Mutuelle : les inégalités d'accès aux soins s'amplifient

Mutuelle : les inégalités d'accès aux soins s'amplifient

Dans son 4ème Observatoire, la Mutualité Française s'intéresse aux disparités d'accès aux soins, un problème qui ne cesse de croître au fil des années, notamment du fait du vieillissement de la population. Voici les informations principales à retenir de cette vaste enquête qui dresse le bilan de l'offre de soins en France et met en lumière les derniers dispositifs de lutte contre l'inéquitable accès aux soins.

Les chiffres clés de la santé

La 4ème édition de Place de la Santé, l'Observatoire de la Mutualité Française consacré à la santé dans notre pays, se penche sur les inégalités d'accès aux soins, un problème récurrent qui prend de l'ampleur entre une demande de soins qui s'accentue, principalement en raison du vieillissement de la population, et une offre médicale disparate dont la densité s'amenuise avec la vague de départs à la retraite de médecins dans la prochaine décennie.

L'Observatoire illustre le phénomène avec 10 chiffres clefs :

  • x 8 : la dépense moyenne de santé pour un homme âgé de 70 à 74 est 8 fois plus élevée que celle d'un homme de 20 à 24 ans.
  • + 35% : entre 2020 et 2050, la part des personnes âgées de 60 ans et plus va augmenter de plus de 35%.
  • + 40% : en dix ans, le nombre de personnes souffrant d'affection de longue durée a augmenté de 40%. Dans l'intervalle, la population couverte par l'Assurance Maladie augmenté de 8%. En 2018, plus de 11 millions de personnes (18% des assurés) sont atteintes d'une ou plusieurs maladies chroniques, et bénéficient du dispositif qui rembourse les soins à 100% (sur la base du tarif conventionné).
  • 7,4 millions : en 2018, 11,1% de la population soit 7,4 millions de personnes vivent dans une commune où l'accès à un médecin généraliste est réduit (7,6% en 2012), c'est-à-dire qu'elles ne peuvent pas consulter leur généraliste plus de 2,5 fois par an (moyenne nationale : 3,9 consultations par an et par habitant).
  • - 13% : le nombre de médecins généralistes aura diminué de 13% entre 2010 et 2025. Au 1er janvier 2020, la France comptait près de 227 000 médecins.
  • 97 jours : il faut en moyenne 97 jours pour obtenir un rendez-vous chez un ophtalmologiste dans les communes petites et moyennes, contre 29 jours à Paris.
  • 5,2 millions : voici le nombre de personnes qui consultent en dehors du parcours de soins coordonnés, c'est-à-dire sans passer par leur médecin traitant.
  • 4,3 millions : en avril 2020, 4,3 millions de téléconsultations ont été enregistrées contre 28 000 en décembre 2019.
  • 25% : en 2019, un quart des vaccinations anti-grippales a été réalisé par les pharmaciens.
  • + 30% : le nombre de maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) a augmenté de 30% entre 2017 et 2020, soit un total de 1 612 MSP.

Des inégalités géographiques

En France, la densité moyenne de médecins atteint 339 praticiens pour 100 000 habitants, une moyenne qui cache une cruelle répartition hétérogène de la médecine :

  • une concentration des spécialistes dans les grands pôles urbains : Paris affiche la plus forte densité de spécialistes avec 626 praticiens pour 100 000 habitants. Suivent, dans des proportions beaucoup plus faibles, le Rhône (280) et les Alpes-Maritimes (277). En bas du classement, l'Eure, la Meuse, l'Ain et la Mayenne où les densités sont les plus faibles (entre 70 et 80 praticiens pour 100 000 hab.).
  • une multiplication des déserts médicaux : entre 2012 et 2018, le pourcentage de personnes habitant dans un désert médical est passé de 7,6% à 11,1% de la population. Ces zones où le nombre de médecins fait défaut se situent principalement dans le centre, le nord-ouest, et dans certaines communes du Val d'Oise et de la Seine-et-Marne. Dans l'Yonne, la proportion de population vivant en zone sous-dense s'élève à 41%, alors qu'elle n'est que de 1% dan les Bouches-du-Rhône.

Si la tendance actuelle se poursuit, l'offre médicale risque de se révéler insuffisante à plus ou moins courte échéance, entre les départs à la retraite programmés (en 2019, 45% des médecins sont âgées de 55 ans ou plus) et la baisse du numerus clausus des années 1980-1990. En parallèle, le nombre de seniors de 60 ans et plus aura augmenté de près de 30%.

Le partage de compétences pour améliorer l'accès aux soins

Ces tensions sur notre système de santé ne sont pas irrémédiables, comme l'exprime Thierry Beaudet, président de la Mutualité Française. Et de citer le partage de compétences, la délégation de tâches, l'exercice professionnel regroupé au sein de maisons de santé, ou la télémédecine comme remèdes au problème.

  • La vaccination antigrippale : depuis mars 2019, les pharmaciens sont autorisés à effectuer les vaccins contre la grippe saisonnière. Le succès est au rendez-vous puisque 2,5 millions de personnes ont fait appel à eux l'an dernier, soit 25% des vaccinations antigrippales. Le dispositif permet modestement de désengorger les cabinets des médecins tout en améliorant la couverture vaccinale.
  • Les protocoles de coopération : les orthoptistes participent à la prise en charge des patients suivis par les ophtalmologistes. Ils ont réalisé 145 000 bilans visuels en 2019, ce qui permet de libérer du temps aux ophtalmos pour d'autres actes.

L'exercice coordonné de la médecine, par le déploiement notamment des MSP et des centres de santé (+39% en 2020), favorise une meilleure prise en charge des pathologies complexes. Autre dispositif, peu connu du grand public, les CPTS (Communautés Professionnels Territoriales de Santé) visent à renforcer les coordinations entre les professionnels de santé à l'échelle nationale.

  • La téléconsultation : crise sanitaire oblige, la consultation médicale à distance s'est très largement développée. En avril 2020, le nombre de téléconsultations a été multiplié par 154 par rapport à décembre 2019. 80% des Français y sont favorables, estimant que la télémédecine est une solution aux difficultés d'accès aux soins.
 

source : Place de la Santé - Observatoire octobre 2020

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En changeant de contrat, on peut réduire la facture jusqu'à 40%. Et parmi les dépenses auxquelles les ménages ne peuvent échapper, les assurances auto, habitation et santé grèvent leur budget avec des augmentations très nettes en une décennie : +16%, +33% et +39% respectivement entre 2010 et 2021 ! Résiliation en assurance : que dit la loi ? Cette mesure de simplification des procédures de résiliation en assurance viendrait renforcer la réglementation existante. Depuis l'entrée en vigueur de la loi Hamon en janvier 2015, il est possible de dénoncer son assurance habitation, auto/moto ou affinitaires à tout moment et sans frais à l'issue de la première année d'engagement. Cette faculté de résiliation infra-annuelle a été étendue aux contrats d'assurance santé complémentaire en décembre 2020. Avant cela, en juillet 2015, ce fut au tour des contrats d'assurance emprunteur d'accéder à la résiliation à tout moment durant la première année de souscription (loi Hamon). Dans la foulée, la loi Bourquin de janvier 2018 va autoriser la résiliation à chaque échéance, passé le premier anniversaire de l’offre de prêt. Un cadre réglementaire qui fait un bond en avant avec l'adoption de la loi Lemoine 2022.  Depuis le 1er juin 2022, tout nouvel emprunteur peut, à tout moment et sans frais, changer son assurance emprunteur par une offre à garanties au moins équivalentes, sans attendre de date butoir. Dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt, il est possible de résilier l’assurance en cours afin d’opter pour un contrat moins cher et tout aussi protecteur. Ce nouveau droit sera accessible à tous les emprunteurs, quelle que soit l’antériorité de leur contrat, à compter du 1er septembre 2022. Le projet de loi pouvoir d'achat veut donc aller plus loin que les dispositifs en place et lutter contre les prolongations artificielles des contrats en offrant la possibilité de résilier en ligne en quelques clics. 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Prêt immobilier : est-il intéressant de renégocier en juillet 2022 alors que les taux augmentent ?

La hausse brutale des taux d'intérêt en matière d'emprunt immobilier oblige à s'interroger sur la pertinence d'une opération de renégociation ou rachat de crédit. Or le taux n'est pas le seul élément qui peut être révisé. En changeant d'assurance emprunteur dès maintenant, vous pouvez réaliser de juteuses économies. Magnolia.fr vous explique la démarche à suivre. Les règles du rachat de prêt immobilier Si vous détenez un prêt immobilier, il semble légitime de questionner régulièrement la performance du contrat et de savoir s'il n'existe pas des leviers pour faire baisser le coût global de l'emprunt. La réglementation du crédit immobilier vous autorise à renégocier les termes du contrat avec la banque prêteuse, également à faire jouer la concurrence en obtenant le rachat du crédit par un autre établissement. L'objectif étant de réduire le coût de votre crédit, il convient de respecter plusieurs règles : La différence entre le nouveau et l'ancien taux doit au minimum être de 0,7 point, l'idéal étant un écart de 1 point. Si vous avez emprunté à 3% (hors assurance et coût des sûretés), le nouveau taux négocié doit se situer entre 2% et 2,3%. Le montant du capital restant dû doit être significatif, au moins 70 000€. Le prêt doit être dans la première moitié de la durée de remboursement. À la faveur d'une baisse des taux du marché, il paraît évident de vouloir profiter de conditions plus avantageuses pour s'endetter à un taux plus faible que le taux initial. Mais quand les taux remontent, l'opération se justifie-t-elle ? Renégocier ou racheter son prêt : attention à la hausse des taux En période de hausse des taux d'intérêt, l'équation est plus compliquée et offre moins de latitude. Actuellement, le taux moyen sur 20 ans oscille entre 1,70% et 2% selon les banques, soit le niveau établi au printemps 2016. Depuis lors, les taux n'ont cessé de reculer pour atteindre leur plancher en décembre 2021 (autour de 1% sur 20 ans). Il faut avoir emprunté avant janvier 2016 pour justifier une démarche de renégociation, a fortiori un rachat de crédit immobilier qui implique des frais incompressibles (indemnités de remboursement anticipé, frais de nouvelle garantie, frais de dossier). Faites vos calculs. Pour vous y aider, utilisez un comparateur de rachat de prêt immobilier en ligne, seul moyen de vérifier la rentabilité effective de l'opération. Sur la base de votre capital restant dû et de la durée résiduelle de remboursement, visualisez les propositions des banques. Les simulateurs sur internet donnent une première estimation de l'économie à faire grâce au rachat de crédit immobilier. Ces simulations sont généralement optimistes. N'hésitez pas à solliciter les services d'un courtier pour avoir une idée plus réaliste. En l'absence de gain par le biais des taux, il existe une autre source d'économies : l'assurance qui couvre votre crédit immobilier peut être renégociée, et ce, indépendamment des autres éléments qui composent le coût de votre emprunt. Nouvelle législation en assurance prêt immobilier  Dépense contrainte quand on emprunte pour acheter un bien immobilier, l'assurance est un produit négociable en amont comme en aval. Son coût est obligatoirement intégré dans le TAEG (Taux Annuel Effectif Global), indicateur du coût final d'un prêt immobilier car il agrège tous les frais exigés à l'obtention du financement (intérêts, frais de dossier, garantie, etc.). Durant toute la vie du crédit, il est possible de résilier l'assurance en cours pour la substituer par une offre moins chère à garanties équivalentes. La réglementation en matière d'assurance de prêt immobilier a subi diverses évolutions depuis l'entrée en application de la loi Lagarde sur la délégation d'assurance. La dernière en date : la loi Lemoine 2022, un texte qui autorise le changement de contrat à n'importe quel moment, sans attendre une date butoir comme l'imposaient les précédents dispositifs (loi Hamon et loi Bourquin). Depuis le 1er juin 2022, tout nouvel emprunteur peut résilier son contrat d'assurance à tout moment et sans frais, droit offert à tous à compter du 1er septembre prochain. Négociez une nouvelle assurance crédit moins chère Puisque vous détenez déjà un prêt immobilier, vous tombez sous les dispositions de l'amendement Bourquin, texte qui reste applicable jusqu’au 1er septembre, date d’entrée en vigueur de la résiliation à tout moment pour tous, quelle que soit l'antériorité du contrat. Cela vous oblige à respecter la date d'échéance. Vous disposez alors d'un délai de deux mois minimum avant la date d'anniversaire du contrat (ou tout autre date précisée par la banque) pour engager une démarche de résiliation/substitution. En cas de rachat de votre prêt immobilier par une banque concurrente, le contrat d'assurance est automatiquement résilié, qu'il s'agisse d'un contrat groupe ou délégué.  Le nouveau prêt sera alors couvert par une nouvelle assurance, et là encore, vous disposez de votre droit au libre choix du contrat. Peut-être êtes-vous éligible à un autre volet de la loi Lemoine : la fin du questionnaire de santé si le montant du crédit est inférieur à 200 000€, avec un terme avant votre 60ème anniversaire. La souscription à l’assurance est simplifiée, en particulier pour les personnes présentant des risques de santé. Le changement d'assurance est possible en dehors de toute configuration de renégociation ou rachat de crédit. L'opération se justifie par elle-même en vertu des économies potentielles à la clef. Vous pouvez épargner jusqu'à 15 000€ sur la durée restante du prêt. En moyenne, les assurances proposées par les prestataires externes sont jusqu'à 3 fois moins chères que les offres bancaires, à couverture équivalente. Comparez les offres en ligne et obtenez plusieurs devis gratuits correspondant à votre situation.À l’heure où le pouvoir d’achat des Français est rogné par l’inflation galopante, les emprunteurs ont en main une solution pour faire baisser drastiquement le coût de leur crédit immobilier : le changement d’assurance de prêt immobilier.

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PRESSE // Crédit immobilier : Notre astuce pour s'offrir des vacances chaque année ... au frais du banquier !

L’insurtech Magnolia.fr, Marketplace n°1 en Assurance de Prêt, a décidé d’offrir ses bons plans à tous les détenteurs d’un crédit immobilier pour s'offrir des vacances d’été en famille ou à deux grâce à une astuce très simple : changer l’assurance de leur crédit immobilier. En effet il est désormais possible, grâce à la Loi Lemoine, d’en changer à tout moment et de faire de belles économies ! Ce gain inespéré de pouvoir d’achat peut donner un vrai souffle à tous les propriétaires, qui pourront, dès la première année, se financer de belles vacances. Mais où pourront-ils partir avec les économies réalisées ? Changement d'Assurance Emprunteur :1 400€ d'économies moyenne la première année 85% des français, soit presque 8 millions de foyers, sont encore couverts par leur banque. Pourtant, les économies à la clé sont considérables : en moyenne 15 000 euros par emprunteur, soit 30 000 euros pour un couple et donc + de 1 400 euros dès la première année du changement.   De jolies vacances avec les économies réalisées ... ?  Une semaine en famille à Saint-Malo Vous et votre petite pourrez louer le temps de quelques jours une petite maison à Saint-Malo pour profiter du bon air breton et partir à la pêche au crabe pour le bonheur de tous !  Une semaine en amoureux dans un hôtel en Crète Offrez à votre couple le paradis crétois au sein d’un petit resort adorable, les pieds dans l’eau ! Ciel bleu et chaleur garantis ! Une semaine entre amis en Amerique Latine Partez en sac à dos au bout du monde et profitez des nuits à la belle étoile et de repas à moindre prix.