Crédit immobilier : toutes les infos pour emprunter en septembre 2026
Le marché du crédit immobilier entre dans une nouvelle phase en ce début septembre 2026. Après plusieurs mois relativement stables, les taux repartent progressivement à la hausse. Cette évolution reste toutefois mesurée : les banques continuent d’accorder des financements et cherchent toujours à attirer les emprunteurs présentant les meilleurs profils.
Pour concrétiser un achat immobilier à la rentrée, il devient donc essentiel de surveiller les taux, sans négliger tous les éléments essentiels pour emprunter dans de bonnes conditions : apport personnel, capacité d'emprunt, taux d'endettement et assurance emprunteur.
Quels sont les taux immobiliers en septembre 2026 ?
Les barèmes évoluent à la hausse en cette rentrée. D'après les barèmes bancaires reçus par les courtiers en crédit, les taux affichés sont les suivants :
Durée du prêt
Taux moyen en septembre 2026*
Meilleur taux*
15 ans
entre 3,23 % et 3,43 %
3 %
20 ans
entre 3,40 % et 3,54 %
3,10 %
25 ans
entre 3,53 % et 3,61 %
3,25 %
*Taux nominal hors assurance emprunteur et coût des sûretés
Ces chiffres doivent toutefois être considérés comme des repères et non comme des taux garantis. Le taux proposé par une banque dépend notamment des revenus, de l'apport personnel, de la stabilité professionnelle, du montant du projet et de la qualité globale du dossier.
Pourquoi les taux remontent-ils ?
L'un des principaux indicateurs à surveiller est l'OAT 10 ans, qui correspond au taux auquel l'État français se finance sur les marchés obligataires.
Son franchissement récent du seuil de 4 % exerce une pression sur le coût de refinancement des établissements bancaires. Les banques disposent alors de moins de marge pour maintenir leurs barèmes ou accorder des réductions importantes.
Cette tendance ne signifie cependant pas un retour au marché particulièrement tendu de 2023. Les établissements restent en concurrence pour conquérir de nouveaux clients et continuent à proposer des conditions avantageuses aux dossiers les plus solides.
Faut-il emprunter maintenant ou attendre ?
C'est l'une des principales questions des futurs acquéreurs en septembre 2026. La remontée des taux peut en dissuader certains. Or, attendre une éventuelle baisse des taux n'est pas nécessairement la meilleure stratégie.
Les données disponibles montrent que les taux ont commencé à progresser depuis la mi-août. Les courtiers constatent notamment une remontée sur les différentes durées, avec une hausse plus sensible sur les crédits de 20 et 25 ans.
Dans le même temps, plusieurs échéances pourraient influencer le marché dans les prochaines semaines :
la décision de la BCE le 10 septembre 2026 concernant une éventuelle hausse des taux directeurs
la révision du taux d'usure au 1er octobre
l'évolution des conditions de financement des banques
les discussions autour des mesures concernant le logement.
La prudence est donc de mise. Si votre projet est prêt et que votre dossier est solide, attendre plusieurs mois dans l'espoir d'obtenir automatiquement un meilleur taux peut être risqué. D’autant qu’il est toujours possible de renégocier ultérieurement les conditions en cas de baisse notable des taux.
Un bon dossier reste la meilleure arme pour négocier
Même lorsque les taux remontent, la négociation reste possible. Les écarts entre les conditions proposées aux différents profils peuvent être significatifs.
Pour améliorer votre dossier, veillez notamment à :
disposer d'un apport personnel suffisamment important
présenter des comptes bancaires bien tenus
limiter voire solder les crédits à la consommation avant votre demande
stabiliser vos revenus et votre situation professionnelle
comparer plusieurs banques
négocier le taux, mais également les frais annexes dont l’assurance emprunteur (lire plus bas).
Quelle capacité d'emprunt en septembre 2026 ?
La hausse des taux a une conséquence directe sur la capacité d'emprunt immobilier. À revenus identiques, une augmentation du taux entraîne une mensualité plus élevée pour un même capital emprunté, ou vous oblige à réduire le montant emprunté pour une même mensualité.
Il faut tenir compte de la règle d'endettement applicable à votre situation et de l'ensemble des charges retenues par la banque. La réglementation interdit aux établissements bancaires de prêter au-delà d’un taux d’endettement de 35 %, assurance emprunteur incluse, et tous crédits confondus.
Le pouvoir d'achat immobilier sous pression
La remontée des taux intervient alors que les prix immobiliers ne diminuent pas partout. Dans certaines grandes agglomérations, les prix progressent même sur un an.
Avec une mensualité constante de 1 000 €, la surface accessible peut légèrement diminuer. Les courtiers relèvent par exemple une baisse de la surface achetable entre septembre 2025 et septembre 2026 dans plusieurs grandes villes, notamment Rennes, Marseille et Toulouse.
Il devient donc pertinent de raisonner en budget global plutôt qu'en simple taux d'intérêt.
Assurance emprunteur : un coût à ne pas négliger
L'assurance emprunteur constitue une composante importante du financement immobilier. Elle protège la banque et l'emprunteur contre certains risques, notamment en cas de décès, d’incapacité de travail ou d'invalidité, selon les garanties souscrites.
Or, se focaliser uniquement sur le taux du crédit peut conduire à négliger le coût de l'assurance, qui représente en moyenne entre 20 % et 40 % du coût global d’un prêt immobilier.
Pourquoi comparer son assurance de prêt ?
La banque propose systématiquement son propre contrat d'assurance, mais vous n’êtes pas obligé de retenir cette solution. Une assurance emprunteur individuelle peut permettre, selon le profil et les garanties recherchées, de réduire très significativement le coût total du financement.
Le saviez-vous ? : une assurance souscrite en délégation peut être jusqu’à 60 % moins chère que l’offre bancaire.
Utilisez un comparateur indépendant d’assurance de prêt et mettez en balance les éléments suivants :
le montant des cotisations
les garanties décès, PTIA, ITT et invalidité
les exclusions de garanties
les franchises
les modalités d'indemnisation (sur capital initial ou restant dû)
les conditions liées à la profession et aux pratiques sportives.
Depuis la loi Lemoine, le changement d'assurance de prêt immobilier est par ailleurs facilité : vous pouvez résilier votre contrat à tout moment, sous réserve du respect de l'équivalence des garanties avec l’assurance bancaire.
Dans un contexte où les taux de crédit remontent, optimiser le coût de l'assurance peut ainsi contribuer à réduire la facture globale du prêt.
Les primo-accédants restent courtisés par les banques
Les personnes qui achètent leur premier logement continuent de faire partie des profils recherchés par les établissements bancaires.
Certaines banques comme la Caisse d'Épargne et le Crédit Agricole maintiennent notamment des offres commerciales destinées aux primo-accédants.
Pour un premier achat, il est donc particulièrement utile de :
vérifier son éligibilité aux dispositifs d'aide comme le PTZ (Prêt à Taux Zéro pour l’achat de la résidence principale)
comparer plusieurs établissements
optimiser son apport
faire jouer la concurrence
étudier séparément le crédit et l'assurance emprunteur.
Crédit immobilier en septembre 2026 : les bons réflexes
Dans ce contexte de remontée progressive des taux, mieux vaut préparer son financement avec méthode.
Avant de solliciter les banques
Calculez précisément votre budget.
Évaluez votre capacité d'emprunt.
Constituez votre apport personnel.
Évitez les nouveaux crédits avant le financement immobilier.
Vérifiez votre taux d'endettement.
Préparez vos justificatifs de revenus et de patrimoine.
Pour choisir votre financement
Ne comparez pas uniquement le taux nominal. Regardez également :
le TAEG (Taux Annuel Effectif Global)
le coût total du crédit
les frais de dossier
les conditions de remboursement anticipé
les garanties demandées
le coût de l'assurance emprunteur.
Enfin, solliciter plusieurs banques ou passer par un courtier peut permettre de mettre en concurrence les établissements et d'identifier les offres les plus adaptées à votre profil.
Faut-il craindre une forte hausse des taux fin 2026 ?
Les données disponibles en septembre 2026 décrivent davantage une remontée progressive qu'un nouveau choc du crédit. L'OAT 10 ans dépasse néanmoins 4 %, tandis que les banques réduisent progressivement leurs marges de négociation.
La rentrée constitue donc une période charnière pour les emprunteurs. Les taux restent encore compatibles avec de nombreux projets, mais les conditions pourraient devenir moins favorables si la pression sur le financement bancaire se prolonge. Certains experts prédisent que le taux d’emprunt sur 20 ans pourrait monter jusqu’à 4 % d’ici la fin de l’année.
Le meilleur moment pour emprunter dépend finalement moins d'une prédiction sur les taux que de la solidité de votre projet et de votre capacité à mettre les banques en concurrence.
Assurance emprunteur
04/09/2026