Les banques gardent le pouvoir


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La délégation d'assurance emprunteur reste marginale. Malgré l'arsenal législatif en faveur du libre choix, les banques gardent la main mise sur cette garantie indispensable à tout crédit immobilier.

Des lois, peu de résultats

Selon les derniers chiffres de la Fédération Française de l'Assurance (FFA), la délégation d'assurance de prêt n'a totalisé que 12% des cotisations liées à cette garantie en 2015. Une proportion bien faible au regard des lois promulguées depuis 2010 pour favoriser la concurrence. Après la loi Lagarde qui offre à l'emprunteur le libre choix de l'assurance depuis septembre 2010, la loi Hamon, mise en place le 26 juillet 2014, est censée faciliter le changement d'assurance dans l'année qui suit la signature du prêt immobilier. Six ans après l'entrée en vigueur du premier dispositif, la délégation d'assurance n'a pas progressé : les banques conservent 85% des contrats, pesant de toute leur influence pour contrer les propositions alternatives.

Un marché juteux

Et pour cause ! Les banques engrangent grosso modo 50% de marges sur les assurances de prêt. Que ce produit s'apparente à l'assurance vie n'a pour l'heure pas permis aux emprunteurs de récupérer une partie de la participation aux bénéfices. Ajoutons qu'avec la baisse drastique des taux d'intérêts l'assurance peut représenter jusqu'à 40% du coût d'un crédit immobilier. Pourtant, souscrire un contrat externe permet, dans le meilleur des cas, de réduire le coût de l'assurance de moitié. Le recours à un courtier est d'ailleurs le meilleur moyen de trouver l'offre adaptée à son profil et d'argumenter face au banquier.

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