Interview de Santiane.fr, courtier en assurance santé

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1 - Bonjour Clément, pourrais-tu nous présenter Santiane en quelques mots ?

Santiane est un courtier en ligne spécialiste des produits d’assurance santé et prévoyance.

L’idée est que les internautes se rendent sur le site Santiane.fr et indiquent leurs besoins dans un court formulaire. Ils accèdent ensuite à un outil gratuit leur permettant de comparer les contrats sélectionnés par Santiane.

Nos experts santé sont ensuite à l’écoute des prospects pour faire le point sur leurs besoins et pour les aider à trouver la complémentaire santé la plus adaptée.

Une fois le contrat signé grâce à la signature électronique, une équipe gestion prend le relais pour veiller au bon démarrage du contrat. Puis une équipe service client reste disponible par mail et par téléphone en cas de problème ou de questions pendant toute la durée de vie du contrat.

Santiane a déjà 180 000 adhérents en santé et 7 000 en assurance obsèques ce qui fait de lui le leader du courtage en ligne de France.

 

2 - Revenons rapidement sur la création de Santiane : on entend souvent dire qu’une entreprise doit répondre à un besoin pour être prospère. Quel était votre constat de départ avec Santiane ?

Ce constat de départ vient d’un de nos fondateurs, Christophe Courtin. En 2005, il travaille comme commercial pour un cabinet d’assurance dans la région de Nice. Les méthodes de distribution sont très rudimentaires et le cabinet vend la plupart de ses produits par le biais du porte à porte.

Très vite, Christophe réalise que les outils numériques pourraient grandement contribuer à faire évoluer les méthodes de distribution du secteur. En 2006, il se lance et fonde Santiane, une plateforme web permettant de collecter et distribuer des produits d’assurance santé.

 

3 - Cela fait quelques années que Santiane existe, vous avez su créer une relation de confiance avec vos utilisateurs, qui sont-ils exactement ? Quels services recherchent-ils à travers votre plateforme ? Quels sont leurs usages ?

Il est difficile d’établir un profil type de client, mais je peux vous donner quelques éléments pour vous aider à mieux comprendre qui sont nos utilisateurs. Pour une petite majorité, environ 55%, ce sont des salariés ou des néo-retraités de plus de 55 ans. Les autres sont des indépendants, des étudiants, des chômeurs et des salariés mécontents de leur mutuelle d’entreprise.

Nos clients cherchent les choses suivantes :

  • le juste prix (rapport prix, remboursement particulièrement pour l’optique le dentaire et l’hospitalisation)
  • des mutuelles personnalisables et adaptées à leurs besoins
  • des conseillers à leur disposition, c’est un sujet difficile et la plupart des gens ont besoin d’être rassuré par une expertise humaine.

Enfin, ils recherchent une mutuelle capable de gérer efficacement leur contrat et à même de leur fournir un service client compétent (remboursements corrects et fait en temps et en heure, service client disponible...)

 

4 - Vous évoluez dans un univers très concurrentiel et il existe de nombreux comparateurs d’offres dans le secteur de la santé. Quel est le petit plus qui fait que Santiane arrive si bien à se distinguer de la concurrence ?

Tout simplement car Santiane n’est pas un simple comparateur d’offres. Cette confusion est très fréquente et je pense qu’il est important de clarifier quel est le rôle d’un courtier.

Pour faire simple, le comparateur d’assurance est un outil en ligne qui vous permet, en fonction des critères de recherche que vous renseignez, d’accéder à un panel de différentes offres d’assurances. Mais son rôle s’arrête là. Si une des offres vous intéresse, le comparateur transmet vos informations à la mutuelle en question et celle-ci rentre en contact avec vous pour essayer de finaliser la vente. Un comparateur ne s’occupe pas de faire signer les contrats.

Le courtier va procéder différemment. Nous n’allons pas vous proposer un large choix de solutions, puisque notre expertise est justement de vous aider à y voir plus clair. Nous sélectionnons pour vous des produits adaptés à vos besoins à un bon rapport qualité prix.

Mais la principale différence réside dans le fait qu’un courtier est à même de faire signer un contrat à ses clients. C’est principalement pour cela que nous avons développé un service de signature électronique, afin de permettre à nos clients de signer leur contrat sans avoir à se déplacer.

Enfin, un courtier maintient une certaine relation avec son client, il n’est pas rare que nous revoyons nos clients pour les accompagner dans la gestion de leur contrat ou pour répondre à certaines de leurs questions.

5 - Maintenant que Santiane est le leader de la distribution de mutuelles santé, quels vont être vos principaux objectifs pour 2020 ?

Nous souhaitons évidemment poursuivre notre développement. Et cela passe notamment par un travail sur l’image de Santiane. Notre stratégie de marque va évoluer en 2020 avec un nouveau logo, une nouvelle signature de marque et une nouvelle charte graphique.

Un de nos principaux objectifs est de poursuivre notre travail pour offrir à nos clients une expérience d’utilisation simple et rapide. C’est un des éléments qui a fait notre succès et nous souhaitons pouvoir rendre notre plateforme toujours plus performante. Nous avons identifié deux axes d’amélioration :

  • augmenter la vitesse de traitement des demandes de nos clients (au téléphone et par mail)
  • proposer des mutuelles à un rapport garanties/prix toujours meilleur pour le client

Nous souhaitons également accélérer notre croissance en 2020. De nombreux Français et notamment les seniors ont de plus en plus recours aux outils numériques dans leur recherche de mutuelle santé. C’est une véritable opportunité pour nous.

 

6 - L’année commence tout juste mais nous aimerions que vous vous prêtiez au jeu des prévisions. Quelles vont être les grandes tendances (hausse des prix…) des mutuelles santé ?

Une des principales évolutions va être la réforme 100% santé, une des promesses électorales d’Emmanuel Macron. Jusqu’à maintenant, si vous aviez besoin de prothèses dentaires ou auditives ou que vous portiez des lunettes, vous étiez remboursés selon votre mutuelle et vous deviez vous acquitter du reste à charge.

La réforme 100% santé, va vous permettre d’accéder à une offre intégralement remboursée. Bien sûr si vous souhaitez bénéficier de soins plus sophistiqués, vous pourrez également souscrire à des offres plus complètes en mettant la main à la poche.

Toutefois, cette réforme risque d’avoir un impact sur les prix des mutuelles. En effet, la sécurité sociale va assumer le coût de la réforme, mais les mutuelles devraient également augmenter leurs tarifs pour s’y retrouver. On parle d’une hausse des prix comprise entre 3 et 9 % entre 2019 et 2021.

 

7 - Pour terminer, et parce que j’imagine que vous gardez un oeil attentif sur les jeunes pousses qui feront les succès de demain, est-ce que vous avez une start-up à nous faire découvrir ?

Je pense à Pretto, qui est aussi un courtier. Pretto est une start-up qui accompagne les gens dans une étape importante de leur vie : l’achat d’un bien immobilier.

Ils se sont développés sur un constat qui est assez proche du nôtre. La plupart des gens sur le point de réaliser un achat immobilier se retrouvent confrontés à des banques ou à des intermédiaires et dans une situation stressante comme celle-ci, leur expérience est rarement satisfaisante.

Pour les aider Pretto a mis au point une plateforme web qui, en quelques minutes, permet aux particuliers de simuler quel serait le meilleur prêt immobilier pour eux.

 

 

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Cela peut passer par : l'ouverture d'un compte principal  la domiciliation bancaire des revenus  la souscription d'un compte joint  la détention de produits d'épargne  l'utilisation de services bancaires complémentaires. Même si ces éléments ne doivent pas être acceptés sans réflexion, ils peuvent constituer des arguments de négociation. Levier n°2 : comparer les offres sur le TAEG et non sur le seul taux nominal De nombreux emprunteurs commettent l'erreur de comparer uniquement le taux d'intérêt affiché par les banques. Pourtant, cet indicateur ne reflète pas le coût réel du financement. Qu'est-ce que le TAEG ? Obligatoirement mentionné sur toutes les offres et supports commerciaux, le Taux Annuel Effectif Global (TAEG) représente le coût total du crédit exprimé en pourcentage annuel. 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Assurance emprunteur : pensez aux 2 options dos/psy et à la garantie IPP

Quand votre conseiller bancaire vous affirme que votre contrat d’assurance de groupe vous couvre en toutes circonstances, il vous égare. Les garanties standard incluses dans l'assurance emprunteur proposée par votre banque couvrent les situations les plus graves, mais laissent de côté des garanties essentielles pour une protection réellement complète. Des options sont trop souvent passées sous silence : le rachat des exclusions pour les affections dorsales et psychiatriques (DOS/PSY), et l'Invalidité Permanente Partielle (IPP). Voici ce que vous devez savoir avant de signer. Ce que le contrat bancaire inclut vraiment La plupart des assurances de prêt immobilier proposées par les établissements bancaires, dites assurances de groupe, s'appuient sur un socle de 4 garanties fondamentales. Les quatre garanties de base du contrat groupe DC (Décès) : le capital restant dû est remboursé à la banque, protégeant vos proches de toute dette immobilière résiduelle. PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie) : déclenche le remboursement du prêt lorsque vous n'êtes plus en mesure d’accomplir seul les actes essentiels de la vie quotidienne (se lever, se laver, se nourrir, se déplacer). ITT (Incapacité Temporaire de Travail) : prend en charge les mensualités du crédit pendant un arrêt de travail temporaire, pour une durée maximale de 1095 jours, après le délai de franchise prévu au contrat (entre 15 et 180 jours). IPT (Invalidité Permanente Totale) : intervient lorsque le taux d'invalidité reconnu atteint ou dépasse 66 %. Ces 4 garanties forment le cœur du contrat d'assurance emprunteur bancaire. Elles couvrent effectivement les accidents graves et certaines maladies invalidantes. Mais elles ne constituent pas une couverture optimale pour tous les emprunteurs. Ce que le contrat bancaire ne dit pas toujours Deux garanties complémentaires sont régulièrement absentes des contrats groupe standard, ou proposées comme options payantes sans être systématiquement recommandées par le conseiller. Or elles changent considérablement le niveau de protection réelle. Le rachat des exclusions dos et psy : une garantie méconnue et pourtant cruciale Par défaut, la totalité des contrats d'assurance emprunteur excluent les affections dorsales (hernies discales, lombalgies chroniques, sciatiques) et les troubles psychiatriques (dépression, burn-out, anxiété sévère, troubles bipolaires). Ces maladies dites non objectivables (MNO) sont pourtant les premières causes d'arrêt de travail prolongé en France. Sans le rachat des exclusions DOS/PSY, votre assurance ne vous couvrira pas si vous êtes en arrêt de travail pour une lombalgie ou une dépression. Vous devrez continuer à rembourser vos mensualités sans aide, même si vous ne travaillez plus et que vos revenus baissent. Le rachat des exclusions via la garantie MNO permet de lever ces restrictions et d'intégrer ces pathologies dans le champ de la garantie ITT.  Dans sa version la plus favorable, cette option ne conditionne pas la prise en charge à une hospitalisation préalable.  C'est précisément là que réside la différence entre un contrat standard et un contrat réellement protecteur : beaucoup d'assureurs proposent bien une couverture dos et psy, mais uniquement en cas d'hospitalisation. Or une dépression ou une lombalgie entraîne rarement une hospitalisation, même lorsqu'elle rend l'assuré totalement incapable de travailler. La bonne formulation à rechercher dans les conditions générales : "rachat des exclusions dorsales et psychiatriques sans condition d'hospitalisation". Cette précision est déterminante. L'IPP : quand l'invalidité partielle n'est pas reconnue L'Invalidité Permanente Partielle (IPP) couvre les situations dans lesquelles l'emprunteur est reconnu invalide de façon définitive, mais à un taux compris entre 33 % et moins de 66 %.  Sans cette garantie, si vous êtes reconnu invalide à 40 %, vous ne percevez aucune indemnisation de votre assurance de prêt, malgré une perte de capacité professionnelle réelle et significative. La garantie IPP intervient en complément de l'IPT pour couvrir cette zone intermédiaire. Elle est particulièrement pertinente pour les travailleurs indépendants, les professions libérales et toute personne dont l'activité professionnelle serait durablement affectée par une invalidité partielle sans atteindre le seuil de l'IPT. Important : l’invalidité doit être définie dans le contrat au regard de “votre profession” et non de “toute profession”. Si vous êtes menuisier et que vous perdez l’usage de 2 doigts, l’assureur ne déclencherait pas la garantie IPP dans la seconde acception. Tableau comparatif : contrat bancaire standard ou couverture optimale Garantie Contrat bancaire standard Couverture optimale DC inclus inclus PTIA inclus inclus ITT inclus inclus IPT inclus inclus IPP absent ou optionnel inclus Dos/Psy sans hospitalisation exclu ou conditionné inclus sans hospitalisation Bon à savoir : la nature des garanties dépend aussi du type de financement. Si vous achetez votre résidence principale, les garanties DC/PTIA/ITT/IPT sont généralement exigées par le prêteur. Dans le cadre d’un investissement locatif, les seules garanties DC/PTIA peuvent suffire.   Comment obtenir une couverture emprunteur complète ? Depuis la loi Lagarde de 2010, renforcée par la loi Lemoine de 2022, chaque emprunteur dispose du droit de choisir librement son assurance de prêt immobilier. Vous n'êtes pas contraint d'accepter le contrat groupe proposé par votre banque, à condition que le contrat alternatif individuel présente un niveau de garanties au moins équivalent. La délégation d'assurance de prêt vous permet de souscrire un contrat auprès d'un assureur externe, plus complet et moins coûteux. Grâce à cette disposition légale, vous pouvez accéder à des contrats intégrant le rachat des exclusions DOS/PSY sans condition d'hospitalisation et la garantie IPP, sans surcoût disproportionné. Voici quelques points de vigilance à l'heure de comparer les offres : Vérifiez que le rachat des exclusions dorsales et psychiatriques est bien effectif sans condition d'hospitalisation préalable. Contrôlez le seuil de déclenchement de l'IPP et de l'IPT dans le contrat. Comparez le TAEA (Taux Annuel Effectif d'Assurance) plutôt que la simple cotisation mensuelle pour une comparaison objective. Lisez attentivement les délais de carence et de franchise, notamment pour la garantie ITT. Pourquoi votre banquier ne vous en parle pas ? La réponse est simple : le contrat groupe de votre banque génère une marge significative pour l'établissement, jusqu’à 70 %, contre 30 % en moyenne pour les offres concurrentes.  Proposer une comparaison objective entre son contrat et les alternatives du marché n'est pas dans l'intérêt commercial immédiat du conseiller. La loi Lemoine a précisément pour objectif de corriger ce déséquilibre en instaurant le droit à la résiliation à tout moment. Faire appel à un courtier en assurance emprunteur ou à un comparateur spécialisé comme Magnolia.fr vous permet d'obtenir une analyse indépendante et de négocier des garanties que votre banque ne vous proposera pas spontanément.

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Assurance de prêt immobilier : 3 changements à partir de septembre 2026

L'assurance emprunteur continue d'évoluer pour faciliter l'accès au crédit immobilier et renforcer la protection des emprunteurs. Après la loi Lemoine, qui a notamment supprimé le questionnaire médical sous certaines conditions et instauré la résiliation à tout moment, le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) propose plusieurs mesures destinées à harmoniser les pratiques des assureurs et à améliorer la sécurité des assurés. Ces recommandations concernent 3 sujets majeurs : le calcul du plafond de 200 000 euros permettant d'éviter le questionnaire de santé, la suppression des « trous de garantie » lors d'un changement d'assurance et l'encadrement des clauses d'exclusion liées aux maladies préexistantes. L'objectif est double : rendre les contrats plus transparents tout en facilitant la concurrence entre les assureurs. Pourquoi l'assurance de prêt immobilier évolue-t-elle en septembre 2026 ? Le CCSF réunit les représentants des banques, des compagnies d'assurance, des associations de consommateurs et des pouvoirs publics. Son rôle est de favoriser des pratiques plus transparentes et plus équilibrées dans les services financiers. Malgré les avancées de la loi Lemoine, plusieurs difficultés persistent dans l'assurance de prêt immobilier : des interprétations différentes des textes selon les assureurs  des garanties parfois mal comprises par les emprunteurs  des risques de perte de couverture lors d'un changement d'assurance  des exclusions de garantie jugées contraires à l'esprit de la réforme. Les nouvelles recommandations visent donc à uniformiser les pratiques du marché afin que les emprunteurs bénéficient des mêmes droits, quel que soit l'assureur choisi. 1. Un nouveau calcul du seuil de 200 000 euros pour supprimer le questionnaire médical Depuis 2022, il est possible d'obtenir une assurance de prêt sans questionnaire de santé lorsque 2 conditions sont réunies : la part assurée de chaque emprunteur ne dépasse pas 200 000 euros ; le crédit est intégralement remboursé avant le 60e anniversaire de l'assuré. Cette mesure a considérablement facilité l'accès au crédit pour les personnes présentant un risque aggravé de santé. Quels prêts seront désormais pris en compte ? En pratique, tous les assureurs ne calculent pas ce plafond de la même manière. Certains prennent uniquement en compte les crédits immobiliers, tandis que d'autres ajoutent également : les prêts à la consommation  certains prêts professionnels  d'autres financements sans lien avec un projet immobilier. Cette différence d'interprétation pouvait faire dépasser artificiellement le seuil de 200 000 euros et obliger certains emprunteurs à remplir un questionnaire médical. Une règle plus favorable aux emprunteurs Le CCSF souhaite désormais harmoniser cette règle. Pour apprécier le seuil de 200 000 euros, seuls seront pris en compte les crédits immobiliers destinés à : l'acquisition d'un logement la construction d'un bien immobilier des travaux sur un immeuble d'habitation ou à usage mixte. En revanche, seront exclus du calcul : les crédits à la consommation  les prêts professionnels souscrits exclusivement pour une activité professionnelle  les autres financements non immobiliers. Cette évolution permettra à davantage de particuliers de rester sous le plafond fixé par la loi. Les principaux avantages sont : davantage de dossiers sans questionnaire médical  une souscription plus rapide  moins de surprimes liées à l'état de santé  un accès facilité au crédit pour les personnes ayant ou ayant eu une maladie. Les assureurs commenceront à appliquer cette nouvelle méthode dès le 1er septembre 2026, avec une généralisation prévue au plus tard le 1er juin 2027. 2. Le changement d'assurance de prêt immobilier plus sécurisé grâce à la continuité des garanties Le succès de la loi Lemoine Depuis que les emprunteurs peuvent changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment, les demandes de substitution ont fortement augmenté. Substituer l'assurance permet souvent de : réduire le coût total du crédit  obtenir de meilleures garanties  adapter son contrat à sa situation personnelle ou professionnelle. Cependant, cette liberté s'accompagnait parfois d'un risque méconnu : les « trous de garantie ». Pourquoi existe-t-il un risque de "trou de garantie" ? Lorsqu'un assuré change d'assurance, les contrats ne fonctionnent pas toujours de manière parfaitement continue. Le problème apparaît notamment lorsqu'un arrêt de travail ou un sinistre intervient pendant la période de transition entre les 2 contrats. Les délais de franchise ou de carence du nouveau contrat peuvent alors empêcher une indemnisation immédiate, alors même que le précédent contrat a déjà été résilié. L'emprunteur découvre parfois cette situation seulement au moment où il sollicite la prise en charge de ses échéances de prêt. Ce qui change concrètement pour les emprunteurs Pour éviter ces situations, le CCSF prévoit une répartition plus claire des responsabilités entre les anciens et les nouveaux assureurs :  L'ancien assureur continuera de prendre en charge un sinistre déclaré avant la résiliation du contrat. Cette prise en charge couvrira également les conséquences directes de ce sinistre, y compris une invalidité qui surviendrait dans le prolongement d'un arrêt de travail continu. Si une rechute intervient après la prise d'effet du nouveau contrat, c'est le nouvel assureur qui interviendra. Cette mesure offre davantage de sécurité juridique aux emprunteurs et limite les risques de refus d'indemnisation. Son application est prévue à partir du 1er septembre 2026, avec une généralisation au plus tard le 1er janvier 2027. 3. Les exclusions liées aux maladies préexistantes davantage encadrées Avec la suppression du questionnaire médical, certains assureurs ont cherché à limiter leur exposition au risque. Pour cela, ils ont introduit dans certains contrats des clauses d'exclusions de garanties relatives aux pathologies déjà diagnostiquées avant la souscription. Ces exclusions peuvent concerner de nombreuses situations. Par exemple, une personne ayant consulté pour des douleurs lombaires avant de changer d'assurance pouvait se voir refuser une indemnisation plusieurs mois plus tard si ces douleurs nécessitaient finalement une intervention chirurgicale suivie d'un arrêt de travail. Une pratique contraire à l'esprit de la loi Lemoine Pour le CCSF, ces clauses vont à l'encontre des objectifs poursuivis par la loi Lemoine. En effet, supprimer le questionnaire médical tout en excluant les maladies connues revient à réintroduire indirectement une sélection fondée sur l'état de santé. Le comité considère donc que ces exclusions, qu'elles soient générales ou ciblées, ne respectent pas l'esprit de la réforme. Un suivi de leur disparition sera réalisé dans les prochaines années afin de vérifier leur bonne application. Les seuils d’invalidité uniformisés Au-delà de ces 3 évolutions majeures, le CCSF souhaite également rendre les contrats plus lisibles. Aujourd'hui, chaque assureur utilise parfois ses propres seuils d'invalidité, ce qui complique les comparaisons entre 2 offres. Pour simplifier la lecture des garanties, les professionnels se sont engagés à retenir des références communes : Garantie Nouveau seuil de référence Invalidité Permanente Totale (IPT) 66 % Invalidité Permanente Partielle (IPP) 33 % Cette harmonisation facilitera les comparaisons entre contrats et permettra aux emprunteurs de mieux comprendre les garanties proposées avant de changer d'assurance. Elle entrera progressivement en vigueur à partir du 1er septembre 2026, avec une généralisation pour tous les nouveaux contrats au 1er juin 2027. Les points importants à retenir Les recommandations du CCSF marquent une nouvelle étape dans l'évolution de l'assurance emprunteur. Elles poursuivent les objectifs de la loi Lemoine en renforçant la transparence, la sécurité et l'équité pour les emprunteurs. Les 3 principales évolutions sont : un calcul harmonisé du seuil de 200 000 euros, qui permettra à davantage d'emprunteurs de bénéficier de la suppression du questionnaire médical  une continuité de couverture lors d'un changement d'assurance, afin d'éviter les périodes sans indemnisation  la remise en cause des exclusions liées aux pathologies antérieures, jugées incompatibles avec l'esprit de la réforme. À cela s'ajoute une harmonisation des seuils d'invalidité qui facilitera la comparaison des contrats. Ces mesures devraient renforcer la confiance des emprunteurs, encourager la concurrence entre assureurs et rendre le changement d'assurance encore plus sécurisé.