Les professions à risques paient bien plus cher leur assurance emprunteur


profession à risque et assurance de prêt

En période de taux bas, difficile de négocier davantage. Toutes les banques sont compétitives. Seule solution pour faire diminuer significativement le coût global du crédit immobilier, la délégation de l'assurance de prêt, garantie toujours exigée par le prêteur. Son poids s'alourdit malheureusement pour les professions à risques, quelle que soit la solvabilité de l'emprunteur.

Assurance emprunteur : un coût négligé par les emprunteurs

Le taux d'intérêt accordé par la banque dépend en grande partie du niveau de revenus du candidat à l'emprunt. Pour un même montant emprunté, la proposition de financement sera plus intéressante, comprendre accompagnée d'un taux plus faible, si le client affiche 10 000€ mensuels plutôt qu'un SMIC. Pour couvrir le prêt et pallier aux éventuels défauts de paiement, la banque exige deux types de garanties : une hypothèque ou une caution (plus rarement un privilège de porteur de deniers), et une assurance de prêt qui entre en jeu en cas de décès, d'incapacité ou d'invalidité du client (voire perte d'emploi).

Cette dernière est souvent mésestimée par les emprunteurs dans le montage de leur dossier de financement. Or, elle représente un coût important, parfois supérieur à la charge des intérêts en période de taux bas. Contrairement au taux d'intérêts qui fluctue au gré de la politique monétaire, et qui sera éventuellement assorti d'une décote en fonction de la solidité financière de l'emprunteur, la prime d'assurance est calculée à partir des risques incarnés par celui-ci. Les antécédents de santé alourdissent le coût de l'assurance, tout comme les sports dangereux et les professions à risques.

Surprime pour les professions à risques

Policiers, gendarmes, militaires, ouvriers du bâtiment, du secteur pétrolier, gazier ou nucléaire, pilotes de ligne, employés en contact avec des matières dangereuses (produits chimiques par exemple), mais aussi agriculteurs, marins, marins-pêcheurs, dockers ou encore professionnels roulant toute l'année (chauffeurs routiers, taxis) vont écoper d'une surprime quand ils voudront souscrire l'assurance de leur prêt immobilier. Les compagnies d'assurance estiment que des risques accrus d'accident du travail pèsent sur ces professionnels. En conséquence, la prise de risque pour l'assureur est elle aussi plus élevée, ce qui entraîne une couverture plus chère.

Bien plus chère ! Pour une même demande de crédit, un ouvrier qui manipule des objets lourds ou dangereux paiera l'assurance souscrite au sein de la banque jusqu'à 70% de plus qu'un cadre de bureau. Le contrat est en outre généralement frappé d'exclusions de garantie, qui concernent notamment les pathologies du dos ou les maladies psychiques/psychosomatiques, et qu'il est possible de racheter moyennant une surprime.

Économisez en déléguant l'assurance de prêt

C'est un euphémisme de dire que les contrats groupe proposés par les banques sont plutôt décourageants pour les professions dites dangereuses. La seule alternative, qui vaut d'ailleurs pour tous les profils qui souhaitent diminuer le coût de leur assurance de prêt, est de faire jouer la concurrence et de souscrire un contrat individuel.

Le courtier Magnolia.fr s'est livré à un petit exercice de comparaison.

Un pilote de ligne qui emprunte 200 000€ sur 20 ans au taux de 1,1% bénéficiera d'un taux d'assurance à 0,21% s'il souscrit un contrat individuel contre un taux de 0,45% avec le contrat de la banque : sur la durée totale du crédit, la différence est de 9 584€ !

Le delta est encore plus impressionnant pour notre ouvrier pris en exemple plus haut : son assurance bancaire lui coûtera 16 406€ de plus qu'une assurance alternative souscrite auprès d'un assureur externe.

Les contrats bancaires sont peu compétitifs pour les professions à risques quand ils ne les excluent pas purement et simplement. Ils ne le sont pas non plus pour un profil pourtant recherché par les établissements de crédit : le jeune actif en bonne santé. Compte tenu du principe de mutualisation des contrats groupe, cet emprunteur paiera plus cher son assurance emprunteur pour assumer le risque des autres assurés. En passant par un courtier comme Magnolia.fr, notre jeune futur propriétaire pourra diviser par deux ou par trois sa facture d'assurance.

Publié par Astrid Cousin le

Dernières publications