Remboursement santé : quels changements en octobre 2026 ?
Le mois d’octobre 2026 apporte plusieurs évolutions dans le domaine de la santé, des bonnes et des mauvaises nouvelles pour les assurés. Remboursement de certaines protections périodiques réutilisables, élargissement de l’accès au bilan de prévention, généralisation du tiers payant pour les séances de psychologie, hausse du plafond des franchises médicales et nouvelles règles sur les arrêts maladie de longue durée : ces mesures ont des conséquences sur les dépenses de santé et les modalités de prise en charge des patients. Voici les 5 changements à connaître pour comprendre leurs effets sur votre budget et vos remboursements.
1. Le remboursement des protections menstruelles réutilisables
Depuis le 1er octobre 2026, certaines protections menstruelles réutilisables bénéficient d’une prise en charge par l’Assurance maladie. Cette mesure vise à réduire la précarité menstruelle et à faciliter l’accès à des produits d’hygiène adaptés.
Deux catégories de personnes peuvent bénéficier de ce dispositif :
les personnes menstruées de moins de 26 ans affiliées à l’Assurance maladie ;
les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS), sans condition d’âge.
La prise en charge concerne les coupes menstruelles et les culottes menstruelles répondant aux critères de référencement définis par les autorités sanitaires. Les produits doivent être délivrés en pharmacie et appartenir à la liste des références éligibles.
Le remboursement est limité à 2 produits éligibles par an et ne s’applique pas à toutes les protections réutilisables disponibles dans le commerce.
Cette évolution permet de réduire le coût de produits réutilisables, dont le prix d’achat peut représenter une dépense importante, notamment pour les jeunes disposant de ressources limitées. Les références prises en charge sont recensées dans les bases officielles mises à disposition par les autorités sanitaires et l’Assurance maladie.
2. Mon bilan prévention : les kinésithérapeutes désormais habilités
Désormais, les masseurs-kinésithérapeutes peuvent réaliser le dispositif Mon bilan prévention, à l’instar des médecins, sages-femmes, infirmiers et pharmaciens. Cette extension élargit les possibilités d’accès à un rendez-vous consacré à la prévention et à l’adoption de comportements favorables à la santé.
À quoi sert Mon bilan prévention ?
Ce rendez-vous permet de faire le point sur ses habitudes de vie, ses facteurs de risque et les actions à entreprendre pour préserver sa santé. Il peut notamment porter sur l’activité physique, l’alimentation, le sommeil, les addictions, les rappels de vaccins ou encore le dépistage de certaines maladies.
Le dispositif s’adresse aux personnes appartenant à 4 tranches d’âge :
de 18 à 25 ans ;
de 45 à 50 ans ;
de 60 à 65 ans ;
de 70 à 75 ans.
Le bilan est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie sans avance de frais, et rémunéré à 30 € pour le professionnel.
3. Mon soutien psy : la généralisation du tiers payant
Autre nouveauté entrée en vigueur le 1er octobre 2026 : le tiers payant est généralisé pour les séances réalisées dans le cadre du dispositif Mon soutien psy.
Ce changement facilite l’accès aux consultations psychologiques en supprimant l’avance de frais pour les patients.
Mon soutien psy est un dispositif public de l'Assurance Maladie qui permet de bénéficier de 12 séances d'accompagnement chez un psychologue conventionné avec une prise en charge financière. Le prix de la séance est plafonné à 50 € avec un remboursement au taux de 60 % par la Sécu. Les contrats de mutuelle responsable sont obligés de prendre en charge les 40 % restants.
4. Franchises médicales : un plafond annuel relevé à 140 €
Le 1er octobre 2026 marque également une évolution concernant les franchises médicales et les participations forfaitaires. Leur plafond annuel cumulé passe de 100 à 140 € par assuré.
Ces sommes correspondent à des montants qui restent à la charge des patients sur des dépenses de santé remboursées par l’Assurance maladie.
La franchise médicale concerne les médicaments (1 €), les actes paramédicaux (1 €) et les transports sanitaires (4 €) : son plafonnement annuel passe de 50 € à 70 €.
Les consultations médicales sont soumises à la participation forfaitaire de 2 €, dont le plafond passe lui aussi de 50 € à 70 € par an
Qui reste exonéré ?
Près de 18 millions de personnes continuent de bénéficier d’une exonération des franchises médicales et des participations forfaitaires. Sont concernés :
les mineurs de moins de 18 ans;
les femmes enceintes entre le premier jour du 6ème mois de grossesse et 12 jours après l’accouchement ;
les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire.
5. Arrêts maladie de longue durée : une indemnisation limitée à un an pour certaines ALD
À compter du 15 octobre 2026, la durée maximale de versement des indemnités journalières passe de 3 ans à 1 an pour certains arrêts maladie de longue durée liés à une ALD non exonérante. Cette mesure modifie les conditions d’indemnisation des assurés concernés.
Quelles ALD sont concernées ?
La réforme distingue 2 catégories :
Les ALD non exonérantes : elles nécessitent des soins prolongés ou un arrêt de travail de plus de 6 mois, sans bénéficier d’une prise en charge à 100 % des soins liés à la maladie. La durée maximale d’indemnisation est ramenée à un an.
Les ALD exonérantes : elles ouvrent droit, sous conditions, à une prise en charge à 100 % des soins liés à la pathologie. Le plafond de 3 ans d’indemnités journalières est maintenu.
Qui est concerné par ce changement ?
La réforme s’applique aux arrêts prescrits à partir du 15 octobre 2026 et à certains arrêts en cours. Des dispositions transitoires protègent les assurés dont l’arrêt dépasse déjà six mois à cette date, qui peuvent rester soumis aux anciennes règles.
Faut-il adapter sa mutuelle santé en octobre 2026 ?
Les changements d’octobre 2026 invitent à examiner sa couverture santé, notamment lorsque les dépenses médicales sont régulières.
Une complémentaire santé peut prendre en charge certains frais qui ne sont pas remboursés intégralement par l’Assurance maladie, selon les garanties souscrites. Toutefois, les franchises médicales et les participations forfaitaires restent toujours à la charge de l’assuré et ne peuvent pas être remboursées par un contrat responsable.
Avant de changer de mutuelle, il est donc utile de comparer plusieurs éléments :
Les consultations médicales : vérifiez les remboursements proposés, notamment pour les spécialistes.
Les soins courants : examinez les garanties relatives aux médicaments et aux actes paramédicaux.
La psychologie : vérifiez les conditions de prise en charge des séances hors du dispositif Mon soutien psy.
Le coût des cotisations : mettez en regard le montant de la prime et les dépenses réellement couvertes.
Les exclusions et les plafonds : identifiez les limites annuelles et les éventuels délais de carence.
L’objectif n’est pas nécessairement de choisir la mutuelle la moins chère, mais celle qui correspond le mieux à vos besoins et à votre budget.
Mutuelle Santé
15/10/2026