituer et soumettre le dossier en ligne Une fois le professionnel sélectionné, vous pouvez compléter votre dossier directement depuis votre espace en ligne. Vous devrez y joindre les devis obtenus, indiquer le montant des autres aides éventuellement perçues et fournir les pièces justificatives demandées. Concernant les certificats d'économies d'énergie (CEE), ils doivent être déclarés pour les travaux réalisés par geste, tandis qu'ils sont déjà intégrés dans le calcul de l'aide pour les rénovations globales. Étape 5 : démarrer les travaux après validation Ce n'est qu'après l'accord formel de l'Anah que vous pouvez lancer le chantier. Une fois les travaux terminés, il vous suffira de déposer la facture finale dans votre espace personnel pour déclencher le versement de la prime. Celle-ci est réglée en une seule fois, par virement bancaire. Un budget de 3,6 milliards d'euros pour MaPrimRénov 2026 L'enveloppe allouée à MaPrimeRénov pour cette année s'élève à 3,6 milliards d'euros. L'Anah ambitionne de financer 150 000 rénovations ponctuelles et 120 000 rénovations globales sur l'ensemble de l'exercice.  Cet objectif est toutefois contraint par le stock de dossiers en attente accumulés fin 2025, qui viendront en partie absorber les capacités de traitement disponibles. Les ménages souhaitant bénéficier du dispositif ont donc tout intérêt à déposer leur demande rapidement.