Budget de la Sécu 2022 : les changements qui concernent votre santé

Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2022 a été adopté le 29 novembre dernier. Il prévoit plusieurs mesures destinées à faciliter l'accès aux soins comme le remboursement de la contraception pour les jeunes femmes ou la prescription des lunettes par les orthoptistes. Faisons le point sur ces bonnes nouvelles qui vont améliorer votre santé et simplifier votre parcours de soins.

Contraception gratuite pour toutes les femmes jusqu'à 25 ans

Aujourd'hui, l'Assurance Maladie prend en charge intégralement la contraception pour les mineures. En 2022, toutes les femmes jusqu'à 25 ans pourront se faire rembourser à 100% les prestations et produits suivants :

  • une consultation par an avec un médecin ou une sage-femme
  • les contraceptifs (pilule, implants, stérilet, diaphragme, contraception d'urgence, hors préservatif féminin, patch contraceptif, spermicide et anneau vaginal)
  • les examens biologiques nécessaires.

Les infirmiers et les pharmaciens sont autorisés à renouveler toute prescription médicale de contraception datant de moins d'un an pour une durée supplémentaire de 6 mois maximum (non renouvelable).

Simplification de l'accès à la CSS (Complémentaire Santé Solidaire)

Le PLFSS 2022 prévoit de faciliter l'attribution de la CSS aux bénéficiaires du RSA (Revenu de Solidarité Active) et de l'ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées), qui y sont automatiquement éligibles compte tenu de leurs ressources. Les personnes touchant le RSA n'auront aucune démarche préalable de leur part pour profiter de la CSS, et les seniors qui reçoivent le minimum vieillesse bénéficieront d'une présomption de droit à la CSS. Ces derniers recevront directement la documentation nécessaire sans qu'ils aient à engager la démarche pour obtenir la CSS.

Rappelons que la CSS remplace la CMU-C et l'ACS depuis novembre 2019. Ce dispositif dispense les personnes bénéficiaires de faire l'avance des honoraires et des frais chez les médecins et autres praticiens de santé, ainsi que sur les médicaments et la plupart des dispositifs médicaux comme les fauteuils et les pansements. Les consultations ne peuvent donner lieu à aucun dépassement d'honoraires, sauf exigence du patient. 

Selon conditions de ressources, la CSS est sans participation financière ou coûte entre 8€ et 30€ par mois selon l'âge.

Vous pouvez évaluer vos droits à la CSS en cliquant sur ce lien.

Prescription des lunettes par les orthoptistes

Les orthoptistes pourront réaliser, sans ordonnance préalable d'un ophtalmologiste, des bilans visuels simples et prescrire des lunettes ou des lentilles de contact pour les corrections faibles. Cette mesure a suscité la grogne des ophtalmologistes, qui ont fait grève fin octobre sur l'appel de leur syndicat. Ils fustigent “une démédicalisation de la prise en charge de l'examen visuel et du dépistage”, et mettent en garde contre le danger pour les patients, en particulier dans la prévention du diabète. Le but de la mesure est de lutter contre les délais d'attente, souvent très longs, pour obtenir un rendez-vous chez l'ophtalmo.

Les orthoptistes sont des auxiliaires médicaux dont la mission est de corriger les troubles occulaires par la rééducation et la réadaptation, mais ils ne sont pas médecins à la différence des ophtalmologistes. Ils interviennent souvent à la demande du médecin spécialiste et sont autorisés depuis avril 2020, tout comme les opticiens, à assurer le renouvellement et l'adaptation d'équipements d'optique sous certaines conditions.

Accès direct aux kinés et aux orthophonistes

En 2022, il sera possible de se rendre chez son kiné ou son orthophoniste sans ordonnance de son médecin traitant, à condition qu'il exerce dans un structure de soins coordonnés (maisons de santé et centres de santé). La mesure sera d'abord expérimentée sur 3 ans dans 6 départements dont la liste n'est toujours pas connue. Les zones sélectionnées pour cette expérimentation seront en priorité situées là où l'accès à un rendez-vous médical est difficile.

Prise en charge de la télésurveillance médicale

Pratique médicale intégrée dans la télémédecine, la télésurveillance sera remboursée par l'Assurance Maladie en 2022. Seuls les dispositifs de télésurveillance inscrits sur une liste définie par arrêté ministériel seront susceptibles d’être pris en charge.

La télémédecine se définit comme une activité de surveillance médicale associée à un dispositif médical numérique ayant pour objet la collecte, l’analyse et la transmission de données et l’émission d’alerte.

Jusqu’à présent en phase expérimentale et limitée à 5 pathologies (diabète, insuffisances cardiaques, respiratoires et rénales, prothèses cardiaques implantables), la télémédecine permet à un professionnel de santé d’interpréter à distance des données recueillies sur le lieu de vie du patient. Elle sera généralisée à l’ensemble des maladies chroniques.

Remboursement du dépistage du VIH sans ordonnance

La crise sanitaire actuelle due au virus Covid-19 a eu un impact sur de nombreuses maladies comme le VIH pour lequel le nombre de dépistage a baissé de 15% en 2020 par rapport à 2019. Pour pallier le phénomène, le PLFSS 2022 inclut le dépistage gratuit et sans ordonnance à compter du 1er janvier 2022. Aujourd'hui, il faut débourser entre 17 et 25€ pour se faire dépister.

Paris et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur expérimentent déjà le dispositif depuis 2 ans. Baptisée "Au labo sans ordo", l'expérimentation est concluante et sera généralisée à l'ensemble du territoire. Actuellement, environ 173 000 Français sont porteurs du VIH et 24 000 l'ignoreraient.

Revalorisation de l'allocation de proche aidant

Le montant de l'allocation journalière du proche aidant (AJPA) sera revalorisé au niveau du Smic, soit 58€ nets par jour contre 43,89€ actuellement pour une personne vivant en couple et 52,13€ pour une personne seule.

L'AJPA indemnise les personnes qui interrompent leur activité professionnelle pour s'occuper d'un proche en situation de handicap ou de perte d'autonomie sévère. Actuellement, seuls les aidants qui assistent les personnes souffrant d'une dépendance ou d’un handicap classé de GIR1 à GIR3 sur la grille AGGIR, sont indemnisés. 

L'AJPA sera élargie à toutes les aidants de bénéficiaires de l'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie), ainsi qu'aux personnes qui prennent un congé pour s'occuper d'un enfant gravement malade. L'AJPA est versée dans la limite de 66 jours sur l'ensemble de la carrière professionnelle et de 22 jours par mois, pour une ou plusieurs personnes aidées.

Publié par Herve Labatut

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Crédit immobilier : menace d'une hausse des taux en septembre 2026

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Complémentaire santé : 7 questions à se poser avant de choisir son contrat

Choisir une complémentaire santé ne consiste pas seulement à comparer les prix. Un contrat peu coûteux peut finalement revenir très cher si les garanties ne correspondent pas à vos besoins réels. À l'inverse, une formule très protectrice peut entraîner des cotisations élevées alors que certaines garanties ne seront jamais utilisées. Avant de signer, il est donc essentiel de réaliser un véritable diagnostic de votre situation. Voici les 7 questions qui vous permettront de sélectionner une mutuelle adaptée à votre profil et d'éviter les mauvaises surprises. Pourquoi est-il indispensable de faire le point avant de comparer les mutuelles ? Face à la multiplication des offres, beaucoup d'assurés commencent par rechercher le contrat le moins cher. Pourtant, cette méthode conduit souvent à choisir une couverture inadaptée. Une complémentaire santé, qu'il s'agisse d'une mutuelle ou d'une assurance, doit avant tout répondre à vos dépenses de santé habituelles et à celles que vous êtes susceptible d'engager dans les prochains mois. Quelques minutes d'analyse peuvent ainsi vous faire économiser plusieurs centaines d'euros par an tout en améliorant votre niveau de remboursement. Avant toute comparaison, prenez le temps d'examiner : vos remboursements de l'Assurance Maladie  vos dépenses restant à votre charge  les soins que vous utilisez régulièrement  votre situation familiale  votre âge et vos éventuels projets de santé. 1. Quels sont mes besoins de santé aujourd'hui ? La première question est aussi la plus importante. Votre contrat doit être construit autour de votre consommation médicale réelle. Pour cela, reprenez vos relevés de remboursement des 12 à 24 derniers mois. Vous pourrez rapidement identifier les postes qui représentent les dépenses les plus importantes. Les soins les plus fréquents concernent généralement : les consultations médicales  les médicaments  les examens de laboratoire  l'hospitalisation  les soins dentaires  l'optique  les équipements auditifs. Si vous consultez régulièrement un spécialiste pratiquant des dépassements d'honoraires, ce poste devra également être pris en compte. Les besoins évoluent avec l'âge Les garanties nécessaires ne sont pas les mêmes selon votre situation. Voici quelques exemples : Un jeune actif privilégiera souvent une bonne prise en charge des consultations et une cotisation modérée. Une famille recherchera des remboursements élevés en orthodontie et en optique. Un senior accordera davantage d'importance à l'hospitalisation, aux prothèses dentaires ou aux aides auditives. 2. Quelles dépenses restent réellement à ma charge ? Une mutuelle performante est celle qui réduit efficacement votre reste à charge. Il est donc utile de repérer les soins pour lesquels vous payez régulièrement un complément parce qu’ils sont peu ou pas du tout remboursés par la Sécurité Sociale. Les postes les plus concernés sont souvent : les dépassements d'honoraires  les lunettes  les implants dentaires  certaines prothèses  les médecines douces les chambres particulières en cas d'hospitalisation. En identifiant ces dépenses, vous éviterez de payer pour des garanties inutiles tout en renforçant celles qui vous concernent réellement. 3. Les garanties proposées correspondent-elles à mes priorités ? Toutes les mutuelles ne couvrent pas les mêmes dépenses avec la même intensité. Il est préférable d'examiner chaque garantie séparément. L'hospitalisation Il s'agit du poste le plus coûteux en cas de problème de santé. Vérifiez notamment : la prise en charge des dépassements d'honoraires  le remboursement de la chambre individuelle  les frais d'accompagnant À noter : le forfait journalier hospitalier est intégralement remboursé par la mutuelle responsable, quel que soit le nombre de jours. Les soins dentaires Les prothèses, les implants et certains traitements peuvent représenter des sommes importantes. Comparez les plafonds annuels, les remboursements hors panier 100 % Santé (reste à charge zéro en dentaire) et les forfaits spécifiques. L'optique Même si le dispositif 100 % Santé permet d'obtenir certains équipements sans reste à charge, beaucoup d'assurés préfèrent choisir des montures ou des verres plus haut de gamme. Le montant du forfait optique de la mutuelle santé peut alors faire une réelle différence. L'audiologie Le coût des appareils auditifs reste élevé lorsque l'on choisit des modèles situés en dehors du panier 100 % Santé. Un bon remboursement peut limiter fortement les dépenses. Une mutuelle haut de gamme peut proposer un forfait audition allant jusqu’à 1 700 € par oreille. 4. Suis-je en train de payer pour des garanties inutiles ? L'une des erreurs les plus fréquentes consiste à souscrire une formule très complète "au cas où". En réalité, certaines garanties ne seront peut-être jamais utilisées. Voici quelques exemples : Un jeune adulte sans problème de vue n'a pas forcément besoin d'un forfait optique très élevé. Une personne ayant une excellente dentition utilisera rarement un important forfait implantologie. Un assuré qui ne consulte jamais de médecin en secteur 2 n'aura pas nécessairement besoin d'une couverture élevée des dépassements d'honoraires. Supprimer les garanties superflues permet souvent de réduire sensiblement la cotisation annuelle. 5. Quels services sont inclus dans le contrat de complémentaire santé ? Aujourd'hui, les complémentaires santé ne se limitent plus aux remboursements. De nombreux contrats proposent également des services complémentaires qui peuvent simplifier le quotidien. Parmi eux, on peut citer : la téléconsultation médicale  l'assistance à domicile après une hospitalisation  l'aide ménagère  le soutien psychologique  les réseaux de soins permettant d'obtenir des tarifs négociés chez certains opticiens, dentistes ou audioprothésistes  les applications de suivi santé. Ces prestations peuvent représenter un véritable avantage selon votre situation. 6. Les conditions du contrat sont-elles suffisamment claires ? Le niveau de remboursement ne constitue pas le seul critère. Il convient également de vérifier plusieurs éléments contractuels. Soyez particulièrement attentif : aux délais de carence, notamment en hospitalisation, optique et dentaire aux plafonds annuels  aux exclusions de garantie  aux limitations concernant certains soins  aux modalités d'évolution des cotisations. Prenez également le temps de lire les conditions générales avant de signer. Un contrat affichant des remboursements attractifs peut comporter des limitations importantes. 7. Ai-je comparé le coût global plutôt que la seule cotisation ? Le tarif mensuel attire naturellement l'attention, mais il ne reflète pas toujours le coût réel de votre couverture. Une mutuelle un peu plus chère peut finalement être plus avantageuse si elle rembourse mieux vos dépenses habituelles. Avant de choisir, comparez : Critère Pourquoi le vérifier ? Cotisation annuelle Mesurer le coût réel du contrat Reste à charge Évaluer ce que vous payez réellement Garanties essentielles Vérifier qu’elles couvrent vos besoins Services inclus Identifier les avantages complémentaires Évolution des tarifs Anticiper le coût dans les prochaines années Cette approche permet de raisonner en coût global plutôt qu'en simple prix d'appel. Les erreurs les plus fréquentes lors du choix d'une complémentaire santé De nombreux assurés commettent les mêmes erreurs au moment de souscrire leur contrat. Les plus courantes sont : choisir uniquement en fonction du prix  ne pas relire les tableaux de garanties  ignorer les plafonds de remboursement  souscrire des garanties inutiles  oublier d'anticiper l'évolution de leurs besoins  ne pas comparer plusieurs offres de mutuelle santé. Éviter ces pièges permet de sélectionner une couverture réellement adaptée.

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Crédit immobilier : toutes les infos pour emprunter en juillet 2026

Le marché du crédit immobilier en juillet 2026 évolue dans un environnement encore contrasté : des prix immobiliers qui s’ajustent lentement, des taux de crédit qui restent sous tension, et un cadre réglementaire (notamment le taux d’usure) qui joue un rôle clé dans l’accès au financement. Entre conditions bancaires, assurance emprunteur et évolution du pouvoir d’achat immobilier, vous devez plus que jamais optimiser votre dossier pour sécuriser votre projet d’achat. Taux d’intérêts en juillet 2026  Vers une stabilisation sous tension En juillet 2026, les taux de crédit immobilier affichent une stabilité globale après avoir légèrement augmenté en début d'année, avec un taux moyen sur 20 ans qui se maintient autour de 3,50 % (hors assurance emprunteur et coût des sûretés).  Les banques continuent d’ajuster leurs barèmes en fonction du coût de refinancement et du contexte macroéconomique, sans mouvement brutal mais avec une vigilance accrue. La grande nouveauté de ce mois est la hausse des taux d'usure publiée au Journal officiel, qui desserre l'étau autour des dossiers d'emprunt (lire plus bas). Les barèmes moyens du marché se déclinent ainsi selon les durées d'emprunt : Prêts sur 15 ans : entre 3,17 % et 3,35 %  Prêts sur 20 ans : entre 3,31 % et 3,50 %  Prêts sur 25 ans : entre 3,42 % et 3,60 % Pour obtenir le meilleur taux, l'écart se fait sur la qualité de votre profil (apport de 10 % à 20 % pour les frais de notaire, gestion bancaire irréprochable). Les meilleurs profils peuvent obtenir des décotes substantielles : 3,00 % sur 15 ans 3,10 % sur 20 ans 3,20 % sur 25 ans Pourquoi les taux restent élevés en 2026 ? Les taux d’intérêt sont influencés par plusieurs paramètres simultanés : Le coût de refinancement des banques sur les marchés obligataires Les décisions de politique monétaire européenne Le niveau d’inflation encore partiellement instable La concurrence bancaire sur les dossiers les plus solides Même si certaines périodes montrent une stabilisation, les banques intègrent toujours une prime de risque plus élevée qu’avant 2022, ce qui explique des taux structurellement supérieurs aux niveaux historiquement bas observés durant la période post-Covid. Un marché immobilier encore en phase d’ajustement Dans le même temps, le marché immobilier ancien reste peu dynamique : les volumes de transactions sont estimés autour de 900 000 ventes sur l’année, en recul par rapport à 2025.  On assiste à une stabilisation globale, caractérisée par une légère baisse des prix allant de -1 % à -3 % sur un an. Cette tendance varie fortement selon la typologie des biens et les zones géographiques :  Paris et Île-de-France : stabilisation des prix, mettant fin à la forte chute des années précédentes (autour de 9 700 €/m² pour Paris intra-muros).  Grandes métropoles : poursuite de la baisse dans les grandes villes de province, où les acheteurs disposent d'un fort pouvoir de négociation. Régions attractives : maintien voire hausses ponctuelles dans les zones côtières et les territoires très attractifs. Plusieurs tendances structurent le contexte des taux en juillet 2026 : Les prix immobiliers reculent légèrement mais restent élevés sur longue période. Les volumes de ventes stagnent, avec une mobilité résidentielle plus faible. Les secundo-accédants hésitent à vendre à cause de leurs anciens crédits très avantageux. Les banques restent sélectives dans l’octroi des financements. Perspective pour les emprunteurs Si vous avez un projet d’achat immobilier en juillet 2026, cela implique : Une capacité d’emprunt légèrement réduite par rapport aux années de taux bas Une importance accrue de l’apport personnel Un rôle central de la qualité du dossier (stabilité professionnelle, endettement, reste à vivre) Taux d’usure en juillet 2026 : une revalorisation qui débloque des dossiers Révisé par la Banque de France chaque trimestre, le taux d’usure constitue un élément déterminant du financement immobilier. Il correspond au taux annuel effectif global (TAEG) maximum autorisé, intégrant à la fois le taux d’intérêt, l’assurance emprunteur et les frais annexes (frais de dossier, hypothèque ou caution). Au 1er juillet 2026, ce plafond est relevé, ce qui assouplit l’accès au crédit. Cette hausse de l’usure reflète l’augmentation des taux d’emprunt au cours du trimestre précédent. Nouveaux seuils du taux d’usure du T3 2026 Voici les seuils applicables à partir de juillet 2026 : Type de prêt TAEG moyen constaté au T2 2026 Taux d’usure au 1er juillet 2026 Taux fixe : moins de 10 ans 3,05 % 4,07 % Taux fixe : 10 à moins de 20 ans 3,43 % 4,57 % Taux fixe : 20 ans et plus 3,97 % 5,29 % Taux variable  3,96 % 5,28 % Prêt relais 4,79 % 6,39 % Cette hausse, comprise entre +0,07 et +0,10 point selon les durées, peut sembler marginale. Pourtant, elle a un impact direct sur la recevabilité des dossiers. Ce que change concrètement cette hausse La revalorisation de juillet 2026 permet : De réduire les refus de prêt liés au dépassement du TAEG D’améliorer la fluidité des dossiers en cours d’instruction De sécuriser les financements des emprunteurs proches du seuil Pour les courtiers, cette évolution est considérée comme un facteur de stabilisation du marché du crédit, même si elle ne compense pas entièrement la hausse des taux bancaires. Délégation d’assurance : le levier clé pour faire baisser son TAEG Dans un dossier de crédit immobilier, l’assurance emprunteur joue un rôle déterminant. Elle peut représenter une part importante du TAEG et, dans certains cas, faire basculer un dossier au-dessus du taux d’usure si son coût est trop élevé. La délégation d’assurance de prêt devient alors un levier stratégique. Pourquoi l’assurance influence autant le crédit ? Intégrée dans le TAEG, l’assurance de prêt peut fortement varier selon : L’âge de l’emprunteur L’état de santé La profession exercée Le niveau de couverture choisi Plus le profil est jugé “à risque”, plus l’assurance augmente, ce qui peut bloquer l’accès au financement. La délégation d’assurance : une solution efficace La délégation d’assurance permet de remplacer le contrat groupe proposé par la banque par un contrat individuel externe. Ses avantages sont parlants : Réduction du coût global de l’assurance Ajustement plus fin au profil réel de l’emprunteur Baisse mécanique du TAEG Meilleure compatibilité avec le taux d’usure Dans de nombreux cas, le choix stratégique d’une assurance déléguée suffit à faire repasser un dossier sous le plafond réglementaire. Autres leviers pour optimiser son dossier En complément de l’assurance de prêt, plusieurs actions peuvent améliorer l’acceptation du crédit : Augmenter légèrement l’apport personnel Réduire la durée du prêt pour diminuer le coût total Comparer les garanties (caution ou hypothèque) Négocier les frais de dossier bancaires Faire jouer la concurrence entre établissements Faire appel à un courtier en assurance et en crédit Ces ajustements, cumulés, peuvent faire une différence significative sur le taux final. La réussite d’un projet immobilier repose moins sur le “bon moment” que sur la qualité du montage financier : optimisation du taux, choix de l’assurance et structuration du dossier deviennent les véritables leviers de financement.